Nous l'Orchestre
Note moyenne
4,1
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91 critiques spectateurs

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remyll
remyll

256 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2026
Une introspection assez croustillante et instructive auprès de quelques uns de 120 instrumentistes brillants mais en général peu connus du grand public au sein de l’Orchestre de Paris et du bâtiment ultramoderne La Philharmonie conçu par Jean Nouvel et inauguré en 2015 au Nord Est de Paris longeant…le périphérique.
Atmosphère atmosphère…
Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

76 abonnés 99 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 avril 2026
J’aurais tellement aimé défendre ce documentaire, pour une fois que la musique classique est mise à l’honneur, mais non, c’est raté à cause d’un montage brouillon et insupportable. Un musicien parle, on ne l’entend pas, on croit à un problème de son, puis des bribes de phrases s’impriment sur l’écran, ah bon. D’autres musiciens, on les entend, pourquoi? On voit le hautboïste travailler mais sans le son, au profit d’une captation de concert… L’idée originale du doc est de placer des micros dans l’orchestre pour entendre ce que joue chaque musicien, c’est intelligent mais ça tourne au procédé. C’est trop demander de mettre les œuvres jouées et les chefs en incrustation, ou alors on est entre connaisseurs et on affiche son mépris pour les amateurs? On termine sur les dernières notes de la 8e de Mahler dirigée par Daniel Harding, c’est magnifique, on pense que c’est la fin, mais non, on revient à un concert déjà vu de Klaus Mäkelä, bien sûr, il fallait terminer avec le directeur musical de l’Orchestre de Paris, c’est le principal protagoniste du documentaire. Tout est frustrant et agaçant.
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caramel2017
caramel2017

20 abonnés 145 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2026
Excellent documentaire qui emprunte beaucoup de la mise en scene et artifice du cinéma pour bien nous cueillir ! Et c’est carrément mieux de le voir en salle de cinéma car le son est traité de manière particulièrement soigneuse et l’equipement, le fait d’etre en salle et pas le voir sur une tv (sauf sion a un bon czsquz j’imagine) tres belle surprise.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 599 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2026
Un film de musique

Philippe Béziat est un documentariste, mais avant tout un fou de musique qui assouvi sa passion en filmant la Musique sous toutes ses formes. Il aime à nous montrer les coulisses ou, plus exactement comment on « fabrique » la musique, ses coulisses, son travail, ses aspects humains, bref tout ce qui se passe avant que le spectateur ne s’asseye dans la salle pour le moment magique du concert ou de la représentation. Comment jouer ensemble sans se sentir disparaître dans la masse ? Comment cohabiter si longtemps sans que le groupe explose ? Quel rôle joue vraiment le chef d’orchestre ? Pour la première fois, caméras et micros se faufilent parmi les 120 musiciens de l’Orchestre de Paris, sous la baguette de leur jeune chef prodige, Klaus Mäkelä. Un film immersif au cœur de la musique en train de se faire ; au plus près de l’expérience des musiciens, de leurs émotions, de la beauté. 90 minutes d’une véritable expérience sensorielle pour le spectateur qui a l’impression de ressentir la musique d’une manière particulière, sans doute pour la 1ère fois. A contrecourant des injonctions intimidantes vis à vis de la « grande » musique, Philippe Béziat, passeur hors-pairs, propose un documentaire rassembleur et inclusif. Œuvre subtile et sertie de musique, qui nous place au plus près des femmes et des hommes qui la créent, faisant de nous les témoins privilégiés et émus à la fois de leurs parcours, de leur ressentis, mais aussi d’un processus de création ensorcelant. Une pépite.
Ce film marque un tournant dans la filmographie de Philippe Béziat. En effet, jusqu’à présent, la plupart de ses films étaient construits autour d’opéras, à l’image de Pelleas et Melisande, Le Chant des Aveugles (2009), Traviata et nous (2012) ou encore Indes Galantes (2020). Ici, les choses étaient différentes puisqu’il a fallu que Philippe Béziat s’aventure ailleurs, avec le matériau davantage abstrait de la symphonie et de la polyphonie orchestrale, qui ne raconte pas de livret, ni d’histoire. Il fallait essayer, selon ses propres mots, de faire une sorte de documentaire-symphonie. Avec Nous l’orchestre, le cinéaste a totalement repensé la notion de musique de film, qui est généralement fabriquée après le film, de manière à soutenir un discours, un scénario, une dramaturgie, pour l’accompagner et l’illustrer. Le réalisateur, lui, a fait totalement autrement puisque c’est la musique qui intervient en premier. En effet, dans son travail, la dramaturgie de base est celle du discours musical. À la place d’une musique de film, le cinéaste parle d’un film de musique. Pour ce faire, la Philharmonie de Paris, - coproductrice du documentaire -, a mis des moyens considérables à leur disposition. Par exemple, à chaque prise du tournage, 90 micros étaient ouverts sur le plateau. De plus, on a mis en place un dispositif de réécoute avec chacun des personnages de son film. Le réalisateur faisait un prémontage de ce qu’il avait enregistré pendant les répétitions puis l’interview avec les protagonistes se faisait entre les deux concerts. Tout se faisait à chaud. Les personnes interviewées pouvaient écouter et donc se transformer ce qui n’est pas forcément le cas lorsqu’ils sont en concert où ils sont accaparés par les partitions qu’ils doivent jouer. Quelques exemples, pour prouver que tout est nouveau dans la manière de montrer et de faire comprendre et… entendre, le travail d’un orchestre. Ce n’est pas pour rien si ce formidable docu a reçu le Grand Prix Documentaire Musical à Biarritz, Ouvrez vos yeux et vos oreille et dégustez.
Alu-Ciné
Alu-Ciné

26 abonnés 129 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2026
C'est un joli travail qui peut amener davantage de curieux de musique dans les salles de concert, on peut l'espérer. La matière, la musique elle-même, est si belle, les oiseaux approuveront mes mots.
Le passionné de musique, lui, reste sur sa faim. En effet, le documentariste sautille d'une séquence à l'autre beaucoup trop rapidement, crainte très certainement d'ennuyer un public devenu si peu captif sur la durée à l'heure de l'internet. Ainsi, dommage, rien n'est vraiment creusé, et la matière, potentiellement incandescente, n'atteint pas la fusion. J'aurais rêvé le même sujet traité par le bouillonnant passionné Werner Herzog.
Restent de très beaux moments comme l'émerveillement vif du chef Blomstedt, 97 ans, la mélancolie de Cazalet au moment de prendre sa retraite de l'orchestre, l'énergie de Mäkäla, le finale mahlérien.
Marc
Marc

11 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2026
Un délice de musique classique contemporaine (que, j'avoue, je connais assez mal, n'y étant pas attiré "automatiquement" contrairement aux romantiques, classiques ou baroques). Des images superbes, une variété de chefs d'orchestre d'âges et de provenance très diverses. De très beaux portraits de musiciens d'orchestre avec leurs états d'âme, leurs aspirations et leurs ... désillusions. La merveilleuse précision retenue des 97 ans d'Herbert Blomstedt dirigeant la huitième symphonie d’Anton Bruckner en bougeant à peine les doigts ... A déguster sans modération.
benjuju
benjuju

6 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2026
Interessant mais un documentaire un peu austère plus qu’un film
Un choix de montage très sobre , je m’attendais à un film et du coup j’ai été un peu déçue
MIRALB
MIRALB

2 abonnés 84 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 avril 2026
Abonnée à la Philharmonie depuis 2016, ce documentaire apporte vraiment un plus très appréciable.
Surtout si l'on reconnaît certains musiciens, que l'on ne fait que voir lors des concerts de l'ODP (et encore, avec des jumelles !).
Merci à la Philharmonie pour le bonheur qu'elle nous apporte !
C'est une banalité d'écrire que ces musiciens au parcours exigeant sont comme nous, avec leurs exaspérations, leur difficultés parfois à travailler, à voyager ensemble (et cela peut faire 30 ou 40 ans !).
Intéressant aussi la sélection à l'aveugle des nouveaux entrants. C'est certainement la meilleure formule.
Je me sens presque intégrée dans l'orchestre avec ce "NOUS",
Arkab Prior
Arkab Prior

3 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mai 2026
Magnifiques images, son magnifique, montage original, témoignages inattendus de musiciens d'orchestre sur leur métier et leur art. Que voilà un très bon moment passé dans un cinéma. Je pense que ce documentaire peut intéresser tout le monde, du musicien d'orchestre au candide absolu en passant par les amateurs de musique de toutes sortes.
Philippe Sony
Philippe Sony

5 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2026
Belle immersion au sein de l'orchestre de Paris qui nous passe en revue le point de vue de plusieurs musiciens avec les spécificités et les plaisirs liés à leurs instrument.

Au delà des qualités individuelles on perçoit bien toutes les contraintes qui sont posées pour se fondre dans un collectif qui doit tendre vers la perfection, avec les tensions qui en résultent.

On est accompagné tout du long par des extraits musicaux qui justifient en eux même la projection au cinéma pour bénéficier d'une qualité sonore. Le choix d'alterner interviews de vive voix et propos rapportés en sous titre permet de ne pas en faire un film bavard.

Une proposition originale à ne pas manquer si vous êtes amateurs de musique quelle qu'elle soit.
MARCo
MARCo

9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 avril 2026
Une immersion salutaire non seulement en plein centre d'un grand orchestre symphonique mais surtout dans la tête des différents interprètes. Une découverte.
Arnaud M
Arnaud M

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2026
Honnêtement ? Le film se regarde, mais le réalisateur a voulu tellement épurer son truc que ça en devient soporifique par moments. Contemplatif, certes. Poétique, pourquoi pas. Mais chiante, la réalisation l’est franchement par endroits, et on regarde sa montre plus souvent qu’on ne le devrait dans un film sur la musique.
Et puis il y a la flûte. LA flûte? Celle de Debussy, de Mozart, de Bach. Absente. Pas un plan, pas un visage, pas un souffle. Tous les pupitres ont eu droit à leur moment, sauf elle…
On cherche, on attend, on se dit que ça va venir. Ça ne vient pas.

Alors oui, « Nous l’Orchestre »….mais visiblement pas tout l’orchestre ..et la flûte appréciera.

3/5 — dont un point retiré en solidarité avec les flûtistes, humiliés en silence.
Philippe BERTRAM
Philippe BERTRAM

2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mai 2026
Ce film cucul(te) est une opportunité de niche de marketing socio-politique pour servir les tartes à la crème rancies que le show-business confectionne pour des auditeurs devenus spectateurs avec des musiciens symphoniques devenus acteurs de ce vaste programme socio-politique. Pour tous MUSICALITE, pourtant apparu en France en plein romantisme, est devenu un gros mot intello qu'aucun SPECTATEUR n'a plus lieu d'interroger et que plus aucun ACTEUR ne sait, a fortiori veut, discuter : tous perdraient du temps et de l'argent, et seules la musicalité et les muses y gagneraient encore... Conclusion : ceux à qui NOUS L'ORCHESTRE permet encore indirectement de lever un coin de voile sur ce problème qui NOUS échappe pour disparaître décerneront cinq étoiles et en redemanderont (à Philippe Béziat comme aux muses) ; et ceux et/ou les mêmes qui ont passé une heure de SMIC à cette peau de chagrin guère amusante leur en décerneront zéro. Alors ce cinéma devient aussi une opportunité de niche esthétique pour AlloCiné d'améliorer la classification de ses avis en inventant une 7e et révélatrice rubrique : "avis non étoilés" !
AltroMondo
AltroMondo

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2026
Philippe Béziat n'est pas un sergent recruteur pour les conservatoires. Il ne saupoudre pas son propos de paillettes dorées et son film évacue catégoriquement toute scène de liesse avec le public, toute séquence d'applaudissements. En revanche, il nous offre une immersion inédite dans l'Orchestre de Paris, consistant en une expérience acoustique unique alternée avec des micro portraits d'artistes. Voici les secrets d'un collectif multi générationnel révélés. Dans une Philharmonie de Paris déserte, avec le périphérique en arrière plan, des paroles rares affleurent. Des chefs apparaissent, du spectaculaire Klaus Mäkëla en nage à chaque répétition à l'infiniment doux et quasi centenaire Herbert Blomstedt. L'émotion d'une jeune altiste réussissant le concours d'entrée à l'Orchestre est palpable, celle d'un corniste s'apprêtant à jouer son dernier Sacre du Printemps après 43 ans de maison l'est tout autant. Un film après lequel vous entendrez mieux que jamais le son d'un orchestre !
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2026
Philippe Béziat (qui avait réalisé avec talent le making-of des "Indes galantes" de Clément Cogitore à Bastille) a posé ses caméras et ses micros au cœur de l’orchestre philarmonique de Paris. Son objectif : nous placer au centre de l’orchestre et nous faire entendre un concert depuis le siège du bassoniste ou du premier violon, comme nous ne l’avons jamais entendu. Nous placer au cœur de l’orchestre a aussi un sens métaphorique : il s’agit de nous placer à l’intérieur d’une collectivité et de nous montrer comment elle réussit, malgré les divisions qui la menacent, à faire corps.

L’opéra, entendu comme le lieu de production d’un opéra, d’un concert ou d’un ballet, est un lieu éminemment cinématographique, un concentré de talents qui réunit, l’espace d’une représentation et des répétitions qui la précèdent, des artistes surdoués et passionnés. Plusieurs documentaires lui ont déjà été consacrés : celui de Frederick Wiseman, "La Danse", celui plus récent du Suisse Jean-Stéphane Bron "L’Opéra". On pouvait se demander ce que celui de Philippe Béziat nous proposerait d’inédit.

Deux choses.

D’une part, grâce à des caméras et des micros d’une qualité sidérante, une immersion en plein cœur de l’orchestre. Il faut à tout prix aller voir ce documentaire dans une grande salle de cinéma confortable et bien sonorisée. Il faut absolument se placer au milieu pour profiter du son stéréophonique. Le résultat est incroyable. Il ravira ceux qui, comme moi, n’y connaissent rien à la musique et, je crois aussi, ceux qui en sont passionnés. Car il nous fait entendre des pièces d’ailleurs peu connues (Stravinsky, Bartok, Chostakovitch, Mahler, Rimsky-Korsakov…) comme on ne les a jamais entendues, depuis la fosse d’orchestre, avec d’étranges distorsions et même parfois à travers les bouchons d’oreille que les instrumentistes utilisent.

D’autre part, il nous fait réfléchir à ce qui constitue un orchestre. Au rôle qu’y joue son chef – le seul à ne pas émettre une seule note et qui pourtant incarne cette collectivité, dont on connaît le nom et qui reçoit tous les applaudissements. À la cohésion qui unit ses individualités. Le propos est parfois cocasse : comment jouer à côté d’un collègue qu’on déteste ? comment accepter de s’effacer, de gommer son individualité au profit de la collectivité ?
Au-delà de l’orchestre lui-même, le propos se veut métaphorique. Le titre en porte la trace. Il nous interpelle et interroge notre capacité collective à vivre ensemble.
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