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Pierre Kuzor
189 abonnés
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4,0
Publiée le 28 août 2024
Ai vu « Le roman de Jim » d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu d’après le roman éponyme de Pierric Bailly. En général je reste toujours hermétique devant le cinéma des Larrieu que je trouve toujours artificiel et superficiel mais cette fois-ci j’ai été cueilli par cette oeuvre sobre et intimiste. Rarement le cinéma français trouve la couleur juste pour peindre la vie quotidienne de gens ordinaires qui vivent en province et à qui il n’arrive rien d’exceptionnel. « La roman de Jim » permet d’assister à une très belle palette de réalisme, de sobriété, de naturel. Pourtant le film commence plutôt mal avec une voix off trop présente et littéraire et une scène d’un cambriolage opéré par un groupe de copains tout juste sortis de l’adolescence et jouée par des acteurs ayant la quarantaine frisant le ridicule. Ce faux pas passé, tout sonne juste et nous sommes aspirés par le personnage d’Aimeryc (formidablement interprété par Karim Leklou) foncièrement gentil, n’ayant pas grande ambition et qui va là où la vie le pousse dans son Jura natal. Aimeryc est intérimaire dans sa vie professionnelle et dans sa vie amoureuse. Il rencontre l’imprévisible, l’inconstante mais pleine d’énergie Florence (Laetitia Dosch) enceinte de 6 mois qui est célibataire et seule. C’est décidé Aimeryc et va élever le petit Jim et sera son père. Quand le géniteur (Bertrand Belin) de l’enfant refait surface après bien des années il faudra redistribuer les rôles. Tous les personnages sont très bien brossés sans aucune caricature, sans jugement et le scénario subtil et très efficace nous conduit sans baisse de rythme au travers des années qui s’écoulent et des souffrances qui naissent au sein du quatuor. Ce film plein de vie est un vrai voyage au coeur du Jura et dans le coeur d’Aimeryc qui est le personnage principal de ce « Roman de Jim ». Sara Giraudeau à son habitude est irradiante dans ce très beau rôle d’Olivia. « Le roman de Jim » nous happe un peu comme les romans de Nicolas Mathieu. Psychologie, mélancolie, poésie, nostalgie le tout nimbé d’humour, de petits moments de rien et de grands instants tout simples. Formidable.
Enfin un film qui sort de l’ordinaire et dans lequel l’acteur principal crève l’écran .l’ensemble des acteurs et actrices jouent juste et le scénario tiré d’un roman original aborde le thème de l’homme fragile.
Attiré par une bande annonce bien fichue, je suis tombé sur un film tristouille et convenu, sans humour ni éclat, étrangement mal joué par certains acteurs habituellement bons (je pense à Laetitia Dosch, qui verse souvent dans le récité théâtralisant comme si elle cherchait à se raccrocher aux branches pour défendre son personnage ingrat).
Touchant voir bouleversant un beau film sur la vie à voir absolument ! Un peu lent sur le commencement on comprend la situation qu’il veut instaurer dans son scénario, cette vie impossible, et ces scènes rocambolesques, les sentiments, l’amour tout y est mais un désordre tel qu’on peut des fois s’y perdre.. C’est ça aussi que l’on voit dans cette comédie dramatique ! La vie passe vite et les regrets sont là, et là aussi on voit une jolie morale..
C'est un film assez poétique ou qui du moins se veut comme tel. Il y a de fortes émotions mais les acteurs semblent ailleurs, ou trop mécaniques. J'ai aussi eu du mal à croire aux différents choix des personnages, ça me semble invraisemblable mais bon... il y a en tout cas de beaux plans et rien à dire sur la durée.
Un peu déçue par ce film.J'avais beaucoup entendu parler de la "gentillesse" du personnage principal mais là ce n'est plus de la gentillesse ! On passe le film à n'avoir qu'une envie, celle de la secouer, ce qui empêche d'entrer en empathie. Les autres personnages sont assez caricaturaux. Il reste une belle histoire d'amour entre un père et son fils mais qui ne tient pas ses promesses
Un sujet intéressant , une réalisation correct mais des acteurs inégaux , certains personnages sonnent faux , certaines scenes pas trop credible et donc l"ensemble un peu inégal.
Film bouleversant et magnifique qui m’a beaucoup touché grâce à la sobriété et la justesse de sa mise en scène. Le casting est impeccables avec une superbe interprétation de Karim Kelklou qui est parfait dans le rôle principal. Comme toujours les frères l’arrière subliment les paysages montagnards , ici jurassiens, par une réalisation et une photographie très sensibles Un bijoux…Maintenant si vous cherchez de l’action, des effets spéciaux ou des blagues franchouillardes passez votre chemin vous allez vous ennuyer.
J’ai adoré le Roman de Jim qui est davantage le roman d’Aymeric et pose avec justesse et émotion la question de la paternité. Les trois personnages principaux sont parfaits. Karim Leklou dans le rôle d’un gentil résilient mais aussi un être profondément sensible, qui paie cher les tempêtes qui se déroulent sous son crâne, même s’il cherche à cloisonner sa vie. Il y a du Jean Valjean dans le personnage d’Aymeric qui se sacrifie pour le bonheur de sa compagne et de son fils et dont on mesure à la fin du film les abymes de sensibilité blessée. Je m’interroge sur le personnage de Florence : manipulatrice évaporée ou femme qui cherche à sauver sa peau et celle de son fils comme elle peut ? Je me demande ce qu’en pensent les féministes. Et que dire de Christophe, que l’on a envie de détester mais qui lui aussi s’efforce de survivre aux tragiques coups du sort ? Pour sa part, Olivia (Sara Giraudeau, solaire comme souvent) est magnifique de délicatesse et de vie. La fin du film est superbe et le jura est filmé de toute beauté. Ce film est un hymne aux gens simples et sensibles, pas des premiers de cordée mais des êtres bosselés par la vie qui s’efforcent de trouver un chemin de vie où ils puisse s’épanouir et trouver leur place. Ce film est aussi un hymne à la gentillesse et au courage qu’elle impose, loin de la niaiserie et du côté bisounours qu’on lui prête souvent. Un film à voir et un roman à lire…
Non. Désolé je n'ai pas réussi à apprécier ce film. Et je suis désolé pour les acteurs qui ont dû réciter leurs répliques, ça se voit à quel point ils galèrent à donner de la profondeur à leurs phrases. L'histoire est magnifique pourtant mais comment il a été adapté pour l'écran laisse à désirer. Ce qui le rend cringe (mot à la mode mais il s'apprête bien ici). J'ai remarqué quelques incohérences dont une où Laetitia Dosch enceinte monte une pente, au début elle galère, cut sur un autre plan, on revient au plan où elle est en haut de la pente et là elle marche avec aise... ? Leatitia Dosch fait du Leatitia Dosch ce qui est génial vraiment mais on sent qu'elle a du surpasser la direction des réalisateurs et amener sa patte pour faire vivre son personnage pleinement. J'ai l'impression qu'ils ont voulu adapter un roman... en roman mais filmé. En oubliant que c'était censé être cinématographique. Je n'ai pas ressenti ce que l'histoire cherchait à faire ressentir comme émotion. Et la fin est plate, le rythme ne marche pas ça ne paraît pas être une conclusion du film, ça se voit que ça n'a pas été baclé mais juste mal pensé.
Ce nouveau film des frères Larrieu est une sage adaptation du roman de Pierric Bailly, qui lui-même m'avait paru très sage. Le résultat est donc sans surprise assez neutre, et d'une qualité pour ainsi dire... télévisuelle.
Sans être véritablement bouleversé, j'ai suivi avec intérêt cet itinéraire d'un homme (trop ?) gentil, personnage dont le cinéma ne fait que très rarement le portrait.
Il faut l'épaisseur de Karim Leklou, qui me fait penser de plus en plus à Jean Gabin, pour donner à cette simple histoire son caractère universel et profond. Le reste du casting ne m'a que très moyennement convaincu : Laetitia Dosch m'a semblé jouer faux à plusieurs moment, et Bertrand Belin n'est décidément pas un véritable acteur. C'est d'autant plus dommage que ces deux-là, gens ordinaires au comportement de salaud, aurait sans nul doute mérité un peu plus d'ambiguïté et de profondeur.
La mise en scène des Larrieu, qui d'habitude s'autorisent de nombreuses digressions fantaisistes, est ici étonnamment lisse, illustrant au premier degré le récit originel, sans y apporter aucune sorte de modification.
Je suis un peu surpris par l'avalanche de critiques dithyrambiques que suscite ce film, certes touchant, mais avec si peu d'effets qu'il finit par en paraître anodin.
Voilà une belle histoire sur le sujet pourtant moult fois abordé de la filiation. Le film est très plaisant à regarder pourtant quelque chose dérange et la raison tient probablement à la façon dont les frères Larrieu ont choisi de porter le roman de Pierric Bailly à l'écran. Assurément, un traitement plus réaliste du sujet eut donné plus de force au récit. En faisant le choix de la voix off qui explique, des personnages plus fantasmagoriques que réels et des dialogues à la limite du surjeu (malgré l'excellence des acteurs), le résultat ressemble à une fable dans la lignée de "Tralala". Si cette mise en forme correspondait parfaitement à l'esprit surréaliste de leur précédent film, elle semble ici contreproductive. Il y avait matière à réaliser un grand film. Le divertissement est cependant réussi. .
Film dont le sujet est très intéressant. Le vrai père est il le père biologique ou le père qui élève l’enfant? Les acteurs sont formidables. Très beaux paysages. Les larmes nous montrent aux yeux.
Le scénario n'est pas mal, mais, comme disait Flaubert, un scénario c'est ce à quoi se réduit un mauvais roman... Désolé, je n'ai pas été convaincu par le personnage principal incarné par Karim Leklou, trop mou 24 mois de taule, ça fait pas nécessairement de toi un bon père... Des incohérences, une pointe de politiquement correct, apologie de l'hyper liberté sexuelle, c'est pas vraiment mon truc...