13226 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
1 637 critiques spectateurs
5
656 critiques
4
749 critiques
3
177 critiques
2
39 critiques
1
13 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
LeFilCine
198 abonnés
631 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 6 décembre 2024
Évidemment que les cinéphiles connaissant le film Les Virtuoses, sorti en 1997, verront dans En Fanfare un cousin éloigné de cette mythique comédie sociale. Mais là où le long-métrage britannique se concluait dans la guimauve, dans un happy-end facile, le film d’Emmanuel Courcol propose en conclusion quelque chose de beaucoup plus fin et réaliste. C’est d’ailleurs tout le scénario qui s’avère très cohérent, avec une très belle écriture, loin des clichés habituels du gentil prolétaire d’un côté et du méchant bourgeois de l’autre. Sans les superbes prestations de Benjamin Lavernhe et de Pierre Lottin, peut-être que cela n’aurait pas fonctionné, mais les deux comédiens habitent leurs personnages avec beaucoup de cœur et de sensibilité. Le montage précis et radical du réalisateur nous épargne un excès de blabla, surtout au début du film, ce qui nous projette très vite dans les enjeux réels du long-métrage. Les éléments de comédie s’imbriquent parfaitement avec les problématiques sociales qui ne sont jamais traitées à la légère. Et ce fil rouge musical, qui réunit les deux hommes, fait le liant parfait entre les deux thématiques du film. Benjamin Lavernhe, très juste et touchant tout au long du récit, se sublime même dans le final dans une séquence inoubliable, très forte en émotion, où il réalise une stupéfiante interprétation. En Fanfare semble tout droit destiné à devenir un classique !
Le temps a passé, sans que je puisse m'atteler à rédiger ma critique, et dire pourquoi j'ai aimé ce film. Et pourtant, il m'a marqué... Il a cette saveur spéciale des films véhiculant une forte dose d'humanité. Deux frères qui ne se connaissent pas, et s'apprivoisent l'un l'autre alors que tout les sépare. Un don de soi extrême de l'un pour sauver l'autre. Le début d'une complicité qui s'instaure, autour de la musique, plus petit commun dénominateur de ces deux solitaires. Un film tout en légèreté qui fait réfléchir sur l'égalité des chances selon le milieu social. Une tentative de rapprochement au constat que tous deux jouissent des mêmes talents. Benjamin Lavernhe est une fois de plus d'une grande profondeur, tantôt détaché, tantôt impliqué, il traverse le récit avec conviction, avec des dernières scènes poignantes. Mais c'est surtout Pierre Lottin qui impressionne par sa personnalité brute, entière, qui se laisse finalement emporter par le rêve d'un nouveau départ. L'histoire semble s'orienter vers un dénouement attendu. Mauvais calcul !... Le réalisateur nous embarque vers une fin incroyable d'intensité où l'émotion est au rendez-vous. "En fanfare" est un film solidaire qui montre que deux mondes éloignés qui s'ignorent, reposent un peu sur les mêmes fondements et peuvent se retrouver. Un film pansement qui cautérise les plaies d'une société déchirée entre happy few et laissés-pour-compte. Cela fait rudement du bien... Ce cinéma-là aura toujours mes faveurs.
Cinq étoiles pour ce film grand public « En fanfare » : pour le jeu lumineux du duo d’acteurs Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin, plein d’humour, de naturel parfois cash, de fraternité.
Ce n’est pas l’unique raison qui me fait conseiller vivement de voir ce film. Le scénario, dont l’histoire peut plaire à un nombreux public, est écrit en toute finesse, avec des dialogues qui font mouche. Il est toujours traversé par un âpre rappel de la réalité.
Le côté musical du film est très intéressant, aussi bien pour le répertoire (classique comme populaire), que pour les gestes, attitudes, mouvements des deux frères musiciens qui ont dû passer du temps à travailler leur jeu.
Racontée de façon touchante, la vie dans le Nord de la France avec le dur quotidien des ouvriers et les délocalisations ; ouvriers malgré tout enclins à la solidarité et la vie collective. (avec le sport et la musique).
Les seconds rôles ne sont pas négligés.
Je ne ferai pas de ésumé, je vous laisse découvrir le film.
Ca fait longtemps que je n’avais pas été autant chavirée par le jeu de comédiens au cinéma. Mon blog : https://larroseurarrose.com/
Cette comédie dramatique raconte l’histoire de Thibault Deshormeau et Jimmy Lecoq deux frères séparés par l’assistance publique et qui se retrouvent 30 ans plus tard lorsque Thibault a besoin d’une greffe de moelle à cause d’une leucémie. Thibault est un grand chef d’orchestre classique internationale et Jimmy est tromboniste amateur dans une fanfare du nord et cantinier le jour. Dans cette comédie la musique sert de ciment à ces deux frères que tout oppose dans la vie réelle alors qu’ils ont tous les deux le même don et la même passion. Car au delà de la musique dont la bande son du film est exceptionnelle, le film retrace le chemin difficile qu’emprunte ces frères pour se découvrir et se comprendre. Ce chemin est très bien mis en valeur par la réalisation en choisissant la proximité avec ces acteurs ce qui rend le film assez immersif notamment dans les scènes musicales. De plus le réalisateur a été aidé par ses deux acteurs principaux Benjamin Laverhne et Pierre Lotin qui ont très bien retranscrits la psychologie de leurs personnages, avec une mention spéciale pour Benjamin Laverhne. Alors oui parfois les transitions notamment au début sont assez brut contrairement à la seconde partie du film beaucoup plus fluide, avec une fin en apothéose. En somme ce film est une excellente surprise et une belle claque que ce soit au niveau du son ou de l’image ou des jeux d’acteurs. On passe un très bon moment, à voir absolument.
Vu en avant-première à Strasbourg en présence de l'équipe. Excellent film qui sort du cliché du riche con et froid qui devient cool en contact avec un pauvre bourru, stupide mais qui sait vivre. Le scénario est original. Beaucoup de moments très drôles sur un fond pourtant dramatique sans être pathos. Très bonne réalisation qui permet aux acteurs de s'exprimer et de raconter une histoire sans être trop théâtrales. Une réussite proche de la qualité d'Intouchables. Je recommande.
Si l'un des objectifs du cinéma est de procurer des émotions, alors on est servi. Le scenario est vraiment superbe, le couple d'acteurs Benjamin Lavernhe / Pierre Lottin est formidable. Je mettrai un petit plus à Pierre Lottin qui n'a pas un rôle facile mais qui est criant de vérité, une tête de loubard mais un talent fou. Un final a déguster.
Une excellente comédie sociale drôle et émouvante. Le film nous parle de la fraternité entre deux hommes qui ont grandi dans des milieux sociaux bien différents et tous les deux doués pour la musique.
« Que le 4ème Art et le 7ème Art se croisent sur le grand écran, depuis plusieurs décennies, j’aime l’idée que cela relève plus de la nécessité que du hasard. »
Non, je ne radote pas et je n’ai pas décidé de rédiger des critiques en mode copier/coller mais comment se priver du plaisir de surfer sur les émotions ressenties à la projection de « Prodigieuses » en poursuivant sur un registre parallèle après avoir vu « En fanfare ».
Emmanuel Courcol dont j’ai suivi la filmographie depuis son premier long métrage (« Cessez-le-Feu » avec l’excellent Romain Duris) nous emmène depuis dans des univers où les enjeux sociétaux servent la trame de ses réalisations. « En fanfare » n’échappe pas à cette signature Courcol avec pour toile de fond le monde de la Musique. La grande, la noble, celle dite « classique » que d'aucuns n'ont cesse que d'opposer à la musique populaire, la variété…
En suivant les retrouvailles improbables de deux frères qui vivent deux existences aux antipodes l’une de l’autre, nous sommes embarqués vers une vibrante symbiose entre Thibaut (Benjamin Lavernhe) et Jimmy (Pierre Lottin).
Thibault Desormeaux est brillant directeur d’orchestre, à la tête du célèbre ensemble philharmonique de Cleveland. Jimmy Lecocq est un employé de cantine scolaire et trombone dans la fanfare dans une commune minière du Nord.
Atteint d’une leucémie, Thibault est dans l’obligation de trouver un donneur compatible pour espérer vaincre ce cancer. Dans cette situation, la plus grande probabilité de succès passe par un don de plaquettes, au sein d’une même fratrie. C’est ainsi que Thibault va apprendre l’existence d’un frère, Jimmy.
Au fil de l’histoire, les deux frères vont apprendre à se connaitre, à briser les barrières sociales, à vaincre les tabous…
Le réalisateur aurait pu en faire une pâle comédie voire pire une fresque grotesque avec tous les clichés déjà utilisés dans certaines créations médiocres. Au contraire, Emmanuel Courcol a su apporter toutes les nuances au travers des portraits authentiques de cette fanfare nordiste.
De la tendresse bien dosée, de l’émotion à fleur de peau, de la colère contenue… Tout est réuni dans ce film autour des seules notes communes à tous les musiciens : les notes du cœur de ceux qui ont envie de se sublimer l’espace d’un instant musical quelles que soient leurs origines et quels que soient les instruments utilisés. La passion les guide tous de l’anonyme au plus médiatisé d’entre eux.
Ouvrez grand vos yeux et vos oreilles ou tout simplement laissez parler votre cœur en allant voir « En fanfare » !
Une belle comédie dramatique avec son lot de rire et de larmes, ses passages alternant les bons ou mauvais moments. Les acteurs de B Lavergne et P Lottin ainsi que tous les seconds rôles sont excellents, l’ambiance et l’atmosphère bien retranscrits. Le réalisateur a su marier des sujets tels que la musique ou le délicat sujet de l’adoption, les difficultés économiques dans le nord. Un film complet, réjouissant avec de sublimes morceaux à écouter …
Les « recettes » du scénario sont classiques voire éculées, tant sur le plan dramatique que sur le plan comique : évocation d’une maladie, rapprochement de deux êtres que tout oppose (ou presque), enrichissement mutuel au fil d’une relation qui a ses hauts et ses bas, solidarité et fraternité… Cette formule pétrie de bons sentiments est cependant exploitée avec une belle intelligence et une relative sobriété. Avec aussi une sensibilité qui sonne juste. La façon d’amener toutes les informations au début est habile ; on ne s’appesantit pas trop ensuite sur les clichés ; la qualité d’écriture est là ; la réalisation s’avère discrète et efficace ; et le duo d’acteurs principaux fonctionne très bien (Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin, formidables). Drôle et émouvant, joliment conclu, En fanfare est un vrai bon film populaire.
Quel beau film, plein d'amour et de joie sur la rencontre de deux frères séparés au début de leur vie et qui n'avaient pas connaissance de l'autre. Très belles interprétations des deux frères si différents et qui ont évolué dans des mondes socialement aux antipodes, ils se retrouvent ayant en commun le goût de la musique
Scénario original. Benjamin Lavernhe est solaire comme à son habitude mais son partenaire est également très bien dans son rôle. La bande annonce m'avait laissé penser que ce serait plus "comédie" que ça mais ça ne fait que gagner en profondeur. J'y suis allée de ma larme...
L’histoire est touchante mais surtout l’alchimie , complètement improbable , entre les deux acteurs est incroyable … je ne peux pas croire qu’ils ne soient pas devenus potes dans la vie… de l’émotion de l’émotion de l’émotion