Un amor
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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2024
Un amour, le roman de l'écrivaine madrilène Sara Mesa, a obtenu un grand succès en Espagne et un excellent accueil en France. Néanmoins, son caractère psychologique très marqué et son peu d'action pouvaient laisser présager que son adaptation au cinéma n'irait pas de soi. Isabel Coixet, dont on connaît la sensibilité, a modifié plusieurs aspects du livre s'attachant tout autant à sa principale protagoniste mais en nous la rendant moins perturbée qu'à l'écrit et avec ce même environnement hostile, dans un petit village de la Rioja où chacun sait ce que les voisins font et ... pensent. La réalisatrice dose ses effets et prend tout son temps pour installer ses personnages et leur caractère, autour d'une héroïne perdue et en reconquête de son identité. La représentation du machisme ambiant se fait de manière subtile, à travers divers comportements, l'un d'entre eux se concrétisant par une proposition indécente aux conséquences inattendues. Le titre d'Un amor est un peu faible, comparé aux enjeux du film (ceux du roman, aussi), dans une ambiance moins anxiogène que As Bestas mais pas si éloignée, en définitive. L'interprétation, comme toujours dans les films d'Isabel Coixet, est très sûre, à commencer par celle de Laia Costa; remarquable dans un rôle exigeant et riche de nuances.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2024
Adapté du Roman que je n'ai pas lu de Sara Mesa , Isabel Coixet réalise là un film que j'ai trouvé prenant et intéressant qui dépeint le quotidien d’une jeune trentenaire à la personnalité complexe venue se réfugier dans la campagne Espagnole mais qui ne lui apportera pas la paix escomptée , loin de là !
Pour moi la dernière image résume à elle seule le titre du film !
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2024
Encore un film tout en sensibilité et nuances dans le personnage féminin principal. Les rôles masculins sont tous plus abominables les uns que les autres dans leur comportement machiste et dégradant. Des paysages magnifiques.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2024
Film dense et qui m'a intéressé par les différents thèmes qu'il charrie
On pense effectivement à "As Bestas" mais dans plus de douceur que le déferlement de violence et de noirceur de cet autre film.
Ii on a une étude assez fine des a priori d'une jeune traductrice qui juge sans s en apercevoir ses voisins une fois installée dans un petite village au fond de la campagne espagnole.
Il y a un côté humour noir à assister à l'enchaînement d'évènement qui vont lui arriver après le "cliffhanger" du film qu'on ne révèlera pas.
On peut juste dire que c'est une fable un peu cruelle sur le désir et les a priori de classe.

J'ai pour ma part trouvé l'ensemble solide et l 'interprétation excellente
Brady20
Brady20

10 abonnés 138 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 novembre 2024
On s'ennuie quand même à bailler aux corneilles. Dommage car on aimerait vraiment aimer les deux personnages plutôt bien campés, interprétés. La réalisatrice Isabel Coixet nous a habitué à des films bien plus incisifs ... Vraiment un grand dommage.
Anne CC
Anne CC

14 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2024
Vu 2 fois !
Une femme quitte son emploi de traductrice devenu trop dur émotionnellement et se réfugie dans un village du nord de l'Espagne. Un voisin lui propose un étrange marché qu'elle accepte et va passer par tous les sentiments et états d'une relation amoureuse non partagée.
Entre intégration difficile et des hommes malveillants et machistes, elle va trouver du réconfort en recueillant un chien maltraité.
Relations de voisinage, commérages, jalousie et Machisme
Superbes décors naturels, une actrice qui illumine par son interprétation d'une femme perturbée et bouleversante. Un très beau portrait.
Le titre du film prend tout son sens dans cette très belle fin, très émouvante accompagnée d'une très belle BO.
Lire le livre avant de voir le film, pour ne pas être « pollué » par les images du film.
A voir !
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2024
Nat a décidé de tout quitter. Elle ne supporte plus son travail d’interprète à l’OAR et les récits traumatisants des demandeurs d’asile. Elle se réfugie dans un minuscule village de la Rioja dans le nord de l’Espagne. Elle y loue à un propriétaire sans scrupule une bâtisse en ruines dont le toit prend l’eau. Ses voisins lui portent une attention mielleuse aux relents troubles. L’un d’entre eux, Andreas, lui met entre les mains un marché.

Isabel Coixet en a marre d’être sans cesse renvoyée à ses premiers films. Cette réalisatrice catalane, aujourd’hui âgée de 64 ans, a eu le tort de signer au début des années 2000 deux bijoux : "Ma vie sans moi" (2003), où Sarah Polley interprète le rôle d’une jeune mère qui choisit de ne pas dire à sa famille qu’elle souffre d’un cancer incurable, m’avait arraché des sanglots ; "The Secret Life of Words" (2005), qui met face à face sur une plate-forme pétrolière une infirmière malentendante et un homme rendu aveugle par un grave accident, était poignant. Cette autodidacte volcanique, à l’humour décapant, a touché à tous les genres : la publicité, les clips, les séries, les courts et les longs métrages, pas toujours distribués en France.

Présenté au festival international de San Sebastian en septembre 2023, sorti dans la foulée dans les salles espagnoles, sept fois nominés aux Goyas, "Un Amor" a mis près d’un an à traverser les Pyrénées. Une salle pleine à craquer des amis, nombreux, de la réalisatrice et de son conjoint, l’avocat des droits de l’homme Reed Brody, l’a chaleureusement applaudi lors de sa projection en avant-première au "Grand Action" lundi dernier.

Isabel nous avait prévenus avant la projection : « le film gratte ». Le fameux marché qu’Andreas met entre les mains de Nat, et dont on dira rien pour ne pas le divulgâcher, est sacrément surprenant, pour ne pas dire qu’il manque de crédibilité. "Un Amor" évoque irrésistiblement "As Bestas", les paysages pluvieux du nord de l’Espagne, la dureté des relations de voisinage qui règnent entre les néo-ruraux, venus y chercher un second départ, et les habitants du cru. L’interprétation de Hovak Keuchkerian, un ancien boxeur, champion d’Espagne poids lourds, à la stature de colosse et aux poignes de bûcheron, m’a rappelé Denis Ménochet, Gregory Gadebois ou Raphaël Thiery dans "L’Homme d’argile". La sensualité animale du film évoque enfin celle de "L’Amant de Lady Chatterley".

Loin de crouler sous toutes ces références écrasantes, "Un Amor" trouve sa voie bien à lui. Il le doit à l’interprétation fiévreuse de Laia Costa. La jeune actrice espagnole crevait l’écran dans "Victoria", le film berlinois tourné en un seul plan-séquence. Un Amor repose tout entier sur ses (pas si) frêles épaules. C’est à travers ses yeux qu’on découvre ce bout du monde reculé. C’est à travers les errances de son désir qu’on l’accompagne jusqu’à la séquence libératrice finale.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2024
Scenario special et troublant mais intéressant de voir selon les situations comment chacun peut réagir, être opportuniste n'apporte pas forcément que du bonheur
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 octobre 2024
Pour Natalia son départ pour la campagne comme une fuite de la ville et d'un métier (interprète auprès d'organisations humanitaires) qui la déstabilise trop, se révèle rapidement un parcours semé d'embûches. Un propriétaire acariâtre qui refuse de contribuer au financement des travaux de rénovation, un voisin très intrusif et enfin un habitant surnommé l'Allemand qui lui fait une proposition très étrange. Enfin la compagnie d'un chien réputé hermaphrodite finit de créer un climat pour le moins intrigant, sinon malsain, que le format carré ainsi que sa localisation près de montagnes et de falaises imposantes renforce encore. Les conduites des personnages sont souvent étranges, illogiques et on apprend par bribes leurs parcours, donc leurs blessures et échecs. Il ne semble jamais avoir de répit dans ce hameau où chacun est au courant des faits et gestes des autres, où les chiens aboient en permanence.
C'est la précision de la mise en scène (le choix des cadres notamment) couplée à la poursuite d'un récit surprenant et imprévisible qui fait de Un amor une œuvre particulièrement singulière et affûtée en ce qui concerne l'observation des caractères complexes de Natalia et de son nouvel entourage.
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2024
Isabel Coixet est une réalisatrice avec laquelle je n'ai pas toujours été tendre ("The Secret Life of Words", "Lovers") mais qui m'avait terriblement ému avec "Ma vie sans moi". Et cette adaptation du roman de Sara Mesa va donc rejoindre ce dernier au rayon réussites car ce mélange incongru entre disons "As Bestas" et "Passion simple" m'a attrapé du début à la (presque) fin. Presque car la toute dernière séquence m'a semblé too much et en décalage avec la sobriété respectée jusque là. "Un Amor" mélange les récits sans qu'on sache réellement quel point est le plus important, et ça ne pose finalement pas problème car c'est avant tout un beau portrait de femme dans un milieu, au sens large du terme car la nature a ici beaucoup d'importance, tantôt accueillant tantôt hostile.

Vu en festival
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2024
Il ne se passe que peu de choses, celle de la vie bien ordinaire dans un petit village de campagne mais le ton est juste et les analyses trés fines de personnages oscillant entre le vice et la vertu dans une société désenchantée rendent le film intéressant.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2024
"La Belle et la Bête ibérique"
L’histoire espagnole étonnante d’une trentenaire qui se réfugie dans un petit village de montagne pour fuir le stress. Son propriétaire odieux lui loue une masure et lui donne un chien maltraité, auquel elle s’attache rapidement. Un voisin, véritable colosse au gros ventre et bourru, vient lui faire une proposition surprenante en contrepartie de réparer sa maison… beaucoup de sujets sont abordés dans ce film aux quelques scènes de sexe filmées sans fioritures : l’attirance, l’attachement, aider des personnes en souffrance (elle est traductrice pour des réfugiés demandeurs d’asile ayant vécu des horreurs) versus son propre équilibre, la jalousie… J’ai beaucoup aimé.
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2024
Très bien.

Natalia une citadine quitte la ville pour trouver un milieu plus en adéquation avec ses convictions. Elle arrive dans un petit village, village où tout le monde se connait, village avec des non-dits. Elle tente de s'y fondre mais se trouve confrontée a un milieu des situations un peu anxiogènes
Marie-Noëlle L.
Marie-Noëlle L.

17 abonnés 87 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2024
Chronique rurale sortie 26 juin en Belgique, ce film âpre et sensuel se déroule dans un village au milieu d'une nature rocailleuse très bien mis en valeur par la photographie. L'actrice principale est bouleversante.. À voir !
Coric Bernard

455 abonnés 848 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juillet 2024
Ce film espagnol nous raconte l’histoire peu banale d’une jeune traductrice qui choisit de s’installer dans un village en pleine campagne de la sierra espagnole. La réalisatrice nous décrit l’évolution de sa difficile intégration avec les rencontres qu’elle fait. Le scénario fluide, et qui peut parfois choquer, est cependant digne d’intérêt. Il y a, dans ce film, une bonne étude psychologique des différents personages qui peut susciter des réflexions sur la réalité de l’âme humaine.

Bernard CORIC

(film visionné en projection de presse le 10/07/2024 au Cinéma Le Balzac
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