Loveable
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Loveable" et de son tournage !

En festivals

Loveable a reçu de nombreux prix au Festival International du film de Karlovy Vary : Prix d’interprétation féminine, Prix Spécial du jury et le Prix du jury œcuménique. En outre, le film a reçu le Grand Prix du Jury et le Prix d’interprétation pour Helga Guren lors du dernier Festival des Arcs.

Multi-fonctions

En plus d’être la réalisatrice du film, Lilja Ingolfsdottir en est également la scénariste, la monteuse, la costumière et la décoratrice !

Débutants prometteurs

Loveable est le premier film dans lequel Helga Guren a le rôle principal, même si elle a déjà obtenu de nombreux prix pour ses performances sur les planches et dans des courts-métrages. C’est également la première fois qu’Oddgeir Thune est le héros d’un film et aussi le premier long-métrage de la réalisatrice.

Genèse

C’est parce que Lilja Ingolfsdottir en avait assez des représentations idéalisées des rencontres amoureuses dans la pop culture. Elle a donc décidé d’en prendre le contre-pied avec Loveable. C’est la raison pour laquelle la scène du début, qui magnifie la rencontre du futur couple, est ironique et volontairement exagérée. Cela permet ainsi de contraster avec la dure réalité qui les rattrape par la suite. C’est d’ailleurs ces problèmes, cette crise conjugale, cette "matière psychologique", comme elle le dit, qu’elle a voulu sonder dans Loveable.

Influence

La réalisatrice a été très inspirée par les films de couple des années 1970, notamment Scène de la vie conjugale d'Ingmar Bergman (1973).

Rapport filial

Loveable n’est pas qu’un film de couple, selon Lilja Ingolfsdottir, c’est aussi un long-métrage qui explore les rapports entre la mère et la fille et sur le monde qui les entoure.

Reflet de soi

La présence des miroirs est très symbolique dans Loveable, comme l’explique la cinéaste : "C’est à la fois vous, la manière dont vous vous percevez, votre reflet, mais c’est aussi la manière dont vous voulez apparaître aux yeux des autres. C’est le lieu de la projection de soi, de nos peines. C’est le propre de la condition humaine que de cohabiter avec ces différents reflets."

La scène clé du film, dans laquelle Maria se regarde dans sa glace, permet également d’abolir le quatrième mur avec le spectateur afin qu’il se demande comment il peut s’identifier à l’héroïne.

Un long chemin de croix

Si Lilja Ingolfsdottir a rapidement écrit le film, la recherche de financement a duré … Six ans ! La réalisatrice a même failli se décourager, se tournant vers d’autres projets avant de finalement reprendre Loveable quand son producteur a réussi à récolter des fonds.

Question de point de vue

Le film est raconté du point de vue de Maria, grâce notamment au recours à la voix off. Lorsqu’elle prend conscience de certaines choses, elle change de regard sur un même événement. À tel point que l’on peut dire que Loveable est raconté par différentes versions de Maria.

Des choix spécifiques

Lilja Ingolfsdottir a écrit la scène où Maria se recroqueville sur le canapé de sa psy à la toute fin du processus créatif. Elle a d’ailleurs eu des craintes, car cette séquence intervient après quatre autres précédentes de l'héroïne en pleurs.

Problèmes de société

Si la Norvège fait office de pionnier en matière d’égalité homme-femme au travail, il existe encore une grande disparité au sein du foyer, où les femmes ont encore une charge mentale considérable. Dans le pays, les spécialistes appellent cela "le troisième shift", que l'on pourrait traduire par "le troisième quart".

Entre deux extrêmes

Le personnage de Marie se situe entre la victime et la femme forte, car la cinéaste a refusé toute vision binaire de son personnage. C’est la raison pour laquelle Loveable sonde aussi la question de la colère féminine.

Hyper-réalisme ?

Lilja Ingolfsdottir a tenu à filmer ses acteurs avec leurs propres vêtements, et a travaillé avec des personnes qu’elle connaît bien, afin d’être la plus proche de la réalité possible. Cela ne l’a toutefois pas empêché d’inclure des images stylisées qui rappellent le rêve.

Le choix des acteurs

La réalisatrice avait déjà fait tourner Helga Guren dans un court-métrage, Det Vi Frykter, et basé sur certaines scènes de Loveable. Comme une sorte de "pilote de long-métrage", selon Lilja Ingolfsdottir. Malgré tout, quand le film a pu être financé, Helga Guren a dû repasser un casting ! Elles ne voulaient pas d’acteurs trop connus pour que l’on puisse croire au couple du film malgré les réticences de sa production. Elle a choisi Oddgeir Thune après un essai.

Comme à la maison

Lilja Ingolfsdottir a tourné chez des amis à elle, avec peu de monde sur le plateau.

Pas de BO

La réalisatrice a volontairement fait le choix de ne pas avoir de musique originale, mais des morceaux et des musiques éclectiques, de manière intuitive. Elle a même invité une chanteuse de rue qu’elle avait croisé à faire une petite apparition dans le film !

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