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Laurent ORSINI
10 critiques
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3,0
Publiée le 5 septembre 2026
Prenez un shaker, mélangez une bonne dose de Jurassic Park et un zeste de Retour vers le futur et vous obtiendrez la fin de Oak Street. Réjouissant pour les nostalgiques comme moi.
J'ai été emmené voir La Fin d'Oak Street au cinéma par ma famille, qui voulait absolument découvrir le film. J'avoue qu'avant la séance, j'avais un peu peur que la bande-annonce ne soit pas vraiment représentative du film et que celui-ci ne tienne pas toutes ses promesses.
Et franchement, j'ai été agréablement surpris !
Le film est vraiment super. On s'attache rapidement aux personnages, l'histoire tient la route du début à la fin et on ne s'ennuie pas une seule seconde. Il y a énormément d'humour, mais aussi des scènes surprenantes, parfois complètement surréalistes, ainsi que de vrais moments d'émotion.
Les effets spéciaux sont également très réussis et participent vraiment à l'ambiance du film. La bande-son est plutôt sympa, avec plusieurs références qui rappellent les années 80, ce qui apporte un petit côté nostalgique très agréable. ✨
Au final, La Fin d'Oak Street est un film qui mélange efficacement humour, émotion, aventures, scènes surprenantes et effets spéciaux. Une très bonne surprise que je recommande sans hésiter !
Ce film nous fait découvrir un concept assez original : voir tout un quartier être projeté à la préhistoire. Il nous permet également de voir Anne Hathaway et Ewan McGregor jouer ensemble.
Le film est vraiment pas mal et propose quelques bonnes idées. Cependant, on a un peu de mal à rentrer dans l’histoire au début, et certaines explications concernant les événements sont malheureusement assez bâclées. Concernant les effets spéciaux, le résultat est inégal : certaines scènes fonctionnent plutôt bien, tandis que d’autres paraissent plus datées ou moins convaincantes, ce qui peut parfois légèrement nuire à l’immersion.
J'ai toutefois beaucoup apprécié la fin et la conclusion du film, que j'ai trouvées particulièrement réussies.
Malgré ses défauts, l’ensemble reste divertissant et agréable à regarder.
Blockbuster efficace et original, qui ne se prend pas au sérieux et offre d’autant plus de spectacle. Super acting, mais des effets spéciaux (CGI) pas à la hauteur
Pour un film qui a eu une mauvaise critique, je l’ai trouvé vachement pas mal le scénario, il est super original le casting est super l’ambiance années 80 ça rappelle certains films ou série on s’ennuie pas une seconde
Pas mal mais un peu trop Jurassic Park à mon goût, ils auraient pu pousser le délire du voyage dans le temps avec plus d’originalité. C’est sympa, mais c’est dommage quand même.
Sincère, palpitant, esthétique, nostalgique, surprenant…ajoutés à ces qualités les très bons comédiens, les musiques inspirées et quelques effets de mise en scène originale…si on passe quelques points de scénario faciles, c’est un excellent film de dinosaures ! Dans ce registre, je l’ai même trouvé meilleur que les derniers jurassic world.
C’est vraiment pas terrible, le film se perd dans ses choix de genre, comédie ? Horreur? Action? Malgré deux têtes d’affiche, ça suffit pas à sauver un scénario sans queue ni tête. Et vous pouvez vous grattez pour une quelconque logique ou explication.
C'est terrible qu'aucune oeuvre sur les dinosaures ne veuille aller au bout de l'idée horrifique.... (pas vu Primitive war). Je ne sais pas par où commencer tellement il y a peu de choses à garder... les choix que font les personnages tout au long du film sont catastrophiques... tellement d'élément inutiles ... bref
5 pour tout d'abord contrer tous ces rabats joie, le film est clairement un super film avec des dino, c'est bien sanglant avec clairement une touche Spielberg année 80 qui fait vraiment plaisir. Tout ce beau monde suit une mise en scène sans temps mort avec un climax pour moi inattendu et super fun. On découvre le quotidien de la vie des dinosaures dans ce quartier pris au piège du jurassic né d'une faille temporelle, sans censure sur des détails parfois cocasses. Le jeu des acteurs parfois surjoué volontairement pour mieux apprécier le second degrés dramatique. Ce type de spectacle bien foutu et correctement réalisé est suffisamment rare, et mérite encore d'être vu en salle, en cette fin de saison estival. BRAVO
La Fin d’Oak Street prolonge le goût de David Robert Mitchell pour les récits où l’inquiétude naît moins de ce qui est montré que de l’impossibilité de comprendre ce qui se déroule. Le réalisateur transforme cette fois un paisible quartier résidentiel en territoire inconnu, utilisant un phénomène cosmique comme point de départ d’un thriller fantastique où la cellule familiale devient le dernier repère face à l’inexplicable.
Tout commence par une rupture brutale avec la normalité. À la suite d’un mystérieux événement cosmique, Oak Street et ses habitants se retrouvent transportés dans un environnement dont ils ignorent tout. Les maisons sont toujours là, les objets familiers également, mais le monde qui les entourait semble avoir disparu. Pour la famille Platt, l’incompréhension laisse rapidement place à une nécessité beaucoup plus immédiate : comprendre les règles de ce nouvel espace et survivre.
Le scénario écrit par David Robert Mitchell exploite intelligemment cette perte de repères. Plutôt que de multiplier immédiatement les explications scientifiques, le film privilégie le point de vue de personnages incapables de déterminer où ils se trouvent, pourquoi ils ont été déplacés et surtout ce qui existe désormais au-delà de leur rue.
Cette incertitude constitue le principal moteur du suspense. Chaque exploration peut révéler une nouvelle menace tandis que l’environnement quotidien devient progressivement étranger. Mitchell retrouve ainsi ce qu’il maîtrise particulièrement bien : installer le malaise dans des espaces apparemment ordinaires et laisser l’imagination du spectateur travailler avant de dévoiler la véritable nature du danger.
Anne Hathaway apporte une intensité émotionnelle importante au récit. Face à elle, Ewan McGregor incarne efficacement cette volonté de préserver une forme de rationalité alors que les certitudes disparaissent les unes après les autres. Maisy Stella complète cette dynamique familiale et permet au film de ne jamais perdre de vue les conséquences humaines de son dispositif fantastique.
La réussite du film tient également à son atmosphère. L'espace résidentiel, symbole habituel de sécurité, devient une frontière. Une rue, quelques maisons et des jardins suffisent à provoquer une véritable sensation d'enfermement. La mise en scène joue sur les perspectives, les silences et la présence inquiétante de cet ailleurs pour créer une étrangeté presque permanente.
Derrière son concept de science-fiction se dessine progressivement une réflexion plus intime. Lorsque tous les repères extérieurs disparaissent, que reste-t-il d'une famille ? Les rancœurs et les non-dits ne s'effacent pas simplement parce qu'une catastrophe survient. Au contraire, l'isolement les exacerbe, faisant de la nécessité de « rester unis » bien davantage qu'une formule de film de survie.
Le récit se montre parfois volontairement opaque et cette manière de retarder les réponses pourra dérouter. Mais La Fin d’Oak Street gagne précisément à ne pas tout expliquer immédiatement.
Étrange, inquiétant et visuellement maîtrisé, La Fin d’Oak Street transforme une catastrophe cosmique en expérience profondément intime. David Robert Mitchell signe un thriller de science-fiction où l'inconnu compte autant que les fractures familiales, porté par une atmosphère fascinante et un solide trio formé par Anne Hathaway, Ewan McGregor et Maisy Stella.