Un peu long, je ne le regarderais peut-être pas deux fois et pourtant c'est une petite perle ce film, j'aurais tout autant pu mettre 5 étoiles. Une oeuvre en deux temps, un avant, un après et tout change. La banalité du quotidien, tour à tour légère et pesante.
Quel bon moment. Je pense que c'est d'ailleurs l'essence du film. Savoir apprécier le moment présent, les choses simples, les lumières, la nature, le vent, le bruit ou le silence, un bon livre ou un verre d'eau. Apprécier sa vie telle qu'elle est, des imprévus ou à sa routine bien établie.
Les jours ne sont pas si parfaits que ça puisque dès lors que son collègue démissionne, il est fatigué et râle contre son patron. Comme quoi l’accomplissement n’est pas forcément dans le nettoyage des toilettes… Idem pour le petit bout de papier. Il s’évade de son quotidien grâce à ce petit jeu. C’est donc qu’il recherche un idéal. Comme tout un chacun au final. Si l’on se dit que le bonheur c’est d’accepter sa condition, on se dit que répéter tous les jours une routine sans fin n’est peut-être pas le meilleur moyen d’y parvenir. C’est ce que je retiens du film.
Ce film est probablement l’un des films les plus surprenant que j’ai vu de ma vie et pour cause, car certes le sujet apport dans ce film pourrait être probablement des plus banal s’il n’avait pas été traité de cette façon est aussi bien et aussi bien réaliser que c’est le cas ici, car se dire que le film raconte le quotidien de quelqu’un qui nettoie les toilettes publiques de la vie de Tokyo et peut-être pas intéressant mais la façon dont s’est traité et raconter c’est juste incroyable on arrive à faire de cette histoire, un film passionnant, intéressant intéressant et qui nous captive du début à la fin sans lacer une seule fois. On éprouve de la sympathie et de la bienveillance envers le personnage principal. la réalisation plutôt intimiste permet de mettre en avant ce métier au combien important pour notre société et notre monde ainsi que son acteur de qualité. Un film que je recommande vivement.
Magnifique ode au Présent! En finesse, sensibilité, délicatesse, clairvoyance. Un véritable ressourcement pour mon âme et mon esprit, merci à Koji Yakusho et Wim Wenders pour ce duo acteur-réalisateur! Et c'est sans parler des images ultra léchées... une oeuvre offerte au(x) sensible(s)
Comment être heureux en étant seul, mutique, avec un métier ingrat (nettoyeur de WC - certes technologiques - à Tokyo) ? En aimant la musique, les livres et les arbres. Wenders reussit à nous intéresser à l'observation d'une vie routinière grâce à une belle photo de Tokyo et une bande son superbe de classiques rock (noter une version japonaise de "House of the rising sun"). La solitude sereine de cet homme à chaque aube qui se lève est contagieuse (sur l'air du "Feeling good" de Nina Simone).
Tout en délicatesse (sans verser ni dans le raffinement maniéré ni dans la déférence à l'égard d'Ozu), Wenders trouve l'équilibre parfait pour célébrer les petites grâces du quotidien, malgré les ombres et en pleine lumière !
C'est l'histoire d'une homme qui a trouvé l'apaisement. On n'apprendra rien de son passé, est-ce un choix de vie récent, je pense qu'un indice nous est donné lors de la scene avec l'ex-mari de sa bien-aimée, 5 ans; Wim Wenders nous laisse trouver la réponse à ce qui a pu l'amener là ou il est est. Et heureux de l'être. Peut être un passé turbulent qu'il a fui (quand le coeur brisé il achète 3 bières et un paquet de cigarettes - sa discographie également, magnifique bande son), un amour malheureux ? Un rejet complet du capitalisme et de son modernisme. Il a trouvé son monde, applique son carpe diem (Maintenant c'est maintenant, la prochaine fois c'est la prochaine fois) Wim Wenders (vraiment) au sommet de son art. C'est d'une beauté sonore, visuelle, les plans sont tirées au cordeau (la niece dans sa marinière dans les toilettes aux lignes verticales, les couleurs sont travaillés, l'image est généreuse, Et Wim Wenders nous présente une vison optimiste du monde malgré tout, presque onirique, la nièce qui dans un magnifique plan large complète Tokyo dans son immensité moderne qui semble la piéger au dessus de la Riviere se jettant dans la mer mais loin derrière, et qui représente l'espoir et l'aventure, se demandant à quelle monde elle appartient Un très beau film d'un réalisateur qui a encore beaucoup à nous donner.
Curieux film. On suit les journées ordinaires d'un laveur de wc publics à Tokyo... quelques rencontres et quelques discussions sobres, sans liens, et tout finit comme ça a commencé. Si l'on peut vraiment apprécier un côté lent et dépouillé à travers un antihéros taiseux et contemplatif, loin de la frénésie moderne, et en complet décalage de Tokyo, cela ne peut pas vraiment suffire à en faire un chef d'œuvre ! Il manque tout de même un scénario solide, un fil directeur, ou tout au moins un message, qui rendent les personnages successifs moins insipides. Même celui qu'on suit de bout en bout reste une énigme : il aime les k7, les photos sur papier, lire... et après ? S'il s'agissait de peindre la vie ordinaire, c'est bien trop ordinaire pour en faire un film, voilà le paradoxe.
Chronique tendre et délicate du quotidien d’un humble nettoyeur de toilettes publiques à Tokyo, à travers laquelle Wenders montre que la quête du bonheur se trouve dans le goût des choses simples.
Je suis passé par littéralement toutes les émotions durant la séance, de nombreuses larmes se sont échappées de mes yeux pour vous dire.
Je me suis directement attaché au personnage principal celui d'un homme, Hirayama, piégé dans son quotidien, à la manière d'une Jeanne Dielman. Un homme quasi-muet un peu comme le personnage de Travis au début de “Paris Texas“. Un peu reclu de notre société, peu de gens saluent sa présence à part ses quelques connaissances. Ses seuls vrais amis sont ses plantes dont ils s'occupent si bien. Il a l'air de bien vivre cette solitude, il ne veut pas parler de lui et préfère faire son travail sérieusement et soigneusement. Il ne se sent peut être plus aussi en adéquation avec notre société actuelle. Il adore contempler les choses et a peur du regard des autres.
Quand il souriait, je souriais. Quand il était gêné, j'étais gêné. Quand il était triste, j'étais triste. Quand il avait les larmes aux yeux, j'avais les larmes aux yeux.
Un quotidien parsemé de petits moments inattendus qui font naître des scènes totalement inoubliables et qui vont rendre heureux Hirayama durant quelques instants: l'arrivée surprise de la nièce ; le morpion ; la scène des ombres...
Il y a aussi des passages dévastateurs émotionnellement : la mère qui nettoie les mains de son gosse après avoir touché Hirayama ; Hirayama qui attend devant la porte des toilettes ; la scène de fin dans la voiture.
Vous ajoutez à cela, la magnifique ambiance japonaise et la playlist qui est un bonheur pour les oreilles et on tient, selon moi, un immense film, un chef d'oeuvre.
Finalement les petits imprévus du quotidien ne serait-ce pas ça le “perfect day“ ?
Un film que j’ai beaucoup aimé, une approche fine de la société japonaise, ouverte sur l’occident mais en même temps si spécifique. Le prétexte choisi nous emmène dans un itinéraire musical et social subtile. Un régal !
Je l'avais loupé en salle, et me le gardais comme un bon plat qui mitonnait. La dégustation a dépassé mes espérances. Il n'y a pas grand chose à "dire" sur ce film. Contrairement à ce que pensent beaucoup, Wenders est depuis toujours un cinéaste-auteur bien plus sensiti que "mental". Et lorsqu'il est, comme ici, touché par la grâce, quand il peut s'appuyer sur un acteur d'exception, l'évidence revient : il est sans doute le plus grand filmeur du "maintenant" au monde. "Maintenant c'est maintenant, la prochaine fois, c'est la prochaine fois." Merci maestro pour ce chef d'oeuvre.
Film assez improbable alors certes on voit à peu près ce que le réalisateur veut nous montrer à savoir le quotidien d'un homme qui se contente des choses très simples de la vie sur fond de description de Tokyo et de situation sociale autant au niveau professionnel que personnel mais que de longueurs (que c'est long jusqu'à l'apparition de la nièce...) et surtout des dialogues assez lunaire avec tous les personnages rencontrés (y a que les dialogues avec sa sœur qui sont "normaux"), on reste surtout accroché si on peut dire au film justement pour voir si quelque chose de + exotique va se passer mais bon...