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Spider cineman
216 abonnés
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3,5
Publiée le 5 août 2026
Même si le démarrage est un peu poussif le film gagne réellement en intérêt sur sa seconde partie avec son action, le casting tient par ailleurs bien la corde, pas mal pour l illustration du conflit au Nicaragua même si c est un peu superficiel.
Questionnant le sens, l'éthique, la mission du reporter de guerre, le récit s'inspire de l'histoire vraie d'un journaliste américain assassiné lors de la révolution nicaraguayenne, conduisant les Etats-Unis à retirer leur soutien au gouvernement meurtrier en place. Offrant des séquences de guérilla ou de combats urbains maitrisées (qui dynamisent une mise en scène très classique voire manquant de punch) le réalisateur s'intéresse, au-delà des enjeux politiques dont divers dialogues, l'amoralisme assumé d'un mercenaire charismatique (narquois Ed Harris) ou le double jeu d'un espion français (minimaliste Jean-Louis Trintignant) rappellent avec une lucide distance cynique l'aspect stéréotypé et historiquement répétitif, aux hésitations morales de ses personnages rendus d'autant plus denses par les interprétations nuancées de Nick Nolte, Gene Hackman, Joanna Cassidy, tandis que la musique ironiquement légère souligne le paradoxe de vies faussement banales dont un cliché peut donner une vision très partielle ou très saisissante. A travers le pouvoir des images, c'est la puissance des symboles qui s'exprime ainsi que la critique de l'indifférence humaine face à ce qui lui semble lointain, étranger, inconséquent. Très pertinent.
Un film d'aventure , sur une base politique , la guerre civile au Nicaragua. Intrigues , enquêtes, corruption , on retrouve un peu tous les ingrédients habituels de ce genre de film. Très belle prestation de Nick Nolte.
À la fois film de guerre / film politique sur fond de romance, Under Fire nous plonge dans un Nicaragua en plein conflit, et à l'image d'un documentaire on suit les personnages principaux avec intérêt car à aucun moment les acteurs ne surjouent. Dépaysant et troublant de réalisme.
Très bon film qui nous emmène dans un pays en guerre civile vu par les journalistes qui couvrent ce genre d'événement. On sent tout au long du film le danger omniprésent pour ces gens qui veulent faire leur métier en informant le monde entier. C'est très réaliste, et c'est bien la force de ce film. Le film s'inspire d'un fait réel, et il a la particularité de montrer le journaliste principal de se film en train de photographier le chef de la révolution dans la même position dans laquelle fut prise la dernière photo du Che sur son lit de mort . A voir par tous pour tenter de ressentir ce que les journalistes de guerre endurent dans leur métier.
Un journaliste de guerre découvre le Nicaragua après l'Afrique. Il s'agit d'un film d'aventure, de guerre, politique et romantique. Le scénario est bien construit et les acteurs formidables. Trintignant joue un méchant complexe et envoutant. Le discours sous-jacent sur le pouvoir est moins convenu que d'habitude. A voir.
Under Fire n'est pas mauvais, mais il n'est pas bon non plus. Ça se regarde, mais ne transcende jamais le spectateur, sans doute trop linéaire et prévisible.
"Under Fire", film de guerre, politique et historique américain réalisé par Roger Spottiswoode, sorti en 1983. Le scénario s'inspire d'une histoire rapportée par le scénariste Clayton Frohman. Une plongée dans la révolution sandiniste nicaraguayenne et la lutte contre le dictateur Anastasio Somoza soutenu par les états-unis. Le film a le mérite de nous faire connaitre cette page d'histoire et montre assez bien la montée de la guerre civile au Nicaragua, l'influence des états-unis, des médias et de la presse et le cynisme des mercenaires qui se louent partout dans le monde pour combattre avec le plus offrant, dans le mépris total des causes défendues et changeant de camps au fur et à mesure de l'évolution des conflits. Une belle prestation d'Ed Harris dans ce rôle. Le scénario est basé sur des faits réels : spoiler: le 20 juin 1979, un journaliste de la chaîne ABC, Bill Steward, est tué par la guardia somoziste et son meurtre est filmé en direct. Le soir, la télévision américaine diffusait cet événement et le gouvernement américain abandonnait toute idée d'aider le régime en déroute.spoiler:
A la distribution : Nick Nolte, Joanna Cassidy, Gene Hackman, Ed Harris et Jean-Louis Trintignant et Jerry Goldsmith à la musique. Tarantino a déclaré que le thème musicale " nicaragua" du film était sa musique préférée, il en utilise d'ailleurs le thème dans "Django Unchained". Une bonne réalisation, bonne musique, une bonne reconstitution, même si la romance reste accessoire, elle n'occupe heureusement pas trop de place.
Bien filmé, jusqu'au "verisme" d'un reportage de guerre, mais visuellement beau jusqu'au grandiose. Scénario et découpage parfaitement maîtrisés, acteurs excellent, et pas que les vedettes. Le savoir faire d'Hollywood, qui ne fait jamais oublier ses ambiguïtés.
Le photographe de guerre pousse l'amour de son art jusqu'au sacrifice suprême, sauf que curieusement les balles auxquelles il s'expose jamais ne l'atteignent. Comme si cet étasunien était mis devant nos yeux juste pour nous faire oublier par son courage, ses nobles sentiments devant la dictature de Somoza le soutient de celui-ci par les USA. Cf; "Somoza est un salaud, mais c'est NOTRE salaud". Car, certes, ce dictateur est atroce, mais le film, à travers le personnage joué par Trintignant, donne à la fin de bonnes raisons à l'action de la CIA : il faut bien lutter contre le communisme, on vit dans un monde binaire, c'est comme ça. Dommage que les poètes aient choisi le mauvais camp. On va devoir les buter...
De vraies réussites, sinon, comme ce "chien de guerre" que croise plusieurs fois le photographe, mercenaire ici et là, et tantôt dans un camp, tantôt dans l'autre, tuant comme l'autre photographie, avec juste le souci du sale travail bien fait. Ou Somoza partant en exil avec ses morts.
Sinon, la romance entre reporters, pas si gratuite. Ça sert à montrer que les étasuniens ont non seulement de belles idée, bien nobles, mais aussi des sentiments purs.
Une chose que le film laisse apercevoir : la chute du tyran laisse un pays en ruine qui ne se relèvera pas. Bien vu. Le traitement du Nicaragua par la CIA a porté tous ses fruits pourris. Le pays est toujours déstabilisé en 2021.
Wikipédia : « Politiquement et éthiquement, le film manque singulièrement de focus, mais n'est pas pour autant faux-cul ». Erreur, "Under Fire" est faux-cul. D'ailleurs Somoza était un bien pire vicieux sournois que le fantoche représenté.
Quelle affiche les amis : Nick Nolte, Ed Harris, Gene Hackman et Jean-Louis Trintignant tous dans la fleur de l'âge pour ce drame politique. Hélas, "under fire" qui compte la révolte au Venezuela dans les années 70 n'est pas vraiment un film coup de poing et pourtant il y avait de la matière sur ce qui est connu comme l'une des interventions les plus marquantes de la CIA en Amérique Latine. La faute à une production beaucoup trop lisse et romantico hollywoodienne (c'est un produit MGM). De plus "under fire" a subi le poids des ans et parait très daté comparé aux films politique chocs sortis depuis. reste une belle brochette d'acteurs..... 2.5 / 5
Un excellent film d'aventures. Nick Nolte incarne un journaliste sans frontière. Gene Hackman interprète un reporter . Jean-Louis Trintignant tient d'un espion au Nicaragua. Ed Harris joue un militaire au Tchad.
"Under Fire", sous le feu. Sous le feu des projecteurs, telle était en 1979, la situation politique au Nicaragua qui traversait une période très sombre de son histoire: une population souffrante assujettie à la sous-nutrition la plus totale, aux maladies... tout ceci sous le "règne" du dictateur Somoza. "Under Fire" c'est le récit d'un guerre civile entre les sandinistes et les hommes de Somoza. Bien entendu les Etats-Unis sont là, prétendant à l'innocence totale dans ce conflit, mais qui s'y intéressent tout de même en vue de leurs propres intérêts. Spottiswoode signe un film montrant que le "couple" Guerre-Politique s'avère redoutable et redouté. Un film intelligent insistant d'avantage sur l'impact politique que conflictuel.