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Carlos Acotto
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5,0
Publiée le 12 juillet 2024
Magnifique ! Très dynamique, pas un instant de perdu, drole et profond. Très fine analyse de l'Argentine et son idiosyncrasie, sa culture, sa façon de vivre et son rapport à l'Europe. Fascinant ! À voir absolument !!
Magnifique film, drôle et très sérieux. Un portrait de l'Argentine tellement juste ! Les acteurs sont formidables. Courez le voir si vous ne l'avez pas déjà vu.
Je me suis profondément ennuyée, ce film n’a rien d’original. Un professeur relativement brillant pense avoir sa vie professionnelle tracée, mais cela est perturbée par le retour d’un collègue. Les traits d’humour scatologiques sont, eux, inutiles.. l’acteur principal joue bien, les autres sont assez peu crédibles…
Film argentin, comédie dramatique et satirique. En avant-première fēma - Festival La Rochelle Cinéma. Un concours est organisé pour la reprise de la chaire en philosophie politique, d’un professeur décédé. Une leçon de philosophie, sur fond de crise sociale. Film original et engagé, quelques scènes drôles.
Très intéressant film que ce portrait drôle, attachant et pathétique d'un Enseignant Universitaire avec en prime une lutte d’influence avec un collègue dans une Faculté de Buenos Aires . Ce Professeur d’université qui, pouvant tout à coup entrer dans la lumière, apprend à découvrir sa propre voix à cette occasion ! En toile de fond les grandes manifestations étudiantes de Buenos Aires dans une Argentine au bord du gouffre !
« El Profesor » L’histoire se déroule à “Puan” (Buenos Aires), l’une des plus importantes université d’Amérique latine. Un éminent professeur de philosophie meurt d’une crise cardiaque en faisant son footing. Il était le mentor de Marcelo (Marcelo Subiotto), notre antihéros, un philosophe modeste, la cinquantaine qui n’aime pas se mettre en avant. Marcelo, tout naturellement, se voit proposé de postuler à la chaire de son maître et ami du département de philo de Puan. Or un autre postulant, Rafael (Leonardo Sbaraglia), plus charismatique, brillant, frimeur, qui enseigne en Allemagne, se présente aussi à ce poste important. Le film se concentre sur l’histoire du duo de professeurs, l'idéaliste malchanceux, et le triomphateur cynique, sur cette génération de cinquantenaires qui a voulu changer le monde mais qu'au lieu de cela, le monde a changés. Voilà pour le pitch.
Maria Alché et Benjamín Naishtat, scénaristes et réalisateurs de ce long-métrage, brossent le portrait de « El profesor », Marcelo, une belle personne, humble, travailleur, insensible aux honneurs qui est en résonnance à plus grande échelle à l’Argentine d’aujourd’hui, ou plutôt celle qui a précédé l’élection du président populiste et ultralibéraliste actuel, Javier Milei : • un pays considérablement appauvri, où les fonctionnaires ne sont pas ou rarement payés, mais qui continuent de se battre pour enseigner, pour transmettre le savoir, en accumulant parfois des jobs annexes pour survivre !
Ecrit avec beaucoup d’humour comme un cadavre exquis où chaque scène en déclenche une autre, ce récit provoque à la fois rire et émotion. Par une mise en scène très soignée avec les fermetures des « chapitres » à l’iris, ce clin d’œil adressé, à nous spectateurs à travers l’œilleton de la caméra est là pour nous rappeler non seulement les débuts du cinéma mais aussi le tragi-comique de l’existence humaine que vivent les Argentin(e)s aujourd’hui si bien décrit dans le cinéma de Chaplin ou de Buster Keaton.
Les personnages affrontent une réalité incertaine où plus rien n’est comme avant. Marcelo doit se réinventer, renoncer à des convictions et des schémas de pensée obsolètes mais dans le même temps, revenir au point de départ : • la transmission du patrimoine culturel et historique qui permet d’avoir un regard critique sur la réalité. C’est en cela que ce film est une forme d’outil de résistance. Et malgré un pays au bord du gouffre, ce film est rempli d’optimisme et d’espoir ! Note Allociné : 3.7/5
Le réalisateur se tourne vers la comédie pour nous parler d’une Argentine toute libérale qui nous fait peur. Mais la forme n’est pas convaincante entre un documentaire politique et un film intimiste : la mayonnaise ne prend pas.
Un film bien construit, amusant et intelligent à la fois. Une comédie qui met au centre le problème de l'héritage et de la mémoire dans un pays comme l'Argentine. je le conseille!
« Ambiance Milei» On est dans une petite comédie argentine où un professeur de philosophie espère prendre la succession de son boss décédé à la chaire de Philo, mais il y a un professeur externe et bon en communication qui postule aussi. Il y a quelques scènes amusantes, et surtout on vit l’université argentine à l’heure des coupes budgétaires du président Milei. C’est chaud pour eux. Après, on est loin de la comédie de l’année.
Les difficultés de toutes sortes de ce brave homme constituent la trame de ce film. Apparaissent parfois, esquissés les problèmes qui assaillent l'Argentine, mais comme un élément secondaire. Choix contestable.
Ce film, traité à la façon d’un thriller psychologique pose le dilemme d’une victime de violences en l’ occurrence de tortures, soit faire vengeance soi même soit s’en remettre à la justice. Passionnant.
C'est à la fois une comédie de mœurs, une satire politique et une réflexion sur la vie, à travers les œuvres philosophiques sur lesquelles s'appuie le héros Marcelo.
Celui-ci est d'ailleurs plutôt un anti-héros : son physique est disgracieux, son élocution pas très brillante et son caractère réservé. Surgit un rival, venu du passé (estudiantin)... et d'Europe, en la personne de Rafael, plus charismatique, plus médiatique, plus audacieux, plus moderne... mais moins engagé que Marcelo.
On n'assiste toutefois pas à une guerre des tranchées entre les deux hommes. Dans le film, la vraie bataille oppose spoiler: les profs de gauche (et les étudiants marxistes) au gouvernement ultra-libéral . Ce n'est pas la partie la plus réussie. J'ai davantage apprécié l'évolution progressive du personnage principal et la mise en scène de questionnements philosophiques.
Sans être une réussite éclatante, c'est un film original, émaillé d'humour.
Marcelo pena est professeur de philosophie à la faculté de Buenos aires. Un jour, le titulaire de la chaire de philosophie politique décède brutalement pendant son jogging. Ayant formé tous les professeurs, sa disparition est remarquée et est l'occasion pour un philosophe opportuniste de briguer son poste. Marcelo est pressenti pour défendre l'héritage de son mentor dans un contexte politique difficile. En salle le 3 juillet.
spoiler: "El profesor" avait tous les atouts pour me plaire : un contexte politique et social argentin qui est une véritable poudrière, un personnage maladroit et perdu qui cherche sa place dans son environnement et en filigrane une certaine bataille philosophique entre Hobbes et Spinoza : que demande le peuple ? Malheureusement, le film ne tient pas ses promesses. J'ai trouvé impossible de m'attacher au personnage de Marcelo qui est d'une mollesse et d'une apathie déprimantes. Il est balloté par son environnement sans jamais parvenir à en faire réellement partie et ce n'est pas une chanson à la fin qui change cela. De plus, j'ai trouvé l'intrigue brouillonne, dommage.
En provenance d'Argentine " el profesor" propose un portrait d'un professeur de philosophie qui n'hésite pas à conduire sa vie de façon philosophique.
Réservé, l'apparence terne, c'est néanmoins et surtout une bonne personne à la ville. Attentif à sa famille, travailleur ( il donne des cours particuliers à une riche bourgeoise) ouvert aux autres ( il donne des cours dans un quartier défavorisé), il est pourtant préféré à l'occasion d'une promotion à un de ses collègues narcissique, flamboyant et poseur.
" El professeur" est finalement un regard sur l'existence au travers d'une proposition sur ce qui compte finalement pour véritablement la réussir et même si le vice prospère plus qu'à son tour sur la vertu.
Au plan formel, le scénario se présente sous la forme d'une suite de scènes qui complètent par petites touches le portrait du personnage principal.
On peut ( selon moi) tout de même regretter la fragilité du fil conducteur ( la rivalité entre deux personnalités) qui n'est que trop peu exploité.