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Adelme D.Otrante
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4,0
Publiée le 24 novembre 2024
Au Japon la garde partagée n’existe pas ce qui provoque souffrance, tensions voire enlèvements. Au volant de son taxi Jay parcoure les rues de Tokyo en espérant tomber sur sa fille qu’il n’a pas revue depuis son divorce, et puis un jour….Un film délicat et sensible, comme le sont ceux du cinéma japonais, tourné par un français avec l’un des meilleurs acteurs de sa génération totalement crédible dans son rôle d’expatrié maîtrisant parfaitement la langue et les codes nippons. Certains esprits chafouins le trouveront pathos, pour moi il est beau, subtil et émouvant.
L’histoire est très triste, certes. Mais ce film est mou et la plupart des scènes ne servent pas à grand chose. Les scènes avec son père qui joue très mal. La recherche de tire bouchon. Ça ne sert à rien. L’émotion ne passe pas à travers l’écran et pourtant je suis hyper sensible. Tout le monde joue mal. Et pourtant j’adore Duris et Tokyo ! La seule scène que l’on attend depuis le début n’est même pas dans le film et on retrouve les personnages après ce qu’on n’a pas vu. Il y a des incohérences notoires [spoiler alert : il vend sa maison sans avoir rien préparé ni range la chambre de sa fille ? Il la retrouve mais n’est jamais tenté de lui montrer sa chambre ? Il reste marié sans divorcer sinon il ne pourra plus la voir…. Mais il ne la voit plus, n’en a plus le droit et verse une pension ?] Le petit animal mi singe mi lémurien est formidable. Mais c’est tout… quelle déception !
Un film d'une haute subtilité, inspiré d'histoires vraies, d'une dimension dramatique inouïe. Romain Duris interprète superbement le rôle. Le script refuse les facilités de la guimauve émotionnelle, n'en garde que la pulpe, et des éclats d'humour furtifs, très réussis, ponctuent cette histoire qu'il faut absolument aller voir.
Une Part Manquante est un film à voir absolument tant le sujet, très dur, est mise en scène avec délicatesse et justesse. Le drame des enlèvements parentaux d'enfants au Japon a été plus ou moins médiatisé ces dernières années sans qu'on puisse s'imaginer ce que vivent ces enfants et le parent dont ils sont séparés. Guillaume Senez réussit le tour de force de nous plonger à leur place entre rires et larmes, espoirs déçus puis ressuscités. Nous trouvons un Romain Duris au sommet de son art et qui a dû beaucoup bosser son Japonais. Judith Chemla et Mei Cirne-Masuki complètent parfaitement ce casting qui nous fait passer par toutes les émotions. Un grand film qui nous fait progresser par petites touches vers une grande fin.
Ai vu « Une part manquante » de Guillaume Senez. Ce long métrage se passe intégralement à Tokyo et est joué autant en japonais qu’en français et c’est là que réside l’originalité du projet et de sa réalisation. Jay (impressionnant Romain Duris) a eu une fille avec une femme japonaise il y a douze ans. Ils se sont séparés spoiler: et au Japon c’est le premier parent qui réclame la garde de l’enfant qui l’obtient en intégralitéspoiler: . 12 ans plus tard, Jay est resté au Japon, en tant que chauffeur de taxi dans la mégalopole, ce métier lui permet de chercher du regard pendant ses courses les jeunes filles dans l’espoir de retrouver la sienne. Il rencontre Jessica (Judith Chemla)spoiler: qui vit exactement la même situation mais à l’inverse, c’est le père japonais qui vient juste de prendre la garde de son filsspoiler: . Ce jeu de miroir était inutile puisque redondant. Les plans dans la ville sont très beaux, jamais caricaturaux et en évitant tous les sites touristiques. Romain Duris force le respect tant son jeu en japonais pratiquement pendant 1h45 est crédible. Le personnage de Jessica est écrit à gros traits et l’on sent que Judtih Chemla n’a pas trouvé le bon niveau de curseur pour le défendre, elle est souvent en sur-jeu et les scènes en duo avec Romain Duris tournent souvent à la répétition où à vide. La loi japonaise est très éloignée de la notre et le scénario s’appuie sur de nombreux cas semblables, alors l’on aurait aimé mieux comprendre les ambiguïtés, les subtilités de ce casse-tête juridique et culturel. Un manque de distance parfois trop proche et un peu mélo et souvent trop loin donc trop froid fait que le spectateur peut trouver des facilités de scénario, des répétitions, du remplissage inutile. Immanquablement il y a une part manquante qui fait que l’on pourrait vraiment s’attacher à cette histoire et à ce long métrage.
c'est un bien joli film sur un sujet qu'on ne connaît pas et qui s'avère certainement un desastre pour de nombreuses familles mixtes franco-japonaises. Romain Duris ne peut plus voir sa fille suite à sa séparation avec sa femme qui est partiei avec cet enfant de 3 ans, il n'a plus le droit de la voir jusqu'à ce qu'elle ait 18 ans. il cherche à la retrouver. c'est vraiment très beau et Romain Duris est comme toujours parfait
Film qui traite d'un sujet qui semble assez fou d'un point de vue culturel en France : l'impossibilité d'avoir droit à une garde partagée au Japon en cas de séparation des parents. Les personnages incarnés par Romain Duris et Judith Chemla sont dans ce cas-là et essaient de se serrer les coudes mais ils craquent tous les deux tour à tour. Romain Duris n'a pas vu sa fille depuis 9 ans, il ne l'a pas oubliée pour autant, et voilà qu'elle devient une cliente à lui, étant chauffeur de taxi. Des longueurs. Bof.
je m'attendais à nettement mieux ! Film "insipide", plein d'incohérence et de désordre dans le scénario. Le sujet de la garde exclusive au Japon est mal abordé et désordre. Romain Duris n'est pas convaincant du tout dans son interprétation.
Le scénario du film repose sur une loi japonaise ubuesque : en cas de séparation conflictuelle, lorsqu'un des deux parents part avec l'enfant, il ôte à son ex-conjoint tout droit parental. Le parent qui n’en a pas la garde ne le verra plus jusqu’à sa majorité.
Romain Duris, en chauffeur de taxi qui écume les rues de Tokyo dans l'espoir de retrouver sa fille, puis de renouer un lien avec elle, trouve là un de ses plus beaux rôles, après Le Règne Animal et le plus lointain mais non moins réussi Dans Paris. Tout en sensibilité et en intériorité, il porte le film quasi intégralement sur ses épaules, ou plus exactement sur ses regards, à travers son rétroviseur. Sa maîtrise du japonais impressionne également.
Pour autant, le récit fait du sur place pendant tout son deuxième tiers, par un certain manque de consistance du scénario, même s'il faut mettre à son crédit de ne jamais tomber dans le pathos ou dans la facilité, comme aurait pu être celle de faire naître une histoire d'amour entre les personnages incarnés par Romain Duris et Judith Chemla, deux parents qui portent le même combat et la même souffrance.
La dernière ligne droite du film cherche à compenser ce rythme languissant et à augmenter la charge émotionnelle, au risque d'être quelque peu en contradiction avec tout ce qui a été bâti précédemment. spoiler: Mais l'on comprend que c'est la prise de conscience de ce père qu'il ne parviendra jamais à ses fins par des voies diplomatiques et légales qui le pousse à franchir la ligne rouge.
La bande originale, composée majoritairement par @oliviermarguerit , renforce la mélancolie douce du film et s'accorde parfaitement avec les images de déambulation du taxi dans les rues de la capitale japonaise. Elle contient également un très beau morceau interprété par @jeanneadded ainsi qu'une reprise de Que je t'aime, chantée en japonais par Johnny himself.
Une Part Manquante est typiquement le genre de films qui ne touchera pas nécessairement un très large public mais qui offre à un acteur un rôle qui lui permet de tutoyer les sommets et de consolider encore davantage une filmographie déjà très belle.
Le film soulève avec justesse le fléau de plus en plus répandu des parents séparés de leurs enfants, homme comme femme. Romain Duris excelle dans son rôle, pas de mièvreries, l’issu est inattendue
Magnifique film, très touchant qui aborde une réalité peu connue des couples internationaux. Beaucoup trop d'enfants sont malheureusement arrachés suite à des séparations. L'interprétation de Romain Duris est tellement juste et la jeune actrice est très talentueux
Ce n'est pas un film d'action mais scénario hyper bien ficelé qui nous entraîne dans cette histoire incroyable : un autre monde habite par un Duris toujours au top.
Très beau film, très bien interprété par Romain Duris qui garde toujours son côté loufoque si plaisant ainsi que Judith Chemla qui est du même acabit et la jeune Lily que l'on aime dès le début..... Drôle de coutume japonaise de résoudre les séparations et conflits familiaux, espérons que cela change, c'est d'autant plus difficile pour les couples mixtes
Après les excellents ( selon moi) " the quiet girl" de Colm Baired, (2023) " le roman de Jim" frères Larrieu (2024), voilà " une part manquante" qui traite à son tour de la force du lien ( ici entre un père et sa fille).
Le scénario donne aussi l'occasion de développer une variation de cette question , déclinée au Japon où une loi locale prive facilement le droit d'un parent de voir son enfant jusqu'à sa majorité.
Sans doute un peu moins réussi que les deux références précitées, " une part manquante" mérite pourtant le détour.
Confrontation entre deux civilisations, Alain Corneau avait parfaitement illustré le sujet avec son " stupeur et tremblements", le dernier opus du français CS donne à voir aussi la décorrélation entre le sexe d'une part et l'empathie, la réceptivité au lien d'autre part.
On se souviendra ainsi des deux scènes très réussies où intervient l' ex belle mère, plus vraie que nature.
Si la réalisation est ici purement illustrative, CS bénéficie de la présence de R.Duris qui propose une des meilleures prestations de sa carrière ( avec " de battre mon coeur s'est arrêté" de Jacques Audiard.
Absolument formidable pendant sa dernière demi-heure, cette dernière justifie à elle seule ( si l'on est intéressé par le sujet) de ne pas manquer ce film : il le mérite.