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Aubert T.
143 abonnés
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4,5
Publiée le 29 novembre 2023
Calme, beau, et lentement se desine le portrait de cet homme doux dont on devine qu'il a eu un passé compliqué. Et ce film de nous montrer que l'indolence impassible n'empêche pas la profondeur.
Perfect Days est un film zen sur la lenteur, l'amour du travail répétitif réalisé avec minutie, la contemplation de la nature....Le problème c'est qu'il dure plus de 2h et qu'il ne se passe quasiment rien, ou alors si peu. Du mon point de vue, ce film est trop long, lent, ennuyeux, répétitif. J'espère que le héros a les dents propres car on l 'observe se laver les dents tous les matins, conduire son camion tous les jours, astiquer les toilettes tous les jours utilisant même un petit miroir pour traquer la moindre saleté.. Heureusement la bande son des années 70 est sympa, et puis si les sièges de votre cinéma sont confortables ...détendez-vous !
Perfect days est curieux mélange de drame social réaliste et de conte philosophique humoristique sur l’art d’être heureux malgré tout. Hirayama est un déclassé qui aurait bien des raisons de sombrer dans le désespoir. On appréciera l’intention de Wim Wenders, cette ode aux invisibles – ici magnifiquement représentés par Koji Yakusho ; et l’originalité de la réalisation : un film au scénario minimaliste, la répétition à l’extrême du quotidien de Hirayama, du lever au coucher et même de ses rêves, avec des plans différents à chaque fois. Avec une caméra souvent au plus près du visage d’Hirayama, Wim Wenders rapporte donc lentement, trop pourra-t-on dire, des journées qui ne diffèrent que par quelques rencontres tantôt anodines (les utilisateurs pressés du service), tantôt marquantes (l’arrivée inattendue d’une jeune nièce qui l’adore). Le spectateur se laisse prendre au jeu de savoir ce qui va advenir le lendemain. Avec une constante : ses journées sont placées sous le signe d’une sérénité constante et choisie. Sourire d’Hirayama au jour qui se lève, soin apporté à un travail par nature rébarbatif, patience pour accueillir l’imprévu (une petite fille perdue, des usagers pressés qui gênent son travail). Une immense bonté transparaît par cet homme au passé peut être douloureux, que certains ne remarquent même pas, ingrats inconscients qui font notre monde anonyme. Oserons-nous la colère contre cette indifférence, nous-laisserons-nous bercer par ce témoignage de simplicité heureuse ?
Réalisateur culte de Paris Texas et des ailes du désir notamment, Wim Wenders nous livre dans son dernier film un petit bijou de réalisation. Vu en avant première dans une salle comble. Amis cinéphiles courrez-y ! Si vous aimez la philosophie et le questionnement sur le sens de la vie, ce film apporte une réponse tout en nuances. Le protagoniste principal a choisi une vie simple, pleine de rituels. Peu de mots prononcés, peu d'interaction avec les autres si ce n'est des sourires et des remerciements et une curiosité presque naïve sur les gens qui l'entourent. Une vie ascétique qui semble lui convenir parfaitement. Même routine au travail et en dehors. Pourtant cette vie est-elle parfaite ? La fin du film nous éclaireraspoiler: . Si rien ne change c'est absurde, la réponse est donnée par Hirayama lui-même . Un grand rôle pour un acteur remarquable. La musique a un tout premier rôle 18/20
Quelle pépite ! Superbe film au charme et à la douceur infinis... Très silencieux et très contemplatif, tout passe dans les regards des personnes, la beauté du ciel, les arbres dans le vent, les gestes du quotidien . Koji Yakusho montre une présence formidable .
Un testament empreint de nostalgie, d’onirisme et d’une solitude choisie et heureuse. Point d’histoire si ce n’est celle de cette vie simple, inlassable et ponctuée de fragments d’humanité, venus faire doucement vaciller le silence de l’âge l’espace d’un seul instant, oubliable et inimmortalisable mais ô combien important.
Koji Yakusho est l'âme vivante de ce film-hommage aux doux rêveurs du quotidien, à ceux qui aiment lever le nez vers les rayons de soleil qui percent joliment au travers d'un feuillage bruissant, à ceux qui profitent du temps plutôt que de le subir, à ceux qui trouvent un équilibre en-dehors du modèle idéaliste de la famille avec une grande maison, enfants, chien et belle voiture. Wim Wenders signe un film d'une tendresse assurée, qui met en valeurs son personnage très attachant, rappelant ceux de Jacques Tati, témoins muets de sociétés pressées et absurdes, poètes déambulant parmi les gens désabusés... Ajoutez à cela une bande-son qui fait saliver (Lou Reed, The Rolling Stones, The Animals, Ottis Redding, Patti Smith...), dont une reprise de The House of the Rising Sun en japonais qui nous a fait dresser les poils, mais aussi une mise en scène qui prend le temps de nous faire ressentir la douce lenteur du quotidien de cet homme, ne nous ennuie jamais, mais laisse infuser l'indolence dont il se satisfait (une ode aux "petites journées"). Le scénario s'offre aussi un virage plus dramatique, triste, lorsque le personnage spoiler: doute finalement de son propre bonheur dans ce quotidien solitaire, amenant la dernière scène imagée : après quelques flashes rouge et vert qui rappellent Paris Texas (justifiés ici par les feux routiers tricolores, une excellente trouvaille) qui entament un passage vers le rêve, on assiste à pétage de plombs de cet homme en gros plan, dans une séquence qui dure suffisamment pour qu'on remarque son plein épanouissement d'en avoir fini avec ses démons (le lien rompu avec sa sœur - dont on ignore la raison - qui se reconstruit, la découverte du célibat de la femme qui l'intéresse, et surtout de l'ex-mari de cette dernière avec qui il sympathise en apprenant que le malheureux était en fin de vie...). Le jeu d'acteur maitrisé à la perfection, suivi de la belle image finale de spoiler: cette voiture montant vers un soleil radieux , sur une élégante musique, tout nous prend au cœur dans ce Perfect Days, dont la Palme pour Koji Yakusho nous paraissait une évidence. Ce personnage "Tati-esque", petit travailleur qui se satisfait de peu, et s'émerveille de tout, est une leçon de poésie à suivre. Faites comme lui : asseyez-vous, levez les yeux, inspirez, et profitez.
Si le quotidien d'un nettoyeur de toilettes publiques, à Tokyo, vous passionne, alors les 30 premières minutes de Perfect Days, sans dialogues à signaler, vous ravira. Le film n'en restera pas là, bien heureusement, et la vie routinière de ce Monsieur Propre japonais est évidemment de celles qui donnent envie d'en savoir plus sur ce personnage énigmatique, au-delà de sa personnalité volontairement non-moderne, attachée aux livres, à la photographie argentique et aux cassettes de musique des années 60 et 70. Ce qui permet, au passage, au gré de balades dans un Tokyo familier à Wim Wenders, de réécouter Patti Smith, Lou Reed, Van Morrison ou les Kinks. Le héros de Perfect Days, atypique, est de ceux que l'on apprend à aimer, de par sa grande humanité, sa compréhension silencieuse des autres et son sourire irrésistible. Qu'il ait vécu une autre vie avant, avec des traumatismes, est une évidence, mais qu'importe ce qu'a été cette existence, celui qui nous émeut est l'homme qu'il est devenu. Portrait sensible d'un marginal (pour certains) et d'une ville fascinante, Perfect Days distille une certaine idée du bonheur, à l'ancienne dira t-on, en tous cas déconnectée des valeurs dominantes de la société capitaliste, et fondée sur les capacités d'observation et d'émerveillement. Au centre de cette leçon de simplicité et de paix se trouve l'immense Kôji Yakusho, prix d'interprétation masculine, ô combien mérité, à Cannes.
"Perfect days" de Wim Wenders et palme du meilleur acteur pour KOJI YAKUSHO
Hirayama travaille à l’entretien des toilettes publiques de Tokyo. Il s’épanouit dans une vie simple, et un quotidien très structuré. Il entretient une passion pour la musique, les livres, et les arbres qu’il aime photographier. Son passé va ressurgir au gré de rencontres inattendues. Une réflexion émouvante et poétique sur la recherche de la beauté dans le quotidien.
Ce film est un petit bijou et si vous connaissez Tokyo vous ne vous lasserez pas de le traverser bien assis dans votre fauteuil à côté de Mr Hirayama.
Le début du film rejoue la routine quotidienne de cet employé dévoué à cette tâche ingrate et mal considérée socialement ( la soeur de Hirayama ne lui parle plus car elle jouit d'une carrière et d'une existence dorée)...mais petit à petit de petits grains viennent remettre en cause cette existence de moine cureur de cuvettes de WC jusqu'à une fin en apothéose qui mettre la larme à l'œil aux plus durs d'entre vous.
Ce film est une ode aux choses simples, à la lenteur, aux bonsaïs, aux histoires d'amours bref aux choses belles et brèves mais également aux choses qui durent....
Le film prend son temps et s'accélère petit à petit. on suit ce laveur de toilettes dans sa vie monotone qui finalement le rend heureux. Il suffit de peu finalement
Le tant attendu nouveau long-métrage de Wim Wenders suit le quotidien routinier d'un agent d'entretien de toilettes publiques. L'homme parle peu et on ne sait pas grand-chose sur lui, à part qu'il vit seul et a une soeur et une nièce. Celui-ci semble se satisfaire de sa vie simple et précisément répétitive, même si la mélancolie transparaît dans son profond regard, notamment lors de ses écoutes des magnifiques chansons des années 60 et 70. "Perfects days" est beau et triste, calme et apaisant, doux et propre, tout simplement sublime.
Wim Wenders retrouve l'inspiration dans un film de fiction avec ce long métrage minimaliste croisant cultures japonaise et américaine, cinéma et musique. Ce récit du quotidien d'un homme mûr contraint (?) de nettoyer les toilettes publiques distille un réel charme.
Tous les matins le même réveil, tous les soirs le même coucher. Hirayama vit une vie simple, rythmée par les mêmes actions tout au long de sa journée, et il est heureux. L'arrivée quelques jours de sa nièce l'ouvre socialement et lui permet d'accueillir à nouveau l'imprévu. En salle le.
spoiler: Perfect Days est le quotidien lent et répétitif d'un technicien de surface japonais, encore et encore pendant toute la première partie. Certains y verront sûrement une ouverture vers la satisfaction des choses simples de la vie, pas moi. Le personnage se laisse totalement couler jusqu'à l'invisible et semble remettre légèrement en cause son mode de vie vers la fin du film, toutefois l'œuvre est pénible à regarder et j'ai peiné à rester éveillé, sauf la partie avec sa nièce.