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VILLE.G
78 abonnés
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3,5
Publiée le 23 avril 2025
Un film assez fort et assez dur. On est pris par l’intensité très bien rendue des sentiments des personnages. Même si parfois on s’étonne du côté un peu incohérent de la situation.
Mikado et Laetitia ont deux enfants : Zéphyr et Nuage. La petite famille vit sur les routes, dans un van, au gré de leurs aventures. Mikado est très angoissé à l'idée que la police découvre l'existence de ses deux enfants et pour cause : ils ne sont pas déclarés et n'existent pas, ils n'ont pas d'état civil. Suite à un coup de main donné à un professeur sur la route, leur van tombe en panne. En salle le 9 avril.
spoiler: "Mikado" est une belle histoire. Le film nous fait découvrir des personnages attachants, deux familles aimantes qui se percutent, sans jamais tomber dans le piège des arcs narratifs du film français social vus et revus. J'ai particulièrement aimé la relation d'amour entre les deux adultes au passé trouble, qui ont une manière très différente d'ecorciser leurs démons. On comprend leurs choix d'antan, puis on comprend qu'il est trop tard pour faire marche arrière. J'aurais aimé en savoir plus sur le passé de Laëtitia. De même, je trouve la réaction de Vincent d'appeler la police un peu "bête et méchante" indigne d'un professeur brillant, même si la philosophie finale est sympa.
Une famille soudée, aimante, vit en marge dans le sud de la France. Le père est un ancien enfant placé en famille d'accueil. Voilà un très beau film, sensible, très bien joué, qui laisse de côté les pesanteurs habituelles de l'action, de l'esbroufe ou du comique, et où chaque personnage nous touche à sa manière. On aimerait en voir plus souvent.
En compartimentant le traitement de ses personnages, l’œuvre perd en unicité ce qu’elle gagne en profondeur. On a parfois l’impression d’assister à une galerie de portraits plus qu’à un film en tant que tel - mais cette galerie est poignante, qui esquisse la douleur et ses répercussions avec beaucoup d’élégance. Tous les personnages sont hantés et hantent à leur tour ceux qu’ils aiment par leurs névroses projetées. Chacun pense bien faire, l’un en muselant, l’autre en s’affranchissant… Au final c’est surtout la cruauté d’un système, appelons le ainsi, qui écrase ses victimes en refusant d’écouter le drame de leur histoire personnelle. Félix Moati livre une prestation douloureuse, Vimala Pons brille à lui rendre coup pour coup ce qu’il inflige. Ramzy Bedia, enfin, est au diapason d’un casting juste en tout.
Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Mikado" sur YouTube !
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Sur les routes, Mikado et Laëtitia élèvent leurs enfants dans un vieux van. Quand une panne les cloue en Provence chez Vincent, instit' lunaire et veuf, tout bascule. Un été étrange commence. Et les certitudes, elles, vacillent. Derrière cette simplicité, Baya Kasmi déploie une chronique douce-amère. Une sorte de fable moderne où la liberté a un prix. Ceux qui la suivent depuis Youssef Salem a du succès savent déjà : sous l’humour, la faille. Et justement : on attendait quoi ? Une utopie nomade ? Une critique sociale ? On reçoit un conte d’été, avec ses illusions, ses silences. Un film sans grand fracas, mais avec de vraies secousses intérieures. Le genre de film où l’on ne sait plus si on veut y rester… ou s’enfuir. L’intrigue n’a rien d’un thriller. Pas de rebondissements violents. Juste une tension douce : rester ou partir ? Grandir ou fuir ? La lenteur du récit, parfois frustrante, sert en réalité une atmosphère : on vit à leur rythme. On rêve un peu. Puis on doute. Oui, le film joue avec des clichés. La roulotte, l’instit’ paumé, la fillette trop mûre. Mais Kasmi les détourne, les creuse. Elle ne juge pas. Elle observe. Et ça change tout. Visuellement, c’est un été étiré. Romain Le Bonniec capte les silences et les lumières de fin de journée. Tout semble flottant, suspendu. Et justement, l’éclairage parle. Quand le soleil décline, les choses deviennent floues. La lumière n’éclaire plus : elle masque. Elle trahit. Les acteurs sont en apesanteur. Félix Moati incarne ce père idéaliste avec une gravité douce. Vimala Pons est électrique. Et Ramzy Bedia, inattendu, émeut sans forcer. Mais ce sont les non-dits entre les personnages qui font mal. Un regard, un silence, une absence. On sent que quelque chose ne tient plus. La musique de Jérôme Bensoussan est discrète, presque absente. Et c’est là qu’elle fonctionne. Les sons du réel – gravier, vaisselle, souffle – prennent le relais. Et vibrent. Et puis, l’émotion : quand Nuage dit non. Non à la fuite. Non au rêve imposé. C’est dit sans colère. Mais ça casse. Le film veut-il transmettre un message ? Peut-être. Ou alors il préfère le trouble. Et c’est tant mieux. En vrai, Mikado ne se regarde pas. Il s’écoute. Il se ressent. Comme une chanson douce qu’on ne comprend pas toujours. Je lui mets un 7 sur 10. Parce que ce n’est pas un chef-d’œuvre. Mais c’est humain. Et ça, c’est rare.
Un film aussi mal empilé que son nom. Chaque scène est une tige de bois qui tombe, lentement, douloureusement, sans logique ni grâce. On cherche le sens, on trouve l’ennui. Et quand enfin ça se termine, on se demande si ce n’était pas un tuto sur comment rater un film.
Un film attachant, bien écrit et bien joué, avec un bon dosage entre art suggestif et approche psychologique. On regrettera juste quelques séquences maladroites (la dispute entre les deux hommes, le cours au collège) et un dénouement convenu.
Une histoire familiale assez improbable. Le début est assez confus et maladroit. Puis on se laisse entrainer dans cette histoire. Belles interprétations surtout des ados.
Un film très touchant qui aborde un sujet rarement évoqué, la souffrance des enfants placés en famille d'accueil. C'est un film qui nous renvoie sur le sens de l'éducation. Des acteurs formidables et cette sublime chanson du regretté Nino Ferrer... A Voir !
Passée la (trop) grosse première demi-heure maladroitement scenarisée et filmée (il faut vraiment arrêter les soi-disant flous artistiques au cinéma !), on peut trouver quelque intérêt à cette histoire confuse de ce couple en fuite, surtout grâce à l'interprétation de l'excellent Félix Moati et de Vimala Pons à qui j'ai trouvé d'étonnantes ressemblances avec Romane Borhinger (mais ceux qui connaissent mon peu d'appétence à la physionomie vont ici rigoler !). Pas vraiment convaincu, vous l'aurez compris. À vous de vous faire votre avis donc !
Mikado et Laetitia ont choisi de vivre en marge de la société, sur les routes, afin de préserver leurs deux enfants d’un monde qu’ils jugent trop brutal. Quand leur voiture tombe en panne, ils trouvent refuge chez Vincent, un professeur solitaire vivant avec sa fille.
J’étais curieux de découvrir ce nouveau film de Baya Kasmi, dont YOUSSEF SALEM A DU SUCCÈS avait été une belle surprise. Elle retrouve ici Ramzy Bedia, qu’elle pousse hors de sa zone de confort avec un rôle plus introspectif, clairement inscrit dans le registre du mélodrame.
Mais MIKADO reste imprégné de douceur, d’humour discret et d’une vraie tendresse. La lumière et la photographie participent d’ailleurs beaucoup à cette sensation de chaleur, offrant au film une certaine luminosité malgré la gravité des thèmes abordés.
Ce qui frappe avant tout, c’est la direction d’acteurs, toujours dans la retenue, qui rend les personnages profondément humains et attachants. Tous portent les traces d’un passé douloureux, à commencer par Mikado, hanté par une enfance maltraitée dont il cherche à protéger ses enfants.
Et pourtant, c’est sa fille, Nuage, qui devient peu à peu le cœur du récit. Son arc narratif est sans doute le plus abouti. À tel point qu’on se dit que le film aurait pu porter son nom. Le film bascule donc entre les points de vue du père qui cherche à protéger ses enfants du monde extérieur, et l’adolescente avide de découvrir cette société qu’elle qu’on lui a toujours cachée.
Mais le film est bancal sur certains points. Parfois il appuie par des dialogues des choses, là où l’image aurait suffi. Et d’un autre côté il laisse certains éléments importants en suspens. C’est le cas du personnage de la mère, qui même si on devine son enfance brisée, j’aurai justement aimé que son personnage soit plus creusé. Il y a aussi ce dernier acte, qui cristallise pourtant tous les enjeux du film et que j’ai trouvé un poil expédié.
Mais MIKADO, ça reste pas mal, un film un peu brouillon mais solaire et qui questionne en douceur notre rapport à la norme, à la famille, à l’extérieur.
Un joli film sur la famille, les traumatismes de l'enfance et l'adolescence, porté par un joli casting. Dommage qui le scénario ne lui permette pas vraiment de sortir du lot. C'est sympathique.
Waow! Belle surprise que ce film simple mais profond. Je découvre des acteurs vraiment incroyables, un vrai travail de comédien avec une sensibilité, une profondeur rare. On nous trimbale entre des sensations de mal être, de gène autant que par une compassion et des sourires face a ce que la vie peut réserver à certains humains et comment ils tentent de s'en sortir. C'est joyeux et triste à la fois, mais c'est beau surtout.
Séquelles Les traumas de l’enfance sans parent sont mis à l’examen. On prend conscience à quel point nous ne partons pas tous du même point de départ. Pire, l’institution crée des traumatisés qui génèrent des inadaptés. Ce long métrage met l’accent sur les difficultés à s’insérer socialement lorsque l’on a pas les bases ou les codes. Le rôle de Moati en est la plus belle preuve. On peut le croire tyrannique au début pour finalement se révéler blessé au plus profond de son être. Chacun a son histoire et celle ci conditionne notre point de vue, notre façon d’être. Telle est la moralité du film. C’est un peu brouillon par moment mais ce long métrage a le mérite de mettre en exergue un sujet trop peu traité. À voir