Le film débute comme un teen movie ou fiesta et orgie se mêle à la façon de la première partie du film "Spring Breakers" (2013). Soit une fête façon Ibiza ou Cancùn no limit du début à la fin. La première demi-heure devient même insupportable avec trois nanas en roue libre, s'habillant la plupart du temps comme des cagoles (pour être sympa) et qui ne veulent que deux choses : perdre leur virginité donc baiser, et se saouler jusqu'à plus soif ! Il y a deux rebondissements, deux événements qui amènent aux questionnements et à la réflexion voulus par la réalisatrice. Mais finalement on s'aperçoit que la cinéaste relate des faits où il n'y a pas vraiment débat. Sans compter qu'il y a l'alcoolisation énorme et sans limite deux deux (tous d'ailleurs) protagonistes (à tel point qu'on s'étonne qu'il n'y est pas question de drogues) ce qui crée la plupart des situations caduques. Les regrets sont faciles les accusations aussi omettant ses propres choix. Néanmoins, si la question du viol semble fausser, la question autour du consentement est déjà plus intéressante avec les consommations très excessives d'alcool ou l'effervescence collective. Avec un tel récit pas sûr que la réalisatrice serve vraiment son message attendu. Un peu maladroit donc pour une histoire de fiesta non stop très redondant. Note indulgente. Site : Selenie.fr
L'envie mêlée à l'angoisse de perdre sa virginité pour une jeune fille : sujet cinématographique à tout jamais marqué par le Carie de Brian de Palma. De très nombreux autres films ont suivi sur ce passage à l'acte attendu, redouté, retardé, accompli avec plus ou moins de consentement, de désir et de plaisir. Ce qui est magistralement réussi ici c'est l'ambiance : les boîtes dans une station balnéaire crétoise, le grain de l'image, le son tantôt assourdi et tantôt assourdissant, la fête et les beuveries perpétuelles (excellentes scènes de cuites au crépuscule et de gueules de bois à l'aube, vomi compris). Tout se succède avec naturel grâce à la performance de jeunes comédiennes et jeunes comédiens admirables de crédibilité, on a littéralement l'impression d'être avec eux, dans ces clubs, ces rues désertes au matin, ces plages nocturnes où tout peut advenir. Et le film évite le pathos et la caricature : la vie est cruelle mais elle continue, les traumas se surmontent - tout est équilibre, comme une image diffractée dans un miroir. Quelle force dégage l'héroïne !
Oui le comportement du sujet mâle dans cette fiction est minable. Il suit strictement le chemin que lui dicte son cerveau primaire. Il n'est assurément pas à l'écoute. Clairement il évite de lire les signaux faibles que lui envoie sa partenaire. Il fonce sans respect. Il n'use pas non plus de bien complexes stratagèmes pour arriver à se fins qui sont parfaitement lisibles, affichées en grand. C'est LE programme de ce trip. Partagés par toutes et tous. Par le choix de ses tenues, le sujet féminin ne s'adresse pas au cortex des sujets mâles. Elle ne vise (mais encore une fois il s'agit du projet global de ce rassemblement, elle ne rend pas individuellement coupable de quelque chose) pas très haut. Le sujet de ce film serait de l'avis partagé le consentement. Notons d'ailleurs que la réalisatrice joue le jeu d'un honnête équilibre: elle ne présente pas sa protagoniste comme contrainte. La possibilité d'échapper à son destin (tant tout dans ces lieux parait écrit par avance) lui semble chaque fois offerte (tout particulièrement dans un second temps, épisode le plus en charges pour le sujet mâle qui là agit en ##### absolu). Avant d'en arriver là, ne pourrait on pas interroger le comportement global de cette jeunesse représentée ici. Ce n'est clairement ce qui est visé par la réalisatrice. Mais le principe globale de ce lieu "festif" n'est il pas une autoroute vers le pire. En y posant le pied, ne prononce t'on pas la moitié d'un consentement ? Une scène importante, qui fait bascule, est d'ailleurs celle des jeux auxquels s'adonnent cette jeunesse, au spectacle desquels la protagoniste semble gagnée par un malaise certain. Elle réalise qu'elle n'est pas en phase avec ce lieu dont les règles ne lui convienne en définitif plus. Elle s'écarte d'ailleurs. Mais elle rate (faute de volonté ?) ce départ qui l'aurait préservé de tout. Même si ce n'est pas le sujet, le film donne d'abord à voir le spectacle assez minable tout de même d'une certaine jeunesse, plutôt d'un rassemblement car c'est le groupe qui rabaisse chacun; chacun, chacune valant plus individuellement que le groupe, en roue libre Belles incarnations par tous et tout particulièrement pour l'actrice principale.
Trois ados anglaises veulent se faire dévierger dans un club low cost en Crete. Sujet totalement inintéressant. Oui mais, la réalisation interpelle : les plans sont découpés, non pas de manière chronologique, mais en fonction de l'attente du spectateur. Découpage totalement innovant ! Par ailleurs, le son est très travaillé (prenez en de la graine, mes chers compatriotes). Et cette jeune actrice (Mia McKenna j'sais plus quoi), my God! Elle maîtrise totalement les nuances, ce que fait d'ailleurs la caméra qui lui rend un grand hommage.
sea, sex and sun et fiesta no limit...quand les jeunes dérapent sans s'en rendre compte, les illusions se transforment en déception...une réflexion sur le consentement pour éviter les regrets!
De jeunes pré-adultes d'un milieu aisé fêtent la fin des examens, façon Spring Break américain, sur une île paradisiaque quelconque. Leurs objectifs : ne jamais descendre en dessous de 1g d'alcool par litre de sang, se défoncer au protoxyde d'azote, vomir, danser en hurlant comme des beaufs, recommencer, avec comme but ultime, baiser. Le tout est vu par le prisme d'une jeune femme décidée à perdre sa virginité,spoiler: ce qui finira par arriver dans une scène assez ambigüe qui pose la question du consentement (la réponse est donnée à la toute fin du film) . Un film aussi consternant (dans son propos, très réaliste) que platement réalisé (cadres façon rushes de Zone Interdite, image moche, rythme indolent).
"How to Have Sex" qui a reçu déjà de nombreuses récompenses et nominations cette année (festival de Cannes, European Film Awards, …) est un drame britannique tout juste convenable. En effet j'ai été assez déçu dans l'ensemble, la faute à un scénario trop lisse et qui a du mal à décoller, malgré tout le film doit beaucoup à son interprète principale Mia McKenna-Bruce, la réalisatrice Molly Manning Walker livrant une analyse parfois pertinente sur le consentement sexuel et la pression sociale chez les jeunes adultes.
Ce film ne m'a pas du tout plu. Totalement incompressible qu'il ait été primé au Certain Regard. On voit de jeunes fêtardes boire, faire la fête et avoir du sexe tout ca avec une bande son horrible. A part ca, bah pas grand chose... A fuir !
Par rapport à l'affiche du film, je m'attendais à un film surprenant. Pas du tout, c'est vraiment plat. Un énième film de Spring break mais où il ne se passe rien balourd et répétitif. Vraiment très décevant.
J'y suis allé à reculons, mais dès l'introduction cette pépite nous plonge dans l'ambiance des boites de nuits des stations balnéaires estivales et l'enfer de la pression sociale autour des relations. Bluffé par la musique, les acteurs, le réalisme, un très beau film !
Film très surprenant, on se retrouve dans une ambiance de fête à l'anglaise pour finir sur un des thèmes les plus marquants de ces dernières années. A voir absolument.
Un prix un certain regard mérité pour le premier film de la réalisatrice qui arrive à nous transmettre de belles valeurs pendant tout le long de ce film dur à regarder