L'Amour c'est surcoté
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "L'Amour c'est surcoté" et de son tournage !

Un premier film né d’un roman et d’un hasard

L'humoriste et écrivain Mourad Winter ne s’était jamais rêvé cinéaste. À la sortie de son premier roman, L’amour c’est surcoté, on lui a plusieurs fois proposé de l’adapter lui-même au cinéma. Sa curiosité d’auteur l'a poussé à accepter. Il explique : "L’écriture a toujours été le fil conducteur de ma vie et le cinéma est arrivé un peu par hasard. À la sortie de mon premier roman, on me propose très vite de réaliser l’adaptation. Et je me dis pourquoi pas ?"

"Dans toutes les formes d’art dont je me nourris, j’ai toujours déconstruit le travail de l’auteur. Pareil pour le cinéma. Je regarde chaque film avec le souci de la mise en scène, du placement de la caméra, etc… Donc quand l’occasion s’est présentée, j’ai vu cela comme une nouvelle manière de pratiquer mon métier d’auteur."

Travail d'adaptation

Mourad Winter a commencé par écrire une grande version du script comprenant tout ce qu'il aimait dans le roman et s'est retrouvé avec 220 pages de scénario… Alors que le livre en fait 280 ! Le cinéaste se rappelle : "Du coup, j’ai tout réécrit comme si ces 220 pages n’existaient pas. Trois mois de boulot mis de côté. J’ai choisi alors de me focaliser sur le personnage d’Anis, sur ce que je voulais raconter de lui, tout en gardant l’idée initiale du roman, à savoir traiter la tridimensionnalité de l’amour : le couple, la famille et les amis. Ce qui m’a conduit à redécouper entièrement mon livre."

Le format cinémascope

Pour un premier film, en particulier une comédie, le cinémascope (le scope) est rare. Pourtant, Mourad Winter y a fermement tenu. Il confie : "Je suis un grand fan de scope. Je trouve qu’esthétiquement, c’est un format qui permet d’accentuer la profondeur de champ et de faire bouger plus efficacement les arrière-plans. Mais surtout d’un point de vue émotionnel. Cela donne une plus grande intensité dans les regards, isole plus efficacement chaque détail."

"Bon, mon producteur n’était pas chaud au début. Parce que comédie, parce que premier film… en gros il fallait que j’y aille mollo. Mais mon chef op m’a suivi et on a magouillé pour qu’il ne s’en aperçoit que trop tard (rires)."

Une complicité de longue date

Mourad Winter connaît Hakim Jemili depuis plus de 10 ans, comme s'en rappelle le metteur en scène : "On a toujours été assez proches et quand je l’ai vu dans Docteur, je me suis rendu compte que c’était un p… de comédien. On est de la même génération, on a grandi dans le même milieu socioculturel. Il me comprend, je le comprends. Il avait déjà lu le bouquin et quand on se voit au sujet du film, il me dit qu’il se retrouve dans le personnage principal du bouquin. Hakim a ce truc qui consiste à ne pas jouer. Quand il arrive sur le plateau, il est. Et ça c’est tragiquement beau."

Laura Felpin, une évidence

Pour Mourad Winter, Laura Felpin s’est imposée comme une évidence dès le début du casting. Il la décrit comme une actrice complète, capable de tout jouer, mais surtout dotée d’un charisme immédiat et d’une extrême drôlerie. Il insiste sur un détail important : l’alchimie entre les deux acteurs principaux : "Laura est de Mulhouse, Hakim de Sélestat, près de Strasbourg. Cette complicité était indispensable. Un tournage, c’est comme une croisière : huit semaines ensemble, pas de retour possible. Il fallait que ça colle tout de suite."

En plus de la proximité géographique, le réalisateur souligne que leur passé commun sur scène (stand-up, télé) a renforcé leur capacité à improviser, à s’adapter, à jouer sur les mêmes registres.

Pas toujours politiquement correct !

Que ce soit dans le roman ou le film, le héros Anis n’est pas toujours politiquement correct. Mourad Winter justifie ce choix : "L’humour permet de le justifier. Homophobe, sexiste, transphobe... j’ai pas fait semblant (rires). Il est le reflet d’une construction à l’ancienne, d’une grande partie de ces générations qui nous ont éduquées, qui ne sont pas forcément mauvaises, mais font juste ce qu’elles peuvent avec ce qu’elles sont, avec leurs propres éducations. Mais attention, je ne juge jamais, pas question de donner des leçons."

"J’avais envie d’un perso clivant, mais à la fois marrant et touchant. Ce qu’il exprime, c’est sa façon de penser, faite des ses expériences, de ses certitudes, de ses préjugés aussi. Il est persuadé d’avoir raison. Et va se rendre compte de l’importance de la nuance. Que le monde ne s’arrête pas à ce qu’il a connu jusque-là."

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