Le scénario met du temps à dévoiler les tenants et aboutissants de ce qui est pourtant son fil conducteur. Une vie fracassée sur le plan familial qui conduit le personnage principal éponyme du titre (quel drôle de nom) à ne pas vouloir que ça se reproduise pour ses propres enfants et à faire le choix de vivre en itinérance en marge de la société. A l’occasion d’une étape prolongée pour cause d’ennui mécanique dans une famille ayant aussi du mal à se reconstruire après un drame familial, ce mode de vie ne sera pas sans éveiller une recherche de « normalité » de la part de son adolescente de fille. J’ai cherché s’il fallait donner du sens au titre Mikado. Vous connaissez le jeu de Mikado ? Des bâtonnets représentants différentes valeurs de points jetés en tas. Il faut les retirer un à un sans en faire bouger aucun autre. Il doit y avoir quelque chose de ça même si ça m’est apparu, somme toute, quelque peu abscons.
Beau film, même si l'on reste un peu sur sa faim car les personnages ne sont peut-être pas assez fouillés. Il y a de belles scènes et un bon casting. Dans l'ensemble ce film a été une bonne surprise.
Un film attachant, bien écrit et bien joué, avec un bon dosage entre art suggestif et approche psychologique. On regrettera juste quelques séquences maladroites (la dispute entre les deux hommes, le cours au collège) et un dénouement convenu.
Le spectateur risque d’être un peu déstabilisé par la famille dont l’histoire est ici contée. Soit un père, Félix Moati, une mère, Vimala Pons, et deux enfants, dont une adolescente interprétée déjà par une actrice professionnelle. Tout en sensibilité et déséquilibre, cette petite famille, dans un scénario improbable, mais touchant, va rencontrer Vincent, interprété par Ramzi Bedia, inconsolable de la perte de son épouse, et sa fille adolescente. Tout ce petit monde va un peu se heurter et révéler ses failles, mais finira par avancer, cahin-caha, vers une conclusion, un petit peu secouée, mais touchante.
On avait quitté Baya Kasmi sur le sourire irrésistible de "Youssef Salem a du succès" ; on la retrouve avec "Mikado", toujours baignée dans cette lumière douce qui rappelle parfois le cinéma d'Agnès Jaoui. Mais si le film charme par sa bienveillance et son éclat, il manque un peu de nerf : des personnages effleurés, un récit qui patine. Une jolie parenthèse, sans atteindre la justesse du précédent.
Une histoire familiale assez improbable. Le début est assez confus et maladroit. Puis on se laisse entrainer dans cette histoire. Belles interprétations surtout des ados.
Très réussi, une bonne surprise, bien écrit, bien joué. Le scénario n'est pas programmatique. Jusqu'au bout on se demande ce qu'il va advenir de la famille de Mikado et Lætitia. On s'attache à tous les personnages et on se pose avec eux de nombreuses questions en suivant la confrontation (pacifique) entre ces deux familles si éloignées : qu'est ce qu'une vie "normale" une famille "normale", qu'est ce qu'on laisse à nos enfants (volontairement ou non), peut-on vivre heureux et unis en échappant à tous les codes de la société ? Deux petits bémols pour ma part, j'aurais aimé en savoir plus sur le personnage de la mère jouée par Vimala Pons, qui reste un peu au second plan bien qu'elle joue un rôle important dans les évènements, et j'ai eu du mal à croire spoiler: à l'amitié forte qui se noue entre les deux jeunes filles, d'autant qu'elle arrive de façon assez abrupte et ne semble pas cadrer avec le personnage de Théa.
Très bon film, très émouvant avec de parfaites interprétations qui dénonce la maltraitante infantile qui laisse de nombreuses séquelles sur la suite et la vie des adultes
Après les sympathiques « Je suis à vous tout de suite » et « Youssef Salem a du succès », Baya Kasmi, l’habituelle scénariste et complice de Michel Leclerc, nous livre avec « Mikado » son film le plus beau et le plus réussi. En confrontant deux modes de vie (le nomade contre le consensuel), ceux de deux familles à la fois dysfonctionnelles, décomposées et meurtries par les tragédies de la vie qui vont cohabiter suite à un hasard de la vie, elle nous touche en plein cœur. C’est touchant, c’est juste, c’est naturel et le film fonctionne comme une magnifique parenthèse enchantée.
Les personnages qu’elle a imaginés et écrits ont tous des fêlures, qui se dessinent en pointillés, et qui vont apprendre à se reconstruire le temps de cette parenthèse. Quelques jours qui vont marquer la fin d’une époque et le début d’une autre. Et ces personnages sont beaux, certes imparfaits, mais superbement dessinées et incarnés. On les aime au premier regard et le trio d’acteurs qui les porte est tout simplement incroyable. Un joli casting de comédiens qui jouent vrai. Ramzy Bédia confirme encore une fois ses talents d’acteur dramatique, Vimala Pons nous infuse son énergie singulière et Félix Moati joue les fêlures d’une vie amochée avec beaucoup de sincérité. Ils sont merveilleux tout comme les enfants acteurs qui les accompagne.
« Mikado », c’est le genre de film doux comme une caresse, lumineux et solaire comme un jour d’été. Un long-métrage précieux qui nous donne le sourire aux lèvres et le baume au cœur par une accumulation de petits rien, de choses infimes mais sublimes et de menus détails qui font beaucoup, lui conférant son identité propre et un charme unique. Par des touches originales et bien trouvées Kasmi parvient à rendre son histoire différente de tout ce que l’on a l’habitude de voir. D’un couple qui se dispute sans un mot à une adolescente qui se faufile dans une maison et se fond dans le décor, le film regorge de jolis moments magiques et en apesanteur.
Tourné dans la chaleur de la fin d’été dans le Sud de la France, « Mikado » transpire le soleil et ses moments les plus tragiques et durs sont contrebalancés par quantité de moments de joie qui traversent l’écran et irradient le spectateur. C’est peut-être un petit film en apparence mais on le vit comme un très grand moment de cinéma. Simple, beau et sincère, c’est un long-métrage qui sait être aussi pertinent sur son versant social que déchirant sur son versant émotionnel et il se révèle être un bijou de cinéma qui nous a conquis.
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Film original sur des sujets pas faciles. Grande maîtrise du scénario remarquablement bien écrit. Le spectateur est embarqué contre son gré dans l aventure. Était-il toutefois nécessaire de filmer ainsi en très gros plans ? Pas sûr ! Délicatesse et audace, désir et révolte cohabitent d un bout à l'autre de ce long métrage réussi.
Au hasard d'une rencontre improbable a l'occasion d'une panne automobile un couple nomade avec enfants se trouve accueillie par un enseignant veuf. Rencontre de deux mondes ou plutôt de deux philosophies un monde normé celui de l'enseignement et l'autre plus dans l'éphémère l'anti système. Le film rend bien compte de cette dualité avec une approche d'une infinie tendresse. Interrogation, sur le doute, la peur d'un mode de vie qui fait associable.
Très beau film fort sur la famille, les liens parents/enfants et l'éducation. On suit une famille qui vit dans son van et dans laquelle les parents n'ont jamais déclaré leurs enfants. Mais les enfants grandissent et le choix des parents n'est plus aussi simple à imposer. De chouettes acteurs (Félix Moati, Vimala Ponce, Ramzy...). A voir
L'équipe du méconnu "Je suis à vous tout de suite" revient dix ans plus tard avec ce nouveau joli film dont le scénario parait un peu décousu au départ mais dont l'intérêt grandit au fur et à mesure de la projection. Une oeuvre parfois émouvante portée par la justesse de son interprétation (mention spéciale à Félix Moati) et la douceur de son ambiance provençale ensoleillée. Un film qui aurait mérité une distribution en salle plus généreuse...
Un film qui pose avec délicatesse des questions de fond sur le déterminisme social, les traumatismes de l'enfance et les traces qu'ils laissent et en particulier comment être parent après une enfance saccagée Un peu long à démarrer, parfois maladroit mais sensible, émouvant, joliment interprété, avec une violence sourde mais aussi de beaux moments de poésie