Perfect Days
Note moyenne
4,1
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401 critiques spectateurs

5
87 critiques
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156 critiques
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90 critiques
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39 critiques
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eocen
eocen

8 abonnés 74 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2023
J'ai adoré passer ce moment dans le noir, devant l'écran à regarder cet héros anonyme japonais.
J'ai adoré cette œuvre de Wenders qui nous propose une ode à la simplicité et à l'humilité.
Ce film est magnifique.
Allez-y.
Laurence VP
Laurence VP

1 critique Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 décembre 2023
Je suis très partagée... Je ne me suis pas ennuyée, toute attentive à ce qui allait se passer le lendemain... Rien ou presque rien ... et ça ne m'a pas dérangée, d'autant que l'intention de Win Wenders est très certainement de nous montrer (et ce, trop à mon humble avis) où est l'essentiel d'une vie, bien loin de nos vies actuelles. Je ne détaille pas.
Cependant, je m'interroge face au personnage : s'épanouit-il dans cette vie réglée au millimètre près, rien n'est moins sûr. Ses beaux sourires m'apparaissent plus comme ceux d'un bienheureux candide qui "se force" que d'un homme heureux. Il s'accroche au « maintenant », à la routine, regarde avec grand plaisir les arbres, avec bienveillance les gens, même les plus indifférents à sa personne, ne parle pas. Sagesse pour se protéger lui et\ou désarroi ? Toutes les petites, minuscules mentions à sa vie d'avant m'ont, personnellement, invitée à voir un grand désarroi et une infinie fragilité : rencontre avec sa nièce, sa sœur et allusion au père, relation avec son jeune collègue, son pendant en négatif … Son rire aussi m'a fait mal tant il semble désespéré : jeu dérisoire et infantile des ombres et du loup avec le monsieur atteint du cancer, scène très gênante. Le choix de la musique de sa jeunesse (super par ailleurs), le futon, les livres à 1 dollar qu'il n'a pas l'air de vraiment choisir et qui sont deux œuvres assez angoissantes, on ne saura pas ce qu'il en fait... (Faulkner et Highsmith), nous n'avons que le regard laconique et apparemment averti de la libraire. Tout cet « extérieur » qui pourrait nous apprendre à l'appréhender un peu plus nous en apprend davantage sur Win Wenders que sur le personnage me semble-t-il... ce n'est pas un défaut en soi, mais on savait déjà beaucoup de Win Wenders depuis Paris Texas. Les larmes de la scène finale que l'on espère dues à la beauté de la musique que Hirayama écoute sont peut-être aussi l'expression de la réouverture de vieilles plaies, après toutes ces infimes perturbations du quotidien de celui-ci, que le scénario a remué. Et même ce sont peut-être des larmes que le cinéaste verse sur lui-même. Mais là, j'en fais trop...
Le beau et le laid. Tokyo ? Tokyo est aussi laide que toutes nos grandes villes modernes avec des routes tentaculaires, des lieux abîmés, voire délabrés partout : la laverie, le bas de son immeuble, les magasins, souvent vieillots, etc. Je n'ai vu aucune poésie dans cette ville et ça ne me donne pas envie de la visiter. Le regard lumineux que Hirayama porte sur les arbres est hebdomadairement anéanti par toutes les photos en noir et blanc (!) développées, ratées de ceux-ci. Le beau ? C'est le visage de cet homme, son regard, son sourire, et les toilettes high-tech très amusantes, résultat du projet de 2023 « The Tokyo toilet » dont s'inspire Win Wenders, mais aux antipodes de l’univers de notre protagoniste qui met paradoxalement une énergie et une conscience professionnelle incroyable à les garder impeccables. Peut-être encore un clin d’œil du cinéaste sur l'envers et l'endroit du personnage ?
Je n'ai pas été émue par ce film. Je l'ai trouvé beaucoup plus didactique que poétique. Win Wenders est bien plus philosophe que poète ici. On aurait pu lire dans ce film le Laid baudelairien transformé en Beau, mais ça n'a pas fonctionné avec moi. J'ai plutôt assisté aux larmes d'un vieux sage sur lui-même (Win Wenders) et c'est cela qui m'a fait tenir les deux heures.
nonojm
nonojm

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 décembre 2023
Exceptionnel, ce chef d'œuvre méritait largement la Palme d'Or à Cannes en 2023. C'est du cinéma tel qu'on en rêve et qui fait rêver mais aussi réfléchir. Wim Wenders m'a transporté aux portes du bonheur et de l'émotion.
François Bougnet
François Bougnet

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2023
Il n'y a rien à spolier à propos de ce film, sauf sa qualité. Du vrai cinéma, fabriqué avec des images, des comédiens et de la lumière et la musique de ma jeunesse, quelques jours, peut-être deux semaines, de vraie vie, du matin au soir, la nuit on dort. Et ça suffit pour donner deux heures de bonheur absolu. Ça réveille aussi de vieux souvenirs, Paris Texas, il y a cinquante ans, quoique même sans ce souvenir, le visage de Kolji Yakusho, lisant, répondant muet à son aide, à sa sœur, ou étonné par les ombres des arbres, suffit à faire naitre l'émotion, et l'admiration. Vim Wenders réussit à rendre Tokyo humaine à travers le regard de Koji Yakusho, on aurait, presque, envie d'aller y vivre deux semaines:+))
steevessegura
steevessegura

12 abonnés 4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 décembre 2023
À trop épurer il ne reste rien, si ce n'est trop de questions sans réponse.
Le personnage est trop fermé et n'inspire aucune empathie, malheureusement.
Il faut attendre plus d'une heure pour entendre le son de sa voix !
Un film très loin de sa bande-annonce.
kingbee49
kingbee49

53 abonnés 642 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 décembre 2023
Un manifeste pour le retour à l'analogique, c'est chouette mais ça ne fait pas un film. Pourtant, c'est joli, minimaliste, un peu cocasse, émouvant çà et là et on retrouve les obsessions des grands espaces urbains chers à Wenders mais c'est diablement répétitif et très complaisant dans certaines contemplations... Et ça dure plus de deux heures. Un espèce de supplice. Heureusement, il y a la chanson de Lou Reed, ça fait passer le temps.
Jean-philippe Retif
Jean-philippe Retif

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2023
Wenders nous conte un quotidien en nous épargnant une Histoire. Ici pas de Larsen sur les sentiments. Personne dans l'arène à intellectualiser sur les dominés/dominants. Pas de trais gras, on bâillonne les brailleurs. On baisse le son et on change de fréquence. Et miracle, on entend mieux. Quelque chose d'"aspirin-free" parce que, avant tout, très beau. Quelles couleurs! Quel bokeh! C'est dans les demis-ombres que Wenders est le meilleur. Peu s'y risque. Une prouesse.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2023
Tous les matins le même réveil, tous les soirs le même coucher. Hirayama vit une vie simple, rythmée par les mêmes actions tout au long de sa journée, et il est heureux. L'arrivée quelques jours de sa nièce l'ouvre socialement et lui permet d'accueillir à nouveau l'imprévu. En salle le.

spoiler: Perfect Days est le quotidien lent et répétitif d'un technicien de surface japonais, encore et encore pendant toute la première partie. Certains y verront sûrement une ouverture vers la satisfaction des choses simples de la vie, pas moi. Le personnage se laisse totalement couler jusqu'à l'invisible et semble remettre légèrement en cause son mode de vie vers la fin du film, toutefois l'œuvre est pénible à regarder et j'ai peiné à rester éveillé, sauf la partie avec sa nièce.
Claude GARANDET
Claude GARANDET

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2023
La perfection absolue, un metteur en scène iconique et un acteur parmi les meilleurs du Japon ( Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 2023), avec un scénario original font que ce film est une réussite totale où la poésie n' est pas exclue.
Marie Nizet
Marie Nizet

60 abonnés 21 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 décembre 2023
Ennui total, répétitions pénibles, un film muet où il ne se passe rien. Nous n'avons pas non plus été émus ou émerveillés : nous avons craqué au bout d'1h et avons quitté la salle.
WiWi
WiWi

4 abonnés 3 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 décembre 2024
astuce : si jamais vous êtes pauvre, que vous faites un travail méprisé de tous, répétitif et dégradant, vous pouvez malgré tout vivre une vie de bonheur béat, inentamé, quelques soient les horreurs du monde. Comment ? Par la contemplation esthétique de la nature, pardi !
W. Wenders nous apporte la bonne parole, et donne péniblement le manuel dépolitisant pour accepter sa servitude et l'humiliation avec le plus beau des sourire.
Peut être que si la contemplation n'est, ni de près ni de loin, une possibilité d'inscription dans le monde pour vous, et que vous n'avez jamais regardé un arbre ou une fougère de votre vie, ce film pourra vous charmer un peu, j'imagine. Autrement, je ne vois pas comment ça ne serait pas assommant d'ennui, et assez gênant.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 juillet 2024
Double intérêt : visite touristique de Tokyo, en particulier la tour SKYTREE, mais aussi documentaire pointu sur les toilettes urbaines japonaises de la capitale.
On peut également souligner un passage en revue audio des années 70 : Van Morrison, Lou Reed, Patti Smith, Otis Redding, the Kinks, les Rolling Stones, et Nina SIMONE pour un épilogue émouvant.
Pour le reste, le néant!
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2023
Wim Wenders retrouve l'inspiration dans un film de fiction avec ce long métrage minimaliste croisant cultures japonaise et américaine, cinéma et musique. Ce récit du quotidien d'un homme mûr contraint (?) de nettoyer les toilettes publiques distille un réel charme.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2024
Wim Wenders pointe sa caméra durant 2 heures sur un homme mutique, isolé, à la vie rythmée comme un coucou suisse ; il est nettoyeur de toilettes publiques à Tokyo. Il ne nettoie pas n’importe quelles toilettes, mais de véritables œuvres architecturales construites spécialement pour les JO de 2020 ; qui auront lieu en 2021, sans spectateur. Cet homme fait l’éloge du temps présent, de l’amour du travail bien fait et de la richesse intérieure. Sa vie est emplie de multitudes petites choses, de petits moments bien à lieu, très loin de la société de consommation. Cette vie pourrait paraitre terne et bien triste, mais il fait de cette petite vie sans grand moyen financier, un havre de paix et démontre que la richesse est bien ailleurs que dans le compte en banque et les démonstrations sociales que l’on peut en faire. Il prendra la parole au bout de 1h15 lorsque sa vie bien cadencée sera déréglée par des rencontres ou des retrouvailles. Celles-ci l’amèneront à reconsidérer la sienne, un mouvement non salutaire mais dont il saura se saisir. Certains trouveront ce film ennuyeux et répétitif ; et c’est bien tout ce côté contemplatif qui en fait le sel. La bande musicale qu’écoute ce Monsieur hors du temps est tout simplement magique ; composée de classique que l’on aime à réécouter et qui sied tellement à ce personnage. Auréolé du Prix d’interprétation à Cannes, Koji Yakusho est de tous les plans et tous ses regards et ses gestes sont emplis d’humanité. Terminons juste sur un bémol, le dernier quart d’heure et la dernière rencontre n’est pas à la hauteur du reste du propos ; sans dénoter avec la tonalité générale du film, donc on accepte cette légère facilité scénaristique sous forme de twist final.
Ce film est un poème tout en douceur et bienveillance, un film qui fait du bien. C’est une ode aux gens ordinaires ; aux invisibles. Il n’est pas sans rappeler le « Patterson » de Jim Jarmush.
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VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2023
Un très joli film, élégant et étonnant dans la mesure où on arrive à s'intéresser à une histoire qui n'en est pas une. Même si c'est un peu "idéalisé" (le temps est un peu raccourci) on a envie de croire à cette vie de joies simples (la musique, la nature, des tâches répétitives...) en dehors du monde (apparemment volontaire après une histoire visiblement compliquée).
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