Un film sur un professeur de philosophie en Argentine, très inégal, assez décousu, qui alterne entre quasi comédie et ton plus sérieux, et où on se demande au final quel était vraiment le message que voulait faire passer le metteur en scène… Quelques scènes sympas, mais trop de temps faibles ou l’on trouve le temps long… Finalement assez décevant
Ancré dans le microcosme de l’université de Puan, El Profesor explore les fractures intellectuelles, sociales et politiques d’une Argentine en crise.
Marcelo, professeur de philosophie discret et désenchanté, affronte Rafael, un ancien camarade revenu d’exil, flamboyant et opportuniste, pour un poste prestigieux. Leur rivalité transcende l’individu, opposant deux visions du monde : d’un côté, l’idéaliste épuisé par les contradictions de son époque, de l’autre, le pragmatique qui manipule le système avec une aisance cynique.
Dans ce récit à la mise en scène naturaliste et dépouillée, la lenteur apparente se révèle à double tranchant : si elle offre au spectateur le temps de s'immerger dans la chute des idéaux et la vacuité des luttes de pouvoir, elle risque, et cela l'a été pour moi, d’en diluer l’intensité. Les dialogues, richement parsemés de références philosophiques, oscillent entre profondeur et didactisme, confrontant avec pertinence la grandeur des idées avec leur mise en action.
En filigrane, El Profesor interroge sur les rêves érodés, sur la tension entre fidélité à soi-même et nécessité de s’adapter, et, surtout, sur une époque où les mots de la philosophie peinent à dialoguer avec la réalité.
"El Profesor" explore les rivalités académiques et les absurdités de la quête de reconnaissance à travers le portrait de Marcelo, professeur de philosophie à Buenos Aires. Il voit son quotidien bouleversé lorsqu’il est en compétition pour une chaire prestigieuse avec un candidat charismatique venu d’Europe. Malheureusement, les scènes s’étirent inutilement et l'intrigue est un peu prévisible.
L'ensemble m'a paru assez décousu. Le film porte-t-il sur les rivalités au sein des universités, sur l'enseignement de la philosophie au plus grand nombre, sur les problèmes politico-sociaux en Argentine, sur un personnage timide et maladroit... ? Tout est effleuré et sans relief.
Portrait touchant d'un professeur attachant. On se laisse attendrir par le personnage. Je recommande si on veut passer une petite soirée sympathique sans prise de tête. il m'a détendue
Comédie globalement agréable et bien menée. On suit avec plaisir les péripéties de ce professeur sur le déclin, le tout sur fond de contexte social argentin évoqué habilement dans le film.
J’ai adoré ce film qui se passe de nos jours en Argentine en plus en V.O. Un professeur souhaite la place de son mentor qui vient de mourir à l’université. Plein d’humour, drôle et décrit bien la situation de crise de l’Argentine actuellement.
Ce n'est pas un film qui marque, mais, malgré quelques longueurs, notamment vers la fin, on suit assez bien ce professeur et ses aventures qui nous rappellent assez bien notre vie quotidienne à nous, avec tout ce qu'elle a d'ordinaire et d'extraordinaire.
Suite au décès de son mentor, un professeur d'université de philosophie réservé et plutôt emprunté est pressenti pour reprendre sa chaire. Mais le voilà mis en concurrence avec un autre candidat, séduisant et charismatique.
Une jolie surprise que cette comédie argentine qui parvient à dresser non sans humour le portrait de ce professeur aussi loser qu'attachant, sans jamais tomber dans la moquerie.
La cocasserie de plusieurs scènes fait mouche, et l'on sourit de bon coeur, surtout pendant la première partie du film, devant les maladresses et les quiproquos, mais il faut reconnaître qu'au fur et à mesure que le film avance, l'intérêt s'estompe quelque peu.
En arrière-plan, les tensions sociales qui grondent rappellent que le film, malgré son ton léger, n'oublie pas la dimension politique de son propos, avec notamment en toile de fond, la crise économique qui traverse la société argentine et les dérives du populisme, mais sans jamais toutefois pousser suffisamment loin, à part dans la jolie conclusion du film.
Suite au décès de son mentor, un professeur d'université de philosophie réservé et plutôt emprunté est pressenti pour reprendre sa chaire. Mais le voilà mis en concurrence avec un autre candidat, séduisant et charismatique.
Une jolie surprise que cette comédie argentine qui parvient à dresser non sans humour le portrait de ce professeur aussi loser qu'attachant, sans jamais tomber dans la moquerie.
La cocasserie de plusieurs scènes fait mouche, et l'on sourit de bon coeur, surtout pendant la première partie du film, devant les maladresses et les quiproquos, mais il faut reconnaître qu'au fur et à mesure que le film avance, l'intérêt s'estompe quelque peu.
En arrière-plan, les tensions sociales qui grondent rappellent que le film, malgré son ton léger, n'oublie pas la dimension politique de son propos, avec notamment en toile de fond, la crise économique qui traverse la société argentine et les dérives du populisme, mais sans jamais toutefois pousser suffisamment loin, à part dans la jolie conclusion du film.
J'ai pris le film presque comme un reportage sur l'Argentine, pays plein d'atouts mais qui s'enfonce inexorablement depuis des décennies. Ce professeur cultivé et attachant est un peu balloté par des évènements qui le dépassent et essaie de survivre en faisant de son mieux, pris entre un système parfois absurde et un désir de rebellion. Reste que sur une bonne idée de départ, il y a trop d'angles au prisme et trop de situations hétéroclites qui fait qu'on finit par se perdre et se désintéresser un peu de son parcours. Cela dit, il y a quand même quelques bonnes trouvailles (par ex la couche du bébé) qui soulignent le côté absurde, et qui auraient pu être multipliées pour mieux faire passer le message.
J'ai beaucoup aimé ce professeur qui ne demande qu'à enseigner sa matière mais que l'environnement et les événements contrarient sans arrêt. C'est très fin et drôle.
Un bon film sur la sincérité de l'engagement. Une vision sud américaine qui montre les risques de l'endormissement causés par le paraître et les médias. film original !