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Cédrico
39 abonnés
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4,0
Publiée le 22 septembre 2025
Un film d'une grâce, élégance et sensibilité assez hors du commun ou l'on suit la vie d'Hirayama, un agent de service des toilettes publiques de Tokyo. On sent tout le poids de ce métier qui semblerait chronophage pour tout un chacun à travers l'écran, mais à travers Hirayama c'est tout à fait différent. C'est un homme qui chaque matin s'émerveille d'avoir la chance de pouvoir regarder le ciel et semble apprécier chaque détails de sa routine quotidienne et des personnages qui la ponctuent. On s'attache très rapidement à ce personnage taciturne qui apprécie les choses simples de la vie et semble avoir traversé différentes épreuves dans sa vie personnelle l'ayant mené à désormais profiter de l'instant présent comme il le dit lui même à un moment donné vers le milieu du film. Très contemplatif et sensoriel, Perfect Days est une petite bulle de réconfort très agréable à visionner qui nous fait découvrir la ville de Tokyo de la plus belle des manière en bénéficiant d'ailleurs d'une magnifique bande originale. Alors attention c'est très lent, et il ne se passe pas grand chose en terme d'intrigue et de suspense, mais en terme de sensations et d'émotions c'est très fin et délicat. Avec une scène finale à couper le souffle, j'en profite pour tirer mon chapeau à Koji Yakusho qui campe ce rôle principal à merveille avec une justesse implacable.
Quasi film documentaire sur un personnage solitaire et surtout un quartier de Tokyo filmé avec passion. J'ai lu les affirmations selon lesquelles le film comprendrait plusieurs parties, mais en fait il ne cède jamais à l'idée de scénario et ne succombe à aucune tentation de récit, spoiler: sauf peut-être dans le passage sur la nièce fugueuse, et encore . Les épisodes sont constitués d'une série de rencontres, le plus souvent répétitives, parfois silencieuses (le clochard céleste, la jeune femme déjeunant sur un banc), voire inconnues (spoiler: le jeu de morpion ) et parfois ponctuées de brefs échanges (la tenancière d'un bar, le restaurateur dans la galerie...). L'autre employé de la société de nettoyage offre le seul contrepoint comique à la langueur monotone de l'ensemble. Si le quotidien de cet homme mystérieux, intellectuel amoureux des livres, des arbres, de la photographie, mais chargé de nettoyer des toilettes publics, est par définition identique d'un jour à l'autre, Wim Wenders change à chaque fois la façon de le filmer (montage plus ou moins rapide, angles de la caméra...) et cela suffit à nous montrer qu'appréhender la vie est une question de points de vue. Plutôt que nous assommer avec un discours philosophique sur la sagesse, le cinéaste préfère largement les silences et nous comprenons parfaitement et immédiatement la conception que le héros se fait de la vie, simple, joyeuse et triste, pour tout dire mélancolique, tournée vers le souci de soi (les bains, les plantes, la lecture) et donc des autres (la bonté comme option systématiquement choisie face à l'adversité et aux déconvenues). Car si le personnage se tait, il la musique parler pour lui et transmettre les émotions (très belle scène de transmission avec la copine de son acolyte). Qu'on en sache peu n'a aucune importance : ode à une ville, à la fragilité des choses et des êtres, le film se propose en lui-même comme une échappée, à l'image des balades à vélo au soleil levant ou couchant...
Un film d'une fraîcheur sans pareille. Malgré quelques longueurs au cours des scènes routinières qui sont l'essence du sujet, tout dans ce film est bon à prendre. Excellentes performances, direction, photographie, bande son. Tout y est pour voyager dans la culture japonaise et suivre cet homme simple, qui révèle toute la beauté des choses les plus simples à travers un simple regard et un sourire.
Très beau film. Scénario original, comédie aigre-douce, conte moral et philosophique aussi. De belles images. Réalisation exemplaire et l'acteur sur qui repose essentiellement le film, Koji Yakusho, incarne avec beaucoup de profondeur le personnage principal. Wim Wenders est vraiment un maître.
Un film où rien ne se passe, un homme simple, une vie simple et bien rythmée... On contemple avec cet homme ce qui est une vie... Simple... Que visiblement on devine qu' il a juste choisit de vivre.Chacun y mettra un peu le sens qu'il veut, ce minimalisme, et cette contemplation sont de façon surprenante... Bien filmés...komorebi... Le châtiment de l'ombre et de la lumière des feuilles qui n'existe que dans le moment... Surprenant ce film...
C’est un film racontant le quotidien d’un agent d’entretien japonais chargé du nettoyage des toilettes publiques. Comment d’un tel sujet le réalisateur Win Wenders a su livrer une œuvre touchée par la grâce est un miracle en soi. Cela tient de la simplicité d’un homme vivant d’une routine éclaircie par ses passions pour la lecture et la musique. D’une infinie délicatesse et porté par l’interprétation subtile de Koji Yakusho « Perfect Days » reflète la beauté existentielle résidant dans la simplicité.
"Perfect Days" de Wim Wenders est une œuvre poétique qui explore la vie ordinaire d'un homme avec une délicatesse rare. La fin du film, empreinte d'ambiguïté, laisse chacun interpréter à sa manière le bonheur du personnage principal. Wenders nous invite à réfléchir sur ce qui constitue vraiment une vie heureuse : les petites joies du quotidien ou la quête de grands rêves ? Cette conclusion ouverte, loin de fournir des réponses claires, permet au spectateur de s'immerger profondément dans une réflexion personnelle. "Perfect Days" est un film émouvant et universel, qui continue de résonner longtemps après le générique final.
Chronique de la vie ordinaire de Hirayama, un travailleur de Tokyo responsable de l'entretien des toilettes. Joie simple et bonheur du rituel quotidien. Une plongée shintoiste dans les rues de Tokyo. Un chef OP au top, une Bo nostalgique du temps des k7. Sky tree comme un clin d'œil aux arbres, au soleil et à la mer. Deux heures qu'on ne voit pas passer. Un film un rien expérimental réservé aux seuls amoureux du cinéma.
Certes Wenders arrive à donner une dimension poétique à la vie banale d'un homme declassé. Quelques événements viennent en briser la monotonie, et aussi celle du film. Mais les deux heures passent lentement et on se prend à ressentir un certain ennui.
Une chronique poétique et contemplative de la vie simple d'un humble nettoyeur de toilettes à Tokyo, qui parvient à rendre presque fascinant ce quotidien bien réglé où transpire la culture japonaise du beau, du travail bien fait et de l'humilité. Un film élégant, original et inattendu.
"Perfect days", ou Tokyo vu à travers un fil rouge étonnant que je vous laisse le soin de découvrir. Du grand Wim Wenders. Beau, poétique et contemplatif. 2 heures de parcours simples de Hirayama (Koji Yakusho, prix d'interprétation masculine Cannes 2023) à travers cette ville tentaculaire.
Chacun y ressentira certainement différemment des émotions en lien avec son histoire... ou non. Ne serait-ce que la musique et là on reconnaît bien l'amour de Wim Wenders ppur la musique et ça me touche car c'est la musique d'une génération dont je suis... la version du "Pénitencier" japonais magnifique à pleurer.
Certains ont vu une éloge de la simplicité etc... pas moi. Moi j'y ai vu une vie un peu comme la mienne rythmée par des habitudes pour s'accrocher et ses pleurs comme le constat de l'isolement par rapport à une famille divisée et éloignée peut être...
Je retiendrai la beauté du personnage et une meilleure connaissance des moeurs japonaises quu donnent envie d'aller visiter Tokyo. Et bien sûr la beauté des images et des instants magiques et touchant. J'ai adoré cette façon de filmer.
Et à la fin ... you feel really Good ! et envie de danser.
Pendant une heure, on peut suivre le quotidien ascétique d'un homme solitaire qui récure avec rigueur les toilettes de Tokyo en écoutant dans sa fourgonnette des cassettes audio de rock. Il ne lâche pas un mot et son quotidien ressemble à "Un jour sans fin". Vous l'aurez compris, j'étais au bord de jeter l'éponge! Seulement, quand sa nièce débarque dans sa vie rangée, il va enfin s'ouvrir aux autres et montrer ses fêlures. Ce film qui s'avère finalement être très poétique souffre d'un scénario trop paresseux. Il laisse néanmoins la place aux doux rêveurs mais pour ma part, j'ai trouvé assez ennuyeux le mutisme de l'acteur principal. Certains crieront au génie de Wim Wenders, d'autres y verront un récit assez simpliste.