Casting magnifique et dirigé par Clint Eastwood. Belle histoire, beau drama. Qu'auront nous fait à sa place ?. Voilà la seule et unique question importante. Il est en quête de rédemption pour devenir un meilleur humain. Meilleur mari et enfin père et malheureusement un accident involontaire se produit et changé la donne.
Ce film est bâti sur un milliard d’actions coïncidentes se déroulant en un même lieu et dans un temps réduit. La mise en scène est cependant suffisant bien faite pour qu’on se prête au jeu en tant que spectateur. Bien que le scénario laisse toutes les possibilités ouvertes, notre esprit va alors vouloir désigner un coupable et s’interroger sur la conduite que celui-ci devrait tenir. C’est probablement la grande force de cette œuvre, relever ce que nous savons évidemment déjà à savoir que la plupart du temps, le raisonnement humain est dépourvu de toute objectivité.
Ce triller psychologique intense de Clint Eastwood se déguste à partir d'un scénario remake du film de Sidney Lumet de 1957, 12 hommes en colère, où un jury composé de douze hommes et femmes se retire pour délibérer et procède immédiatement à un vote : onze votent coupables, or la décision doit être prise à l'unanimité. L'intrigue se noue autour d'un crime oú l'absence de preuve n'est pas une preuve d'absence de culpabilité de l'assassin présumé, et favorise une montée en puissance du doute d'un accusé que tout trahit jusqu'à son tatouage, témoin d'un passé sulfureux.
Le thème est simple voire simpliste, et parle à tout le monde : dois-je me dénoncer, avec toutes les conséquences désagréables que cela comporte, pour moi et, dans le cas présent, pour d'autres (si ce n'était que pour moi, ce serait trop simple), ou dois-je me taire, laisser punir un innocent à ma place, et assumer ma culpabilité en silence jusqu'à la fin de ma vie ? Dilemme basique et néanmoins tragique, qui (dans la vraie vie) commence pour chacun à l'école (sur un mode généralement moins tragique), sur la base duquel on peut raconter quantité d'histoires et faire quantité de films, mauvais ou bons. Le film est bon ici pour nombre de raisons : le spectateur se met facilement dans la peau du personnage principal ; le décor du drame - le procès, le jury et ses atermoiements - est montré de façon intéressante et intelligente ; tous les personnages secondaires (accusé, présidente du tribunal, avocat de l'accusé, procureuse, jurés) sont bien vus ; tous les acteurs sont excellents. Le film illustre aussi intelligemment le fait que tous nos jugements sont biaisés, plus ou moins inconsciemment, par notre histoire personnelle. Il incite également à la réflexion sur le principe du jugement par un jury populaire, ses bons et ses mauvais côtés. Pas de manichéisme, pas de pathos, pas d'effet de manche, pas de lourdeur, rien d'excessif (et pas une once d'humour). C'est sérieux, c'est plutôt lisse, mais c'est bien fait. Du bon cinéma.
Du Clint Eastwood sans surprise : solide, bien mené, plaisant à voir, plus intelligent que ses prises de position politiques ... Sur le fond, outre la question "morale" (assumer, ou pas, ses responsabilités ? Eastwood semble suivre la tradition grecque antique : il paraîtrait que, si on tente de se défiler, d'échapper (c'est humain !) aux conséquences de ses forfaits, les Erinyes veillent ... Il faudrait à la "faute" (supposée) une sanction inévitable. Ça arrange l’ordre social qu’on croie ça : perso, je crois bien que j’aurais sauvé mes fesses), le problème (pas nouveau, mais il n’est jamais inutile de le rappeler, tant de gens s’empressent de l’oublier), qui influe sur la première interrogation, que la « justice », les verdicts, ne sont rendus que par des humains : faillibles, influençables, limités par leurs croyances et leurs intérêts ...
Clint Eastwood fait son film de procès Juré d’un procès pour homicide routier, un homme va vite comprendre qu’il est certainement le responsable du décès et non l’accusé présenté devant le tribunal. Devant le risque de se retrouver accusé lui-même alors qu’il attend son premier enfant ; doit il se livrer ? Doit-il laisser un innocent se faire condamner ? Au final, comment sauver sa tête tout en sauvant l’inculpé ? Clint Eastwood, 94 ans, pour son 42ème et certainement dernier film nous entraine dans la grande lessiveuse judicaire. En mode thriller pouvant rappeler Hitchcock, il entraine le spectateur dans un dilemme moral de 2 heures ; que ferions-nous à la place du Juré ? Nous serions peut-être tout aussi veules que lui, très probablement. En tout, il l’humanise tellement, que l’on prend parti de bout en bout pour ses choix alors qu’il risque d’envoyer à la perpétuité un innocent. Excepté, pour mon compte dans un final sidérant où le Juré est au prise avec la Procureure dans une scène hyper tendue. Dans ce film de procès, la Procureure est aussi compromise, investie à sa propre réélection à ce poste prestigieux ; ce jugement est une arme de réélection massive quitte à bâcler le jugement. Au final, la moralité de la dame prendra de manière inattendue le dessus dans ce fameux final déconcertant. Pour jouer le Juré, l’acteur anglais Nicolas Hoult est excellent et confondant d’humanité pour un « pseudo salaud » ; et la Procureure interprétée par Toni Collette est irrésistible et apporte une touche de complexité à son personnage dans le dernier tiers du film lui permettant de sortir des rails du scénario hyper convenu. Ce film est donc un film d’identification qui fait parler à la sortie de la salle sur les choix de chacun ; même si le scénario ne laisse guère d’échappatoire à notre choix personnel il est en çà trop corseté et programmatique. Mais c’est aussi une réflexion sur la justice et la société américaine. Il met à mal le concept de « présomption de culpabilité » et montre bien combien la justice vacille quand elle juge plus les êtres que les faits. En voyant ce film de mouture très classique mais monté et découpé avec soin pour ne pas lâcher notre attention, on ne peut s’empêcher à un très grand film de procès du cinéma américain : « 12 hommes en colère » de Sidney Lumet. Il est tout aussi implacable mais par contre imparfait et parfois improbable. A voir pour discuter autour d’un verre du sentiment de culpabilité. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Film intéressant... Ressemble un peu à Douze hommes en colère... Traite des dilemmes moraux d un juré d une affaire criminelle qui se rend compte qu'il est le véritable coupable de la mort d'une personne par accident... La fin m a laissé perplexe...
Un film qui m'a mis comme un observateur impuissant compatissant et mal à l'aise devant ce jeune homme qui tente de se dépêtrer de la toile d'araignée de sa culpabilité et de son amour familial J'ai passé un moment formidable d'émotion et de suspense avec un magnifique hommage à notre nature humaine pleine de tourment face à des responsabilités impitoyables. Je sors de la salle avec cette question en tête " qu'est ce que j'aurais fait à sa place ?" Bravo M Eastwood pour ce film très attachant et tellement humain
Un grand, un immense Eastwood. Le dernier, l'ultime ? Quoiqu'il en soit une nouvelle, une énième leçon de classicisme cinématographique. Une nouvelle histoire où le destin tient une place centrale. Eastwood aura creusé encore et encore ce sillon : des personnages qui doivent faire des choix qui vont orienter leur destin. Autant de chefs-d'œuvre qui parlent à l'âme, qui émeuvent et restent gravés dans nos mémoires. Thanks Mister Eastwood !
Du Clint Eastwood pur jus…nous interroger sur une idée forte …. Ici il aborde le thème sensible de la Justice …. C’est prenant , intéressant , …le démarrage peut-être un peu longuet à la mise en route…. Pas le meilleur film du cinéaste…..
Outre une estéthique absente, ce film tire de grosses ficelles pour accompagner une histoire accrocheuse. Des scènes clichées et lourdes avec des rebondissements sympathiques.