L'Attachement. Film dramatique d'un homme qui perd son attache la plus proche pour en enraciner de nouvelles qui va lui redonner un sens à sa vie. Trois étoiles et demie.
Une idée plutôt osée qui pourtant aujourd'hui existe encore. La perte d'une femme en couche et les conséquences au quotidien. Les acteurs sont très bons mais l'ensemble est assez usant, forçant l'empatie et tire-larmes, trop rempli de bons sentiments et de lenteur. On n'y croit pas vraiment et au final on s'ennuie sévèrement.
L'Attachement de Carine Tardieu est d'une extrême sensibilité. On apprécie les connexions entre Sandra (Valeria bruni Tedeschi), le petit Eliott et Alex (Pio Marmaï). Leurs interprétations sont délicates et touchantes. On apprécie aussi le point de vue féminin et féministe de la réalisatrice !
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3,0
Publiée le 25 juin 2025
« Qui est le crétin qui a décrété qu'il fallait aller bien pour rencontrer quelqu'un ? » À la suite d'un drame personnel, Alex se repose sur sa voisine Sandra, une femme indépendante sans enfant et peu portée sur la famille. Un soutien inattendu pour une entraide finalement mutuelle qui profite à chacun d'eux... Carine Tardieu continue d'explorer ces amours impossibles et ces relations compliquées pour plein de raisons. Un chaos sentimental et familial que l'on retrouve constamment dans cette histoire qui s'étale sur plusieurs mois. Une situation jamais stagnante qui couvre beaucoup de choses du deuil aux liens du cœur et du sang en passant par la monoparentalité, la difficulté à trouver sa place au sein d'un équilibre familial ou encore la confusion des sentiments après un drame. Pour le coup, ça veut peut-être trop en faire et trop en dire même s'il y a des réflexions intéressantes sur chaque sujet abordé. Le fait de s'éparpiller autant a un impact sur l'émotion. J'ai rarement retrouvé ce que j'ai ressenti lors de la première partie. Alors, certes, il y a cet événement qui facilite les choses, mais même au niveau des relations, c'est plus posé et plus vrai au début. Par la suite, c'est juste une succession de moments dispersés dans le temps. J'ai quand même apprécié le film grâce à cette famille élargie attachante et assez atypique, mais je m'attendais à un peu mieux.
Avec L’Attachement, Carine Tardieu poursuit son exploration fine et sensible des liens humains, entre résistance à l’autre et élans imprévus. Après Les Jeunes Amants ou Ôtez-moi d’un doute, la réalisatrice confirme sa capacité à capter l’invisible : les déplacements intérieurs, les silences chargés, les gestes minuscules qui transforment une vie.
Valeria Bruni Tedeschi incarne Sandra, femme mûre, rigide en apparence, qui voit sa vie de célibataire tranquille bousculée par l’arrivée impromptue de ses voisins de palier — un père un peu paumé (Pio Marmaï) et ses deux enfants à la dérive. De cette cohabitation imposée naît une forme d’adoption mutuelle, lente, rugueuse, mais profondément émouvante. Sandra s’ouvre malgré elle, au contact du chaos, de l’imprévisible, de l’affection brute.
Carine Tardieu filme cette transformation avec douceur et acuité. Elle évite tout pathos, tout angélisme, préférant des scènes du quotidien, des regards fuyants, des maladresses tendres. Le film touche par sa justesse émotionnelle et sa pudeur. Valeria Bruni Tedeschi est bouleversante dans la retenue, tandis que Vimala Pons offre une partition lumineuse en mère absente dont l’ombre plane sur toute l’histoire.
Toutes ces bonnes critiques me faisaient miroiter un très bon film et j'en suis d'autant plus déçu. Ce n'est pas franchement mauvais, les acteurs sont très bons, le rythme est bien géré mais je ne l'ai pas trouvé bien écrit. Aucun personnage ne m'est paru sympathique malgré tous les malheurs qu'ils rencontrent. Les seuls sympathiques sont les enfants mais à plusieurs reprises certaines répliques ne font pas du tout enfantines. Toutes les interactions du film sont construites sur la même trame pas réaliste : premières rencontres compliquées voire tendues mais bing, magie !, ils se retrouvent attirés sans raison spoiler: (la pire étant l'improbable attirance d'Alex pour Sandra) . Ca se voit dans les films, jamais dans la réalité. Dommage pour un film qui se voudrait hyper réaliste
En écrivant ma critique, je suis allé regarder les autres films de cette réalisatrice et pour le seul vu, "Otez-moi d'un doute" (bien pire que celui-là), j'avais déjà bloqué sur le manque de réalisme et la mauvaise écriture
Projection dans cette histoire bouillonente .. les acteurs et les diaglogues sont tellement précis pour porté un toaste à la vie et à la femme .. merci
Sublime. Réalisatrice . (Carine Tardieu) Librement adaptée d’un roman. Dédiée à une femme et à sa fille Chaque personne existe Et a sa place. chaque détail. Acteurs fabuleux d’humanité, de profondeur Valeria Bruna Tedeschi Pio Marmai Famille recomposée la famille n’est pas toujours un puzzle construit ..
Un parcours de vie, choisit dans son plus sombre apparat mais aussi dans sa plus belle lumière. Émouvant et vrai. Les acteurs sont d'une justesse remarquable.
Alors que je m'attendais à un film pathos, jouant sur la corde sensible des émotions liées à l'enfant, j'ai été pris à contre-pied par une narration bien plus subtile et nuancée.
Le film ne se contente pas d'explorer l'attachement parental, mais élargit brillamment son propos à l'attachement au sens large. Il dissèque nos liens aux autres, aux relations humaines dans leur complexité, ce qui les forge, les nourrit, les biaise ou même les détruit. C'est finalement un film sur la nature de nos connexions, qu'elles soient familiales, amicales ou amoureuses. C'est touchant, sans trop tomber dans les clichés attendus.
Cependant, je regrette quelques précipitations narratives. En voulant couvrir l'ensemble du spectre de la notion de d'attachement, le spectateur est parfois ballotté d'une séquence à l'autre trop rapidement, au détriment de la pleine appréhension de chaque situation (on a pas le temps de rentrer complètement dedans).
De Carine Tardieu (2025). Le titre dit presque tout tant les deux protagonistes sont particulièrement attachants . A commencer par le beau Pio Marmaï craquant en père de famille un peu perdu avec ses deux enfants et bien sûr Valenia Bruni Tedeschi en femme indépendante . L'histoire se regarde avec grand plaisir et on sort heureux de cette rencontre assez improbable entre deux êtres un peu écorchés de la vie .
Très joli film sur la rencontre de 2 univers opposés : la solitaire amatrice des relations sociales lointaines et le père de famille aimant, réunis par le biais du fils de ce dernier à cause du (ou grâce au) terrible drame qui secoue leur vie. Si l'émotion est bien présente et le jeu des acteurs excellent, un trop grand nombre de personnages m’a laissé sur ma faim, notamment concernant les développement des 2 personnages principaux, qui s'estompent un peu trop à mon goût sur la fin. Mais le film reste malgré tout très bon, et quelques scènes resteront cultes selon moi
Sandra, quinquagénaire farouchement indépendante, partage soudainement et malgré elle l’intimité de son voisin de palier, veuf, et de ses deux enfants. Contre toute attente, elle s’attache peu à peu à cette famille d’adoption.
Un film émouvant, sans pathos excessif, une tranche de vie de deux ans, marquée par les différents âges d’un bébé.
Une belle déclinaison de plusieurs formes d’attachement, ce sentiment de profonde affection, de sympathie ou de vif intérêt qui lie des personnes entre elles (ou pas). C’est peut-être de l’amitié, de l’amour, de la tendresse avec quelque chose en plus ou en moins ; ce n’est pas toujours réciproque ; ça se construit, se consolide, se transforme, se détruit aussi… Bref, c’est compliqué.
Un film féminin autour d’un personnage masculin : La première femme disparaît, la seconde est une voisine, la troisième est une nouvelle partenaire…
J’ai bien aimé la métaphore du fagot, autour d’Alex, attaché à un enfant qui n’est pas le sien et à un bébé dont la naissance a couté la vie à sa femme, qui va s’attacher à sa voisine dont le seul mérite est d’être là. J’ai craqué sur le petit Elliot, orphelin, ballotté entre un père biologique et un beau-père dépassé, qui trouve un point d’attachement en la personne de Sandra. J’ai apprécié la justesse des situations décrites, en lien avec la vraie vie, les incursions dans des parcours et des choix de vie particuliers ; à ce titre, les familles de Sandra et d’Emilia, aux antipodes l’une de l’autre, sont très intéressantes. Le personnage plus discret de la mère de Fanny apporte encore une autre touche. Comment s’attacher au bébé qui lui a pris sa fille ? Les deux pères deviennent amis, construisent encore autre chose autour d’Elliot.
L’avenir dira ce que deviendront ces attachements… Le film n’a pas vraiment de dénouement : la vie continue.
Un film à voir. Je mets le livre dont il est inspiré dans mes intentions de lecture : L’Intimité d’Alice Ferney, Actes Sud, 2020