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3,5
Publiée le 6 août 2026
Hundreds of Beavers suit un homme lancé dans une aventure de survie absurde, où chaque obstacle devient un gag, une épreuve ou une nouvelle règle à comprendre. J’ai plutôt bien aimé cette proposition singulière et marquante, même si son concept finit par s’étirer un peu trop.
Cette production indépendante à petit budget, en noir et blanc et presque sans dialogues, mélange cinéma muet, cartoon, slapstick et logique de jeu vidéo dans une forme volontairement répétitive. Il vaut donc mieux l’aborder comme un cartoon en prises de vues réelles que comme une comédie traditionnelle.
Le film explore avant tout l’apprentissage par l’échec. Son personnage progresse en ratant, en tombant, en recommençant et en comprenant peu à peu les règles d’un monde hostile. La répétition n’est donc pas seulement un ressort comique : elle montre comment on apprend à survivre, comme dans un jeu vidéo où chaque tentative permet d’avancer un peu plus.
Le récit détourne aussi le mythe du trappeur et du pionnier. La nature n’est pas un simple décor à conquérir, mais un système absurde, organisé et presque plus intelligent que l’homme qui tente de la dominer. Derrière le délire burlesque, le film transforme la survie en mécanique d’échange et d’accumulation, jusqu’à faire ressortir l’absurdité d’une logique capitaliste où le vivant devient une ressource à monnayer.
J’ai surtout aimé son identité visuelle très forte, son humour burlesque et son inventivité constante. C’est une proposition qu’on voit rarement dans le cinéma actuel et qui risque de me rester en tête. Le film assume totalement son côté artisanal et bricolé, mais derrière cette apparente simplicité, on sent un véritable travail de rythme, de mise en scène et de construction des gags.
Toutefois, j’ai trouvé que le concept s’étirait un peu trop sur la durée. Le film est assez long pour une proposition aussi répétitive et, même si cette répétition fait partie de son principe, elle a fini par me lasser par moments. On comprend assez vite son fonctionnement et sa logique comique, ce qui donne parfois l’impression que l’ensemble prolonge son délire plus que nécessaire. L’humour, très efficace au départ, m’a peu à peu moins fait sourire.
Au final, Hundreds of Beavers reste une expérience de cinéma généreuse, portée par une vraie cohérence burlesque. Un film drôle et particulièrement inventif, dont la répétition fait autant la force que la limite, mais qui mérite clairement d’être vu pour son identité à part.
C'est créatif, rythmé et drôle. Ça pioche chez Chaplin, Keaton, Monty Python et Lonney Tunes, mais c'est définitivement trop long. 1h50, c'est trop. Beaucoup trop. Il y avait sans doute des idées à écarter et des choix à faire. On m'a toujours dit que les meilleures blagues sont les plus courtes. Bravo quand même pour ce projet dingo.
Film américain burlesque et muet de 2022 qui se déroule dans une forêt avec beaucoup de neige. Je n'ai pas trop été sensible à cet humour inventif mais un peu répétitif et son imaginaire en costumes. C'est assez particulier mais cela est bien du burlesque sans trop de fond.
Excellent film ! Ça fait plaisir de voir enfin, à nouveau, une comédie qui soit vraiment drôle. Super real, une histoire efficace, un bon mélange de genres, les acteurs sont top, ça fourmilles d idées originales et le tout est rythmé jusqu'à la fin. A recommander !
Scénario de ouf, une réalisation des plus originales et c'est marrant ! On se dit qu'à ce rythme là ça va durer 30 minutes. Mais non l'aventure est lancée pour près de deux heures. Un régal.
Énorme délire burlesque comme on n’en voit presque plus. Un film complètement barré, hyper drôle, super inventif, qui part dans tous les sens sans jamais perdre le rythme. C’est stupide, oui, mais du genre de stupidité géniale, celle qui fait rire non-stop parce que tout est parfaitement dosé.
Ça enchaîne les gags à la seconde, ça crie, ça court, ça explose, ça chute… un vrai cartoon en live-action. On sent l’amour pour le cinéma muet, avec plein de clins d’œil à Chaplin et cie, mais jamais lourdement. C’est fait avec cœur, et surtout avec beaucoup de créativité.
Franchement, c’est fun du début à la fin. On rigole, on hallucine, on se laisse embarquer dans ce grand n’importe quoi ultra maîtrisé. Pour un film indé, c’est super ambitieux visuellement, bourré d’idées, et ça fait du bien de voir un truc aussi libre et joyeux.
Une vraie pépite pour ceux qui aiment l’humour visuel, les délires absurdes, et les films qui n’ont peur de rien. Gros coup de cœur.
Ce film est un chef d'œuvre, tout est parfaitement maîtrisé. L'esthétique en noir et blanc, avec du montage qu'ont pourrait qualifier d'enfantins marche incroyablement bien ! Chaque idée est parfaitement trouvé, juste l'idée de mettre des mascottes pour les animaux est une idée fantastique ! Il y aussi l'humour, c'est simple tous le film on sourit, presque chaque scène fait rire, et ceci est une vrai prouesse d'acteur pour faire rigoler seulement par le comique de geste sans dialogue. Je peux vraiment que conseiller ce film, on ne s'ennuie pas, le scénario est vraiment bien construit, avec de bon rebondissements. C'est l'un des grand film de 2024 !
Fait lui reconnaître qu'il a son style. Difficile de trouver un autre film du même genre dans les 100 dernières années vu que c'est un film muet, en noir et blanc remplit de gags visuels. Après faut aimer le style, personnellement ça ne me fait pas rire du coup c'est un peu trop long.
Profondément moderne de par son inspiration du jeu vidéo, et tout à la fois profondément inspiré des premiers grands comiques du cinéma que sont Chaplin et Keaton, c'est une bizzarerie hilarante et inattendue que nous avons sous les yeux ici, et qui vaut le coup d'être vu.
Jean Kayak fabrique du cidre, mais suite à une mésaventure avec des castors, il s’est donné pour mission de les éradiquer afin de devenir le plus grand trappeur d’Amérique du Nord et accessoirement, conquérir la fille du maître trappeur…
Pour son premier long-métrage, Mike Cheslik nous entraîne au XIXème siècle, dans une épopée hivernale surnaturelle. Précédé d’une certaine renommée après sa présentation dans divers festivals, Hundreds of Beavers (2024) n’est clairement pas le genre de film à mettre entre les mains de spectateurs lambdas. Le film joue à fond les codes du “slapstick”, pour lequel on pense bien évidemment Chaplin ou Keaton. Mais le film fait aussi la part belle à l’univers cartoonesque, où l’univers d’ACME n’est jamais bien loin.
Réalisé pour un budget dérisoire et tourné aussi bien en extérieur qu’en intérieur sur fond vert, le film est intégralement en noir & blanc et sans le moindre dialogue (ou presque), alternant entre des prises de vues réelles et de l’animation. Son humour détonnant risque fort d’en laisser plus d’un sur le bas-côté et ça n’a pas loupé, je n’ai pas réussi à y adhérer (les animaux de la forêt (lapins, castors, chevaux, loups, ratons-laveurs, …) sont tous incarnés par des comédiens portant de grands costumes, ce qui ne fait qu’accentuer le côté loufoque et absurde du film et c’est ce qui n’aura cessé de me réfréner concernant son appréciation.
Malgré quelques bonnes idées ici et là, notamment les clins d’oeil aux Looney Tunes ou au film Les Fiancées en folie (1925) où Buster Keaton se fait pourchasser par une horde de femmes (remplacées ici par des castors) et doit faire face à une avalanche de rochers (remplacés par les boules de neige), malgré ces quelques trouvailles amusantes, le film n’en reste pas moins long et ennuyeux, le film aurait sans doute gagné à n’être qu’un court-métrage, pour lui éviter ce côté répétitif et par conséquent, lassant.
c'est bargeot, déjanté et pas mal du tout si on veut un petit moment de détente dans prise de tête un dimanche soir. je n'ecrirais pas de tartines qui je sont jamais lus sur ce film comme beaucoup de pseudo critiques le font, juste mon point de vue et c'est très bien. à voir donc !
Projection unique à Cinépal. La salle était pleine... et morte de rire ! Comédie loufoque et pleine d'imagination. On ne s'ennuie pas une seconde, on passe sans arrêt d'un gag à l'autre. Bel hommage au slapstick de Buster Keaton et autre.