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La grande force de Wim Wenders c’est d’avoir réalisé avec Perfect Days un film typiquement japonais. Il a su capter le ton, l’air, la sensibilité d’un cinéma qui, depuis Ozu, mêle observation du Monde, poésie, délicatesse, relations humaines, avec une certaine forme de minimalisme.
Ici, le réalisateur allemand nous raconte la vie d’un homme qui, un jour, a décidé de couper avec son passé pour vivre chichement et travailler comme agent d’entretien dans les toilettes publiques de Tokyo. On suit cet homme dans son quotidien répétitif, dans ses activités les plus insignifiantes, du matin jusqu’au soir. Pourtant, derrière l’apparente banalité des choses du quotidien, se cache une foule de petits détails que Wenders transforme en moments de grâce. Et puis, il y a la musique, qui tient ici une place presque plus importante que les dialogues (si peu nombreux), quand notre homme, part tous les matins avec son véhicule, en écoutant ses vieilles cassettes de Lou Reed, Animals, Kinks ou Patti Smith.
Wenders arrive à faire faire de ses petits moments de vie, parfois puretés méditatifs, des moments de cinéma gracieux et qui touchent directement à l’âme et au cœur.
https://www.hop-blog.fr/perfect-days-film-magnifique-de-wim-wenders/
Ici, le réalisateur allemand nous raconte la vie d’un homme qui, un jour, a décidé de couper avec son passé pour vivre chichement et travailler comme agent d’entretien dans les toilettes publiques de Tokyo. On suit cet homme dans son quotidien répétitif, dans ses activités les plus insignifiantes, du matin jusqu’au soir. Pourtant, derrière l’apparente banalité des choses du quotidien, se cache une foule de petits détails que Wenders transforme en moments de grâce. Et puis, il y a la musique, qui tient ici une place presque plus importante que les dialogues (si peu nombreux), quand notre homme, part tous les matins avec son véhicule, en écoutant ses vieilles cassettes de Lou Reed, Animals, Kinks ou Patti Smith.
Wenders arrive à faire faire de ses petits moments de vie, parfois puretés méditatifs, des moments de cinéma gracieux et qui touchent directement à l’âme et au cœur.
https://www.hop-blog.fr/perfect-days-film-magnifique-de-wim-wenders/
J'ai beaucoup aimé le film, même si j'attendais autre chose au vu des avis lus ici et là. Suivre le quotidien banal de cet homme qui sait s'en évader en s'émerveillant des détails qui l'entourent, de musiques venues d'ailleurs et également grâce à son appareil photo est assez plaisant à regarder (malgré quelques longueurs).
Qu'attend-on d'un film ? qu'on nous raconte une histoire et que cette histoire soit le plus proche possible d'une leçon d'humanité, d'une leçon de vie. Quel regard pouvons-nous porter sur la vie en général, sur son sens, sur les choses les plus triviales que nous faisons ou que nous faisons faire ? Qu'est-ce qui vaut la peine d'être vécu, et comment allons-nous passer les quelques années du restant de notre vie ? Voilà une série de questions auxquelles ce film fait penser. A contre-courant du libéralisme, de l'argent et de la surconsommation, la complexité dans la simplicité. Un film qui ne convient pas à tout le monde parce que beaucoup seront incapable de faire cet effort de prise de recul sur eux et sur le monde.
Film contemplatif, un peu long mais avec un fond intéressant, réflexif. Belle choix musicale et acteur touchant
Deux heures sur la vie d'un homme qui nettoie des toilettes, je le suis ennuyée. Pour délivrer le message que l'argent ne fait pas le bonheur qu'on peut trouver dans des choses très simples, on peut largement faire plus court. Et/ou plus dense. Mais photo superbe
Bon film sur un sujet original, mais je l'ai trouvé un peu surfait ,je ne sais pas si l'acteur méritait le prix du meilleur acteur ? bon à voir je ne l'ai pas trouvé ni trop long ni ennuyeux c'est déjà ça
A vu "Perfect Days" de Wim Wenders. Un réel voyage dans l'essence de Tokyo. Hirayama est un monsieur mutique. Ces meilleurs amis sont les livres, les arbres, les chansons. Son quotidien est répétitif et Hirayama s'étonne du tout petit détail qui fait que sa journée millimétrée ne ressemble pas tout à fait à la précédente, une ombre, un chant d'oiseau dans la ville, une rencontre inattendue. Hirayama est un monsieur élégant, un poète, une éponge à émotions. Hirayama fait sa tournée tous les jours pour nettoyer les toilettes publiques de la capitale. Toilettes publiques qui rivalisent de technologie et d'ambition architecturale. On ne sait rien d'Hirayama. Il a une nièce, aime la musique américaine des années 60-70 (Pattie Smith, Lou Reed, Nina Simone...), la photographie. Hirayama souri aux nuages et pleure seul dans sa camionnette. Hirayama est seul et la ville de Tokyo est son cocon qu'il s'évertue à rendre propre à coup de serpillères, de chiffons, d'éponges, de détergents... Tel le supplicie de Tantale, Hirayama devra tout recommencer chaque matin. Hirayama contemple. Et nous, à Paris, nous admirons Hirayama. Koji Yakusho pratiquement le seul acteur du film a obtenu le prix d'Interprétation masculine lors du dernier Festival de Cannes pour ce rôle en or. La bande son est sublime. "Perfect Days" n'est pas sans faire penser à "Paris Texas" du même Wim Wenders, mon film fétiche. Les grands espaces urbains, les enchevêtrements d'autoroutes, le silence, le quotidien répétitif, la force de la musique, l'homme-enfant enfermé dans sa souffrance. Magnifique film contemplatif et méditatif.
Un film aussi ennuyeux que le quotidien du héros qu’il dépeint, truffé de scènes lentes et surtout répétitives : lever, toilette, récurage des toilettes ,pause déjeuner au parc, dîner en ville, lecture, coucher. Les interactions sociales de cet homme sont pauvres et n’apportent rien à la dramaturgie du film, à l’instar de la visite de cette nièce, à peine arrivée et déjà repartie, qui ne nous apprend rien du passé de cet homme, des événements qui l’ont conduit à adopter cette vie monacale.
Je mets la moyenne pour le dépaysement, la beauté formelle et la bande son.
Je mets la moyenne pour le dépaysement, la beauté formelle et la bande son.
A Tokyo, un homme d’une cinquantaine d’années, Hirayama, vit seul dans une petite maison de quartier. Il se lève tôt et part sereinement travailler au nettoyage des toilettes, rutilantes, de la ville. Sa vie est réglée comme du papier musique. Il est avare de ses mots, n’a ni famille ni amis, mais sait profiter des moments de beauté que l’existence peut apporter.
Le film de Wenders a une beauté formelle indéniable mais les rituels et les contemplations d’Hiramaya ont un côté répétitif qui plonge le spectateur dans un relatif ennui. Une tension apparaît quand sa nièce, en fugue vient se réfugier chez lui. On comprend que l’élégant Hiramaya, à l’allure de patricien, vient d’une famille aisée dont il s’est éloigné à cause du père mais le film n’exploite pas cette information majeure. Il exploite mieux l’attirance d’Hiramaya pour la patronne d’un bar qu’il affectionne, Mama, et livre deux très belles scènes : une chanson de Mama, magnifique, et une rencontre avec son ex-mari, mourant.
Wenders avait un excellent sujet qu’il exploite mal sur le plan de la tension narrative, mais le film est formellement beau et certaines scènes valent, à elles-seules, le détour.
Le film de Wenders a une beauté formelle indéniable mais les rituels et les contemplations d’Hiramaya ont un côté répétitif qui plonge le spectateur dans un relatif ennui. Une tension apparaît quand sa nièce, en fugue vient se réfugier chez lui. On comprend que l’élégant Hiramaya, à l’allure de patricien, vient d’une famille aisée dont il s’est éloigné à cause du père mais le film n’exploite pas cette information majeure. Il exploite mieux l’attirance d’Hiramaya pour la patronne d’un bar qu’il affectionne, Mama, et livre deux très belles scènes : une chanson de Mama, magnifique, et une rencontre avec son ex-mari, mourant.
Wenders avait un excellent sujet qu’il exploite mal sur le plan de la tension narrative, mais le film est formellement beau et certaines scènes valent, à elles-seules, le détour.
Malgré des longueurs, ce film, lumineux, s'avère posséder une réelle force philosophique prônant le plaisir de la simplicité et critiquant superflu. À travers un excellent Yakusho, qui malgré ses dialogues rares, arrive à transmettre au spectateur son message de légèreté avec comme principale arme des rires et rictus. Une oeuvre utile, oxygénante et qui sort du lot vu le contexte de la société actuelle.
On partage l'existence d'un homme monastique qui a réglé sa vie avec sagesse et poésie. Parfois long mais c'est normal, tout cela filmé avec maestria avec des choix musicaux en phase. Grand art.
Je trouve l'acteur incroyable car il n'a quasi aucun dialogue mais ce qu'il dégage suffit. C'est hyper répétitif et cela en devient hypnotique. Voilà un homme qui vit en vase clos en communication avec les arbres, les bruits qui sont ses repères horaires; ses habitudes, les moments de rien, les livres et de super cassettes de musique des années 60 le matin pour aller au travail. Je suis quand même restée sur ma faim car à la fin, il pleure et rit en même temps sur la chanson " I'm feeling good" de Nina Simone et j'avoue que cela m'a laissée perplexe. Il est heureux triste car il refuse le contact avec l'autre ou bien ou bien ..mais je pense que c'est un film qui a marqué ma rétine à défaut de beaucoup d'autres..
Sans la maîtrise de Mr Wenders ce film pourrait être chiant à mourir. Au lieu de ça c'est une ode touchante qui nous fait partager la vie simple mais attachante de son protagoniste et nous laisse le temps de contempler la beauté cachée du quotidien.
Et pour ne rien gâcher, la bande son est géniale et sublime les émotions des personnages.
Et pour ne rien gâcher, la bande son est géniale et sublime les émotions des personnages.
je suis allé voir ce film pour me rappeler les bons souvenirs de mon voyage à Tokyo l'année dernière. c'est un film réussi mais qui manque un peu de scénario à mon sens... j'aurais apprécié un minimum de rebondissements.
Quasi film documentaire sur un personnage solitaire et surtout un quartier de Tokyo filmé avec passion. J'ai lu les affirmations selon lesquelles le film comprendrait plusieurs parties, mais en fait il ne cède jamais à l'idée de scénario et ne succombe à aucune tentation de récit,
spoiler:
sauf peut-être dans le passage sur la nièce fugueuse, et encore
. Les épisodes sont constitués d'une série de rencontres, le plus souvent répétitives, parfois silencieuses (le clochard céleste, la jeune femme déjeunant sur un banc), voire inconnues ( spoiler: le jeu de morpion
) et parfois ponctuées de brefs échanges (la tenancière d'un bar, le restaurateur dans la galerie...). L'autre employé de la société de nettoyage offre le seul contrepoint comique à la langueur monotone de l'ensemble. Si le quotidien de cet homme mystérieux, intellectuel amoureux des livres, des arbres, de la photographie, mais chargé de nettoyer des toilettes publics, est par définition identique d'un jour à l'autre, Wim Wenders change à chaque fois la façon de le filmer (montage plus ou moins rapide, angles de la caméra...) et cela suffit à nous montrer qu'appréhender la vie est une question de points de vue. Plutôt que nous assommer avec un discours philosophique sur la sagesse, le cinéaste préfère largement les silences et nous comprenons parfaitement et immédiatement la conception que le héros se fait de la vie, simple, joyeuse et triste, pour tout dire mélancolique, tournée vers le souci de soi (les bains, les plantes, la lecture) et donc des autres (la bonté comme option systématiquement choisie face à l'adversité et aux déconvenues). Car si le personnage se tait, il la musique parler pour lui et transmettre les émotions (très belle scène de transmission avec la copine de son acolyte). Qu'on en sache peu n'a aucune importance : ode à une ville, à la fragilité des choses et des êtres, le film se propose en lui-même comme une échappée, à l'image des balades à vélo au soleil levant ou couchant...
. Les épisodes sont constitués d'une série de rencontres, le plus souvent répétitives, parfois silencieuses (le clochard céleste, la jeune femme déjeunant sur un banc), voire inconnues ( spoiler: le jeu de morpion
) et parfois ponctuées de brefs échanges (la tenancière d'un bar, le restaurateur dans la galerie...). L'autre employé de la société de nettoyage offre le seul contrepoint comique à la langueur monotone de l'ensemble. Si le quotidien de cet homme mystérieux, intellectuel amoureux des livres, des arbres, de la photographie, mais chargé de nettoyer des toilettes publics, est par définition identique d'un jour à l'autre, Wim Wenders change à chaque fois la façon de le filmer (montage plus ou moins rapide, angles de la caméra...) et cela suffit à nous montrer qu'appréhender la vie est une question de points de vue. Plutôt que nous assommer avec un discours philosophique sur la sagesse, le cinéaste préfère largement les silences et nous comprenons parfaitement et immédiatement la conception que le héros se fait de la vie, simple, joyeuse et triste, pour tout dire mélancolique, tournée vers le souci de soi (les bains, les plantes, la lecture) et donc des autres (la bonté comme option systématiquement choisie face à l'adversité et aux déconvenues). Car si le personnage se tait, il la musique parler pour lui et transmettre les émotions (très belle scène de transmission avec la copine de son acolyte). Qu'on en sache peu n'a aucune importance : ode à une ville, à la fragilité des choses et des êtres, le film se propose en lui-même comme une échappée, à l'image des balades à vélo au soleil levant ou couchant...
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