Orwell: 2+2=5
Note moyenne
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114 critiques spectateurs

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lionelb30

535 abonnés 2 903 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 février 2026
Deception. Le sujet est pourtant très intéressant et utile. Par contre c'est un Gloubi-boulga d'images , de videos de tout temps sans aucune coherence de temps et de lieu qui nuit compétemment au sujet du film.
Yves G.

1 845 abonnés 4 016 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 février 2026
Le réalisateur haïtien Raoul Peck ("Lumumba", "I am not uour Negro", "Le Jeune Karl Marx") revisite "1984", l’œuvre prophétique de George Orwell, et en souligne la brulante actualité.

Son documentaire dure deux heures remplies à ras bord. Il comporte deux parties entrelacées.
La première est une évocation de la vie d’Eric Blair alias George Orwell et de ses dernières années durant lesquelles, affaibli par la tuberculose, il rédige "1984" avant de mourir à quarante six ans. Cette évocation est accompagnée en voix off d’écrits d’Orwell. Elle est complétée d’extraits des adaptations cinématographiques de "1984", celle de 1956 et celle de 1984 que j’avais vue adolescent et qui m’avait tellement marqué avec John Hurt et Richard Burton (et la musique d’Eurythmics !).

La seconde est un collage hétéroclite d’images d’actualité, de Donal Trump, de Vladimir Poutine, de Girogia Meloni, de Gaza détruite par les bombes israéliennes, de l’Ukraine ravagée par les frappes russes, des défilés militaires sur la place Rouge à Moscou, devant la Cité interdite à Pékin ou à Pyongyang devant le Leader Suprême Kim Jong-un. Leur compilation illustre la pertinence vise à montrer que la corruption du langage prophétisée par 1984 est devenue monnaie courante : « la guerre, c’est la paix », « la liberté, c’est l’esclavage », « l’ignorance, c’est la force »…

Le résultat met mal à l’aise. On y apprend sans doute beaucoup de chose sur la vie d’Orwell, sur son éducation dans « la couche inférieure de la classe moyenne supérieure » (sic), des cinq années qu’il a passées dans la police impériale en Birmanie, de sa participation à la Guerre d’Espagne, de sa collaboration avec la BBC, du décès prématuré de son épouse, de l’amour paternel qu’il vouait à son fils adoptif, Richard, de sa maladie débilitante avec laquelle il se bat tandis qu’il essaie de mener à terme la rédaction de "1984" six mois avant sa mort.

Mais on est étouffé par la voix off sentencieuse d’Eric Ruf, l’ancien administrateur général de la Comédie-Française, par la musique édifiante d’Alexeï Aïgui et surtout par le flux d’images montées à la façon d’un clip vidéo.
Emporté par son militantisme, Raoul Peck oublie toute nuance, par exemple lorsqu’il estime que « l’usage légale de la force » est la novlangue utilisée pour cacher des violences policières ou « l’antisémitisme » un « terme instrumentalisé pour faire taire toute critique de l’action militaire d’Israël ».
Sans doute "1984" était-il prophétique, notamment sur la corruption du langage que connaissent nos sociétés contemporaines. Orwell avait imaginé une novlangue imposée par le bien mal-nommé ministère de la Vérité d’un pouvoir dictatorial et intrusif : « 2+2 = 5 », « la guerre, c’est la paix », « la liberté, c’est l’esclavage », « l’ignorance, c’est la force »…

Mais de là à affirmer que nous vivons aujourd’hui dans la dictature prophétisé par Orwell en 1949, il y a un pas qu’il faut se garder de franchir. Nous avons la chance de vivre en démocratie, de jouir de la liberté d’expression. Nous jouissons même du droit de dire, contre toute raison, que nous sommes sous la botte de dictateurs. Soyons-en toujours conscients !
the passenger
the passenger

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1,0
Publiée le 27 février 2026
Ce documentaire se présente comme une réflexion inspirée d’Orwell, mais il m’a donné le sentiment d’un regard très orienté. Utiliser des images fortes, notamment d’enfants victimes de la guerre, provoque forcément une émotion. Pourtant, sans contextualisation, cela risque d’empêcher toute compréhension réelle. Dans un conflit aussi complexe, montrer la souffrance d’un seul camp sans évoquer celle de l’autre peut donner une vision partielle et réductrice.

Orwell mettait justement en garde contre la simplification et la déformation de la réalité au profit d’une lecture idéologique. Le spectateur mérite d’être confronté à la complexité, aux causes et aux responsabilités multiples, afin de pouvoir réfléchir plutôt que simplement réagir. La douleur des familles palestiniennes est incontestable, mais celle des familles israéliennes touchées par des attentats ou des massacres l’est tout autant. Ignorer cet équilibre fragilise la portée du propos.

Par ailleurs, la référence à Orwell interroge. Son œuvre s’inscrit dans la dénonciation de régimes totalitaires qui contrôlent la vérité, la pensée et l’information pour soumettre une population. Le conflit israélo-palestinien, aussi tragique et complexe soit-il, ne correspond pas directement à ce cadre. L’utiliser comme illustration de cette rhétorique donne le sentiment d’un parallèle discutable et, au final, hors sujet.

Le même sentiment apparaît dans certaines séquences consacrées au Salvador. Les images de prisons y sont très impressionnantes, mais elles sont présentées de manière émotionnelle sans explication suffisante. Or, il ne s’agit pas de prisonniers politiques comme dans des régimes autoritaires tels que la Russie ou l’Iran. Il est important de rappeler que ces détenus sont majoritairement liés à des organisations criminelles et à des réseaux de narcotrafic extrêmement violents. Sans cette précision, le spectateur peut facilement faire un parallèle trompeur avec des dictatures qui emprisonnent des opposants, ce qui brouille la compréhension.

Bien sûr, un réalisateur est libre d’exprimer un point de vue personnel. Mais il serait utile que ce film soit perçu comme une interprétation engagée et subjective, et non comme une lecture globale ou objective du réel. C’est précisément la nuance et le recul qui permettent au spectateur de se forger une opinion éclairée.
Ledisco
Ledisco

3 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 octobre 2025
Le documentaire multiplie les références aux différents massacres humains des dernière décennies en omettant de donner des contextes importants à connaître : en ce sens le message fait l'inverse de l'adage qu'il condamne, "L'ignorance, c'est la force". Également, aucune mention de l'Holocauste : étonnant quand on sait que 1984 est précisément fortement inspiré du nazisme. Au final on en apprend et surtout on en voit un peu plus de George Orwell qui semble plus être un prétexte pour attirer le public qu'autre chose.
Antoine F.
Antoine F.

4 abonnés 22 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 février 2026
Sous couvert d’hommage à l’auteur de 1984, ce documentaire se révèle paradoxalement orwellien dans le mauvais sens du terme : il nous assène des images plutôt qu’il ne nous donne à penser. Violences, famines, politiciens pris en flagrant délit de mensonge ; le catalogue est impressionnant, le propos, lui, reste désespérément mince.

Le procédé est connu : juxtaposer des archives accablantes à des citations de l’écrivain pour créer l’illusion d’une démonstration. Mais un montage n’est pas une analyse. Les parallèles établis, souvent trop rapides, parfois franchement douteux, trahissent une pensée qui préfère la sidération à l’argumentation. On sort du film avec le sentiment d’avoir regardé une succession de coups de poing émotionnels, sans que personne n’ait pris la peine de les relier par une véritable réflexion.

Orwell, lui, écrivait pour éclairer la brutalité du monde, pas pour l’exhiber. Ce documentaire, à force de lui emprunter ses mots sans s’approprier sa rigueur, lui rend finalement un bien mauvais service.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 565 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mars 2026
Ai vu le documentaire «Orwell 2+2=5 » de Raoul Peck réalisateur haïtien, qui a été présenté au Festival de Cannes 2025 en avant première. Il est proposé ici pendant 120 minutes, une lecture uniquement de textes d’Orwell, extraits de ses romans, essais, correspondances, chroniques, articles qui sont lus d’une voix monocorde par le comédien Eric Ruf. Ces textes sont illustrés par des images d’actualités de l’époque d’Orwell, mais aussi d’images actuelles piochées sur internet où lors des journaux télévisés du monde entier, ainsi que d’extraits de films qui sont des adaptations des romans « 1984 » et « La ferme des animaux ». Bien évidemment il est toujours sidérant de constater à la lecture de « 1984 » à quel point l’écrivain avait un don précis pour l’anticipation assez extraordinaire et effrayant. C’est un peu ce qu’essaye de prouver Raoul Peck dans ce documentaire lourd de sens et duquel on ressort écrasé par le poids de la fatalité. Alors bien sûr le résultat est implacablement édifiant, sidérant, puissant… mais le documentaire ne fait rien d’autre que de coller des images les unes derrières les autres pour qu’elles plaquent au plus près du texte et le travail de Peck ne laisse aucune place au spectateur qui se retrouve noyé dans cet enchevêtrement de massacres, de manipulations, de guerres, d’invasions, de manipulations de toutes sortes. Au moins à la lecture des oeuvres d’Orwell le lecteur doit être actif et se voit faire un travail d’association, de réflexion, d’analyse qui est ici totalement impossible. J’ai eu l’impression qu’un ami me lisait du Orwell pendant que je regardais CNN… un comble alors que c’est exactement ce que veut dénoncer le réalisateur. J’aurais pu sortir 10 fois au cours de la séance, et je me suis retrouvé cloué dans mon fauteuil comme hypnotisé. Ce principe marcherai également avec les prophéties de Nostradamus où celles de ma voisine. Pour moi qui n’ai pas la télévision et qui préfère lire, l’exercice m’a laissé abasourdi et ne m’a pas appris grand chose.
Nathan C
Nathan C

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 mars 2026
Très très mauvais. Forme et fond. Patchwork en vrac . Une lecture unilatérale des mauvais en oubliant tant de choses .Babi Yar mais pas les camps d’extermination . Gaza mais pas le Hamas du 7 octobre. Staline mais pas Trotsky…. On dirait le film d’un lycéen qui vient de lire 1984 et s’éveille à la conscience politique, mais n’a ni compris Orwell ni la culture assez riche pour nourrir ses réflexions .
Emmanuel Jouanne
Emmanuel Jouanne

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 mars 2026
Le documentaire instrumentalise l’œuvre d’Orwell plutôt que d’en proposer une analyse approfondie
Traitement dogmatique et univoque, en contradiction avec l’esprit critique et la démarche nuancée associés à l’auteur, notamment dans 1984.
Positionnement idéologique affirmé
Comparaisons historiques et géopolitiques partielles ou sélectives, ce qui affaiblit la rigueur analytique du propos.
Construction fragmentaire, un usage intensif d’archives et une argumentation insuffisamment structurée.
errefocin
errefocin

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 février 2026
Orwell est un maître, Raoul Peck qui se voudrait ici son disciple en fait le faire-valoir d'un propos plein de préjugés et de certitudes préconçues. Alors même qu'Orwell invite à la remise en cause, à la liberté de penser, ce film en fait un instrument au service de sa propagande. Rien ne nous est épargné, les raccourcis les plus simplistes sont utilisés à l'envie sans aucune nuance. Il n'y a plus qu'à rire d'un tel paradoxe qui confine à l'absurde. On ne réveille pas les consciences en les matraquant.
Orwell méritait mieux donc, il sera le meilleur compagnon pour traverser ces images en gardant l'esprit libre.
Jerome
Jerome

50 abonnés 197 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 mars 2026
L'instrumentalisation d'Orwell à des fins politiques gâche ce montage pourtant habile d'images historiques, et au final le propos est un trop plein d6e jugements péremptoires et d'amalgame bien éloignés de la problématique Orwellienne. Dommage.
jean l.
jean l.

176 abonnés 252 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2026
Orwell 2+2=5 est un immense film indispensable aujourd’hui alors que la multiplication des régimes « illiberaux «  met en danger la démocratie partout dans le monde
L’arrivée de l’AI non maîtrisée rajoute au péril d’une société où tout sera contrôlé
Chaque jour tous nos gestes sont suivis et bientôt surveillés
Le film de Raoul Peck est un avertissement essentiel
Kissou
Kissou

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 février 2026
Très déçue, Orwell méritait beaucoup mieux et surtout beaucoup plus de subtilité dans l’analyse du nouveau totalitarisme soft qui nous guette. Utilisation ad nauséam d’images très dures et contextualisation plutôt ratée dans notre monde qui n’est plus celui d’Orwell. Du coup à quoi sert ce film?
T.S.
T.S.

5 abonnés 32 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 février 2026
Le cumul des clichés enlève l’intérêt du film. On sait que la manipulation politique est partout, de tout temps mais le message du film n’est pas convaincant. J’avais été impressionnée par le livre mais Je n’ai pas aimé le film.
Clément B
Clément B

31 abonnés 44 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 mars 2026
S'il n'y avait qu'un film à voir cette année, cette décennie, ce serait bien celui-là !
Allez-y les yeux grands ouverts, vous y verrez plus clair encore en sortant.
Nolwenn Arzel Jezequel
Nolwenn Arzel Jezequel

3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 mars 2026
Une oeuvre comme celle d'Orwell appelle à l'émancipation par la nuance et le droit au contradictoire face à une chose présentée comme vraie. Ce documentaire est une propagande de plus. Un comble !
Très belle critique du journal "Le Monde". Tout est dit avec beaucoup de subtilité.
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