Tiré du roman d'Alice Ferney "l'intimité", "L'attachement" début par une mort et une naissance. Le décès d'un mère qui donne naissance à une fille. Au coeur du drame, son époux et le fils d'un premier mariage, le tout couvé par une voisine - interprété par Valérie Bruni Tedeschi - qui devient compagne et maman par procuration. Un peu comme un mélodrame italien qui suit la vie de la petite fille et des liens qui se créent entre tous les protagonistes et deux qui vont rejoindre cette tribu, le film est un moment de "calinothérapie" qui peut sembler lasser sur la fin
Joli film. Très belle réalisation. Très bons acteurs avec une mention spéciale pour Vimala Pons. Ça s’appelle « l’attachement », mais ça aurait pu s’appeler « l’impermanence ».
L'attachement est un très beau film, lumineux malgré la tragédie qui en marque le tout début. La bande-annonce donne l'impression de dévoiler tout le film et d'un récit très programmatique, mais ce n'est heureusement pas le cas puisque le récit et la trajectoire des protagonistes parviennent à surprendre. Cette galerie de personnages évolue pendant les deux ans de la narration, chacun cherche sa place et se demande comment "faire famille", comment trouver sa place, nous amenant à nous poser aussi ces questions en tant que spectateur-ice. Le film montre avec délicatesse que les liens d'attachement les plus forts ne sont pas toujours ceux que l'on envisage au premier abord. Valeria-Bruni Tedeschi est très touchante dans ce rôle à contre-emploi. A souligner aussi que l'enfant est très bien casté.
J'ai tout aimé dans ce film : l'intelligence de traitement des sujets.enjeux, les rapports entre le personnage principal joué excellemment par Bruni, avec chacun des autres persos, le voisin, la copine, l'enfant. La direction d'acteur est top car j'ai pris une mini claque d'acting.
Beaucoup de moments drôles et de poésie, un bon film de cinéma d'auteur français comme on aime voir souvent.
Sandra (Valéria Bruni Tedeschi), quinquagénaire féministe, célibataire et indépendante, se retrouve bien malgré elle impliquée dans la vie de son voisin Alex (Pio Marmaï) dont l’épouse décède brutalement en donnant naissance à une petite fille. La défunte laisse à Alex un orphelin, Elliot, né d’un premier mariage avec un amour d’enfance (Raphaël Quenard). Elliot, traumatisé par la mort de sa mère, reporte son affection sur sa voisine tandis qu’Alex peine à se reconstruire.
Une bande-annonce qui nous promet « un hymne à la vie » est pour moi – et pour mon fils qui a hérité d’on-ne-sait-où une ironie mordante – un repoussoir immédiat. Celle de "L’Attachement" avait eu ce défaut-là. Aussi ai-je laissé passer son avant-première et ne me suis-je pas rué le voir dès le jour de sa sortie. Heureusement, je me suis rattrapé le week-end suivant et n’ai pas raté ce film auquel j’ai bien failli mettre ces fameuses quatre étoiles que j’octroie si chichement.
Car "L’Attachement" m’a brisé le cœur. Dès la première scène, celle de la mort de la mère d’Elliott, à laquelle pourtant la bande-annonce nous a préparés, j’ai sorti mon premier Kleenex. J’en ai sorti beaucoup d’autres, notamment lors d’une scène où Emilia (Vimala Pons), la pétulante pédiatre avec laquelle peut-être Alex refera sa vie, pleure derrière une porte fermée.
C’est peut-être cet excès de larmes versées qui m’a retenu de donner à "L’Attachement" sa quatrième étoile. J’ai essayé, à tort ou à raison, de mettre de côté l’émotion qu’il avait fait naître en moi pour le juger objectivement. La froide objectivité me conduit à dire que c’est un très bon film, mais que ça n’en est pas un qui marquera l’histoire du cinéma et qui restera dans les mémoires. D’où ces trois étoiles seulement – dont tu auras compris, ami lecteur qui me connais bien, que je les regrette.
"L’Attachement" est l’adaptation d’un livre d’Alice Ferney paru en 2020, "L’Intimité". On pourrait s’interroger sur ce glissement. Il me semble bienvenu. L’attachement est en effet un sentiment précieux et rare, différent de l’amour et de l’amitié, sur lequel cette histoire nous invite à nous interroger. "L’Intimité" était l’oeuvre d’Alice Ferney, une écrivaine , diplômée de l’Essec (!), que j’aime énormément. Son dernier, "Deux Innocents", fut même mon livre préféré en 2023.
"L’Attachement" peut se prêter à une lecture sociologique. Son histoire est emblématique des familles recomposées. Il n’y a aucun lien de sang entre le petit Elliot et Alex, qui rencontre sa mère alors qu’Elliot est nourrisson, qui l’épouse, qui conçoit avec elle un autre enfant, sa demi-soeur. Il y en a encore moins entre Elliot et Emilia, avec laquelle Alex fait son deuil de sa femme. Et que dire des liens entre Elliot et Sandra, la voisine ? Pourtant circulent entre eux un amour, une amitié, en un mot un attachement terriblement puissant.
Carine Tardieu est à la réalisation. Elle n’est pas célèbre. Pourtant tous ses films – "L’Attachement" est le cinquième en dix-huit ans – qui creusent à l’os les liens du cœur, visent juste : "La Tête de Maman", "Du vent dans les mollets", "Ôtez-moi d’un doute", "Les Jeunes Amants"….
Elle dirige un trio d’acteurs impeccables. Valéria Bruni-Tedeschi, Pio Marmaï et Vimala Pons ont la même qualité et le même défaut : ils ont de l’énergie à revendre et une fâcheuse tendance, lorsqu’ils sont abandonnés à eux-mêmes, au surrégime. ce qui frappe ici, c’est leur sobriété. Valéria Bruni Tedeschi, trop souvent abonnée aux rôles d’hystériques (si ce mot peut encore être utilisé), est parfaite de retenue. Mais c’est Vimala Pons qui, comme d’habitude, m’a transporté, même si sa dernière scène ne m’a pas semblé très crédible.
Ce film marque par sa justesse, par cette façon subtile de capturer l’invisible, ces émotions que l’on ne contrôle pas et ces liens qui se tissent malgré nous. L’Attachement, porté par une Valeria Bruni Tedeschi bouleversante et un Pio Marmaï incroyable, fait partie de ceux-là. On suit le parcours d’une femme cérébrale, presque imperméable, qui voit pourtant sa vie basculer à la faveur d’une rencontre imposée par le destin. Le décès brutal de la femme de son voisin la plonge dans une intimité qu’elle n’avait pas cherchée. Peu à peu, sans l’avoir voulu, sans même en avoir conscience, elle devient un pilier, non pas pour l’homme qui l’aime, mais pour ses enfants, à qui elle s’attache d’une manière qu’elle ne peut nier. Ce qui touche profondément dans ce film, c’est cette idée que l’attachement ne se choisit pas. Que l’amour, parfois, ne naît pas où on l’attend et que ce ne sont pas toujours les sentiments évidents qui nous définissent le mieux. L’un des moments les plus marquants est sans doute celui où, perdu et incapable de faire face à ses propres émotions, le personnage masculin cherche refuge dans les bras d’une femme qui ne lui correspond pas. Cette errance sentimentale illustre parfaitement la confusion du désir et du véritable attachement, ce que l’on croit vouloir et ce qui, au fond, nous relie profondément aux autres. En sortant de ce film, une évidence s’impose : les relations humaines, quand elles sont sincères, sont d’une beauté fragile et puissante. L’Attachement nous rappelle que certaines connexions échappent à la raison et qu’au-delà du choix conscient, il y a parfois une force qui nous dépasse. Un film intime, bouleversant et d’une rare intelligence émotionnelle.
Un des plus beaux films.que j'ai vu ces dernières années. Comme toujours Carine Tardieu sait nous émouvoir,.en nous racontent des liens humains essentiels. On en sort apaisé, réconcilié avec le genre humain, avec un sentiment de bien être indéfinissable. Un moment hors du temps à ne pas rater.
On rentre pour voir une histoire, on en ressort bouleversé sans comprendre ce qui a résonné en nous. Un moment doux et grave, une parenthèse salutaire qui vous ouvre les yeux.
Film intimiste et (très) moyen, dont le succès semble plutôt justifié par une recherche des comportements un peu moins inhumains et horribles de ceux que les élites nous font voir e subir. Valeria est bien sans doute comme d'hab, le protagoniste masculin beaucoup moins. Beaucoup de passages sonnent faux. Je ne recommande pas.
Joli téléfilm mélo sans aspérité, sauvé par la présence de Valéria Bruni Tedeschi dont le personnage aurait mérité d'être plus central et plus développé. Le scénario part un peu dans tous les sens, voulant traiter de plusieurs personnages mais la mise en scène quasi inexistante a du mal à les suivre et à nous rendre intéressant les parcours de chacun. Pio Marmai en contre-emploi fait le job, mais ne passionne pas vraiment, ni n'émeut dans un rôle de veuf en deuil. On aimerait être bouleversé par ces liens affectifs qui se défont et se créent, mais on regarde tout ça avec un léger ennui.
Plutôt repoussé par la BA, j’ai finalement vu le film sur la base des bonnes critiques que je remercie car j’ai passé un moment formidable ! Ému de bout en bout. Je me suis surpris à sourire bêtement mais aussi à avoir les larmes au yeux. Subtil, intelligent, jamais caricatural. S’appuyant sur un casting prestigieux mais en retenu. Totalement au service du film et de l’émotion.