Le Dernier rivage
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 229 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 mars 2026
Le commandant d'un sous-marin accoste en Australie...dont la population est la seule que la guerre nucléaire qui vient d'avoir lieu a épargnée. L'humanité est décimée et le continent australien n'est pas tiré d'affaire.
Stanley Kramer réalise un film d'anticipation alarmiste mais, au-delà de sa crédibilité, le point de vue que le cinéaste adopte est bien loin d'être passionnant. Le réalisateur ne fait pas dans le spectaculaire, l'action ou l'aventure. Il invoque l'humanité déchue à travers une poignée de personnages discursifs, particulièrement ceux incarnés par son quatuor de vedettes.
Ainsi Gregory Peck, commandant du sous-marin, qui a perdu toute sa famille, se lie avec une femme alcoolique (Ava Gardner), esquisse d'histoire amoureuse possiblement sans lendemain.
Le film s'en remet à une succession de scènes intimistes, sans pathos mais bavardes, où les protagonistes échangent des considérations pertinentes mais très vite ennuyeuses...Avec dignité et fatalisme, les personnages évoquent, explicitement ou non, la fin de l'humanité, la folie des hommes et les générations qui ne verront pas le jour.
Par sa mise en scène sans éclat et son utilisation du noir et blanc, Kramer sait reproduire le sentiment de déréliction et de renoncement qui s'empare des survivants provisoires de l'apocalypse; mais trop long, trop lent, trop figé, son récit ne nous touche jamais.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 décembre 2025
Parfois trop didactique (surtout au vu de la portée moraliste de cette mise en garde narrative!) ou trop lyrique (tant par une musique mélodramatique appuyée que par le jeu théâtral de Donna Anderson), l'intrigue souligne cependant avec une pessimiste lucidité la capacité de déni de la majorité des Hommes, mis au pied du mur par manque de réflexion préalable ou d'esprit de responsabilité. En revanche, ceux qui acceptent l'inéluctable choisissent autant leurs derniers instants que leur mort avec fatalisme, de la sincère Ava Gardner au résigné Anthony Perkins. Malgré un rythme inégal, quelque nervosité ou émotion affleure parfois, trop rarement. Intéressant dans son approche mais maladroit dans son exécution.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juillet 2025
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Voilà un film que l'on pourrait qualifier de majeur, mais pas parce que c'est un grand film, juste par le sujet qu'il traite, la manière dont il le traite et la finalité sommes toute tragique.
Réalisé en pleine guerre froide, le message du film était clair, et qui d'autres que Gregory peck pour incarner cette droiture très Américaine, mais, son personnage est dans le dénie, il parle de sa famille au présent, et entrevoit un futur pour ces enfants. En contre partie, Ava Gardner, plus lucide sombre dans l'alcool, jusqu'à cette brève rencontre, qui lui redonne un peu le goût de vivre, mais les illusions sont encore plus dures.
Il y a aussi deux rôles secondaires, celui de Fred Astaire qui sort des comédies musicales légères, pour un rôle tout en noirceur, d'ailleurs, il offre les scènes de course de voiture qui donne enfin un peu de rythme et de punch à un ensemble très, très bavard, et puis, il y a le jeune Perkins, qui n'a pas été travesti par MR Hitchcock.
Le contexte du film, résonne encore aujourd'hui, avec ses menaces toujours d'actualité de guerre nucléaire, comme s'il était un témoin de ce qui pourrait advenir.
Le film commence intelligemment, dans un sous marin, et on pourrait penser à un film de guerre comme un autre, puis, on en vient à la triste vérité, mêlé d'espoir et de résignation, jamais dans la surenchère, les personnages restent dignes, même à la toute fin.
Un film qui ne veut pas être dans le compromis, il démontre que la folie des hommes, ne peut engendrer que le chaos. C'est pour cela que le film est majeur.
Ykarpathakis157

6 189 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 mai 2021
Comme tous les romans de Shute Le Dernier rivage raconte l'histoire de gens ordinaires qui triomphent d'une situation impossible. Les personnages de l'histoire de Shute parlent de plaisirs simples et de gens qui poursuivent leur vie en plantant des fleurs et en embellissant leur maison en parlant de la fin du monde et quand elle arrivera. Mais avec des euphémismes prudents sans la nier mais en étant tranquillement conscients que très bientôt ils doivent faire face avec leurs plans sur la façon dont ils vont passer cette fin. Ma scène préférée est celle du magasin de meubles lorsque Peter Holmes dit puis-je payer avec un chèque le vendeur répond par l'affirmative ils échangent leurs documents avec dignité comme des gentlemen sans récriminations amères ni même des blagues narquoises sur la fin du monde sans tentatives pathétiques de profonds discours. Le film je le crains trahit l'ambiance du roman les personnages ne font rien du début à la fin de l'histoire sinon se morfondre. Cela rend le film sentimental et carrément à l'eau de rose. Kramer a fait l'erreur d'imaginer que cette histoire parlait d'une guerre nucléaire ou de ses conséquences mais il a tout à fait tort. L'histoire étant en fait celle du triomphe de l'esprit humain sur l'impossible...
Yetcha

1 081 abonnés 4 734 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 avril 2019
Le casting d'enfer pour un film d'anticipation passionnant sauf que....C'est clairement raté. Le réalisateur a choisi d'être plus axé sur la vie des isolés en Australie, bon, cela parait normal. Mais dans la réalité, le choix a été de s’appesantir sur les relations amoureuses, sur les loisirs que les survivants pratiquent, sur leur bonheur de vivre isolés et sans radiation. spoiler: Malheureusement, les radiations finissent par les rattraper et les décimer à la toute fin
. Le film opte pour une critique acerbe de la politique et des choix guerriers des puissances nucléaires face à la désinvolture des populations à l'arrière.Un mauvais axe trop orienté sur des romances et des activité futiles, dommage.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 février 2018
Très loin de ressentir les effets de la guerre atomique. Les acteurs ne transpirent pas d'émotion. L'ambiance générale semble apaisée, neutre et tout fonctionne sans doute trop bien pour que l'on ressente le moindre effet de la guerre sur le restant de la population. Quelle dommage avec un tel scénario ! Il ne se passe rien de très intéressant, la course de voiture, on se demande ce qu'elle fiche là ? Les gens sont sur la plage... Très peu d'action, beaucoup d'ennui !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 décembre 2017
Lorsque le romancier Nevil Shute amorce la rédaction de On the Beach, le monde entier tressaille toujours sous la résonnance de la bombe d’Hiroshima. On réalise à quel point l’humanité est à un pas de l’autodestruction et le climat de tension qui se dégage des relations entre les USA et l’URSS ne fait qu’amplifier les craintes. L’intention derrière ce scénario est des plus louables, mais le message pacifiste autour duquel se déploie l’adaptation cinématographique est si souligné qu’il en devient simpliste. Au point où l’on se demande s’il s’agit d’un choix ou d’une maladresse du réalisateur. La séquence où l’on assiste aux retrouvailles subites dans un champs idyllique entre la belle Moïra et le commandant Towers tout comme celle où ce dernier dialogue avec un membre d’équipage s’adonnant à la pêche après avoir quitté le sous-marin la veille pour rejoindre sa terre natale malgré le fait qu’il n’y est plus âme qui vive sont des exemples d’invraisemblance qui peuvent amener le spectateur à décrocher. Si on accepte ces incongruités, on peut y découvrir de petits bijoux qui contribuent à faire les films culte, sinon on risque de le classer parmi les navets. Quoiqu’il en soit, tous seront d’accord pour saluer les brillantes performances d’Ava Gardner et de Fred Astaire dans leurs rôles d’esseulés s’étant réfugiés dans l’alcool, le sexe et les chars mais qui finiront malgré tout par connaître leur moment de bonheur. Un film à longue portée qui s’est désamorcé avec le temps, mais qui demeure un artéfact agréable à visiter.
selenie

7 444 abonnés 6 651 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2017
Voilà un film rare et méconnu qui mérite un détour, un film qui doit être un des tout premiers à dénoncer la course au nucléaire. D'abord le sujet lui-même qui en fait un précurseur, ensuite par l'angle de vue choisit pour le traitement du récit. En effet pas de film catastrophe ici, pas d'explosion ni de conséquences pandémiques montrées à l'image, pas d'horreur ni panique générale... Lancinant et innocent on semble être dans un monde apaisé, où les derniers specimens de la race humaine sont prêts à accepter leur sort.
Site : Selenie
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 octobre 2016
Un mélange patriotisme, romantisme et cataclysme savamment dosé et assez réussi. Il y a cette fin héroïque où l'amour triomphe au-delà de la mort, mais la vision de la fin du monde est complètement intégrée au cheminement personnel des histoires d'amour. Il y aussi cette dose antimilitariste prêchée par Sinatra au centre du film qui parle de la célèbre maxime "si tu veux la paix, prépare la guerre", en insistant sur le côté philosophique de cette pensée.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 février 2016
Le romantisme cinèmatographique semble être beaucoup moins un genre qu'un tempèrament, un ètat d'âme! Pour donner un exemple, peu de films pourraient être aussi violemment dramatiques sur le papier que "On the Beach" centrè sur un groupe de personnes qui dans l'attente, en Australie, des effets d'une explosion atomique qui a dètruit le reste du monde, vivent en quelques jours leurs dernières et plus intenses passions! Mais à l'ècran la tension que connaissaient tous les personnages ne se traduit par aucune attitude tumultueuse spectaculaire car le metteur en scène, Stanley Kramer, n'a pas le moindre goût de l'effet romantique traditionnel! il est d'autre part significatif que le romantisme le plus pur fasse quelque fois de remarquables apparitions dans des films de genre! Reste une grande machine sociologique adaptèe du roman de Nevil Shute qui ne lèsine pas sur les moyens avec des acteurs cèlèbres et un gros budget! Quelques bons moments cependant, spoiler: quand le rècit se fait documentaire et nous montre San Francisco et San Diego transformès en dèsert : une ville vidèe de ses habitants est toujours très impressionnante!
Mais ce film de Kramer est tout de même un poil trop long et trop mèlodramatique pour convaincre pleinement...
alouet29
alouet29

94 abonnés 1 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 août 2015
Très bonne adaptation du roman éponyme. Les acteurs sont très convaincants, mais la mise en scène pêche un peu.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 février 2015
Quant on dit film post-apocalyptique on pense à du cinéma style Mad Max pourtant bien avant on s'est essayé au genre notamment avec Le Dernier rivage. Il est bien question de fin de monde et d'aucun espoir futur, nous sommes bien ancrés dans la période de la guerre froide avec comme épée de Damoclès les attaques nucléaires. Malheureusement Stanley Kramer réalise là un film extrêmement bavard qui malgré une ambiance désespérante bien rendue et un casting de choix ne parvient jamais à susciter le moindre intérêt envers le spectateur que je suis, une attente de plus de 2 heures se fait en attendant un dénouement fataliste.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 novembre 2014
Un chef-d’œuvre sur la stupidité humaine. L'homme se détruit alors qu'il n'aspire qu'à vivre. Toujours d'actualité car, il reste sur Terre pas mal d'explosifs nucléaires et surtout une masse critique d'imbécilité largement supérieure à celle capable de déclencher l'explosion de la Civilisation, ce film bénéficie d'une extraordinaire interprétation et d'une mise en scène qui emboutissent joyeusement tous les navets actuels. Le top du Cinéma d'anticipation avec "Soleil Vert" ...
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 novembre 2014
Une guerre nucléaire ayant ravagé l'hémisphère Nord, les survivants se terrent en Australie, où ils savent qu'ils n'ont que quelques mois à vivre avant que les retombées radioactives ne les condamnent eux-aussi. Sorti en 1959, "One The Beach" donne un bon aperçu des craintes de l'époque sur le nucléaire militaire. Le film critique en effet la doctrine stratégique de l'équilibre de la terreur : chaque pays accroit son stock d'armes pour être sûr d’annihiler l'autre en cas de conflit, si bien que personne, en théorie, n'ose appuyer sur le bouton. Vu d'aujourd'hui, cette critique est assez ironique, puisque c'est sans doute cette doctrine qui a permis d'empêcher une 3ème guerre mondiale jusqu'à la chute de l'URSS... Quant au film en lui-même, il est assez décevant. Stanley Kramer est un bon metteur en scène, et dresse un portrait mélancolique des derniers moments de l'Humanité. Sauf que le tout manque d'enjeu, et surtout l'ensemble est long, avec une première partie très lente. Heureusement, on bénéficie de solides acteurs, notamment Fred Astaire à contre-emploi, ou Ava Gardner. Toutefois, on s'attendait à mieux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 mai 2014
J'ai bien aimé ce film à classer plutôt dans le genre anticipation et non science-fiction, dirions-nous aujourd'hui, car l'homme finira bien comme bien transmis dans le film, aux personnes qui voient bien les yeux ouverts et non fermés. L'homme est ainsi fait et il ne faudra surement par attendre des décennies pour voir arriver ce genre de catastrophe pour l'humanité, déjà que l'homme détruit tout comme ça, lorsqu'un événement majeur arrivera, ce sera sûrement ce genre de dénouement. Film assez lent et peut-être le sera-t-il pour beaucoup de spectateurs, mais le contexte du film ne se prêtait pas à de l'exubérance aux vu et au su des faits. Deux géants du cinéma mondial de l'époque les magnifiques; Gregory Peck et Ava Gardner, quant à Fred Astaire il se cantonne dans un petit rôle mais sa notoriété fait écho dans les films où il joue. Je note ce film 4 étoiles sur 5.
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