Un récit bienveillant avec quelques beaux moments, mais desservi par une intrigue répétitive et bien trop maigre pour tenir en haleine, qui nous immerge dans le milieu des clowns hospitaliers pour enfants malades.
Les intentions sont bonnes et le sujet difficile (hôpital pour enfants) mais le film s’en tire bien. Un regret : des longueurs et un trait trop appuyé.
Après avoir été bluffé par l'interprétation de Reda Kateb sans "l'affaire Bojarski", je me suis tourné vers sa carrière. Et j'ai appris qu'il était aussi passé derrière la caméra. Il nous livre un premier film sorti en 2024 profondemment humain sur les clowns qui interviennent auprès des enfants hospitalisés. Un long-métrage à la fois sombre et plein de lumières...
Très beau film, très touchant. Les larmes qui coulent à plusieurs reprises. Vive les clowns de l’espoir. Encore merci pour tout ce que vous avez fait pour ma petite sœur à l’hôpital.
Reda Kateb signe une comédie dramatique pleine de charme et d’émotion, qui aborde des thématiques rarement abordées au cinéma. Si le scénario se devine et reste sur un sentier balisé, la force du récit impacte fortement notamment car le réalisateur fait preuve de beaucoup de sensibilité et de sobriété dans son traitement. La justesse des interprètes et l’écriture attachante de leurs personnages octroie encore davantage de force à l’œuvre.
Difficile de critiquer un film sur un sujet aussi délicat, mais la vérité c’est que malgré les efforts méritoires des acteurs, et malgré l’intérêt incontestable du dit sujet, j’ai trouvé le temps long et il est compliqué de faire l’éloge d’un film ou l’on s’est avant tout ennuyé…
Un film sensible et généreux mettant en lumière le travail d’artistes clowns professionnels officiant dans des hôpitaux pour alléger le quotidien des enfants malades. Loin de tout pathos, cette première réalisation de l’acteur Reda Kateb brosse le portrait d’une galerie de personnages attachants bien servis par une interprétation vibrante. Ce long-métrage pudique et humble sans mièvrerie bouleverse le spectateur.
Pour son premier passage derrière la caméra, Reda Kateb a l’honnêteté de faire un film de comédiens sur des comédiens, transposition de son expérience d’acteur et hommage rendu à l’association Le Rire médecin qui vient en aide, chaque année, à spoiler: des dizaines de milliers d’enfants hospitalisés . Son approche ressemble, à s’y méprendre, aux derniers films signés Olivier Toledano et Éric Toledano, en particulier à Hors Normes (2019), en témoignent l’investigation d’un milieu socioprofessionnel singulier, la construction d’un récit schématique qui franchit aux moments indiqués les balises du genre, la musique tantôt lénifiante tantôt vectrice d’un compte à rebours artificiel. L’ouverture impose une esthétisation léchée empruntée à The Neon Demon (Nicolas Winding Refn, 2016), que le reste du long métrage tente de retrouver, au contact des enfants et des autres clowns, comme pour panser et penser la cassure originelle. Il n’empêche que Sur un Fil reprend davantage à son compte les codes du cinéma social français qu’il ne les réinvente, n’ose pas se faire clown au sein d’un genre qui, parce qu’il traite de sujets sérieux, apparaît telle une impasse à la créativité et, ici, au rire. Car si ces artistes rendent hilares les patients, ils peinent à nous amuser.
Sujet sensible, larme facile, famille épuisée et pourtant le rire peut guérir. Bravo. Ni trop, ni pas assez, le film n’a pas besoin de plus pour être apprécié de tous public.
Film humaniste qui met en lumière le métier de clown au sein des hôpitaux. Des passages poignants malgré un scénario parfois confus mais tenu grâce à l’actrice principale qui nous offre une interprétation de qualité
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2,0
Publiée le 11 mars 2025
« J'aime bien la magie, mais j'aime surtout les adultes qui y croient. » Pour transmettre la magie, il faut y croire et c'est tout le défi de Jo qui se fait embaucher comme clown dans un hôpital. Au départ, elle cherche surtout à travailler après sa blessure, mais elle va découvrir un métier pas comme les autres. Pour son premier long-métrage en tant que réalisateur, Reda Kateb adapte plus ou moins son court-métrage "Pitchoune" dans lequel il partageait l'affiche avec Philippe Rebbot qui est toujours de la partie. Plus ou moins, car s'il est toujours question d'animation au contact des enfants, le contexte n'est plus le même. Il s'agit d'un hommage à une profession à travers une histoire qui n'est jamais tire-larmes malgré le sujet. À l'image de ces gens, il tente de trouver le bon équilibre dans le ton. "Sur un fil" n'est pas du tout larmoyant et on n'a pas toujours l'impression d'être dans un service où tant de familles souffrent. C'est souvent le cirque et c'est déroutant et difficile d'imaginer de telles scènes dans la vraie vie avec des gens qui font les idiots à quelques mètres de personnes qui pleurent comme on peut le voir lors d'une scène. Les intentions sont là, mais je n'ai pas du tout accroché. Pour le coup, j'ai même préféré "Le grand cirque" de Booder... Bref, j'adore Reda Kateb devant la caméra, mais son premier film ne m'a jamais convaincu.
Beaucoup d’instants « magiques » au chevet de ces enfants malades. On sourira délicatement au burlesque de toutes ces interventions clownesques mais aussi branquignolesques dues à l’apprentissage de notre funambule éclopée. L’image est fade (les éclairages de l’hôpital n’aidant pas), mis à part les premiers instants de funambulisme circassien. Zouzou sera le personnage central mais SAUVAGE l’incarnera mollement sans effet particulier. REBBOT, comme d’habitude, est lunaire, cette fois-ci en clown « poireau » déguingandé. GIRAUDEAU incarnera parfaitement cette infirmière en chef sobre, sérieuse, humaine et opérationnelle. Mais, pour moi, la palme reviendra à cette mamie sage black, en qualité de Présidente de l’association embauchant les clowns hospitaliers. Le happy end est un peu artificiel, mais surlignera la bienveillance de l’entreprise. Pas mal pour un 1er film !