Nous l'Orchestre
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AltroMondo
AltroMondo

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5,0
Publiée le 26 avril 2026
Philippe Béziat n'est pas un sergent recruteur pour les conservatoires. Il ne saupoudre pas son propos de paillettes dorées et son film évacue catégoriquement toute scène de liesse avec le public, toute séquence d'applaudissements. En revanche, il nous offre une immersion inédite dans l'Orchestre de Paris, consistant en une expérience acoustique unique alternée avec des micro portraits d'artistes. Voici les secrets d'un collectif multi générationnel révélés. Dans une Philharmonie de Paris déserte, avec le périphérique en arrière plan, des paroles rares affleurent. Des chefs apparaissent, du spectaculaire Klaus Mäkëla en nage à chaque répétition à l'infiniment doux et quasi centenaire Herbert Blomstedt. L'émotion d'une jeune altiste réussissant le concours d'entrée à l'Orchestre est palpable, celle d'un corniste s'apprêtant à jouer son dernier Sacre du Printemps après 43 ans de maison l'est tout autant. Un film après lequel vous entendrez mieux que jamais le son d'un orchestre !
Yves G.

1 859 abonnés 4 074 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2026
Philippe Béziat (qui avait réalisé avec talent le making-of des "Indes galantes" de Clément Cogitore à Bastille) a posé ses caméras et ses micros au cœur de l’orchestre philarmonique de Paris. Son objectif : nous placer au centre de l’orchestre et nous faire entendre un concert depuis le siège du bassoniste ou du premier violon, comme nous ne l’avons jamais entendu. Nous placer au cœur de l’orchestre a aussi un sens métaphorique : il s’agit de nous placer à l’intérieur d’une collectivité et de nous montrer comment elle réussit, malgré les divisions qui la menacent, à faire corps.

L’opéra, entendu comme le lieu de production d’un opéra, d’un concert ou d’un ballet, est un lieu éminemment cinématographique, un concentré de talents qui réunit, l’espace d’une représentation et des répétitions qui la précèdent, des artistes surdoués et passionnés. Plusieurs documentaires lui ont déjà été consacrés : celui de Frederick Wiseman, "La Danse", celui plus récent du Suisse Jean-Stéphane Bron "L’Opéra". On pouvait se demander ce que celui de Philippe Béziat nous proposerait d’inédit.

Deux choses.

D’une part, grâce à des caméras et des micros d’une qualité sidérante, une immersion en plein cœur de l’orchestre. Il faut à tout prix aller voir ce documentaire dans une grande salle de cinéma confortable et bien sonorisée. Il faut absolument se placer au milieu pour profiter du son stéréophonique. Le résultat est incroyable. Il ravira ceux qui, comme moi, n’y connaissent rien à la musique et, je crois aussi, ceux qui en sont passionnés. Car il nous fait entendre des pièces d’ailleurs peu connues (Stravinsky, Bartok, Chostakovitch, Mahler, Rimsky-Korsakov…) comme on ne les a jamais entendues, depuis la fosse d’orchestre, avec d’étranges distorsions et même parfois à travers les bouchons d’oreille que les instrumentistes utilisent.

D’autre part, il nous fait réfléchir à ce qui constitue un orchestre. Au rôle qu’y joue son chef – le seul à ne pas émettre une seule note et qui pourtant incarne cette collectivité, dont on connaît le nom et qui reçoit tous les applaudissements. À la cohésion qui unit ses individualités. Le propos est parfois cocasse : comment jouer à côté d’un collègue qu’on déteste ? comment accepter de s’effacer, de gommer son individualité au profit de la collectivité ?
Au-delà de l’orchestre lui-même, le propos se veut métaphorique. Le titre en porte la trace. Il nous interpelle et interroge notre capacité collective à vivre ensemble.
velocio

1 547 abonnés 3 521 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2026
Dans ce monde, dans cette époque où les prétendues vertus de l'individualisme sont trop souvent mises en avant, un film sur un orchestre symphonique, c'est bon à prendre. En effet, qu'y a-t-il de plus collectif qu'un orchestre symphonique : 120 femmes et hommes qui font œuvre commune ! Comme il est dit dans le film, un orchestre symphonique est une société dans laquelle règnent l'autorité et le collectif. L'autorité de qui ? Celle du chef d'orchestre. A propos de Pierre Boulez, et d'une répétition et d'une représentation de la 5ème symphonie de Gustav Mahler, le film parle d'un cadre mis en place par le chef lors des réputations et de la liberté qui est ensuite donnée aux musiciens à condition qu'ils restent à l'intérieur de ce cadre, car, sinon, c'est l'anarchie et ça ne fonctionne pas ! Vous l'aurez compris : "Nous l'orchestre" est certes un film sur la musique mais c'est aussi un film philosophique et politique. L'orchestre choisi par Philippe Béziat est l'Orchestre de Paris, orchestre résident de la Philharmonie de Paris et dont le chef est actuellement le jeune et dynamique finlandais Klaus Mäkelä. Le film nous introduit auprès d'un certain nombre de musiciens de cet orchestre qui nous font part de leur vécu professionnel. Est-il indispensable que tous les musiciens soient des amis dans la vie ? Non. Par contre, quand il y a des problèmes, il faut que les abcès soient crevés. Des paroles qui donnent à réfléchir, comme : untel est un con, mais il est bourré de talent. Pourquoi Dieu a-t-il donné tant de talent à un con ? Ou qui font sourire : Moi, je joue du cor anglais, l'instrument le plus mélancolique de l'orchestre (il est vrai qu'il n'y a pas de duduk dans un orchestre symphonique. Sinon, le cor anglais serait battu à plate couture !) et je ne suis pas mélancolique. Le film nous informe de comment fonctionne le recrutement d'un ou d'une second violon et présente la question : est-il préférable de choisir un ou une musicien(n)e de très grand talent mais dont on peut être certain qu'il ou elle cherchera très vite à trouver ailleurs un poste plus prestigieux ailleurs ou un ou une musicien(n)e peut-être un peu moins talentueux mais dont peut pense qu'il ou elle sera dans l'orchestre de façon pérenne ? Autre sujet brièvement abordé : le chef invité. Comme le dit un musicien : c'est comme rencontrer une nouvelle personne, cela peut "prendre" très rapidement comme, au contraire, ne jamais prendre. Encore plus brièvement abordé : le fait qu'il y ait si peu de femme cheffe d'orchestre. En fait, on peut reprocher au film de ne pas suffisamment parler de l'historique de la fonction de chef d'orchestre. Pendant très longtemps, il n'y avait qu'un nombre limité de musiciens dans les orchestres et, le plus souvent, c'était le claveciniste ou le premier violon qui dirigeait l'orchestre. Ce n'est qu'au 19ème siècle que la fonction de chef d'orchestre s'est généralisée, lorsque les effectifs des orchestres se sont mis à gonfler. Autre problème qui m'est personnel : le choix des musiques qu'on entend, lié au chef Klaus Mäkelä qui semble les préférer à celles plus anciennes telles celles de Beethoven. Personnellement, j'apprécie beaucoup Mahler, Bruckner et Chostakovitch mais beaucoup moins Bartok, Stravinsky et, plus encore, Debussy. En tout cas, ces choix musicaux nous conduisent beaucoup plus vers les cuivres que vers les cordes.
Cinévore24

459 abonnés 955 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2026
"La liberté se trouve dans ce cadre. Sans ce cadre, ce serait l'anarchie. Et si c'est l'anarchie, il n'y a plus d'unité."

Nous plongeant dans les coulisses de la Philharmonie de Paris, un documentaire mettant en son sein les musiciens, les histoires qui composent son orchestre, dans leur unité comme parfois leurs disparités. Ou comment arriver à faire cohabiter harmonie et singularités au sein d'un même groupe.
Le récit d'histoires personnelles, avec leurs rêves comme parfois avec leurs regrets, finissant par se fondre dans un ensemble qui va au-delà d'eux.

Une œuvre immersive où la parole de chacun devient musique, cet art à la puissance évocatrice et communicative (mention spéciale pour moi à la séquence de «L'Oiseau de Feu», l'un de mes morceaux de musique classique favoris), où chacun doit essayer de trouver sa place.
Parce que sans chacun d'eux, la musique ne pourrait pas résonner. Parce que la musique a besoin de l'humain pour exister.

Une belle ode sensorielle au collectif et à la passion partagée, se vivant comme un moment suspendu, presque un peu trop court quand le générique de fin s'amorce.

Un documentaire, humain et musical, à découvrir. 7,5/10.
AZZZO

365 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juin 2026
Un sujet intéressant qui offre aux mélomanes la possibilité rare d'observer la vie au sein d'un orchestre. Mais on ressort frustrés. Il y a certes quelques bons moments de musique et d'humanité mais les relations humaines et celle des musiciens au travail collectif n'est pas assez creusée. La caméra est distraite. Elle s'éparpille, allant de protagonistes en protagonistes. Il manque une sorte de fil directeur... un chef d'orchestre, en somme.
Intéressant (surtout si vous aimez Stravinsky, Bartok et Mahler) sans être grandiose.
Arthur Brondy

305 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2026
J’étais curieux et impatient de découvrir ce documentaire. La promesse d’une immersion au coeur de l’orchestre de Paris était alléchante et je suis malheureusement resté sur ma faim. Le montage, est pour le coup surprenant. On se demande en effet pourquoi montrer des interview sans nous offrir le son de ces entretiens (on pense même à un problème technique avant de comprendre que non, c’est volontaire). C’est frustrant. Le reste est plus positif. Les musiciens nous livrent les coulisses de leur travail : ce qu’ils entendent, ce qu’ils voient grâce aux caméras et micros disséminés au coeur de l’orchestre. On découvre ainsi comment ils parviennent à faire collectif. C’est magnifique, et cela donne envie de les écouter à l’infini. Le film rend aussi hommage à ces musiciens, qui derrière le collectif ont des histoires personnelles parfois bouleversante.
Pascal
Pascal

263 abonnés 2 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2026
Documentaire intéressant sur l'orchestre philharmonique de Paris, un des meilleurs ensemble orchestral français.

S'attachant à décrire l'orchestre au travers de l'interview de plusieurs musiciens qui s'expriment sur leur rapport personnel à la musique, à leur instrument, mais aussi les relations entre collègues ( la musique n' adoucie pas toujours totalement les moeurs ) le recrutement, " Nous l'orchestre " comporte des moments très émouvants certes, mais ne m'a pas paru globalement, malgré ses qualités, tout à fait à la hauteur de ce que j' avais pu lire.

Le cinéaste semble éprouver des difficultés à décider par quel bout prendre son sujet et il est vrai que le choix est potentiellement risqué.

Alors, on navigue. Sans doute difficile de donner trop la parole à l'un et pas à l'autre, au risque de froisser peut-être ?

Mais le sujet m'intéressait vraiment. Intégrer un orchestre d'un tel niveau de technicité et de musicalité, n' est vraiment pas à la portée du premier venu.

Ceux qui ont pratiqué un instrument, même longtemps et très sérieusement en conservatoire, en savent quelque chose !
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

234 abonnés 1 518 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mai 2026
Il y a quelques années Philippe Béziat me ravissait avec ses « Indes Galantes » formidable documentaire sur la « prise de la Bastille » de jeunes danseurs hip-hop venus se frotter à la musique baroque et au public de l’Opera.
Cette fois il pose ses caméras et surtout ses 120 micros (pour une prise de son époustouflante) parmi les musiciens de l’Orchestre de Paris dont on suit les répétitions et les concerts à la Philharmonie et dans dans d’autres salles.
Un film immersif où la musique a toujours le dernier mot y compris pendant les interviews où le documentariste utilise un procédé des origines du cinéma pour la laisser s’épanouir comme elle le mérite.
Comme les « Indes » cet « Orchestre » est une œuvre éminemment politique qui nous montre l’importance du collectif.
Un orchestre de ce niveau c’est la somme de plusieurs individualités au service de l’Art et de la Beauté qui ensemble sont plus fortes que l’addition des différentes parties qui la composent.
La nature humaine est parfois fascinante.
Guiciné
Guiciné

211 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2026
Un documentaire qui nous met au centre de l’orchestre, l’idée est bonne et bien réalisée.
Tout à fait honorable et à découvrir pour ceux qui souhaitent entrer dans l’univers de la musique symphonique.
Jmartine
Jmartine

203 abonnés 751 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mai 2026
Qu’est-ce qui fait un orchestre ? De quelle alchimie naît son énergie, son équilibre ? A quelles conditions un virtuose qui aurait pu prétendre à une carrière de soliste accepte-t-il de prêter son concours à une œuvre collective qui le dépasse, au risque de s’oublier en se fondant dans la masse ? C’est à ces questions et à quelques autres que tente de répondre le documentaire « Nous l’orchestre ». Son réalisateur, Philippe Béziat, a composé une sorte de « documentaire-symphonie » pour raconter de l’intérieur l’Orchestre de Paris. Les premiers plans font craindre un long métrage à la gloire de Klaus Mäkelä, le jeune chef trentenaire finlandais dont les instrumentistes sont sous le charme malgré le rythme de travail qu’il impose en répétition. Mais Béziat élargit la focale et s’immerge dans la fosse, parmi les 120 musiciens de l’orchestre, captant leurs regards, leurs sourires, leurs mots parfois…Béziat invite les artistes à réécouter des extraits de répétition puis à les commenter, et inscrit les paroles à l’écran pour laisser libre cours à la musique (Schéhérazade de Rimski-Korsakov, Le Mandarin merveilleux de Bartok…) et ne pas l’interrompre…Pas question, d'interrompre la musique quand il se dit ou se passe quelque chose. Philippe Béziat préfère submerger de musique les interviews des musiciens. Le plus souvent, elles se finissent par écrit, en sous-titre. Une dissociation surprenante, parfois dérangeante…le documentaire ne voile pas les dissensions qui s’inscrivent anonymement à l’écran sous formes de petites phrases cruelles et drôles…et anonymes !!! Il y a beaucoup de remplissage, quelques longues échappées sur le périphérique qui n’apportent pas grand-chose sauf une seule fois où la circulation ralentit au rythme de la musique. Cela m’a donné l’occasion de découvrir la Philharmonie que je ne fréquenterais probablement jamais, autre « personnage » du film à la beauté graphique, minérale…. J’aurais aimé en savoir plus sur les chefs invités, cette jeune coréenne dont je n’ai pas retenu le nom, le presque centenaire Herbert Blomstedt à la direction plus douce…A la discipline contraignante de l’orchestre qui tient beaucoup du travail de bureau, comme il est dit dans le film, un orchestre symphonique est une société dans laquelle règnent l'autorité et le collectif …j’ai préféré les quelques moments de liberté que s’offrent les musiciens, en interprétant à quelques-uns, en fonction de leur instrument ou de leurs goûts personnels, un thème de jazz, une pièce baroque…une respiration !! Pour le reste vous l’avez compris, la musique symphonique n’est pas ma tasse de thé !!
LeFilCine
LeFilCine

199 abonnés 638 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2026
Le documentaire de Philippe Béziat se démarque par sa mise en scène judicieuse qui rend parfois les interviews des musiciens muettes pour mieux mettre en avant la musique. Elle met aussi en exergue le contraste entre ce lieu sacré de la musique et la proximité brutale et bruyante du périphérique parisien. Mais l’absence de fil rouge tout au long du film nuit quand même globalement au documentaire. On aurait aimé suivre la préparation d’un concert ou d’un spectacle en particulier tout au long des entrevues avec les musiciens. Il manque aussi souvent des mises en contexte, notamment avec les œuvres qui ne sont pas citées et d’autres détails sous doute volontairement omis. Le documentaire sera donc mieux apprécié par les initiés que par les béotiens. Ces derniers peuvent être facilement perdus du fait des explications techniques qu’il va leur manquer. Malgré tout, il est fascinant de passer d’un groupe de musicien à un autre, et voir le rapport intime qui se noue entre les uns et les autres pour arriver à un résultat musical proche de la perfection. Trop souvent les documentaires du genre s’intéressent au chef d’orchestre, alors qu’ici chaque instrumentiste a la parole et donne sa vision de l’ensemble musical. Cette belle idée du film de Philippe Béziat rend toute son importance à chaque pièce de ce grand puzzle qu’est un orchestre symphonique.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

183 abonnés 593 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 avril 2026
Ai vu « Nous, l’orchestre » film documentaire de Philippe Béziat. Rien n’est moins cinématographique qu’un orchestre symphonique puisque tout le monde est assis et regarde dans la même direction. C’est donc au metteur en scène d’être très inventif dans les mouvements de caméra et dans son montage pour réussir à faire vivre cette masse. Sans ce génie de réalisation, la musique toujours très puissante dévore la moindre image banale. C’est absolument le cas ici. Outre un montage absolument illisible qui mêle les oeuvres (sans jamais les nommer), les chefs (sans jamais les nommer), les répétitions aux concerts et aux concours de recrutements… peu d’idées originales. N’est pas Damien Chazelle qui veut ! Un ralenti, un traveling, un plan avec une Louma ne font pas une mise en scène d’intérêt. Alors que le documentaire s’intitule « Nous, l’orchestre » le film s’ouvre pendant 15 minutes sur le chef de cet ensemble Klaus Mäkelä, beau hors-sujet. Les autres chefs ne seront nommés qu’au générique de fin. Alors oui, la mèche rebelle et la chorégraphie du chef sont plus accessibles que le groupe que représente les 120 instrumentistes dont certains membres sont interviewés sans qu’on ne les entende puisque leurs propos sont retranscris sur des inserts noirs par une phrase lapidaire. L’on entendra la voix d’une bassoniste, d’un corniste anglais, et d’un altiste (de loin le plus intéressant). Puis on parlera de discorde, de mésentente au sein de l’orchestre et des nombreux efforts depuis tant d’années qu’il faut tout de même faire pour jouer ensemble ; ça c’est beaucoup plus vendeur. Le réalisateur met l’accent sur le fait que la singularité de chacun peut engendrer par l’effort, l’abnégation et l’écoute : l’Harmonie ! Mais cela s’appelle tout simplement le vivre ensemble et cela n’a rien de si extraordinaire que cela en soi dans le monde du travail. Et puis ça s’arrête à peu près là ! Heureusement le travail de spécialisation du son est impressionnant, ce qui nous permet d’entendre ce que perçoit chaque instrumentiste de sa chaise. Evidemment il est heureux d’entendre dans une salle de cinéma du Bartok, Stravinski, Mahler, Ravel à toute berzingue… Mais le film parait tellement vide et long qu’on a l’impression de s’enchainer l’intégrale des symphonies de Haydn ! Finalement au générique nous aurons connaissance des oeuvres et de l’identité des musiciens.
Ciné-13
Ciné-13

178 abonnés 1 447 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2026
Que d’humanité, de bienveillance, de finesse, de grandeurs d’âme, de compétences, d’énergie, d’abnégation, et surtout que de passions ! Toutes ces individualités qui se fondent dans un collectif incomparable : un sommet du vivre ensemble… Admirable la trouvaille cinématographique de ne pas interrompre la musique pendant que les musiciens sont interviewés et écoutent la répétition qui vient de se dérouler.
Ce film nous offre la quintessence de ce que peut offrir un orchestre symphonique aux oreilles et aux yeux de spectateurs privilégiés. Merci !
brunocinoche
brunocinoche

139 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 avril 2026
un documentaire profondément humain sur les coulisses d un orchestre symphonique. c est une véritable immersion au sein des coulisses d un orchestre que nous propose le cinéaste. on apprend peu mais on ressent beaucoup. le montage brillamment virtuose est l atout maître de ce documentaire avant tout sensoriel.
Ninideslaux
Ninideslaux

106 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mai 2026

           Etrange objet que ce passionnant "documentaire" qui nous plonge dans les dédales de la magnifique Philharmonie, parmi les 120 musiciens de l’Orchestre de Paris, bien plus en fait une image impressionniste d'un grand orchestre symphonique qu'un documentaire; car si vous espériez en savoir plus sur le travail d'orchestre, vous resterez sur votre faim.
       Mais sur les états d'âme de ceux qui composent cette masse indifférenciée, et qui pourtant, est composée de grands artistes... cela vous donnera à réfléchir. Car, apparemment, dans l'Orchestre de Paris, on fait une carrière.... qui peut durer 40 ans! Un moment d'émotion d'ailleurs avec le corniste André Cazalet, qui prend sa retraite après 43 ans de bons loyaux services, et qui porte sur son passé un regard mitigé. Il aurait voulu faire mieux... 
       Le travail sur l'image est magnifique. Cadrages insolites, images inattendues. Une murmuration de passereaux dans le ciel, symbole du groupe orchestral... Le réalisateur s'attarde sur certains musiciens; le timbalier -d'après Christian Merlin, le  musicien le plus important de l'orchestre, mais Christian aime bien les paradoxes; le cor anglais, qui se sent mal lorsqu'il se prépare à donner son solo... Beaucoup appartiennent par ailleurs à un petit groupe musical qui leur permet de s'exprimer avec plus de liberté; de sortir d'un certain carcan.
        Des témoignages anonymes, aussi, avec parfois de l'amertume. X... a été nommé chef de pupitre, alors que l'on avait la sensation d'être meilleur que lui. Y... vous énerve et vivre 40 ans à côté de quelqu'un qui vous énerve, c'est dur, non? Et si le groupe joue trop fort, c'est évidemment la faute de Z... pas la mienne. Bref, ce sont tous les problèmes de la vie en communauté maximisés par une proximité extrême et le fait qu'il ne s'agit pas de créer un banal objet manufacturé, mais la beauté...
         Sous la direction du jeune et vibrionnant Klaus Mäkelä, qui semble tellement sympathique, le réalisateur a choisi de ne nous faire entendre que de la musique du vingtième siècle. 
        Mais un autre choix m'a laissée perplexe. La dizaine de musiciens sur lesquels  Beziat a choisi de flasher, ceux que l'on distingue, ceux qui s'expriment, ce sont tous.... des mecs. Ce qui, en cette période de féminisme agressif, est quand même assez surprenant. Heureusement, le syndicat des harpies patentées n'entend rien à la musique. Sinon, les salles qui passent le film seraient attaquées...
        Même si (et  surtout si) vous n'êtes pas un grand musicologue, allez voir ce film, parce qu'il est très beau, déjà, et parce qu'il donne à réfléchir
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