Clint Eastwood reprend ici (involontairement ?) la trame du "Septième Juré" de Georges Lautner... tout en s'inspirant fortement de son titre. Un homme est choisi pour être juré lors d'un procès de meurtre, avant de se rendre compte qu'il serait peut-être l'auteur malgré-lui de l'homicide. Sauf que j'avoue avoir eu du mal à y croire. Dans le film de Lautner, le constat est clair, notre homme est un assassin, et se retrouve happé dans un jury, avec un dilemme moral, et tout un portrait au vitriol de la bourgeoisie des petites villes. Ici, les circonstances et coïncidences faisant de notre protagoniste un coupable (sans qu'il ne le sache !), puis le fait qu'il soit juré pour la même affaire, c'est assez gros. Tandis qu'en voulant ajouter de l'ambigüité au personnage, Eastwood en fait un héros plus américain et moins intéressant qu'un vrai assassin qui cherche une porte de sortie. Par la suite, le film ne cache pas de "s'inspirer" du méga classique "12 Angry Men", référence du film de prétoires. Avec ces discussions entre jurés qui semblent parfois calquées sans génie sur le film de Lumet. Ceci dit, "Juror #2" n'a rien d'un navet ou d'une pâle copie. Il offre un regarde pas inintéressant sur le rapport entre morale et système judiciaire. Et il demeure divertissant de bout en bout. Pas forcément grâce à la mise en scène un peu terne (le film était à la base destiné à une sortie streaming sur Max et cela s'en ressent). Mais plutôt grâce aux acteurs convaincants. Je note en particulier les courtes présences, néanmoins marquantes, de . Simmons et Kiefer Sutherland.
Un bon film bien réalisé avec un pitch bien pensé, mais le scénario tourne un peu en rond et nous tient inutilement en haleine jusqu'à la dernière seconde.
Alors âgé de 94 ans, Clint Eastwood continue de réaliser des œuvres significatives en raison de leur caractère humaniste. En 2024, il revisite le genre du film de procès tout en effectuant un clin d’œil appuyé au célèbre « 12 hommes en colère » de Sidney Lumet. Appelé à juger une affaire criminelle, un membre du juré (Nicholas Hoult) doit faire face à un incroyable dilemme personnel. Le scénario méticuleusement écrit permet de combler une mise en scène très sobre. En effet, l’enjeu de ce récit repose sur le questionnement du fonctionnement du système judiciaire américain. En toile de fond, la justice collégiale rendue est-elle fiable et que peut-elle faire face à la conscience individuelle. Bref, une intrigue passionnante qui invite à la réflexion.
Le dernier film de Clint Eastwood s’inscrit dans la filiation directe de l’excellent « 12 hommes en colère » de Sydney Lumet. Comme dans celui-ci, suite au procès proprement dit se déroule la délibération du jury, dont le verdict doit être rendu à l’unanimité, et au sein duquel l’un des jurés fait part de son doute, et parvient à en faire douter d’autres. Mais ici, au-delà de la recherche de la vérité et de la compréhension des hommes et des faits, le cinéaste vétéran introduit des questions de morale et de conscience individuelle, avec différents conflits entre le devoir et les intérêts personnels. C’est bien fait, bien construit, bien monté, et passionnant de bout en bout, dans le style classique de l’auteur. Et cela fait vraiment du bien, a l’opposé des parti-pris simplificateurs, simplistes et manichéens qui pullulent, que l’on montre la complexité et les ambiguïtés du fonctionnement des hommes, comme les inévitables relativité et fragilité de la justice.
Dommage, le synopsis était prometteur mais de gros problèmes de réalisation et de scénario. Des personnages creux et une ambiance tout sauf angoissante. On ne stresse pas pour le personnage principal une seule seconde et j’ai regardé l’heure plusieurs fois pendant le film. Une fin plus que décevante nous est proposée.
Juré n°2 de Clint Eastwood est un bon film de procès, prenant et bien interprété. Le scénario convainc malgré quelques facilités, et si la mise en scène alterne entre efficacité et manque de subtilité, l'ensemble reste solide et plaisant à suivre.
Pas très convaincu par cette histoire truffée d’invraisemblances et un manque d’action et de rebondissements crédibles. J’avais imaginé la scène finale où l’on entend la sonnerie tellement elle était prévisible. Clint nous a habitués à bien Mieux
Malgré sa mauvaise volonté, Justin a été sélectionné pour être juré à un procès, celui d'un homme qui aurait battu et tué sa petite amie, mais tout ça lui rappelle quelques souvenirs et il ne serait ptet pas étranger à toute cette histoire... Dernier (?) film du géant Eastwood, toujours la même recette, toujours le même style sans fioriture, où un homme (Hoult plutôt bon) a priori banal voit sa morale et ses valeurs remises en question, et cela donne un bon film qui ravira les fans de films de procès (le classique "12 hommes en colère" n'est pas très loin) ou de documentaires "true crimes". A noter qu'à la fin spoiler: la morale est respectée ou au moment où on s'y attendait le moins, même si certaines circonvolutions sont un peu maladroites (je pense notamment aux spoiler: recherches de l'avocate sur le mari de la jolie et douce Zoey Deutsch sur son téléphone)
Film très très complexe moralement, nous nous mettons rapidement à la place du personnage afin de savoir qu’elle aurait été notre conduite. Le jugement moral est pour moi impossible, je suis dans l’incapacité complète de prendre un parti pris pour l’un des personnages de l’histoire. Le film est extrement intéressant et montre que toutes les perspectives sont à prendre pour un jugement et que cela peut être très compliqué. Pour finir une question me taraude, qu’est ce que la véritable justice ? Bravo aux scénaristes
Contrairement à ce que j’avais pu entendre via les réseaux sociaux ou mon entourage (globalement le film avait l’air d’être lent et de décevoir) ; j’ai été pour ma part captivé par ce film. Le scénario m’a énormément plu. J’aime beaucoup ce genre de dilemmes moraux (tout comme le film Calibre). Le film est selon moi très réussi, bien orchestré et filmé. Pas déçu, voire au contraire, surpris en bien !
Un scénario qui nous maintient en haleine. L'intrigue nous fait réfléchir et cela sur une réalisation calme et envoûtante. Un bon spectacle ! ----Juin 2025----