Dahomey
Note moyenne
3,2
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62 critiques spectateurs

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Orno13
Orno13

23 abonnés 1 016 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2025
Un documentaire court mais non moins intéressant, saisissant et surtout très originale.
Mati Diop nous raconte par une narration assez subtile, la remise d une statue ancienne du benin qui a été emmène par les français durant la période coloniale.
Le protocole du retour est narré par cette statue elle même en voix off qui témoigne dans un premier temps le désespoir d avoir quitter sa terre, mais aussi le bonheur de la retrouver.
Un documentaire touchant et intéressant
AnnaM
AnnaM

2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 septembre 2024
Le sujet de ce film/docu - la restitution par la France de 26 œuvres du Dahomey (les trésors d’Abomey) au Bénin en 2021 - est un poil pointu mais interroge sur les objets culturels pillés à travers le monde et qui méritent sans doute comme le roi Ghézo de trouver le chemin du retour après un long exil. Les plans séquences au début du film sur les couloirs vides du musée du Quai Branly, silencieux et interminables, sont déstabilisants, tout comme l’absence d’interviews, de commentaires, de discours croisés. Et finalement, c’est très bien comme ça ! Quant au regard que la réalisatrice Mati Diop porte sur les Béninois quand ils découvrent et se réapproprient leur patrimoine, il est magnifique, ainsi que le débat organisé avec la jeunesse béninoise. Curieusement, on aurait aimé qu’elle filme avec la même tendresse ces 26 œuvres qu’on voit finalement assez peu. Allez, encore un petit effort, plus que 6974 biens culturels à leur restituer. Et qu’on ne s’en offusque pas. Les expositions temporaires permettent de nos jours de faire voyager les œuvres du monde entier. Nous n’en serions pas privés. Et tous les enfants du Bénin ont le droit de pouvoir enfin danser devant la statue de l’homme-requin…
Paulin Brun
Paulin Brun

26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2024
Le film est relativement court (1h10), ce qui lui autorise pas mal de fantaisie formelle, sans risquer de froisser son public. Et donc il est sans commentaire, donc sans contexte, sans introduction ou repères chronologiques. Nous sommes comme des caméras de surveillance de l’histoire (caméras de surveillance que Mati Diop cadre, autant sur les terres d’adoption que d’origine, dans tous les coins du musée). Et pourtant, une voix off existe bel et bien dans le film : c’est l’âme de la statue numéro 26. Un film singulier donc.

La première partie se déroule à Paris : c’est le film du départ. La réalisatrice filme les techniques emballage des experts du Quai Branly, les gestes du décrochage, de la protection minutieuse. Une impression assez froide se dégage de cet adieu au sol français, peu de mots sont échangés. Mati Diop finit par glisser sa caméra dans la caisse de la statue numéro 26 pour écouter ses doutes. Le spectateur se laisse clouer dans le noir avec la promesse de se retrouver sur l’autre continent.

Le Bénin on y arrive d’abord par l’image des rotatives de presse imprimant les grands titres, un plan qu’on connaît trop bien mais que notre modernité a rendu obsolète. « Historique! » titrent les journaux, et c’est par ce mot qu’on entre dans l’événement vu du Bénin. Les statues, dans leurs grandes caisses de bois, filent vers leur nouvelle demeure, le palais de la Marina, résidence de la présidence béninoise. Les camion qui est les acheminent sont aux couleurs de l’événement. De part et d’autre de la route la population est massée pour acclamer le retour de leurs oeuvres prodigues. Premier choc. Emerge enfin la conscience du phénomène dans l’esprit du spectateur, grâce au génie de l’expressivité documentaire de Mati Diop. (la suite sur legoutducine.home.blog)
pat4poufzouz
pat4poufzouz

12 abonnés 85 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 septembre 2024
J'ai beaucoup aimé la grammaire du film, la façon dont le Bénin est filmé. Même si le propos ne va pas très loin, on ressent véritablement la façon dont cet événement crée un petit bouleversement, les controverses suscitées mais presque aussi l'indifférence d'une partie de la population. En revanche, le point de vue subjectif des œuvres... Leurs discours m'ont semblés un peu creux... Et c'est un détail mais je trouve que les sous-titres blancs gâchent inévitablement l'effet de l'écran noir
Sacy
Sacy

2 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 septembre 2024
Une manière originale d'aborder le sujet du rapatriement du patrimoine africain pillé lors des conquêtes coloniales. Les débats des jeunes Béninois dans la seconde partie du documentaire sont très intéressant et plein de lucidité. Enfin, la question de l'esclavage pratiqué par le royaume du Dahomey est abordé.
MiH
MiH

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 septembre 2024
Un documentaire passionnant empreint de nostalgie, porté par une mise en scène originale qui donne vie à ces statues volées et restituées, symbole de l'âme africaine.
Arthus27
Arthus27

126 abonnés 642 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2024
Véritablement déroutant, Dahomey est un documentaire retraçant la restitution d'une vingtaine d'oeuvre volées par la France au Bénin. On distingue 3 types de scènes bien distincts. Tout abord, la contemplation de la logistique peu intéressante, consistant à déplacer les œuvres de Paris à Cotonou. Puis les débats animés et riches au sein d'une université huppée du Bénin sur cette restitution. Ce sont ces scènes qui révèlent tout l'intérêt du documentaire, entre la joie d'un retour de ce pan de culture volé, et la rage de de voir restituer des miettes, 26 oeuvre sur des milliers, pour donner bonne conscience au pays colonisateur. Enfin, le film est ponctué de scènes oniriques dans lesquelles une voix off vient donner vie à l'une des statues de retour au Bénin. Ces dernières ajoutent de la lourdeur au récit et au film, et pourra laisser plus d'un spectateur circonspect. En bref, l'intérêt du film tient sur la grosse moitié consacrée au débat et à la réflexion portée autour de cette fameuse restitution. Pour le reste, chacun se fera son avis.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

250 abonnés 2 676 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juin 2025
Documentaire primé à Berlin, je n'ai manifestement pas été aussi sensible au film que la plupart des spectateurs. Le sujet approché est un sujet particulièrement sensible (le rapatriement d’œuvre d'art de la France vers le pays d'où il a été pillé), mais je n'ai pas forcément ressenti la charge émotionnel que le film essaye de transmettre derrière ces œuvres. La force du film vient dans le fait qu'il montre une population qui échange avec profondeur et transparence sur la portée de cette action. Il a aussi l'intelligence de ne pas durer trop longtemps (une bonne heure, pas plus). Le film satisfera ceux qui s'intéresse à ces questions et débats ; pour les autres, je suis moins convaincu.
Jmartine
Jmartine

201 abonnés 736 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 septembre 2024
Plutôt déçu de ce documentaire de la Franco Sénégalaise Mati Diop qui a pourtant reçu l’Ours d’or 2024 à Berlin. Le film part de bonnes attentions, la restitution en novembre 2021 de 26 trésors du royaume du Dahomey, pillés par la France en 1892 et restitués au Bénin…26 objets dont la caméra suit le voyage de retour des réserves du musée du Quai Branly au palais présidentiel de Cotonou. C’est la première importante restitution d’objets de collections publiques à un pays africain… des statues totem de l’ancien royaume d’Abomey, le trône du roi Béhanzin… et selon le ministre des Affaires Etrangères béninois, cette restitution historique est un acte exemplaire pour les coopérations muséales dans le monde. « Le Bénin est heureux de marquer l’histoire ».
Mati Diop s’entend à mettre en scène les fantômes, les puissances de la nuit, les séquelles de la décolonisation… Elle va ici jusqu’à donner à l’une des sculptures de roi, une voix d’outre-tombe poétique et oraculaire…qui raconte l’obscurité de ces réserves muséales, des caisses où elle est transportée… avant de retrouver la lumière du pays d’origine. Procédé étonnant car requérant un abus d’écrans noirs assez agaçant. Le film a été réalisé avec la bénédiction de la présidence du Benin, et le débat final avec les étudiants sensé apporter une bouffée d’air en opposition avec l’assemblée de notables vénérables qui assistent à la réception des œuvres, a en fait été organisé sur mesure.... Ces jeunes gens ont encore du mal à se défaire d’un passé dont le récit a été essentiellement construit par l’imaginaire du colonisateur. Ils voudraient bien exister par eux-mêmes, se projeter dans un futur rassurant, à commencer en se libérant de la langue française qui écrase totalement les dialectes locaux. Les jeunes gens bataillent à coups d’invectives, de prises de position virulentes, comme un avertissement au mépris dont ils ont le sentiment qu’il perdure dans la politique française sur le continent africain…J’ai du mal à comprendre ce qui a pu justifier l’attribution de l’Ours d’or …Beaucoup de maladresses, pas mal de fioritures et des volontés d'effets poétiques qui tombent à plat. Je m’attendais à mieux…
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

141 abonnés 2 014 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2024
Dans ce court film documentaire (1h08), la cinéaste Mati Diop se plonge dans la question complexe de la restitution des bien culturels du Bénin par la France. Elle nous fait suivre le voyage d’une statue – une figure homme/oiseau du roi Ghézo – qui s’apprête à quitter le musée du quai Branly à Paris, et qu’elle flanque d’une voix venue d’outre-tombe pour nous raconter son périple de plus d’un siècle, depuis son appropriation par les forces coloniales françaises en 1892. Puis, de retour au Bénin, Mati Diop organise une rencontre filmée d’étudiants qui s’expriment sur les tenants et aboutissants de cette démarche de restitution. Si les bonnes intentions de la réalisatrice sont certaines, force est de constater son documentaire ne parvient pas toujours à se hisser à la hauteur de celles-ci.
dimah
dimah

26 abonnés 113 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 septembre 2024
Trèsmalnait ,seule lanpartieravec les jeunes est intéressante , de plus il aurait fallu sous-titré certains passages
Evelyne D.
Evelyne D.

14 abonnés 124 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 octobre 2024
Très lent surtout la partie en France. Il manque l'historique de leur arrivee en France et le detail des negociations. Et meme sur les oeuvres, j'attendais + d'informations sur leur usage. Seule partie dynamique le débat des jeunes etudiants bien que certains intervenants auraient pu beneficier d'un sous titrage afin de permettre aux français de mieux suivre. Aussi mon premier film en sous titrage inclusif qui reduit la comprehension. En conclusion sujet tres interessant mais pas assez fouillé.
Sophie W
Sophie W

16 abonnés 11 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 octobre 2024
Trop peu de dialogues et film pas assez expliqué. Il faut attendre la fin avec les étudiants pour entendre des dialogues. Tout le long du film est un ennui et certaines scènes ne servent à rien. C’est du remplissage.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 397 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2024
C’est plus une conférence qu’un film que l’on regarde.
Peu qualitatif artistiquement, c’est pour le débat que porte ce court “documentaire” qu’on l’écoute (plus que le voir).
Alex Motamots
Alex Motamots

10 abonnés 379 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 avril 2025
Un film très conceptuel : il n’y a que l’oeuvre qui raconte dans le noir (les humains n’ont qu’une parole descriptive)
Nous saurons tout de l’envoi minutieux d’une œuvre d’art, sa mise en caisse précautionneuse.
Je n'ai pas aimé les looongs écrans noirs avec juste un bruit de fond (viseuses et deviseuses)
J’ai aimé les trop courtes explications sur les œuvres revenues sur leur terre natale.
J’ai aimé les travailleurs qui viennent admirer ces œuvres avant l'inauguration officielle.
J'ai aimé la voix off au timbre chaud mi-homme, mi-femme, je suis moins fan de l'utilisation du iels.
Bref, un documentaire ultra conceptuel.
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