Des jeunes qui ont pour but de faire la fête et plus si affinités... En voyant comment ils s'amusent, on a la confirmation que l'humanité court à sa perte. Un spring break glauque, mais peut-il vraiment être autre chose quand on renie à ce point sa dignité et son amour propre ? Cette lente descente aux enfers aurait pu faire un bon film mais cela manque d'idées, de rythme et d'une caméra digne de ce nom... A l'image du personnage principal, on déchante assez vite.
Fin du lycée, examens passés, début de l'été ; trois bonnes amies s'offrent des vacances avec pour seul but de s'éclater et perdre leur virginité. Ça sonne comme bien des comédies grasses, sauf que Molly Manning Walker n'a aucune intention d'aller sur ce terrain-là. D'accord, la réalisatrice convie son spectateur à une semaine de biture ininterrompue, avec soirées alcoolisées et hormones en tout sens, mais le regard se tourne non vers la fête mais sur les fêtardes, en particulier une : Tara.
La réalisatrice ne s'improvise pas membre de la brigades des mœurs, juste l'observatrice d'un passage à l'acte contrarié par la réalisation progressive d'une génération matraquée d'injonctions. En 88 minutes, on a le temps d'en voir des scènes de bringues, mais l'euphorie est vite rattrapée par une sensation d'inconfort. À travers Tara, on prend conscience d'une mécanique pernicieuse. Elle débute par cette pression à "le faire". Puis le choix des tenues aguicheuses. Les garçons aux attitudes entreprenantes. Arrivent les jeux à boire, avec son lot de défis tournant invariablement la femme en machine à fantasmes. Des "normes" qui prendront une dimension encore plus nauséabondes quand la thématique du consentement.
Là, How to Have Sex achève sa mue vers le drame et dépeint avec un réalisme sidérant la culture du viol. L'objet n'est pas de brocarder une gent au profit d'une autre ou de se lancer dans un discours. La mise en scène, l'écriture ainsi que les improvisations des interprètes suffisent. Elles colorent petit à petit tous les personnages y compris lors des séquences sans parole. Tara mais aussi Badger, Skye et Paddy. En cours de route, certains vont vers des tons plus doux tandis que d'autres se couvrent, parfois beaucoup. Aucun ne laissera indifférent, ce qui n'est déjà pas évident en particulier dans une durée aussi courte. Et donne encore plus envie d'applaudir les actrices et acteurs pour leurs subtiles performances.
La fête est rarement aussi belle qu'on le pense. Molly Manning Walker va cartographier une certaine jeunesse parti s'émanciper sous le soleil grec. Relations humaines, rapport à l'amour, au sexe, la réalisatrice filme sans juger l'ivresse des fêtes autant que les injonctions et pressions sociales dans un récit subjectif autour de sa jeune heroine, pas si sur qu'elle ne le croit. La réalisatrice semble pointer du doigt un certain consumérisme et individualisme nuisible au respect de l'autre , sans pour autant juger ses jeunes protagonistes
Un Teen-Movie raisonnablement plus humain, ou la face cachée des Spring Break, ou presque tout est axé sur la débauche sexuelle et alcoolisée ! Vraiment pas mal du tout !
Le concept est très intéressant, on retrouve très bien ce qu’il se passe actuellement chez les jeunes ados, la vision des jeunes sur l’alcool est très vrai, et le sexe aussi. Un film tourné du côté de la vision de cette étudiante, de ces étudiants en pleines tourmentes : c’est vraiment bien réalisé et les acteurs sont bons. Un bon films sur la déchéance de la jeunesse et ses springbreak sans artifice !
How to have sex commence comme un teen movie presque classique à base de fêtes alcoolisés qui rappelle un peu le spring breakers d'harmony Korine sans en avoir la démesure subversive. Le film prend en effet rapidement un virage des plus convenus. Injonctions à la sexualité, réflexions sur le rapport au corps et à l'hypersexualisation des adolescentes, le film soulève des problématiques intéressantes mais reste, dans son traitement assez convenu, comme si la réalisatrice n'osait pas brasser pleinement la complexité de son sujet préférant une approche post me too de la sexualité. Si la fin du film est parfaitement ratée et que les personnages secondaires féminins sont assez stéréotypés, le film regorge de scènes fascinantes que l'on songe aux errances mélancolique de son héroïnes dans des rues en pagaille ou aux fêtes orgiaques où la jeune fille s'oublie. Il y a de la poésie et de la sensibilité dans ses scènes comme hors du temps où se jouent des considérations existentielles plus générales. Un film fragile certes, et convenu dans son déroulement, mais qui a le mérite d'interroger nos représentations du corps et de la sexualité.
How to have sex s'inscrit dans la lignée des films indépendants britanniques, notamment dans sa mise en scène et sa photographie qui se veulent proches du "réel", voire naturalistes. On y suit 3 jeunes adolescentes qui, comme le titre l'indique, vont questionner leur sexualité le temps de vacances à Ibiza. Le film est bouleversant de justesse et d'intelligence dans sa manière d'aborder toutes les thématiques autour du rapport d'une certaine jeunesse à la sexualité. Les personnages sont écrits brillamment, ce qui permet de s'identifier et d'entrer facilement en empathie.
Lauréat du prix Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes, How to have sex est un film très attendu en cette fin d'année, mais le bilan est plutôt mitigé.
L'on retiendra principalement l'interprétation de l'actrice principale que l'on sent petit à petit sombrer et s'enfermer dans une solitude étouffée par le brouhaha de cette fête en continu, au milieu de 'spring breakers' plus concentrés à boire et à vomir qu'à se préoccuper de ce qui lui arrive.
Le reste laisse plutôt de marbre. La réalisatrice ne ne semble jamais le bon angle ni la bonne distance pour dépeindre cette jeunesse avec acuité. Souvent, le film manque d'intention. L'on ne sait pas, par exemple, si cela est volontaire ou non que les trois jeunes filles apparaissent à ce point agaçantes sur les premières scènes du film. En choisissant une approche quasi documentaire et en veillant en permanence à ce qu'aucune leçon ne soit donnée ou qu'aucun jugement ne soit porté, le film ne délivre pas de message assez clair et laisse un peu le spectateur sur le côté de la route.
Une oeuvre néanmoins nécessaire et au message salutaire lorsqu'il s'agit de tirer la sonnette d'alarme sur le rapport qu'entretient la jeunesse à la sexualité, notamment à cause de représentations qui se construisent à partir de la pornographie, et de s'interroger de manière assez subtile et différente de ce que l'on voit d'habitude sur la notion de consentement.
Trois jeunes filles anglaises, Tara, Em et Skye, partent en Crète faire l’équivalent d’un spring break. Tara, la petite énergique du groupe, est vierge. Il semblerait que la mission soit de faire en sorte que ce voyage estival lui permette de ne plus l’être. Les beuveries, animées de sons ultra commerciaux, peuvent commencer afin de permettre à tout le monde de « have sex ».
La réalisatrice, Molly Manning Walker, souhaite évidemment s’adresser à la génération Tik Tok, ainsi probablement qu’aux parents de celle-ci (afin qu’ils remplissent le rôle que leurs propres parents n’ont pu endosser ?) pour parler des zones grises relatives au consentement lors d’un acte sexuel.
Il est évidemment nécessaire d’explorer ces zones grises, mais encore faut-il, lorsqu’elles ne le sont plus, envisager d’émettre sérieusement un point de vue plus tranché : autrement, on laisse le spectateur s’imaginer que même un viol reste une zone grise.
Dans ce film, tout n’est clairement bien réfléchi. La volonté de rester loin de tout manichéisme, excellente dans la première partie, finit par desservir à « How to have sex », qui ne semble d’ailleurs pas savoir comment se terminer (je suis absolument certaine que Molly M.W a écrit plusieurs versions totalement différentes de la fin).
Je suis malheureusement certaine que la réalisatrice avait une autre intention que celle, très floue et assez dissonante, que l’on reçoit au sortir de la projection.
Le film How to have sex aborde un sujet délicat, celui de la sexualité, en traitant de thèmes tels que le consentement et le viol. La réalisatrice parvient à nous captiver et à nous tenir en haleine sans nous montrer des images choquantes. Dans sa façon de jouer, Mia Mckenna-Bruce nous fait comprendre la tristesse que ressent Tara à cause de ce qu'elle a subi.
Un énième film sur le Spring break, avec tous les clichés qui vont avec. Celui-ci est sur le thème du viol sans qu'il y ait vraiment viol... Bonne b.o. ----Juillet 2024----
Quelle déception ! Au vu de certaines critiques je m’attendais à beaucoup mieux, j’ai trouvé ce film aussi fade que décevant. Trois jeunes filles pas très futées s’éclatent durant les vacances scolaires dans une station balnéaire, voilà résumé les 40 premières minutes, ensuite on a l’impression qu’il se passe quelque chose, que la mise en bouche était longue mais que là le film commence vraiment, et… en fait pas du tout. Réaliser un film sur le consentement est louable mais il faut un scénario et ici il y a à peine de quoi remplir un synopsis. Un point positif : le jeu de Mia McKenna-Bruce qui lui est très bon. 4/10
Le consentement abordé d'une manière novatrice, dans un contexte de fête baigné dans un environnement ultracodifié. La réalisatrice nous plonge en immersion avec Tara et ses copines dans un tourbillon d'alcool, de musiques électro où les comportements débridés sont encouragé. Le film traite du passage de l'adolescence à l'âge adulte, du rapport au corps, au non-dits, aux attendus. Une histoire de perte de repères, filmé avec sincérité et réalisme avec une interprétation touchante de son actrice principale.
L'envie mêlée à l'angoisse de perdre sa virginité pour une jeune fille : sujet cinématographique à tout jamais marqué par le Carie de Brian de Palma. De très nombreux autres films ont suivi sur ce passage à l'acte attendu, redouté, retardé, accompli avec plus ou moins de consentement, de désir et de plaisir. Ce qui est magistralement réussi ici c'est l'ambiance : les boîtes dans une station balnéaire crétoise, le grain de l'image, le son tantôt assourdi et tantôt assourdissant, la fête et les beuveries perpétuelles (excellentes scènes de cuites au crépuscule et de gueules de bois à l'aube, vomi compris). Tout se succède avec naturel grâce à la performance de jeunes comédiennes et jeunes comédiens admirables de crédibilité, on a littéralement l'impression d'être avec eux, dans ces clubs, ces rues désertes au matin, ces plages nocturnes où tout peut advenir. Et le film évite le pathos et la caricature : la vie est cruelle mais elle continue, les traumas se surmontent - tout est équilibre, comme une image diffractée dans un miroir. Quelle force dégage l'héroïne !
Ce film est une pépite et contrairement à ce que disent les critiques , le thème n'est pas le consentement et je me demande bien d'ou vient cette idée des critiques qui visiblement n'ont pas compris la subtilité de ce film sensible véritable portrait d'une partie de la jeunesse! et n'ont pas écouté les dialogues .....Le thème du film est la première fois pour une jeune fille , coucher pour la première fois! J'ai 63 ans et ce film m'a fait remonter des souvenirs d'adolescente,de conversation avec les copines , rien n'a changé! Et pour la première fois j'ai vu un groupe de jeunes dans la salle en semaine en plein après midi! L'un d'eux m'a dit ( une jeune fille d'ailleurs) c'est une histoire de vécu c'est sur! Allez voir ce film pour un premier film c'est une vraie réussite .