Mouais. Si l'idée était très bonne, le fait de vouloir critiquer l'appétance pour le morbide, les réseaux sociaux, le dark web où des gens (toutes originaes sociales confondues) regardent avidement la persécution gratuite d'une personne est intéressante mais plutôt mal exploitée. Le mélange avec cette histoire d'architecte n'est là que pour trouver un lieu qui se prête aux vols de drone racing pour les prises de vues. On a l'impression qu'ils se sont dit : "Ok, on a ça comme prises de vues en drone, ques-ce-qu'on brode autour pour raconter uen histoire ?". Malheureusement, il aurait fallu prendre le principe à l'envers.
Si l'on met de côté certaines réalités physiques, mécaniques (drone versus moto par ex) dont s'affranchit le réalisateur, c'est un très bon thriller. Marion Barbeau est encore une fois excellente. Loin des stéréotypes d'actrices, mannequins ou présentatrices télé, elle donne de l'intensité à ses personnages tout en étant à l'aise avec son corps à partir du moment où le scénario l'exige.
Un thriller audacieux mais inégal à l’ambiance oppressante et paranoïaque qui capte bien les angoisses liées à la surveillance et au regard intrusif des drones dans le quotidien d’une jeune architecte, interprétée brillamment par Marion Barbeau.
Cela m'embête de ne lui mettre que 2,5 car ce film a des qualités indéniables : visuels, bande son, suspens, acteurs qui tiennent la route et même un narratif ok. Cela dit je pense que le récit aurait pu être poussé d'avantage, la fin plus finement bouclée, il y a malgré tout quelques longueurs et des incohérences scenaristiques qui m'empêchent de mieux noter ce film qui est pourtant vraiment cool à visionner.
Correctement filmé, Drone dispose d'une intrigue originale mais souffre de longueurs interminables. Il y a très peu de répliques et il ne se passe pas grand chose. Il manque cruellement d'actions, les idées n'ont pas été exploitées complètement. La fin booste le rythme, néanmoins, elle ne suffit pas à hisser le film vers le haut.
Je ne suis pa expert du cinéma, je vais rédiger un avis de novice. Ça vas peut être en faire rigoler plus d'un.
Bon pour ma part ce film m'a captivé, en premier point, la musique, le piano qui peut être relaxant est dans ce film hyper anxiogène et participe a l'ambiance noire de ce film.
J'ai trouvé l'histoire assez d'actualité, avec toutes ces caméras dans les maisons on peux se sentir épié. La tension monte de minutes en minutes avec ce drone. Le personnage principal est bien joué, je trouve.
Tout le monde semble coupable, c'est très intrigant.
Et la fin, qui fait vraiment peur, mais en plus je pense qu'il y a du vrai dans cette fin.
Une catastrophe à tous les niveaux. J’aimerais tellement pouvoir en parler avec les gens qui ont aimé ce film afin de savoir s’ils sont des amis du réalisateur ou si vraiment ils n’ont pas vu la même chose que moi.
Déjà, le suspens ne prend pas. Pourquoi ? Parce que l’on ne comprend jamais sur qui pèse la menace. On a plutôt l’impression que le drone est là pour protéger le personnage principal. Du coup, ce n’est pas terriblement inquiétant et l’on se demande pourquoi elle est effrayée par cet appareil bienveillant.
Ensuite, rien n’est crédible. Le drone est beaucoup trop silencieux et solide. Même l’armée n’a pas réussi à développer des appareils aussi peu broyant. Sans doute que les personnes qui ne connaissent rien dans les technologies se laisseront piéger, mais tous les autres non.
Il n’est pas non plus crédible que l’on puisse envoyer de l’argent à quelqu’un de la façon dont s’est montré. Il n’y a jamais rien qui demande d’accepter une somme. Ça ne va pas.
Les réactions de l’héroïne sont également farfelues, illogiques. spoiler: Par exemple, pourquoi vouloir aller à la police dans l’urgence, de nuit, alors qu’il suffirait de fermer les volets ou les rideaux tranquillement avant d’attendre le matin pour se rendre au commissariat ? Ou appeler également le 17 ?
La fin est également calamiteuse. spoiler: Elle ne répond pas à la question de savoir qui est derrière la commande du drone. On se demande bien pourquoi l’ami qui l’aide à remonter à la source l’appelle en urgence avec la phrase habituelle « aller, réponds ! » comme s’il avait découvert un truc urgent à lui dire.
Bref, j’ai perdu mon temps et je suis en colère de voir autant de notes positives probablement du copinage, mais on n’a pas tous bos journées à perdre.
Un premier long métrage réussi. Un thriller bien mis en scène avec en toile de fond le voyeurisme de notre société et la difficulté pour une femme à faire reconnaître une agression. C est carré peut être un peu trop académique mais pour le coup les plans liés aux drones sont utilisés à bon escient.
Malheureusement, le cinéma de genre a du mal à se faire une place de confiance dans le cœur des spectateurs français. Depuis deux décennies, la production hexagonale s’essaie pourtant assez souvent à financer des séries B dans toutes les catégories, du slasher à l’horreur pure en passant par le techno-thriller comme ici. Cependant, avoir une promotion massive, un parc de salles adapté et un entrain du public qui casserait ses préjugés selon lesquels la France n’est pas une terre de cinéma de genre, tout cela n’est pas chose aisée. Pour un « Chien 51 » ou « Le Règne animal » à gros budget et succès plus ou moins avéré, combien d’œuvres comme « Haute tension », « La Nuée » ou ce « Drone ». Injustement boudé en salles avec à peine dix mille entrées, ce thriller technologique et paranoïaque est pourtant un cran au-dessus des récents et bien plus confortables en budget « Dalloway » et, surtout, « Chien 51 ». C’est même une petite bombe aussi bien visuellement que sur le versant narratif.
Pourtant, on n’aurait pas misé un sou sur un suspense à base de drone. Pour un premier long-métrage Simon Bouisson frappe pourtant très fort et livre une œuvre implacable et anxiogène doté d’un sujet très audacieux. Dès la mise en place, « Drone » nous cueille par sa mise en scène adéquatement atmosphérique. Les plans au drone sont forcément nombreux et ils sont d’une fluidité et d’une beauté à couper le souffle. Le film est véritable régal pour nos mirettes et il faut avouer que Paris n'avait pas été filmé de manière aussi inédite depuis des lustres. Majoritairement de nuit, les plans-séquence aériens du point de vue du drone lorgnent parfois sur la manière dont on percevait Los Angeles dans « Drive » à cause du côté visuel léché, lui-même amplifié par les néons nocturnes et blafards de la ville. Et puis l’ambiance du film, assez malaisante et étouffante est très à-propos et réussie.
Néanmoins, la forme n’est pas la seule à nous convaincre. L’intrigue concoctée par le jeune cinéaste mêle masculinité toxique (oui, encore, mais de manière très originale ici) et le voyeurisme dans lequel sombrent de plus en plus nos sociétés malades est de très haut niveau en dépit de quelques rares incohérences. On a beau échafauder pas mal de suppositions sur la nature de la menace et ses raisons, le dénouement est tout à fait imprévisible, surprenant et implacable. Un épilogue qui met mal à l’aise et nous met face aux bas instincts de l’humanité. La distribution entre jeunes débutants et cinéaste en récréation (Cédric Kahn) est impeccable et le film en lui-même est constamment original et surprenant avec un fond paranoïaque qui fonctionne en permanence. Les scènes d’action sont rares mais à leur place et, avec ce « Drone », on passe donc un excellent moment sous tension, rempli de suspense. C’est vraiment une excellente surprise qui révèle un cinéaste à suivre.
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Franchement pas mal mais on reste un peu sur notre faim.. Je trouve les plans vraiment sympas et l’actrice principale est top, mais on aurait aimé un peu plus de développement dans l’histoire (pourquoi elle, qui etc)
Une excellente performance pour un premier film, mise en scène maîtrisée notamment les scènes avec le drone, un rythme et un suspens parfaitement équilibré, un thriller parano qui donne d'excellents espoirs sur la nouvelle génération du cinéma français.
Une esthétique particulièrement soignée, une noirceur subtile mais captivante. "Drone" a une photographie unique. Reste un scnéario malin mais inégal dans son rythme. Cela reste une bonne surprise, sans bouleverser les codes.