Le film va soulevé plusieurs sujets délicat, l’adoption, les enfants, l’éducation sans oublier les jugements et le regard des autres. Plutôt bien réalisé et bien interprété, on le traverse facilement .
«Vivre dans la marge» Mikado fait vivre sa famille (une femme, une ado et un garçon) dans la marge dans un van. Jusqu’au moment où le van tombe en panne et ils font escale chez Vincent. L’occasion pour chacun d’exprimer plus ou moins bien son ressenti sur cette façon de vivre, ses causes et de se projeter dans le futur. Le sujet est intéressant, les acteurs au diapason. Mickaël-Mikado est stressant dans sa violence intérieure et son agitation, rendant le film parfois malaisant. On voit un peu trop parfois le jeu de caméra mais l’ensemble est touchant.
Un film français de plus très surcoté. L’histoire de cette famille désireuse de vivre en marge de la société n’est guère passionnante, la réalisation brouillonne, et on s’ennuie devant ce récit sans grand intérêt …
Passée la (trop) grosse première demi-heure maladroitement scenarisée et filmée (il faut vraiment arrêter les soi-disant flous artistiques au cinéma !), on peut trouver quelque intérêt à cette histoire confuse de ce couple en fuite, surtout grâce à l'interprétation de l'excellent Félix Moati et de Vimala Pons à qui j'ai trouvé d'étonnantes ressemblances avec Romane Borhinger (mais ceux qui connaissent mon peu d'appétence à la physionomie vont ici rigoler !). Pas vraiment convaincu, vous l'aurez compris. À vous de vous faire votre avis donc !
Avec Mikado, la réalisatrice, habituellement abonnée aux comédies, surprend en quittant sa zone de confort pour livrer son film le plus abouti à ce jour. Un drame touchant, sans tomber dans le pathos, qui aborde des sujets sensibles comme les blessures d’enfance et la maltraitance. Si certaines scènes semblent un peu expédiées, notamment la fin, l’ensemble reste très solide. Mention spéciale à Ramzy Bedia et Félix Moati, tous deux excellents, livrant des performances de haut vol. Un film fort, humain, une très belle surprise.
Une jolie comédie dramatique et social qui tourne autour de cette famille de nomades menée par Mikado - surnom du papa - qui est hanté par une jeunesse en famille d'accueil et veut éviter de revenir dans le circuit officiel de la société. Le film n'est pas mauvais mais l'histoire assez marginale n'a pas trop imprimé chez moi et surtout j'ai trouvé que le choix d'une forme empreinte de légèreté empêchait au récit de vraiment impacter et toucher à l'universel . Pour les reste le film est bien réalisé et le casting au niveau.
Mikado et Laetitia ont deux enfants : Zéphyr et Nuage. La petite famille vit sur les routes, dans un van, au gré de leurs aventures. Mikado est très angoissé à l'idée que la police découvre l'existence de ses deux enfants et pour cause : ils ne sont pas déclarés et n'existent pas, ils n'ont pas d'état civil. Suite à un coup de main donné à un professeur sur la route, leur van tombe en panne. En salle le 9 avril.
spoiler: "Mikado" est une belle histoire. Le film nous fait découvrir des personnages attachants, deux familles aimantes qui se percutent, sans jamais tomber dans le piège des arcs narratifs du film français social vus et revus. J'ai particulièrement aimé la relation d'amour entre les deux adultes au passé trouble, qui ont une manière très différente d'ecorciser leurs démons. On comprend leurs choix d'antan, puis on comprend qu'il est trop tard pour faire marche arrière. J'aurais aimé en savoir plus sur le passé de Laëtitia. De même, je trouve la réaction de Vincent d'appeler la police un peu "bête et méchante" indigne d'un professeur brillant, même si la philosophie finale est sympa.
Mikado et Laetitia ont choisi de vivre en marge de la société, sur les routes, afin de préserver leurs deux enfants d’un monde qu’ils jugent trop brutal. Quand leur voiture tombe en panne, ils trouvent refuge chez Vincent, un professeur solitaire vivant avec sa fille.
J’étais curieux de découvrir ce nouveau film de Baya Kasmi, dont YOUSSEF SALEM A DU SUCCÈS avait été une belle surprise. Elle retrouve ici Ramzy Bedia, qu’elle pousse hors de sa zone de confort avec un rôle plus introspectif, clairement inscrit dans le registre du mélodrame.
Mais MIKADO reste imprégné de douceur, d’humour discret et d’une vraie tendresse. La lumière et la photographie participent d’ailleurs beaucoup à cette sensation de chaleur, offrant au film une certaine luminosité malgré la gravité des thèmes abordés.
Ce qui frappe avant tout, c’est la direction d’acteurs, toujours dans la retenue, qui rend les personnages profondément humains et attachants. Tous portent les traces d’un passé douloureux, à commencer par Mikado, hanté par une enfance maltraitée dont il cherche à protéger ses enfants.
Et pourtant, c’est sa fille, Nuage, qui devient peu à peu le cœur du récit. Son arc narratif est sans doute le plus abouti. À tel point qu’on se dit que le film aurait pu porter son nom. Le film bascule donc entre les points de vue du père qui cherche à protéger ses enfants du monde extérieur, et l’adolescente avide de découvrir cette société qu’elle qu’on lui a toujours cachée.
Mais le film est bancal sur certains points. Parfois il appuie par des dialogues des choses, là où l’image aurait suffi. Et d’un autre côté il laisse certains éléments importants en suspens. C’est le cas du personnage de la mère, qui même si on devine son enfance brisée, j’aurai justement aimé que son personnage soit plus creusé. Il y a aussi ce dernier acte, qui cristallise pourtant tous les enjeux du film et que j’ai trouvé un poil expédié.
Mais MIKADO, ça reste pas mal, un film un peu brouillon mais solaire et qui questionne en douceur notre rapport à la norme, à la famille, à l’extérieur.
Heureuse réalisatrice et scénariste du très original Youssef Salem a du succès, Baya Kasmi nous propose une très jolie comédie dramatique sur un thème grave. Bien écrite, une réalisation pleine de soleil et un casting remarquable pour 94 minutes qui valent le coup d’être vues. Mikado et Laetitia vivent avec leurs enfants sur les routes. Une panne de moteur les amène à s’installer le temps d’un été chez Vincent, un enseignant qui vit seul avec sa fille. C’est le début d’une parenthèse enchantée qui pourrait aussi bouleverser l’équilibre de toute la famille alors que Nuage, leur fille aînée, se prend à rêver d’une vie normale. Laissez- vous séduire par les aventures de Mikado, Nuage et Zéphir… un régal. L’enfance et le désir de liberté qui, souvent, l’accompagne… voilà, selon la cinéaste, le sujet de son film. Mais il en est un autre, plus grave mais sous-jacent qui, en se dévoilant, explique les réactions de son héros. On parle ici d’enfants placés dans des familles d’accueil ou en foyers, mais sans que l’autorité parentale de leurs pères ou mères ait été retirée. La réalisatrice a voulu explorer comment ces enfants ont grandi avec ce paradoxe et les séquelles que cela a pu avoir sur leur vie. Ce film scrute le passage de l’enfance à l’âge adulte et qui sont populaires, tout en parlant de personnages en marge. Mais, tourner en plein été dans l’arrière-pays toulonnais, a permis d’éviter le piège habituel de la grisaille habituel des films de réalisme social. Un film généreux et sincère qui vous touche au plus profond. Côté casting, Félix Moati, écorché vif, trouve là sans doute un de ses tout meilleurs rôles. Vimala Pons et Ramzi Bedia, sont égaux à eux-mêmes, donc excellents. Mais la vraie révélation de ce film reste la jeune Patience Muncherbach, qui fait irrésistiblement penser à la Charlotte Gainsbourg de L’effrontée. Belle prestation également de Saül Benchetrit. La chronique est tendre et sincère, et sait ne jamais oublier de nous faire rire. Un beau film jamais démonstratif ni sentencieux admirablement servi par une distribution très inspirée.
Michael Gozzi dit Mikado (Felix Moati) est en cavale avec Laetitia (Vimala Pons) et leurs leurs deux enfants: Neige qui est une adolescente de 17 ans et son frère Zéphir de 6 ans. Leur van tombe en panne et à cette occasion, ils rencontrent Vincent (Ramzy Bedia) professeur élevant seul sa fille du même âge que Nuage. La pièce de rechange va mettre une quinzaine de jours pour arriver, aussi Vincent propose d'héberger la famille dans sa belle maison en pleine nature dans le sud de la France. Très vite, Nuage, étonne dans le collège alors qu'elle accompagne sa nouvelle amie, bravant l'interdit paternel. Elle n'a jamais été scolarisée... Baya Kasumi réalise ici un film tout en ellipses, où rien n'est dit et où l'émotion est toujours en équilibre fragile et en tension. Elle laisse au spectateur le chemin à se faire. Le film est un moment de vie, entre les acteurs, à qui; on le ressent ainsi; elle accorde la priorité et toute sa confiance. Elle recrée dans un esprit de troupe, une famille de comédiens. La famille, c'est justement le thème de son film. Sans porter aucun jugement de valeur sur les personnes dans la marge, elle montre un Mikado, qui n'a qu'une obsession: ne pas être séparé de sa famille, comme il l'a été lui-même quand il était enfant. Mais, comme c'est souvent le cas, c'est ce dont il a peur, qui le conduit dans le mur, et c'est la connaissance du pire qui provoque sa libération. La réalisatrice assume les frustrations qu'elle provoque: si on connait le passé de Mikado, on ne sait rien de celui de Laetitia. Ce moment de vie où l'on oublie presque qu'on est dans un film, est remarquablement interprété par l'ensemble des acteurs professionnels, mais aussi par Zéphir (quasi muet car paraît-il, ne voulant pas dire ses répliques, et pourtant si présent), et par les deux jeunes filles promises à un bel avenir d'actrices. Un film lumineux de grâce et d'émotions!
Je suis allé voir ce film sans grande attente et.. une excellente surprise. On est touché par les personnages remarquablement incarnés. Tout sonne juste et on est réellement pris par les émotions qui traversent tous les personnages. Chacun nous touchant a sa façon. avec des parcours de vie difficiles et des choix radicaux qui pourtant concourent vers un chemin de résilience libérateur. Ce film m'a fait beaucoup pleurer et, en même temps, beaucoup de bien.
Sur un sujet délicat (un père "fuyant" pour éviter que ses enfants soient placés comme il l'a été), un très beau film, très juste, sachant éviter les clichés.