Le scénario met du temps à dévoiler les tenants et aboutissants de ce qui est pourtant son fil conducteur. Une vie fracassée sur le plan familial qui conduit le personnage principal éponyme du titre (quel drôle de nom) à ne pas vouloir que ça se reproduise pour ses propres enfants et à faire le choix de vivre en itinérance en marge de la société. A l’occasion d’une étape prolongée pour cause d’ennui mécanique dans une famille ayant aussi du mal à se reconstruire après un drame familial, ce mode de vie ne sera pas sans éveiller une recherche de « normalité » de la part de son adolescente de fille. J’ai cherché s’il fallait donner du sens au titre Mikado. Vous connaissez le jeu de Mikado ? Des bâtonnets représentants différentes valeurs de points jetés en tas. Il faut les retirer un à un sans en faire bouger aucun autre. Il doit y avoir quelque chose de ça même si ça m’est apparu, somme toute, quelque peu abscons.
Une jolie comédie dramatique et social qui tourne autour de cette famille de nomades menée par Mikado - surnom du papa - qui est hanté par une jeunesse en famille d'accueil et veut éviter de revenir dans le circuit officiel de la société. Le film n'est pas mauvais mais l'histoire assez marginale n'a pas trop imprimé chez moi et surtout j'ai trouvé que le choix d'une forme empreinte de légèreté empêchait au récit de vraiment impacter et toucher à l'universel . Pour les reste le film est bien réalisé et le casting au niveau.
Très beau film fort sur la famille, les liens parents/enfants et l'éducation. On suit une famille qui vit dans son van et dans laquelle les parents n'ont jamais déclaré leurs enfants. Mais les enfants grandissent et le choix des parents n'est plus aussi simple à imposer. De chouettes acteurs (Félix Moati, Vimala Ponce, Ramzy...). A voir
Un film qui pose avec délicatesse des questions de fond sur le déterminisme social, les traumatismes de l'enfance et les traces qu'ils laissent et en particulier comment être parent après une enfance saccagée Un peu long à démarrer, parfois maladroit mais sensible, émouvant, joliment interprété, avec une violence sourde mais aussi de beaux moments de poésie
excellent film. touchant et brûlant de désespoir. une composition magistrale de Ramzi et une bande originale bien sentie. bref. un excellent film une surprise magistralement jouée.
«Vivre dans la marge» Mikado fait vivre sa famille (une femme, une ado et un garçon) dans la marge dans un van. Jusqu’au moment où le van tombe en panne et ils font escale chez Vincent. L’occasion pour chacun d’exprimer plus ou moins bien son ressenti sur cette façon de vivre, ses causes et de se projeter dans le futur. Le sujet est intéressant, les acteurs au diapason. Mickaël-Mikado est stressant dans sa violence intérieure et son agitation, rendant le film parfois malaisant. On voit un peu trop parfois le jeu de caméra mais l’ensemble est touchant.
Bien que moyennement enthousiaste je mets ces trois étoiles pour récompenser le jeu des acteurs qui, à part le petit garçon, se sont vraiment investis dans leur rôle. Mon manque d'enthousiasme est en grande partie dû au fait que le personnage joué par Félix Moati m'est apparu assez détestable, m'a empêché d'éprouver pour lui de l'empathie et m'a un peu gâché le film : même si son enfance a été visiblement très difficile son renfermement dans une colère endémique et son manque d'investissement dans la conduite de la famille ne me l'ont pas rendu sympathique. Le personnage joué par Ramsi m'est au contraire apparu très bien vu ainsi que celui de Vimila Pons. Les deux jeunes filles sont aussi très bien.
Baya Kasmi signe avec Mikado, un film pudique, touchant et sincère. Portée par des acteurs d’une grande justesse, et dont l’émotion est palpable à chaque scène, l’histoire nous embarque, à son rythme, et interroge sur l’enfance, la famille et la fragilité des liens. Une belle découverte.
Les acteurs sont très convainquant, l'histoire est originale et très belle. Ce film est de ceux qui restent dans la tête après le générique de fin. A ne pas manquer !
Baya Kasmi prend le virage de la comédie vers le drame dans cette histoire en clair obscur où Félix Moati trouve le plus beau rôle de sa carrière, aux côtés d'une Vimala Pons qui joue une compagne à l'enfance non moins troublée et à la sensibilité explosive et de Ramzy, toujours impeccable. Comment les traumatismes se passent de parent à enfant, comment négocie-t-on la liberté adolescente, comment peuvent s'aider des adultes perdus qui se croisent par hasard ? Un très très beau film
Très intéressant film de Baya Kasmi qui réalise là un film très subtil avec un sujet rarement traité à savoir la parentalité chez les anciens enfants de la DDASS et certains problèmes inhérents à l’éducation à domicile . La réalisatrice entoure ses personnages d’une bienveillance maternelle et cette chronique sociale est portée par les formidables Félix Moati , Vimala Pons et Ramzy Bedia sans oublier la jeune Patience Munchenbach !
J’ai été bouleversée par ce film je l’ai vu en avant première à Rennes et j’y pense sans cesse. c’est Un film qui parle avec une grande acuite d’éducation parentale et de marginalité. Qui raconte tout ce que l’on fait mal par amour. Les interprètes sont hallucinants : j’ai lu quelque part que Félix Moati avait des airs de Patrick Dewaere : je suis d’accord. Baya Kasmi est une formidable directrice d’acteur.