Maintenant, on casse nos œufs sur une surface plane et dans deux bols (et ça marche du tonnerre), merci L'Amour au présent. Cette comédie romantique est le mode d'emploi parfait pour les jeunes couples, avec toute la mignonnerie et la tendresse (sans jamais tomber dans les bons sentiments niais, une prouesse) qu'une belle histoire d'amour peut raconter. L'originalité de ce film est d'être anachronique, comprenez : comme (500) Jours Ensemble, les scènes ne se suivent pas, les premières rencontres se mêlent à la grossesse, à une signature de divorce, à un accident, à une dispute... Surtout, n'allez pas aux WC, car on mouline du ciboulot pour raccorder ensemble l'histoire, comme un puzzle qu'on trépigne de terminer pour voir la belle image finale, et il arrive qu'on reste avec une pièce en main (la fameuse vis d'Ikea) dont on n'a aucune idée de l'emplacement dans la chronologie, mais cela ne gêne absolument pas le visionnage, on place mentalement la scène de côté (et bien souvent : elle fait sens une heure plus tard). Faites particulièrement attention aux dialogues, qui fourmillent d'indices (lorsque l'héroïne dit qu'elle spoiler: ne veut "plus revivre ça" dès le début du film, on a compris à mi-mots toute la "fin-préquelle" où l'on découvre son premier cancer qui l'a obligée à choisir entre son enfant et sa vie - et l'on sait ce qu'elle a choisi quand on voit l'adorable pimprenelle mettre du feutre partout sur la table du diner, mais on sait alors aussi vers quelle fin tragique on s'engage... Bref : écoutez bien les personnages, cela aide vraiment à lier les scènes). Comment oublier aussi la vraie force du film, à savoir son binôme parfait (comme à leur habitude) entre Andrew Garfield et Florence Pugh ("Piou", pas "Peugue", par pitié, on n'en peut plus des postillons à l'entrée du cinéma) qui sont l'illustration du mot "charmant" dans le dico. Évidemment, on voit les ficelles pathos du scénario (spoiler: l'adoption aurait été une option nettement plus raisonnable, mais "il n'y aurait plus eu de film"), sans pour autant oublier de soupirer de tendresse face aux premiers émois maladroits, sans oublier de sentir son cœur se serrer face à la maladie (la scène de spoiler: la tonte des cheveux qui est jouée comme un moment joyeux pour que la petite n'en garde pas un vilain souvenir : on peut pleurer, ou il faut attendre la très belle scène finale des œufs à casser sur la table ? ), sans oublier de sourire face à l'accouchement cocasse, sans oublier un personnage secondaire étonnamment attachant (la jeune cheffe interprétée par Lee Braithwaite, spoiler: qui accompagne Pugh au concours et qui se rase la tête par solidarité - on a cru qu'elle était mourante aussi, AVC surprise dans notre siège - dont c'est le premier rôle de l'actrice, chapeau, enfin "toque"). On ressort de L'Amour au présent avec le cœur triste mais charmé, ayant fait la rencontre d'un couple parfait (Andrew Garfield et Florence Pugh y sont pour beaucoup, la psychologie touchante de leur personnage fait le reste), ayant essuyé la larme et lâché le sourire, et ayant le ferme intention de suivre le précepte du film : profiter de ses proches, tant qu'on le peut encore. Car tout peut s'arrêter trop tôt, une coquille peut venir tout gâcher, quand on n'a pas "deux bols".
Film puzzle déconstruit qui est mieux titré en anglais "Nous vivons au présent". C'est en effet un récit au présent où se juxtaposent des périodes sans référence indiquée de leur chronologie. Pas de mention comme "un an avant …" ou autres. Au début, c'est assez déstabilisant, mais on s'y fait et on en comprend même tout l'intérêt narratif. On est presque dans une notion d'éternité, le passé s'entremêle avec le présent dans une histoire bouleversante et très bien interprétée par les deux protagonistes qui crèvent l'écran. Bravo pour l'originalité du montage, c'est très inattendu et innovant, mais très réussi in-fine !
Bien que peu adepte de mélo, je dois reconnaître que celui-ci m'a profondément émue. Il se distingue de ses prédécesseurs comme Nos étoiles contraires ou Un jour, pour ne citer qu'eux, par la profondeur et la maturité de ses personnages et par une construction temporelle qui tresse artistiquement plusieurs époques de l'histoire du couple. Cette astuce, qui aurait pu rendre le film confus, s'avère une façon originale et efficace d'entrer dans l'intimité du couple, entrelaçant humour et émotions. Ajouter à cela l'interprétation très impliquée de Florence Pugh et ultra-sensible d'Andrew Garfield et vous tenez là un très beau film qui parle de l'amour et de la vie avec réalisme mais sans susciter de pitié. Une merveille.
Mortel ennui…! Que dire sur ce film, si ce n’est que le scénario est malheureusement atrocement banal. L’actrice principale découvre son nouvel amour tout juste divorcé et qui semble tombé du ciel, mais elle doit affronter une terrible maladie. Mwaiiiiis…rien de bien excitant pour tout dire.
J'ai eu l'impression que le monteur du film a mis bout à bout de manière aléatoire toutes les séquences de ce film sans logique chronologique sans que cela soit justifié un seul instant et que cette idée absurde soit venue en post production. Cela nuit vraiment à la compréhension, à la cohérence du récit et au plaisir du visionnage de ce film qui n'aurait pu être qu'un film romantique agréable. A éviter.
Chronique romantique à la narration éclatée pour mieux montrer l'évolution de la relation principale, We Live in Time séduit grosso modo uniquement via ses 2 excellents comédiens. Car en effet John Crowley enquille à peu près chaque étape de la romcom (rencontre, premiers émois, première dispute, grossesse..) le tout intercalé de manière non-chronologique par une dose de drama versant un peu dans le pathos (diagnostic de cancer et coping du couple)
Un côté un peu préfabriqué domine donc, d'autant que la mise en scène affiche un classicisme absolu, et que le scénario en lui-même limite constamment toute forme d'impact émotionnel de par sa structure. Reste heureusement une finalité contournant globalement les tropes du genre, malgré un manque de gravitas. À voir pour la super alchimie entre Florence Pugh et Andrew Garfield, capable d'élever n'importe quelle scène par leur simple présence. Pour le reste, ça manque de substance tout simplement !
Je tiens déjà ma plus grosse déception de l’année, je suis vraiment dégoûté. Je ne comprends pas ce choix de schéma narratif qui a complètement gâché la moindre émotion que j’aurais dû ressentir. J’adore évidemment le duo d’acteurs qui incarnent à la perfection deux personnages attachants depuis la bande-annonce. C’est une œuvre assez drôle mais j’ai l’impression qu’ils ont gardé le peu d’idées de mise en scène qu’ils avaient pour la conclusion. C’est clairement insuffisant alors que j’aurais tant aimé l’adorer. Pourquoi confier ça à un cinéaste aussi banal…
L'Amour au Présent est un film d'amour tendre et puissant entre deux personnes.
Dans un monde où le temps semble filer à toute vitesse, deux âmes que tout oppose se croisent et redécouvrent le pouvoir de l’amour au cœur de leur quotidien. À travers leurs rencontres et leurs séparations, ils sont confrontés aux défis de la vie moderne, entre aspirations personnelles et relations complexes.
Le film nous fait vivre à la fois leurs plus grandes joies et leurs plus profonds chagrins, qui ne manqueront pas de vous émouvoir. J’ai même ressenti des frissons tout au long du film.
Andrew Garfield et Florence Pugh offrent des performances d'acteurs irréprochables et si authentiques que l’on croirait tout réel, comme s’il s’était réellement passé quelque chose entre eux devant la caméra pendant les scènes.
Réalisé par John Crowley et écrit par Nick Payne, le duo de créateurs a su choisir un couple d’acteurs qui n’avaient jamais travaillé ensemble jusqu’à présent, mais dont la complicité à l’écran est éclatante.
La musique est très bien composée, accompagnant subtilement les personnages dans leurs moments et leurs expressions, tout en renforçant l'émotion de chaque scène créant une atmosphère immersive qui plonge le spectateur au cœur de l'intrigue.
Le film reste une histoire d'amour simple et réaliste, qui n'est pas révolutionnaire, mais dans laquelle chacun pourrait se reconnaître.
En conclusion : L'Amour au Présent est un film magnifiquement conçu, porté par une résonance émotionnelle profonde. Il célèbre le pouvoir de l’amour et la résilience de l’esprit humain. Grâce à ses performances exceptionnelles et à sa narration sincère.
film mièvre à l'histoire convenue. les acteurs en font beaucoup trop. la narration de l'histoire en flashback est .bien construite. c'est du love story pour un téléfilm de fin de soirée......
au début du film, je n'ai rien compris, on est dans le présent puis le passé puis le futur puis le présent... bref, le bazar, les acteurs sont moyens surtout Tobias ! 3/10 ! passez votre chemin !
Il est probable que le réalisateur, à partir d'un scénario de "romcom" dramatique, a veillé à ne pas transformer son film en tire-larmes trop prévisible façon Love Story. D'où, pour le spectateur, une sensation de malaise entre les différents allers et retours temporels pour lesquels il est nécessaire de s'adapter et qui empêchent sans doute de plomber le film par une chronologie qui commencerait bêtement en une rencontre romantique et se terminerait par un drame absolu. Pariant donc sur l'intelligence du spectateur, John Crowley a réuni deux superbes acteurs qui incarnent un couple de jeunes trentenaires au tournant de la vie - s'établir en couple, avoir ou non des enfants, faire quelque chose de remarquable...- interprétés par la lumineuse Florence Pugh et le craquant Andrew Garfield et s'amuse à poser différentes pièces d'un puzzle dont on ne verra l'image finale qu'au bout d'une petite heure. Reste une grande réussite même si l'on aperçoit parfois les fils des coutures...
Voilà typiquement le genre de film que je serais jamais aller voir sans mon abonnement cinépass. Mais avec le cinéma avec volonté il faut élargir les perspectives. Et je ne regrette pas car L'Amour au présent" est une vraie belle surprise pour moi.
Je ne suis pas un adepte de comédies romantiques. Dans ma tête ce genre de film résonne comme un écho : humour niais et cucul. Comme quoi il ne faut pas forcément croire aux cliché de certains genres cinématographiques.
Car "L'Amour au présent" ne rentre jamais dans la niaiserie. J'ai trouvé le ton juste. Tant dans les situations burlesques que dans celles plus sérieuses. Et quand le film entre dans des phases dramatiques le réalisateur d'insister sur nos glandes lacrymales. Non il se contente de raconter, de montrer sans jamais entrer dans un genre de mélodrame. Alors oui. Les larmes vont sortir en fonction de la sensibilité des spectateurs mais je ne pense pas que cela marchera sur tout le monde.
Par contre le côté comédie fera rire tout le monde. A l'image de l'exceptionnel scène de l'accouchement.
Le tout porté par le couple Florence Pugh/Andrew Garfield en parfaite symbiose.
Un très beau film qui raconte avec émotion mais sans mélo les étapes de la vie d'un couple, depuis leur rencontre jusque leur mise à l'épreuve par la maladie. On rentre pleinement dans l'intimité de ces deux personnes et comment ils abandonnent des schéma de vie égoïste pour mieux se tourner vers le bonheur de l'autre. Les acteurs sont tout simplement fantastique, tout comme le scénar et la réalisation. Le montage non linéaire est un excellent choix qui donne vraiment une notion d'infini a l'amour que ces deux personnes peuvent se porter. On sort de la salle émus, triste et heureux a la fois. Bref, on en redemande.
L'amour au présent, passé et même futur, un film poignant qui ne passe pas inaperçu, les acteurs sont tous très bons. Le fait que le film nous laisse parfois sans explication, mais juste la scène pour comprendre, est parfait.