4795 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
432 critiques spectateurs
5
56 critiques
4
161 critiques
3
106 critiques
2
65 critiques
1
34 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Anna Belam
2 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 12 août 2026
Les vrais gentils ! Ainsi sont mis en valeur ces personnes bien souvent dénigrés. Ce film aborde un sujet aussi complexe que sublime. Défiant les limites de la paternité, dans un duel d'appartenance et de masculinité et c’est l’amour qui l’emporte .La réalisation est solide, alternant entre une sensibilité assumée et la magnificence des plans. Karim Leklou rayonne dans ce film. Bien qu’il incarne un personnage calme et « mou », il joue avec splendeur ce rôle de gentil, assumant pleinement ses faiblesses et redéfinissant ainsi une certaine idée de la masculinité. Ce film redonne un air de fraîcheur au cinéma français. Il ose s’imposer, tout en laissant une place importante au silence, sans jamais frôler l’excès, et imprégnant son récit d’une grande justesse et d’une réelle authenticité, l’inscrivant ainsi comme une œuvre plutôt prometteuse.
Avec Le Roman de Jim, les frères Larrieu signent un mélodrame discret où les élans affectifs les plus profonds semblent constamment retenus par une forme de pudeur presque désarmante. Le film capte avec une vraie finesse les fragilités du lien familial et la manière dont le temps transforme les attachements, sans jamais céder à l’explosion émotionnelle attendue. Karim Leklou impose une présence bouleversante de douceur contrariée, donnant au récit une humanité tangible même lorsque celui-ci paraît s’égarer dans sa nonchalance contemplative. Pourtant, cette volonté de naturalisme et de retenue finit parfois par diluer les enjeux dramatiques, comme si le film refusait obstinément de laisser ses émotions atteindre une pleine intensité. Une œuvre sensible et délicate, traversée par une mélancolie sincère, mais dont l’élégance modeste laisse finalement une impression plus touchante que véritablement marquante.
Le Roman de Jim suit un homme qui construit une relation paternelle avec un enfant qu’il n’a pas conçu, avant de voir cet équilibre bouleversé par le retour du père biologique. Un film sensible et pudique, que j’ai trouvé intéressant dans son sujet, mais qui m’a laissé assez mitigé.
Avant de le voir, il faut avoir en tête que le film est adapté du roman de Pierric Bailly. Les frères Larrieu y abordent un registre plus ancré et familial, autour de la paternité, de la filiation et des liens qui se construisent autant par la présence que par le sang. Le Jura y occupe une vraie place, comme territoire émotionnel et concret, dans un récit attentif aux ellipses, aux non-dits et aux gestes simples.
Le film explore avant tout ce qui fait un père. Il interroge la différence entre paternité biologique et paternité construite, à travers les gestes, la responsabilité et le temps partagé avec un enfant. Le récit montre qu’un lien peut être profondément réel sans être toujours reconnu comme tel.
Le film s’intéresse aussi à la place de chacun dans une famille recomposée. Il parle d’amour sans possession, de transmission et d’effacement progressif, en montrant comment les décisions des adultes façonnent une partie de l’histoire des enfants. Derrière le drame intime, il questionne la fragilité de ces liens lorsqu’ils ne sont pas soutenus par une évidence sociale ou biologique.
Je suis resté plutôt mitigé face au film. Je n’ai passé ni un moment désagréable, ni un moment marquant. J’ai apprécié sa sensibilité, son traitement de la paternité et son équilibre entre réalisme et romanesque. Le choix d’une masculinité discrète fonctionne bien : le film évite les grandes démonstrations et privilégie les gestes, la présence et les silences.
Mais cette retenue m’a aussi laissé à distance. Le film pousse parfois la pudeur au point de manquer d’intensité. Le sujet est fort, mais je suis resté en dehors de cette histoire de filiation. J’ai aussi ressenti une forme de voyeurisme, comme si je regardais la vie d’autres personnes sans toujours avoir ma place dans leur intimité. Enfin, certains moments de jeu m’ont semblé moins crédibles, notamment lorsque l’émotion devait monter.
Au final, Le Roman de Jim propose un récit sensible sur la paternité et les liens que le temps construit ou fragilise. Un film juste dans ses intentions, mais trop retenu pour réellement me toucher.
Un film que j’aime et déteste. Je ne me suis pas senti bien pendant quelques heures après, Mais n’est ce pas le but d’un film… nous faire ressentir des emotions réelles, par une fiction.
Une histoire toute simple d'amour paternel, à l'émotion sincère et très intense mais sans pathos inutile. La réussite du film tient beaucoup à la performance désarmante de Karim Leklou, parfait dans se rôle de candide qui affronte la médocrité humaine avec une foi à déplacer les montagnes.
Le Roman de Jim est un récit très émouvant : celui d’un père par le cœur, non par le sang, et de ce fait dépossédé de ce qu’il a de plus cher ; et en miroir celui d’un enfant condamné à être hanté par l’absence du compagnon le plus précieux, par des parents bien inhumains par leur inconséquence. Ce film a l’originalité de rendre hommage au Jura, c’est un mérite. Et de dévoiler l’immense talent de Karim Leklou. Personnellement le roman de Jim m’a serré le cœur : il m’a profondément indigné et blessé, en prenant fait et cause pour le père martyr. Ce ne sont pas des sentiments agréables mais les bons films ne donnent pas toujours d’émotions positives, c’est ainsi.
Un film honnête, plein de bons sentiments mais sans grande originalité tant dans l'histoire que dans la mise en scène. J'ai trouvé même que c'était parfois mal joué au point où on a du mal à croire aux personnages. Le rythme est plutôt lent, sans grands rebondissements. Les dialogues sont souvent très nunuches. Même quand les personnages s'énervent, ils le font en demi ton. Je vais être un peu dur mais ça m'a fait penser à un téléfilm de France 3 orienté "régions".
Nul archi nul, vide, prévisible et on s’ennuie du début à la fin..Dialogues qui sonnent faux, mise en scène lourdingue, humour franchouillard, Meme Leklou est affligeant. Auncu intérêt et vraiment désolant. Un ramassis de clichés et de faux bons sentiments.
Chronique familiale touchante et tendre sur la paternité, sur le lien qui peut exister entre un père de substitution et un enfant avec des personnages hypers attachants. Mention spéciale à Karim Leklou dans le rôle d'un papa par intérim.
Lieu où c'est tourné : Lac de Voglans
J'ai eu relativement du mal avec la diction très “récitée” des acteurs, qui fait que ça sonne faux et sans sentiment.
Quel dommage que tout soit si mal joué. On dirait une lecture à voix haute des dialogues du livre, comme si les acteurs découvraient au fil des mots les émotions qui traversent les personnages, courant après ces émotions pour tenter de les incarner.
Très très mauvais ou très mauvais choix s'il s'agit d'une volonté des réalisateurs de voir les acteurs interpréter ainsi leur texte.
Le film au rythme lent essaie de montrer comment les gens s’apprivoisent. En douceur et avec gentillesse. L’homme aime cet enfant et même ses approches amoureuses sont légères et douces. En cela le mensonge de la mère est immonde. Malgré le thème de la co-coparentalité que je trouvais intéressant en croyant qu’il allait se développer, le choc est violent pour le père et le fils et la fin remet heureusement de l’amour dans cette histoire d’effacement des êtres.
Un peu léger, dans l'explication des retrouvailles, de "l'abandon". La première partie est pourtant excellente ! Élever un enfant est une responsabilité, pas une joke...