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Benjamin Drouillet
4 critiques
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5,0
Publiée le 6 septembre 2025
Film subtile aux facettes multiples, qui puisent a la fois dans la force de la musique, les liens de famille et des questionnements sociologiques puissants. C'est tres bien dirigé et tres bien joué.
Déjà vous connaissez toute l’histoire avec le teasing, 0 surprise, 0 conflit jusqu’à la moitié du film. Puis une histoire pas possible à la fin. Comment des ouvriers sans emploi peuvent acheter des billets dans un concert parisien, puis chantent merveilleusement ? Le réalisateur n’a pas vécu la vie dans la campagne
Film tire-larmes et théorique sur le déterminisme social, avec des scènes qu'on voit arriver, pas loin du téléfilm. Et comme Guediguan produit, la CGT et FO viennent s'imposer dans une histoire qui n'en avait pas besoin. Mais il faut avouer que la dernière scène émeut.
Une merveille, montage stratosphérique, acteurs au firmament, une idée fixe transparaît à chaque instant : le concept fondateur du kalos kagathos. Quel très grand film. Merci !
En Fanfare traite de plusieurs sujets délicats, du déterminisme social aux enfants adoptés en passant par les maladies qui fauchent des vies en pleine force de l’âge. L’histoire est très belle, elle est réalisée avec finesse par Emmanuel Courcol et est portée avec brio par les deux acteurs principaux Pierre Lottin et Benjamin Lavernhe. Une fin très émouvante vient parachever ce récit sans fausse note.
Feel good movie, classique dans son approche, mais qui arrive à nous tenir en haleine et dont les acteurs jouent bien leur partition! Un genre de Bienvenue chez les chtis mais plus sérieux et musical! :)
Un véritable chef d'oeuvre fait de finesse sur les rapports humains. Sur la générosité des gens simples. L'interprétation est exceptionnelle car elle est juste
Un chef d’orchestre de renommé internationale apprend des suites d’une maladie grave qu’il a été adopté ainsi que l’existence d’un frère cuisinier dans une cantine scolaire et joueur de trombone dans une fanfare du nord de la France. Cette symphonie douce ponctuée de notes d’humour bienvenue évoque le déterminisme social sans cliché ni pathos et avec bienveillance grâce à des personnages joliment croqués loin des stéréotypes faciles. La distribution pleine d’humanisme emmenée par le duo Pierre Lottin et Benjamin Lavernhe ajoute une touche d’authenticité à un long-métrage savoureux trouvant un bel équilibre entre le drame et la comédie.
Désireux d'interroger la force et le cynisme du destin, le discours didactique se fait terriblement convenu, à l'instar d'une intrigue devinable dans tous ses prétendus soubresauts et de la personnalité des protagonistes, épousant les stéréotypes qu'ils prétendent combattre. Sise dans une réalisation insignifiante, cette comédie sociale vire finalement au drame de l'intime, à travers la rencontre entre deux frères qui s'ignoraient jusqu'à la maladie de l'ainé, et qui voient se confronter deux modes de vie, deux environnements, deux chemins jonchés de difficultés qui ne peuvent se rejoindre que par leur passion commune pour la musique. Au milieu de ce marasme de mièvrerie (puisqu'on veut indigner puis faire pleurer dans les chaumières) et de prévisibilité, reste un excellent casting dont le métronome Pierre Lottin et le subtil Benjamin Lavergne ainsi qu'une symbolique scène de fin portée par le sublime Boléro de Ravel (peu original néanmoins). La quintessence du cinéma français?!?