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JohanJett
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4,0
Publiée le 4 janvier 2013
Avec le génial L'armée des Ombres,La bataille du rail qui fut tournée en 1945 un an après la libération est le deuxième meilleur film français sur la résistance.Une œuvre dure,âpre avec une interprétation de comédiens non professionnels magistrale,René Clément réussit à faire un film sur la résistance dont tout les hommes de la résistance française du rail sont devenu des héros inconnus.Des scène sont restées inoubliable comme celle des six fusillés de tranche d'age et de fonction différents dont l'un des six regardera une araignée tissant sa toile .Un grand film en mémoire des cheminotsspoiler: comme la scene finale écrite à la craie derrière le dernier wagon .Une œuvre forte
C’est le premier film sur la Résistance tourné après la Libération (et le premier long-métrage de René Clément). Une œuvre de commande, financée par divers organismes dont le CNR. La Bataille du rail a une visée sociopolitique évidente : glorifier la résistance des cheminots et généraliser la notion d’héroïsme. Il ne faut donc pas s’attendre à un film nuancé, évoquant de près ou de loin la déportation des Juifs par train ou toute idée de collaboration. Ici, les Allemands sont très peu montrés, seuls les actes de bravoure français comptent. Clément réussit cependant à éviter l’hagiographie grâce à plusieurs partis pris : un réalisme quasi documentaire (par souci d’authenticité mais aussi par nécessité économique dans un contexte de pénurie), une histoire peu dramatisée (mais un peu confuse…), centrée essentiellement sur des faits et gestes, pas de personnages principaux (pour valoriser l’idée d’un collectif), pas d’acteurs professionnels. Il y a cependant une scène spectaculaire, à la fin du film : le déraillement d’un convoi ferroviaire.
Un formidable témoignage des cheminots résistants de la seconde guerre mondiale. Parfaite mise en scène, instructif, poignant et authentique !!! Le chef d’œuvre de René Clément aux cotés de l'indémodable "Jeux Interdits".
Alors certes ce film est une propagande assumée au sortir de la deuxième guerre mondiale. Mais il faut se remettre dans le cadre de l'époque, c'est juste incroyable d'avoir sorti un tel film dès 1945. On peut trouver le métrage entièrement manichéen, c'est évident, avec des cheminots qui tous sans exception montrent courage et loyauté. Certains plans sont magnifiques, comme cet homme saboteur qui, attendant dos tourné d'être fusillé, observe une araignée sur le mur.
« La bataille du rail « image d'une résistance surgonflée frisant par moments la caricature dévoile dans un parcours documento-fictionnel fascinant l’héroïsme inconditionnel d'un microcosme hyper motivé luttant toutes griffes dehors contre un occupant montré comme un airain vociférant et bestial.
Sans pour cela refléter une réalité certainement beaucoup moins épique cet opus possède le mérite de dévoiler des énergies certes romancées mais poussées à leurs maximums par un groupe de travail solidaire et déterminé.
L'ensemble s'absorbe comme un spectacle de qualité qu'il faut surtout ne pas mettre en relation avec une propagande embusquée semblant indispensable afin d'éclairer d'une manière somptueuse une partie méconnue de la résistance Française.
Tout en demeurant des comportements virtuels ces héros courageux s'imprègnent remarquablement dans le contexte historique de leur époque. Ils pensent, bougent, développent de la matière sur des sites dangereux ou la vie peut s'arreter à tout moment.
Certains sacrifices pathétiques habillent ce rendu exemplaire d'un lyrisme presque insoutenable. Épaulés par quelques cadrages intelligents l’œuvre délivre une essence volontaire et soutenue tout le long d'un trajet sans failles ni essoufflements.
René Clément filme un patriotisme flamboyant, une fusion temporaire magnifique unissant des individus presque transcendés prêt à tous pour restaurer leur pays d'une liberté absente.
« La bataille du rail « est une brillante actualité reconstituée dont l'atout principal reste l'action dans une démonstration remarquablement calibrée mettant en lumière des comportements fratenels que nos années de paix ont endormis.
Le ton est donné dès l'intro, "La bataille du rail" est un éloge, une glorification de la résistance des cheminots face à l'occupation allemande. En gros, tout ce que je n'aime pas dans un film "historique". Le parti étant pris, ce film est tout ce qu'il y a de plus partial: des cheminots pourvus de toutes les qualités contre les méchants allemands. Si la première partie sous forme de documentaire présente un minimum d'intérêt, la partie purement fictionnelle assomme complètement. A la vue du contexte et de l'année de sortie du film, je comprend qu'il ait pu recevoir un grand prix au festival de Cannes mais, aujourd'hui, il ne présente plus grand intérêt mis à part un simple regard sur la mentalité de l'époque.
Un film de commande qui sent un peu la propagande qui en tous cas idéalise la résistance française mais René Clément arrive malgré tout à nous tenir en haleine.
Le film se veut avant tout un hommage aux résistants en général, et aux résistants cheminots en particulier. La description de préparations et d'éxecutions d'opérations de sabotage sont plutôt prenantes. On peut évidement faire au film la critique d'offir une vision idéalisée de la Résistance et de la France occupée mais il me paraît difficile de faire ce repproche à un film tourné dès la sortie de la guerre, à une époque où les gens avaient encore la tête dans le guidon.
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4,0
Publiée le 28 janvier 2021
Un film à la gloire des cheminots pendant l'Occupation allemande en France! Un classique qui retrace de façon remarquable des scènes authentiques de la Rèsistance! Une oeuvre à part dont tous les acteurs ou presque sont anonymes! Dans l'univers de Renè Clèment, il y a des hèros solitaires et des hèros collectifs! Ceux de la "Bataille du rail" sont unis, solidaires, dans la vie et devant la mort! C'est efficace, intelligemment menè, toujours juste, assorti de quelques scènes marquantes comme ce très spectaculaire dèraillement d'un train militaire allemand! Une sèquence èmouvante est à souligner : celle d'un cheminot qui regarde une araignèe (un pholque phalangide) tombèe d'un mur alors que les allemands se tiennent prêt à le fusiller! Un essentiel qui retrouve dans ces annèes là un ton nouveau, proche du nèo-rèalisme italien...
Bon film sur la résistance des cheminots, intéressant de voir tout les trucs utilisés par ceux-ci pour ralentir l'arrivée des renforts allemands pendant le débarquement. Les scènes de combats sont pas trop mal, la voix-off par contre ne m'a pas convaincu.
Film dont le but est ouvertement de rendre hommage à la Résistance des cheminots dans la Seconde Guerre mondiale. C'est tellement caricatural que ça en devient suspect. Tous les cheminots étaient résistants, et aucun ne reculait devant le sacrifice ultime. Heureusement, depuis ce film, le travail de mémoire a été fait, notamment grâce à l'apport de Paxton dans les années 1970. Du coup l'intérêt de ce film est surtout de montrer l'état d'esprit des Français en 1945. On célèbre les héros de la guerre, ceux qui sont disparus. Ce n'est pas encore l'heure de poser les questions qui fâchent, comme le rôle de la France dans la déportation des juifs vers les camps de l'est de l'Europe, via Drancy par exemple. Ma note, je la mets par principe : une vision si biaisée et si partisane me révulse, même si je comprends l'intérêt de faire ce film à l'époque, ne serait-ce que pour rendre hommage à des hommes qui ont donné leur vie pour la Libération. La palme d'or à Cannes, vu le contexte, est largement méritée. Il reste à évoquer le caractère décousu du film. Une première partie documentaire et une seconde fictionnelle. Il s'agit de la conséquence d'un hiatus de deux mois dans la réalisation. Le film est, du coup, peu évident à suivre.
Ce film, premier à avoir reçu la récompense suprême à Cannes, est la meilleure représentation de l'imagerie d'Epinal que les français ont eu pendant longtemps de la Résistance française. Les allemands sont bêtes et méchants et la Résistance marchent à la perfection lorsque les résistants travaillent en groupe. Malgré ou grâce à ce défaut, et en dépit d'un intrigue parfois un peu confuse, ce film est remarquable dans la mesure qu'il est un bel hommage à la Résistance française, en particulier à la résistance dans le milieu des cheminots. Le montage de certaines scènes (en particulier celle de l'exécution des otages !) n'est pas sans rappeler celui des films d'Eisenstein, les comédiens non professionnels du film sont remarquables et certaines scènes sont franchement spectaculaires (le déraillement du train notamment !). C'est un film indispensable car il constitue une source historique pour tout ceux qu'ils veulent l'histoire de la Résistance et surtout la vision que les gens avait de celle-ci après la Guerre.
Le premier Festival de Cannes voit le jour en 1946 et décerne pas moins de 12 Palmes d’Or dont une pour La Bataille du rail (1945), l’histoire vraie des cheminots qui organisèrent la résistance face aux Allemands par le biais du sabotage des lignes de fer (très utilisées à l’époque pour acheminer les munitions, les chars et les soldats. Alors que la Seconde Guerre Mondiale vient de s’achever, René Clément réalise ici une brillante reconstitution, qui démarre comme un documentaire en nous présentant les tenants et les aboutissants de ce qui va suivre. Ce que l’on constate rapidement, c’est que les moyens ont été mis en œuvre afin de rendre aussi réelle que possible cette incroyable aventure, menée par ces hommes. Une mise en scène en noir & blanc parfaite où se succèdent des cadrages depuis les trains et des accidents ferroviaires remarquables (notamment la dernière séquence de l’attaque du train blindé Allemand). Cette première Palme d’Or était méritée à la vue de cette brillante reconstitution où les moyens techniques (et humains) on été grandement utilisés !