Un found-footage en mode late show américain des 70's, ou le récit d'une possession qui finit par dérailler dans ce huis clos filmé en direct et en présence d'un public.
Un film australien surtout réussi dans son aspect reconstitution de l'émission d'époque et de ses coulisses, abordant notamment la thématique de l'hypnose et des usurpateurs de l'esprit, le tout porté par le talentueux David Dastmalchian (Prisoners, Dune, The Suicide Squad) dans le rôle d'un présentateur endeuillé et focalisé sur les chiffres de l'audimat.
Le traitement fantastico-horrifique quant à lui reste relativement convenu et attendu, même si celui-ci s'intègre bien dans le déroulement de l'émission, jusqu'à sa bascule finale, à la fois gore et ésotérique (à l'image de la mode des films de genre récents, qui ne savent pas toujours comment se terminer).
Bref, une belle petite curiosité, assez courte et immersive, interrogeant les manipulations de l'esprit et des images. Un sujet vu et revu (celui de la possession démoniaque), mais traité à l'intérieur d'un dispositif scénique assez original. À découvrir.
Une belle surprise en huit clos. Film bien tourné avec de nombreuses touches d’humour. Les acteurs sont bons. On se laisse prendre au jeu du direct et de l’arrivée de l’horreur
Late Night tend le piège du « Found Footage » dans lequel plus personne ne tombe mais il le fait tellement bien qu’on a presque envie de croire que cette émission a réellement existé, et que nous visionnons son ultime numéro qui a vraisemblablement entraîné la fermeture de sa chaîne de diffusion. L’œuvre illustre parfaitement la quête absurde de l’audience à tout prix, et même si elle prend place dans les 70´s son écho résonne d’autant plus aujourd’hui. Et puis c’est un film de genre très réussi, notamment avec la petite possédée qui est particulièrement flippante quand elle est calme.
Dans "Late Night with the Devil", Colin et Cameron Cairnes plongent le spectateur dans l'effervescence et l'horreur d'une émission télévisée de fin de soirée, dans un cadre à la fois nostalgique et terrifiant. Nous sommes le 31 octobre 1977, et l'ancien animateur vedette Jack Delroy, incarné par Ian Bliss, est en pleine débâcle médiatique. L'émission qu'il présentait autrefois avec succès est en perte de vitesse, et Delroy est prêt à tout pour retrouver son éclat passé.
Pour regagner l'attention du public et redorer son blason, Delroy décide d'organiser un "special Halloween" en direct. Ce show ambitieux, censé être le retour triomphal de l'animateur, se transforme vite en un cauchemar lorsque les frontières entre divertissement et horreur se brouillent.
La force du film réside dans sa capacité à mélanger l'angoisse et la satire du monde de la télévision. Les réalisateurs exploitent avec brio le concept du show en direct pour créer une atmosphère de tension croissante. Le décor vintage, les effets spéciaux inspirés des années 70, et la montée de l'horreur permettent au film de se démarquer dans le genre du cinéma d'horreur.
Ian Bliss, dans le rôle de Jack Delroy, offre une performance intense, capturant la décadence et la désespérance de son personnage. Aux côtés de Laura Gordon et David Dastmalchian, qui ajoutent une dimension supplémentaire de mystère et d'angoisse, le film parvient à tenir le spectateur en haleine tout au long de cette nuit fatidique.
"Late Night with the Devil" n'est pas seulement un hommage aux émissions de télévision d'antan, mais aussi une réflexion sur les prix que l'on peut payer pour le succès. La réalisation des Cairnes est habile, offrant un mélange efficace d'ironie et d'effroi, et prouvant que parfois, le vrai danger vient de là où on s'y attend le moins.
Ce film n'a pas eu de séance Cinéma en France... Quelle erreur ! Late Night with the Devil est probablement le meilleur d'horreur de l'année 2024 et un des meilleurs films de l'année 2024. Le côté immersif marche dès le départ, et on est transporté dans un talk show inédit. Une incroyable performance des acteurs/ actrices, rend ce film encore plus immersif, dans ce concept original.
Vu en streaming L'épisode commence et nous voilà plongés dans ce talk-show des années 70. On a l'impression de regarder cette émission à la maison. Chaque invité étant interviewé et s’appuyant sur cet épisode d’Halloween. L'animateur fait des blagues et interagit avec les membres du public en direct et coupe même les pauses publicitaires. Mais au lieu de publicités, nous avons un aperçu des images des coulisses de cette programmation. Tout cela construit l’histoire et est amusant à regarder.
David Dastmalchian offre une performance très crédible en tant qu'animateur de talk-show de fin de soirée des années 70. Tous les acteurs font un excellent travail et leur alchimie aide à vendre cette histoire. Le design de production et les armoires sont également bien réalisés.
Là où le film échoue, c'est dans sa fin parce que la construction n'a tout simplement pas porté ses fruits. La fin semble précipitée et le film aurait pu bénéficier d'une durée plus longue après avoir passé autant de temps à construire cette histoire.
OVNI horrifique vintage! La trouvaille est telle qu'elle nous oblige à consulter internet pour vérifier la véracité de cette émission TV... C'est volontairement tellement kitsch et exagéré que l'effet s'étire en longueur jusqu'à un épilogue abracadabrantesque (et je pèse mon mot : spoiler: cf le démon ABRAXAS pour les chrétiens orthodoxes). spoiler: On invoque le monde d'HADES , frère de Zeus, dieu mythologique grec des Enfers. Et les effets spéciaux finaux spoiler: sur la jeune possédée sont grotesques et risibles, ce qui affadit l'entreprise. Le traitement des coulisses en Noir et Blanc est une belle originalité. On se rappellera quand même cet Hallowen 1977spoiler: avec une tentative d'hypnose collective de tous les spectateurs !
Au début du film, la formidable reconstitution de cet intrigant late show 70's me passionnait et n'aurait eu aucun mal à me foutre une sacrée pétoche. Mais trop d'entorses à son dispositif font s'effondrer Late Night with the Devil comme un château de cartes. À croire que le film a eu peur de me faire peur.
film qui passe bien avec une esthétique des séries télévisées des années 70 ! quelques longueurs, beaucoup de blabla qui ne mènent nul par, mais prenant dans l'ensemble!
Génial et original !! Ça change des films d'horreur,de maison hantée ou d'exorcisme.. Hyper bien filmé avec le grain des années 80..et réaliste.. je conseil aux amateurs du genre
Voilà un film déconcertant, qui joue à fond sur les codes des années 70 et les émissions de tv qui jouaient sur le grand guignol pour capter de l'audimat, ce n'est pas sans rappeler chez nous les émissions des années 80 de deuxième partie de soirée qui traitaient toutes sortes de thèmes plus ou moins farfelu. Et quoi de mieux que le surnaturel pour attiré les foules. On y retrouve tout sur ce programme, le présentateur pas si net que cela, les bonimenteurs qui veulent croire eux mêmes à leur pouvoir, les septiques, les psychologues, bref, un plateau en or, pour créer une émission en or. Les détails de cette époque sont soignées, les vêtements, les meubles, les caméras, la technologie, et puis, l'approche voyeurisme, l'approche que le spectateur peut ressentir dans son fauteuil en regardant ce type de programme, on ressent la même chose, comme si on était dans de la tv réalité et que le sujet nous captivant nous emmenait au delà de l'écran. C'est super bien monté, cela se passe dans un décor unique, le contexte est vite planté dans les premières scènes du film issu d'images de l'actualité de l'époque, les sectes, les tueurs en série, et autre fou dangereux. C'est une très bonne surprise, peut-être qu'il ne plaira pas à tous mais, il faut le voir pour se forger sa propre opinion. Le final assez déroutant, mais qui offre une fin toute plausible. Intéressant et intriguant.
Une production très soignée qui fait penser à une vieille VHS d'horreur retrouvée au fond d'un grenier, que l'on prend plaisir à redécouvrir. Etrange, captivant et nostalgique. A découvrir. ----Décembre 2024----