Ce bon film d'aventures a l’originalité se s’axer moins sur les conflits armés que sur la place tenue par les médias au cœur de la guerre. Il est réussi grâce à son casting impressionnant mais surtout à son scénario dénonçant intelligemment le rôle des Etats-Unis dans des conflits qu'ils prétendent ignorer mais dans lesquels ils défendent leurs intérêts de manières plus ou moins légales. Autrement dit, il s’agit là une belle dénonciation pleine de testostérone de la politique militaire américaine. Un engagement moralisateur et une mise en scène haletante qui font oublier les lenteurs de la narration de la première moitié du film.
Si elle n'évite pas quelques facilités, cette reflexion sur le pouvoir des images et la responsabilité de ceux qui les créées n'en reste pas moins passionante et a le mérite d'exister.
Un film un peu gaché par une première partie plate et sans grand intérêt, par contre le film devient passionnant quand on rentre dans le coeur de l'action et avec un petit effort on avait droit à un chef d'oeuvre.
Un film bien long mais qui nous montre tout un univers de la presse comme jamais, servi par d'excellents acteurs et un scénario bouleversant. On est quelque peu sous le feu de l'action avec le trio d'affiche.
Under Fire et un peu frustrant car on a l'impression de passer à côté de ce qui aurait pu être un très grand film ; la faute en revient à une mise en scène sans relief manquant de puissance (pas dans les scènes d'action par contre) heureusement qu'Under Fire est sauvé par son scénario très intelligent et un beau casting. Très belle B.O. de Jerry Goldsmith (dont Tarantino a repris un morceau pour son Django).
Resté dans l'ombre du grand Salvador d'Oliver Stone qui sortira 3 ans plus tard, Under fire est pourtant un film fort qui compense une réalisation assez plate par son casting impeccable mais surtout par son scènario tiré de fait réel assez horribles avec le recul.Après le fait de placé un triangle amoureux n'est clairement pas utile mais l'intrigue politique est parfaitement tenu n'hésitant pas à égratiner la politique Americaine en Amerique centrale, on peut se demander si un jour en France on saura capable de faire des films comme celui là ?
Un film engagé correct, qui dénonce le pouvoir des images utilisé dans un conflit, et qui s'intéresse à l'impact que la presse peut avoir en temps de guerre.
Under fire est certainement le film le plus intéressant de Spottiswoode. Il est vraiment bon jusqu'à son dernier quart ou l'écriture devient brusquement approximative. Cette dernière partie conventionnelle au possible amoindri la portée d'un film qui soulève de bonnes questions sur le rôle et la responsabilité des journalistes de guerre tout en y répondant habilement. Bons acteurs (on peut regretter le traitement superficiel des personnages de Hackman et surtout Harris), bonne tenue technique dans les scènes de guerrilla (ancien monteur de Peckinpah, le réalisateur connait son affaire) qui rivalisent sans peine avec celle du récent Che L'Argentin, score pas mémorable mais approprié de Goldsmith. Recommandable.
Excellente dénonciation des coulisses d'une véritable guerre civile, de l'action de la CIA en amérique centrale dans les années 70-80 (le Nicaragua n'est qu'un exemple dans ce domaine), du pouvoir des images et du rôle de la presse dans un conflit. Un bon film engagé qui n'est pas sans rappeler "Salvador" d'Oliver Stone. L'interprétation est d'un bon niveau et la force de certaines séquences suffit à véhiculer le message. A voir.
Vu il y a une d'années et en gardant un souvenir intense, cette redécouverte n'a sans doute pas été tout à fait à la hauteur de mes attentes. Un peu long, moins de scènes d'action que je ne pensais... La puissance émotionnelle espérée n'y est pas tout à fait. Cela écrit, Roger Spottiswoode signe ici probablement son meilleur film : que ce soit par son sujet très original et pour le moins audacieux à l'époque, sa dimension politique très critique vis-à-vis des États-Unis, beaucoup de choses intéressantes sont à observer, donnant au propos un aspect très « romanesque réaliste » intéressant, accentué par l'écriture intéressante faite des personnages : je pense notamment à l'impeccable trio Nick Nolte - Joanna Cassidy - Gene Hackman, formant presque une sorte de « triangle amoureux inconscient » pour le moins inhabituel, toujours traité avec recul et intelligence. Action plus discrète que prévu, donc, mais intense une fois en marche, la saisissante et désormais mythique musique de Jerry Goldsmith (sans doute plus connue que le film lui-même) ajoutant à la bonne impression générale, faisant également la part belle aux seconds rôles, notamment René Enríquez et Jean-Louis Trintignant, le second incarnant avec complexité une certaine idée de l'ingérence US vis-à-vis des pays sud-américains, apportant une noirceur supplémentaire à un scénario déjà assez dense. À défaut de retrouver l'engouement du premier visionnage, « Under Fire » reste une œuvre encore aujourd'hui trop méconnue, sans doute imparfaite, mais marquante.