60 minutes est un petit film netflix, tout petit présentant malheureusement fort peu d’intérêt. Franchement, on pourra apprécier le rythme global du métrage, plutôt allant, et le concept du temps réel qui rappel un peu Cours Lola, cours dans un style semblable. Emilio Sakraya est plutôt alerte et même s’il n’a pas grand-chose à défendre côté personnage, il a un caractère athlétique qui colle bien au rôle et limite l’usage de doublure qui cassent globalement les scènes d’action. Les scènes d’action sont néanmoins assez aléatoires. Certaines sont honorables, même si elles ont ce côté « bourrinage de rue » parfois pénibles si on aime les combats plus chorégraphiés, mais d’autres sont moyennes avec une certaine lenteur d’exécution. On est pas dans le haut du panier du genre mais pas non plus dans le pire du genre, ça passe.
Malheureusement elles sont assez répétitives et n’arriveront pas à compenser la lassitude devant une histoire improbable. Vraiment l’écriture de ce film est un désastre. Le concept est simple pourtant, mais le film s’enlise dans les incohérences de temps, de lieux, et des ficelles tout à fait grotesques pour générer de l’enjeu. On ne croit pas un seul instant au point de départ du film et vraiment tout ce qui suit est loufoque. Heureusement, le film fait le choix d’être violent mais pas trop sérieux, mais quand même…
Ca vaut pour les personnages, totalement dissous, sans épaisseur, et aux actes archi-prévisibles. Les méchants sont transparents, Marie Mouroum n’a guère de place et sert juste pour quelques combats, c’est franchement très faible.
Si l’on ajoute à cela une réalisation plutôt fébrile et un manque de budget qui donne au film une patine très téléfilm, 60 minutes peinera à convaincre le spectateur exigeant. On se retrouve devant ce qui aurait été dans les années 2000 un DTV de base. La seule chose qui tire ce genre de film du quelconque c’est l’excellence de ses scènes d’action, et là on reste au milieu du gué. 2