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REDRUMTRI92 .
1 critique
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4,0
Publiée le 1 mars 2026
Un parallèle d utilité publique, parfaitement documenté, pertinent et factuel. La structure autour des 3 diktat du Ministère de la Vérité permet de coller à l'oeuvre d Orwell et de brosser un tableau complet (parfois fouillis ou foisonnant selon l humeur) qui n'épargne pas grand monde et ce à très juste titre. Pourra certainement déranger quelques endormis qui rechignent à ouvrir les yeux... Certaines critiques lues ici en sont la preuve flagrante... malheureusement.
Film tellement d'actualité dans le contexte politique actuel. Si vous avez aimé 1984 et la ferme des animaux aucun doute que vous aimerez cette oeuvre aussi !
Un film sur la propagande qui utilise la propagande, en espérant que vous ne le remarquerez pas. Prétendre défendre l'œuvre d'Orwell en reproduisant ses mécanismes les plus dénoncés, voilà le paradoxe troublant de ce documentaire. Les syllogismes visuels s'enchaînent méthodiquement : des dirigeants élus démocratiquement associés visuellement à des régimes totalitaires, des manifestations antifascistes montrées pacifiques et tricolores dont les violences sont soigneusement coupées au montage, des opposants cadrés comme des escadrons militaires, une musique cynique posée sur des images neutres pour orienter l'interprétation avant même que le cerveau analyse. Daniel Kahneman l'avait formalisé : saturer le Système 2 pour forcer le Système 1, c'est empêcher la pensée critique au profit du réflexe émotionnel. C'est exactement ce que fait ce film. La respiration d'Orwell mourant utilisée en fond sonore sur des images BLM, la défense de Meloni des chrétiens p3rs3cutés dans le monde (fait documenté par l'ONU)présentée comme marqueur autoritaire, un livre aux contenus p3d0ph1les mis sur le même plan qu'un livre d'idées censuré : Jung l'aurait dit, reconnaître l'Ombre n'est pas la normaliser. Dostoïevski l'aurait ajouté, une liberté sans hiérarchie morale n'est pas la liberté, c'est la dissolution. Huxley aurait reconnu le procédé : noyer la vérité non dans la censure mais dans le bruit émotionnel. Ce film ne libère pas, il capture. Il dénonce sans démontrer, accuse sans proposer, paralyse sans armer. Orwell face à ce film aurait sorti son carnet, noté les noms, et écrit un pamphlet contre ses propres défenseurs, comme il l'avait toujours fait. Si Big Brother existait aujourd'hui, de quel bord politique ce film le montrerait-il ? Et pourquoi uniquement de ce bord ? C'est la seule question que ce film refuse de poser. C'est précisément pour cela qu'il échoue à être orwellien.
Un documentaire qui porte moins sur Orwell que sur un message idéologique que veulent faire passer les réalisateurs. Orwell est un peu embarqué dans cette histoire. Le message idéologique est assez convenu.
Les 2 dernières années d'Orwell au grès des adaptations et de l'histoire de nos 50 dernières année. Dans ce genre de cinéma le montage est tout et là on est servis! Seul bémol, un peu trop long, et des définitions de la " novlangue" un trop LFI...
Raoul Peck décrypte la vision orwellienne des mensonges du langage, quand les pluies de bombes sont réduites à des « dommages collatéraux » ou à des « opérations de maintien de la paix ». Son montage questionne aussi les médias et le pouvoir hégémonique des nouvelles technologies, hors de toute régulation. Et dresse un parallèle entre George Orwell, succombant à sa tuberculose pulmonaire, et George Floyd, suppliant des policiers américains de le laisser respirer avant de mourir étouffé, en 2020. Un film hommage, tourbillonnant, d’une brûlante actualité.
J’allais me contenter de mettre une bonne note au film mais je découvre la cabale dont il fait l’objet avec des appréciations caricaturales et ahurissantes . Ce film est puissant , on en sort un peu beaucoup ko . Il fait un excellent travail de mise en perspective historique de « l’orwellisation » de notre monde tout en mettant en lumière le cheminement personnel d’Orwell. Passionant .