La fin d’Oak Street
Note moyenne
2,8
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457 critiques spectateurs

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39 critiques
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76 critiques
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139 critiques
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86 critiques
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68 critiques
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Aubert T.
Aubert T.

146 abonnés 162 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 août 2026
Je serais bien à la peine de dire de quoi ce film est la métaphore. On a l'habituelle famille américaine qui a des problèmes et que des épreuves vont ressouder. Ni divertissant ni effrayant mais plutôt drôle (et de manière involontaire), cette série B aurait gagné à avoir un casting d'inconnus.
selenie

7 482 abonnés 6 717 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 août 2026
Le premier constat désolant réside dans le couple star, pas d'étincelle entre Ewan McGregor et Anne Hathaway qui semblent souvent se demander ce qu'ils font là en mode cacheton. Mais au départ on souffle déjà quand il faut près d'une demi-heure avant d'entrer dans le vif du sujet, trente minutes où on nous bassine de tous les poncifs possibles et imaginables sur la bonne famille américaine, à la fois idéalisée et en crise. C'est long, ennuyeux, et si clichés voir même très kitsch. Quand enfin les premières conséquences de la faille temporelle se révèlent on tombe dans le grand nanard... SPOILERS voir site !... Le ridicule devient risible quand les dinos sont stoppés sans aucune logique ou vraisemblance, par un arbuste ou bosquet que pourtant l'humain a traversé simplement, par une petite porte en bois alors qu'un 4x4 ou un camion se fait défoncer... etc... au deux tiers du film on est partagé entre le souffle d'ennui et d'agacement ou le petit rire nerveux devant tant d'inepties grotesques. Puis arrive finalement 2-3 passages "funestes" plutôt inattendus qui nous sort de notre torpeur, et un twist final tout aussi surprenant (vu la première partie on n'attendait plus grand chose !) qui sauve le film du naufrage complet.
Site : Selenie
julien
julien

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 août 2026
J'ai passé un très bon moment ! Surtout à partir du moment où spoiler: le père se fait dévorer haha, là le film est vraiment parti !

C'est original ! Les VFX pas toujours top mais ça va dans l'ensemble ! Et le film est au final ultra touchant. Et drôle !
Eytan
Eytan

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 août 2026
Le film reste très simple avec des incohérences. C’est dommage, certains aspect auraient pus être plus et mieux travaillés.
Sebcast FT
Sebcast FT

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 août 2026
Un navet que nous sommes allé voir entre amis, mais au moins on a bien rigolé. Anne Hathaway joue bien mais le reste c'est déplorable sans parler du scénario a la mord moi le noeud. Les réactions sont illogiques et le chien en 3D pendant tout le film déçoit aussi. Bref allez y si vous voulez rigoler mais sinon évitez
Elisabeth G.
Elisabeth G.

219 abonnés 1 217 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 août 2026
Un divertissement efficace aux dinosaures impressionnants, mais un scénario prévisible et un excès de créatures nuisent à l'ensemble.

La critique complète sur
Guigui Paul
Guigui Paul

15 abonnés 115 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2026
Une série B estivale de luxe certes très (trop?) appliquée à courir derrière son modèle amblinesque 1982 et avec son inévitable aspect familial parfois indigeste mais qui fait preuve d'une certaine générosité visuelle.
Slethimonnier29012002
Slethimonnier29012002

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 août 2026
Le pire film que j'ai vue. Le scénario pas ouf le début était long à se lancer à deux doigts de quitter la salle. Je suis quelqu'un qui va beaucoup au cinéma mais là on c'est bien fait avoir déjà par la bande annonce et par la séance vraiment déçu.. puis sur le film vraiment cucu juste une masse pour allonger un dinosaure.. ou encore quand il court il avance plus vite qu'un dinosaure. Abusé si vraiment vous voulez pas passer un bon moment. Allez-y[spoiler]
Roberarlet
Roberarlet

1 abonné 25 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 août 2026
Une espèce de film cousin de Jurassic Park, en bien moins bien. Les acteurs font le travail mais le scénario n’aidant pas, pas de miracle.
On a jamais vraiment peur pour les protagonistes, et ce qui me semble être une ÉNORME incohérence en fin de film vient gâcher l’ensemble.
Point positif : effet spéciaux
PIOUZY OFFICIEL
PIOUZY OFFICIEL

4 abonnés 35 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2026
Dans une petite banlieue pavillonnaire, des événements étranges viennent peu à peu perturber le quotidien d’une famille déjà au bord de l’implosion. spoiler: Mais lorsque tout le quartier se retrouve soudainement téléporté à l’époque jurassique, leur survie devient une toute autre histoire...

Prenez l’esprit de Jurassic Park, mélangez le avec l’action et le chaos de L’Armée des morts, ajoutez une petite touche de . ET l’extra-terrestre et vous obtenez La Fin d’Oak Street, un bon film pour terminer l’été.

Visuellement, le film est une belle réussite : de jolies plans, une réalisation efficace et des effets spéciaux globalement très convaincants. L’histoire, assez originale, réussit à proposer un concept surprenant et divertissant.

Côté musique, le score de Michael Giacchino reste malheureusement assez moyen. Certaines compositions fonctionnent très bien avec les scènes qu’elles accompagnent, mais aucun véritable thème ne reste en tête. Et venant d’un compositeur de son calibre, c’est franchement dommage.

Le gros point faible reste le jeu d’acteur, avec une Anne Hathaway particulièrement peu convaincante, dont la prestation peine vraiment à faire oublier les défauts de certains dialogues.

Malgré ses imperfections, La Fin d’Oak Street reste un divertissement original, spectaculaire et efficace, parfait pour une dernière séance estivale.
lionelb30

548 abonnés 2 945 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 août 2026
Un gout de Jurassic park , de l'action et pas de temps mort. Par contre le scenario... une partie science fiction ridicule , des dialogues parfois lunaire , des acteurs pas au top , ce qui fait que ca devient amusant au second degrés.
lericou34
lericou34

5 abonnés 63 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 août 2026
Un ovnis jubilatoire ou l’homme devient subitement la proie et ne maîtrise plus rien . Les acteurs ont du bien s’amuser et nous communiquent leur plaisir de servir la dernière folie de JJ Abrams. Il se permet même de se moquer de certains clichés comme celui du chien fidèle et sauveur. Mais si vous avez peur des reptiles et oiseaux passez votre chemin
cedric Lagarrigue
cedric Lagarrigue

6 abonnés 3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 août 2026
Le film fait très bien son job. C’est rythmé, efficace avec son lot de scènes tendues. Le traitement, l’histoire, la famille et l’époque lui donnent des allures de gros film des années 80 et c’est un compliment.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

141 abonnés 272 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2026
On pouvait légitimement craindre un énième film de dinosaures surfant sur Jurassic World, tant la saga semblait avoir déjà largement essoré le sujet. Et pourtant, La Fin d’Oak Street est une agréable surprise, qui assume pleinement son statut de divertissement estival tout en apportant suffisamment de personnalité pour tirer son épingle du jeu.

Il n’est d’ailleurs pas anodin que David Robert Mitchell situe son intrigue dans les années 80. Le réalisateur puise clairement dans l’héritage des productions Amblin de Spielberg, avec ce mélange de fantastique, d’aventure et de drame familial qui caractérisait une partie du cinéma populaire de cette époque. Car derrière les dinosaures et le spectacle, le film s’intéresse avant tout à la parentalité et à l’unité familiale, en faisant de cette famille confrontée à une situation extraordinaire le véritable cœur du récit. Anne Hathaway, Ewan McGregor et les deux adolescents parviennent ainsi à rendre leurs personnages suffisamment attachants pour que l’on se préoccupe réellement de leur sort.

Le film repose également sur un concept particulièrement high concept, qu’il vaut mieux accepter que chercher à comprendre dans les moindres détails. La mythologie peut parfois sembler floues et certaines explications sont loin d’être totalement satisfaisantes, mais ce n’est finalement pas ce qui importe le plus. Le plaisir vient avant tout de la manière dont le réalisateur exploite son idée et entraîne cette famille ordinaire dans une succession de situations de plus en plus périlleuses.

Et sur le plan du spectacle, la promesse est largement tenue. Les dinosaures sont nombreux, variés et les séquences souvent spectaculaires et inventives. Le film sait constamment renouveler les situations de danger et ne souffre quasiment d’aucun temps mort. Même s’il livre son film le plus mainstream, David Robert Mitchell parvient toutefois à imposer sa patte. Celui qui s’était fait connaître avec le très bon It Follows conserve notamment une véritable maîtrise de la tension. Son sens du cadre, son travail sur les arrière-plans et l’utilisation de compositions en double focale permettent régulièrement de faire exister une menace dans l’image avant même que les personnages ne la perçoivent.

Mitchell s’amuse également avec les codes du blockbuster contemporain, notamment cette tendance à désamorcer systématiquement une scène dramatique par une blague. Il réussit même à retourner ce principe dans une scène particulièrement saisissante, où l’humour attendu devient finalement un élément de malaise et de tension. Car malgré son aspect très grand public, La Fin d’Oak Street se révèle étonnamment sombre. Certaines images sont particulièrement puissantes et plusieurs scènes empruntent clairement au cinéma horrifique.

Tout n’est évidemment pas parfait. La structure reste assez classique, le concept aurait parfois mérité d’être davantage développé et certains comportements de personnages peuvent agacer. On peut également être surpris par un final particulièrement expédié, alors que tout semblait réuni pour faire basculer le film dans un climax véritablement fou et spectaculaire.

Mais le film a surtout le mérite de tenter des choses et de ne jamais donner l’impression de simplement reproduire une formule déjà vue. Sans être révolutionnaire, La Fin d’Oak Street est donc une très bonne surprise, offrant un blockbuster généreux, spectaculaire et efficace.

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shfjopadisf jpoisdjfas
shfjopadisf jpoisdjfas

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 août 2026
Il existe des films dont on sort bouleversé, d’autres qui nous accompagnent plusieurs jours, et certains dont les imperfections mêmes finissent par nourrir des discussions passionnantes. Et puis, beaucoup plus rarement, il existe des œuvres auxquelles on découvre une vertu que leurs auteurs n’avaient vraisemblablement pas anticipée : leur formidable potentiel pédagogique.
La Fin d’Oak Street appartient, à mes yeux, à cette dernière catégorie.
Je ne conseillerais donc pas nécessairement de faire disparaître ce film. Au contraire, il faudrait peut-être soigneusement le conserver, l’archiver, le restaurer dans cinquante ans si nécessaire et le montrer aux générations futures d’étudiants en cinéma. Non pas comme un modèle à reproduire, mais comme un remarquable inventaire de ce qu’il convient d’éviter lorsqu’on entreprend de raconter une histoire.
Car le problème de La Fin d’Oak Street n’est pas qu’un élément particulier y soit raté. Ce serait presque rassurant. Un scénario médiocre peut être sauvé par une mise en scène inspirée ; des personnages superficiels peuvent survivre grâce au talent des interprètes ; des effets visuels imparfaits peuvent disparaître derrière une utilisation intelligente du cadre, de la lumière ou du hors-champ. Le cinéma est précisément cet art étrange où des faiblesses individuelles peuvent parfois, par une mystérieuse alchimie, produire un ensemble remarquablement supérieur à la somme de ses parties.
Ici, l’alchimie semble malheureusement fonctionner dans l’autre sens.
Commençons par l’écriture. Les personnages donnent régulièrement l’impression d’exister moins comme des individus que comme des instruments nécessaires au déplacement du scénario d’un point A vers un point B. Leurs décisions paraissent parfois déterminées non par ce qu’ils savent, ressentent ou désirent, mais par ce dont le récit a momentanément besoin. C’est un défaut particulièrement difficile à dissimuler, car dès que l’on cesse de croire aux motivations des personnages, chaque péripétie devient visible en tant que mécanisme scénaristique. On ne regarde plus des êtres humains confrontés à une situation extraordinaire : on regarde un auteur déplacer ses pièces.
Même Ewan McGregor, acteur suffisamment expérimenté et charismatique pour avoir traversé au cours de sa carrière des registres extrêmement différents, semble parfois condamné à chercher une profondeur que l’écriture ne lui fournit simplement pas. Il serait assez injuste de lui en tenir rigueur : on ne peut demander à un interprète de construire indéfiniment sur des fondations qui se dérobent sous ses pieds.
La mise en scène, quant à elle, semble régulièrement regarder avec nostalgie du côté d’un certain cinéma populaire américain, et notamment de cette merveilleuse capacité qu’avait Spielberg à mêler aventure, émerveillement, menace et intimité familiale. L’influence n’est évidemment pas un problème en soi. Tout cinéma naît en partie du cinéma qui l’a précédé. Encore faut-il comprendre ce que l’on emprunte.
Jurassic Park, sorti en 1993, demeure à cet égard une comparaison particulièrement cruelle. Plus de trois décennies plus tard, certaines de ses créatures possèdent encore une présence physique et une crédibilité que des productions contemporaines infiniment mieux équipées technologiquement peinent à retrouver. La raison est assez simple : les effets spéciaux n’y étaient pas considérés comme une solution, mais comme un outil de mise en scène. Le cadre, la pluie, l’obscurité, le montage, les animatroniques, les effets numériques et surtout la suggestion travaillaient ensemble.
Dans La Fin d’Oak Street, les effets visuels m’ont trop souvent rappelé leur propre existence. Et un effet spécial qui vous fait penser à l’effet spécial plutôt qu’à ce qu’il représente vient précisément de manquer sa fonction première.
Mais c’est probablement dans son dernier mouvement que le film devient réellement fascinant — involontairement, certes, mais fascinant tout de même.
Le voyage temporel est un exercice dangereux parce qu’il exige moins une vraisemblance scientifique qu’une cohérence interne. Un film peut inventer absolument toutes les règles qu’il souhaite. Le passé peut être immuable, modifiable, divisé en réalités parallèles ; les voyageurs peuvent rencontrer leurs doubles, les remplacer, créer de nouvelles branches temporelles ou découvrir que leurs interventions faisaient depuis toujours partie des événements. Peu importe que la physique réelle approuve l’opération : le spectateur accepte volontiers l’impossible dès lors que l’impossible obéit à ses propres lois.
Or la conclusion semble précisément hésiter entre plusieurs de ces modèles.
Les survivants reviennent dans leur époque quelque temps avant l’événement à l’origine de leur voyage. Denise peut alors empêcher Greg de partir, supprimant ainsi la trajectoire qui conduisait à sa mort. Le résultat recherché est émotionnellement évident : l’épreuve traversée permet finalement de sauver celui qui avait été perdu.
Seulement, cette résolution soulève immédiatement une question embarrassante : si cette trajectoire est annulée, qu’advient-il de la chaîne d’événements ayant conduit Denise à revenir pour l’annuler ?
Le film semble répondre implicitement que les voyageurs conservent leur existence et leurs souvenirs même lorsque les événements qui les ont produits sont modifiés. Pourquoi pas. C’est une convention parfaitement utilisable.
Mais cette convention possède des conséquences.
Davis en offre la démonstration la plus spectaculaire. En empêchant ses parents de partir, elle empêche également la version plus jeune d’elle-même d’entreprendre le voyage qui devait faire d’elle l’orpheline revenue dans le présent. Pourtant, cette Davis revenue continue d’exister et peut désormais cohabiter avec son propre double.
Nous avons donc établi une règle : modifier le passé ne fait pas disparaître le voyageur ; celui-ci devient en quelque sorte le vestige physique d’une trajectoire temporelle qui n’a plus nécessairement lieu.
Et c’est précisément à cet instant que la logique du film commence à se retourner contre lui.
Car si Davis possède un double, les autres voyageurs devraient être confrontés au même problème. Les versions d’eux-mêmes existant vingt minutes plus tôt sont quelque part. Elles s’apprêtent à reproduire les événements que leurs homologues viennent précisément de subir. Pourtant, cette implication vertigineuse semble susciter chez les personnages une curiosité remarquablement limitée.
Le problème n’est donc même plus seulement celui, classique, du paradoxe du grand-père. C’est celui d’un récit qui paraît choisir successivement les propriétés du voyage temporel dont il a besoin pour obtenir chaque résultat émotionnel, sans toujours accepter les conséquences logiques des règles qu’il vient lui-même d’établir.
Et c’est dommage, car une incohérence temporelle n’est pas nécessairement un défaut. Elle peut devenir le sujet même d’une œuvre. Elle peut provoquer le vertige, créer une boucle fascinante ou laisser volontairement le spectateur face à une impossibilité. Mais il existe une différence fondamentale entre mettre le spectateur devant un paradoxe et laisser le spectateur réparer le scénario à la place du scénariste.
La première démarche peut produire de grands films.
La seconde produit surtout de longues conversations après la séance.
Il serait cependant injuste de limiter les problèmes du film à sa conclusion. Celle-ci possède simplement l’élégance particulière de concentrer en quelques minutes plusieurs défauts déjà présents auparavant : facilité narrative, règles mouvantes, recherche de l’émotion avant la cohérence et confiance étonnante dans la capacité du spectateur à ne pas examiner trop attentivement ce qu’on vient de lui montrer.
C’est peut-être là que réside finalement le véritable intérêt de La Fin d’Oak Street.
Il constitue un extraordinaire rappel d’une vérité élémentaire : le spectateur est prêt à croire à l’impossible, mais il n’aime pas qu’on lui demande de croire à l’incohérent.
On peut lui montrer des dinosaures, des voyages temporels, des anomalies défiant la physique et des événements qui ne pourraient jamais se produire dans notre univers. Il acceptera tout cela avec enthousiasme. Mais dès lors qu’une œuvre définit ses propres règles, il devient raisonnable d’attendre qu’elle les respecte.
Voilà pourquoi je crois sincèrement que La Fin d’Oak Street possède une valeur.
Dans une école de cinéma, il pourrait devenir un exercice remarquable. On pourrait interrompre régulièrement la projection et demander aux étudiants : pourquoi cette scène ne fonctionne-t-elle pas ? Que manque-t-il à ce personnage ? Pourquoi cet effet visuel paraît-il artificiel ? Quelle information aurait dû être introduite auparavant ? Quelle règle temporelle vient d’être établie ? Est-elle encore respectée dix minutes plus tard ? Comment conserver exactement la même histoire tout en donnant davantage de poids à ses enjeux ?
Autrement dit, plutôt que de demander aux étudiants de réaliser un meilleur film, on pourrait simplement leur demander comment ils répareraient celui-ci.
Et c’est peut-être le compliment le plus sincère que je sois capable de lui adresser.
La Fin d’Oak Street n’est pas, à mes yeux, un film dépourvu d’utilité.
C’est un contre-exemple exceptionnel.
Une sorte de manuel de cinéma écrit à l’envers, dans lequel chaque chapitre semble murmurer au futur réalisateur : « Vous voyez ceci ? Il existe probablement une meilleure manière de procéder. »
Certaines œuvres nous enseignent ce que le cinéma peut accomplir lorsqu’il atteint son sommet.
D’autres, plus rares, accomplissent la tâche ingrate mais néanmoins indispensable de nous montrer avec une remarquable précision tout ce qu’il serait préférable de ne jamais faire.
À ce titre, les générations futures lui doivent peut-être déjà quelque chose.
Moi, en revanche, je souhaiterais simplement récupérer mes deux heures.
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