Le film débute comme un teen movie ou fiesta et orgie se mêle à la façon de la première partie du film "Spring Breakers" (2013). Soit une fête façon Ibiza ou Cancùn no limit du début à la fin. La première demi-heure devient même insupportable avec trois nanas en roue libre, s'habillant la plupart du temps comme des cagoles (pour être sympa) et qui ne veulent que deux choses : perdre leur virginité donc baiser, et se saouler jusqu'à plus soif ! Il y a deux rebondissements, deux événements qui amènent aux questionnements et à la réflexion voulus par la réalisatrice. Mais finalement on s'aperçoit que la cinéaste relate des faits où il n'y a pas vraiment débat. Sans compter qu'il y a l'alcoolisation énorme et sans limite deux deux (tous d'ailleurs) protagonistes (à tel point qu'on s'étonne qu'il n'y est pas question de drogues) ce qui crée la plupart des situations caduques. Les regrets sont faciles les accusations aussi omettant ses propres choix. Néanmoins, si la question du viol semble fausser, la question autour du consentement est déjà plus intéressante avec les consommations très excessives d'alcool ou l'effervescence collective. Avec un tel récit pas sûr que la réalisatrice serve vraiment son message attendu. Un peu maladroit donc pour une histoire de fiesta non stop très redondant. Note indulgente. Site : Selenie.fr
C’est la fin de l’année scolaire et la fin d’un cycle. Tara, Skye et Em s’apprêtent à quitter le lycée et pour fêter ça, elles s’offrent leurs premières vacances entre copines (et donc, loin de leurs parents) dans une station balnéaire en Méditerranée. Bien décidées à enchaîner les soirées, les cuites, les nuits blanches et surtout, s’envoyer en l’air…
Pour son premier long-métrage, Molly Manning Walker nous entraîne dans l’horreur d’un Spring Break à l’européenne où des milliers de jeunes de tous les pays viennent se retrouver pour s'enivrer, danser et coucher jusqu’au bout de la nuit. Défier la fatigue et les limites que peut supporter le corps (et l’esprit), boire jusqu’à l’écoeurement sans se soucier du lendemain, renoncer à sa virginité pour rentrer dans les diktats (la pression et les injonctions par rapport au sexe, qu’impose la société sur la jeune génération).
Voilà ce à quoi on est confronté avec How to Have Sex (2023), une virée en enfer où des adolescentes britanniques n’auront plus aucune limite loin du cercle familial protecteur. Quant à Tara, elle aura cette pression supplémentaire de devoir perdre sa virginité avant la fin de son séjour… A travers ce film, c’est aussi et surtout l’occasion d’aborder l'ambiguïté du consentement, la fameuse "zone grise", déjà évoquée dans Les Choses humaines (2021) d’Yvan Attal.
Molly Manning Walker parvient avec brio à prendre le pouls de cette jeunesse, à la fois en quête de sensation et en perte d’innocence. Le casting est à n’en pas douter l’autre point fort du film, notamment en la présence de Mia McKenna-Bruce qui campe une adolescente plus que crédible, perdue face aux injonctions des uns et aux désirs des autres.
La fête à tout prix ! Une injonction sociale pour Tara et ses copines, à la fin du lycée, lors d'une virée en Crète, à base de mer, de soleil, de musique, d'alcool et de drague. How to have Sex, le premier long-métrage de Molly Manning Walker questionne les rites de passage de la jeune génération, en une immersion totale qui souligne l'espèce de barbarie grégaire résultante, tout du moins pour un regard extérieur. Le programme obligé pour s'éclater contient aussi parfois des aspects plus sombres, à l'instar de ce que vit Tara, et que le film explore avec un certain doigté, montrant sans ostentation comment le malaise survient, tout en préservant la faible lumière des zones grises. How to have Sex incite au débat, autour du consentement mais ne délaisse pas pour autant le sujet de la pression autour de la première expérience sexuelle, "nécessaire" pour exister dans le regard des autres. Tout passe par le visage de l'interprète principale, l'excellente Mia McKenna-Bruce et du delta entre ce qu'elle montre à ses amies et le traumatisme qu'elle ressent en son for intérieur, indicible. Entre défoulement et refoulement, cette initiation à la cruauté du monde et des hommes, creuse un gouffre que le film illustre avec un personnage central à l'intériorité blessée qui ne peut que toucher même s'il n'est pas interdit de penser qu'il aurait pu gagner à perdre un peu de son ambiguïté.
Mise en scène sublime, intelligente et subtile, récit passionnant, important, engagé, tout en finesse et actrices parfaites. Une œuvre d'une pertinence et d'une beauté merveilleuses.
C’est en rouleau compresseur que la fête est représentée ici. La pression sociale qui entoure ces jeunes gens, les exhortant à avoir le plus de rapports sexuels possible, ou au minimum avoir le premier d’entre eux (l’héroïne est encore vierge au début de son "Spring break"), ce à quoi il faut ajouter une consommation d’alcool démesurée, tous les ingrédients sont réunis pour que le drame survienne. Pourtant, la fête continue de battre son plein, inexorablement, abandonnant ces jeunes adultes à des moments qui deviendront des souvenirs parfois euphorisants (mais souvent trompeurs, l’amusement se mesure-t-il à son nombre de conquêtes comme le suggère l’un des personnages ?), parfois douloureux voire criminels. Fait de réalisation marquant : la fête a lieu la plupart du temps hors champ, brouhaha continu qui ne saurait s’interrompre, de jour comme de nuit, tandis que certains jeunes pansent les plaies d’une nuit trop alcoolisée qui aura dégénéré. En faisant résonner l’histoire de son héroïne avec celles qui se jouent – qui se jouaient et probablement se joueront – hors le champ de la caméra, en off mais dans le même cadre, Molly Manning Walker réussit donc très bien, notamment grâce à l’interprétation de son actrice principale, la montée en tension dans la première partie du film. On regrettera juste que la seconde partie soit filmée de manière un peu plate et que le dénouement laisse l’impression qu’il y avait la possibilité d’aller plus loin avec un personnage si bien incarné.
sea, sex and sun et fiesta no limit...quand les jeunes dérapent sans s'en rendre compte, les illusions se transforment en déception...une réflexion sur le consentement pour éviter les regrets!
"How to Have Sex" qui a reçu déjà de nombreuses récompenses et nominations cette année (festival de Cannes, European Film Awards, …) est un drame britannique tout juste convenable. En effet j'ai été assez déçu dans l'ensemble, la faute à un scénario trop lisse et qui a du mal à décoller, malgré tout le film doit beaucoup à son interprète principale Mia McKenna-Bruce, la réalisatrice Molly Manning Walker livrant une analyse parfois pertinente sur le consentement sexuel et la pression sociale chez les jeunes adultes.
C'est du même niveau que les série de cul sur Netflix mais au cinéma, l'histoire est aussi passionnante que mon réveil pour aller voir le film, la moitié de la salle était presque en train de dormir après même pas 30 minutes. Et enfin l'intrigue n'a aucun sens qui va se demander si elle va réussir à se faire prendre tout le long du film vraiment.
L'histoire de cette jeune écervelée se rendant compte de la vacuité de son existence n'échappe pas aux lieux communs et au moralisme ambiant mais séduit par sa concision et la limpidité de son montage.
Film ô combien nécessaire et accessible qui démontre le besoin d'éducation à la sexualité et au consentement. Contrairement au récit adapté du livre "Le consentement", ici, spoiler: la violence du viol est banale, touchant une jeune fille ordinaire. On comprend toute la gravité et l'impact de ces événements, décrits factuellement. L'actrice joue très bien. Ce thème est ancré dans celui du spring break aux États Unis. On y voit la performance à la fête et à les pressions sociales à s'alcooliser jusqu'à régurgitation. Portrait touchant d'une époque, de ses préoccupations et tourments. A voir pour comprendre.
Critiques professionnelles élogieuses pour un film bien inconsistant, sans scénario, les acteurs sont quelconques et la réalisatrice se borne à filmer Tara en gros plan... c'est maigre !
Un beau film au female gaze glaçant et bouleversant. Certes ce film ne touchera pas tous les spectateurs de la même façon, mais son réalisme en fait sa force. Le casting est excellent, tous et toutes font preuve d'un jeu prometteur.
Attention...à éviter. NULLISSIME Vu et revu...on ne comprend pas le succès de ce film médiocre Le sexe de l'adolescent peut être pourtant un sujet intéressant mais difficile à traiter...
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3,0
Publiée le 28 juillet 2024
Oubliez les boums, les surprises party et les quarts d'heure amèricains d'une èpoque rèvolue! Ici il est question de White Party sous le soleil grec avec son lot de dèfis et d'excès! Molly Manning Walker entend faire un cinèma fèministe sur les questions du consentement et du viol! C'est donc un premier long mètrage engagè qui mèrite d'être saluè pour sa vision souvent juste sur l'insouciance de ces jeunes filles qui viennent tout juste de finir le lycèe, cèdant sans peine à l'alcool et au sexe! Le film dècrit donc adroitement la dèbauche d'une certaine jeunesse avec de soudaines dèsillusions (cf. l'errance de Tara dans les premières lueurs du jour) dignes des meilleurs films indèpendants! L'ambiance, la photo et la bande son sont au diapason! Quant aux acteurs, ils sont d'un naturel confondant, à l'image de la prometteuse Mia McKenna-Bruce vèritablement habitèe par son personnage avec un regard qui en dit plus long que tous les mots de la terre! En rèsulte un premier film qui rejoint la tradition du « Spring Breakers » avec plus de finesse toutefois! Seul petit bèmol, un final moins expèditif aurait mieux convenu...