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Édouard N
4 critiques
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5,0
Publiée le 15 janvier 2025
Un film audacieux, qui mêle humour noir et satire avec brio. Sous des airs de comédie, Le Jardin Zen dénonce avec finesse les travers de la société japonaise, notamment la place de la femme dans le couple et la famille. Un regard incisif et féministe, incontournable !
Je viens de voir ce magnifique film en avant-première, dans le cadre du coup de cœur surprise mensuel proposé par mon petit cinéma. Une très belle surprise pour un film surprenant à bien des égards. À voir en VO bien sûr !
Vu en avant première. Film magnifique dressant le portrait d’une femme qui trouvera, avec le temps, des rencontres (bonnes ou mauvaises) , le chemin de sa rédemption
Vu en avant-première dans le cadre d'une semaine Japon de mon cinéma. Un film sur l'eau, la famille, l'honneur et la retenue japonaise, la folie, et l'eau. Au début ça m'a pas mal énervé, et puis on comprend ce que le film veut nous raconter. Les minutes passant (lentement) je me suis perdu dans l'ennui, comme mes voisins en salle j'ai trouvé le temps long. l'image est belle, le travail sur le son est notable, mais le tout passe trop lentement pour justifier les 2h. Quelques scènes cocasses voire drôles à noter tout de même, quand les personnages se lâchent.
Très intéressant film de Naoko Ogigami moins paisible que son titre ne semble l'indiquer et c'est bien son côté piquant qui lui donne toute sa saveur ! Le film témoigne d'une grande malice et d'une ironie grinçante qui plaira aux amateurs d'humour pince-sans-rire !
Vu dans le cadre du festival Hanabi, un film doux amer sur les relations d’une femme avec sa famille, entièrement masculine. Un beau-père en fin de vie mais concupiscent, un mari qui a quitté le domicile conjugal après Fukushima et ressurgit des années plus tard, un fils parti peu après faire ses études à Kyushu. Qui fuit qui ? Qui fuit quoi ? Autant de bonnes questions d’aller découvrir Le jardin zen.
Vu durant les Saisons Hanabi, belle comédie mordante sur le jeu d’équilibriste entre l’individualité et le collectivisme asiatique dans un Japon où il faut toujours marcher sur des œufs vis à vis des autres. Une belle scène finale d’une femme enfin seule, libre de tout fardeau ! Exaltant !!
"Le Jardin Zen", dernier opus de Naoko Ogigami, aborde des thèmes profondément humains à travers une satire sociale. Le film suit Yoriko, membre d’une secte prônant la méditation et la purification intérieure. La structure de cette communauté, appelée "secte de l’eau," symbolise les dérives des groupes sectaires, avec leur emprise mentale et leur isolement social.
La réalisation, fidèle au style contemplatif d’Ogigami, offre quelques plans saisissants qui captent l’essence de la sérénité extérieure, en contraste avec la tension sous-jacente. Cependant, malgré ces moments esthétiques, l’ensemble peine à marquer durablement le spectateur. Le rythme lent et la composition épurée des scènes ne parviennent pas toujours à dynamiser la narration.
Le scénario explore avec subtilité la manière dont les sectes exploitent les failles émotionnelles et psychologiques des individus. Le retour inopiné du mari de Yoriko brise l’illusion de perfection, exposant les fragilités et contradictions internes du groupe. Le film souligne également les dangers de l’isolement idéologique et les manipulations émotionnelles au sein de telles communautés. Toutefois, cette dénonciation manque parfois d’intensité dramatique, ce qui rend l’ensemble moins percutant.
Malgré des intentions louables et une critique sociale pertinente, *Le Jardin Zen* ne laisse pas une impression indélébile. Son rythme contemplatif et sa réalisation, bien que soignée, manquent de moments marquants pour s’inscrire durablement dans l’esprit du spectateur. Le message sur les dangers des sectes est clair, mais l’exécution demeure relativement oubliable.
Vu en avant première durant la semaine Hanabi... et c'était une délicieuse surprise, pleine de finesse sur les relations, ce qui motive nos choix de vie, la subjectivité des jugements et des croyances... et l'art japonais de dire, montrer et révéler dans la subtilité!
Un beau film, bourré d’humour au second ou troisième degré et où on rit souvent. c’est aussi une critique féroce de certains aspects de la société japonaise (mais pas seulement japonaise). les seconds rôles sont savoureux. À voir !
Aucun long métrage de Naoko Ogigami n'avait jusqu'alors été distribué en France. Le jardin zen pourrait changer la donne et, pourquoi pas, permettre de voir des œuvres antérieures de cette cinéaste qui semble porter un regard particulièrement acide sur la société et la famille japonaises contemporaines. Les personnages du Jardin zen sont plutôt ambivalents, parfois bienveillants mais assez souvent sans pitié pour leurs compatriotes. Tout, en surface, peut sembler lisse et calme mais la férocité se cache derrière les sourires et les remarques acerbes qui abondent, prononcées avec aplomb mais sans agressivité trop marquée, font invariablement mouche. Le jardin zen, réalisé de manière impeccable et implacable, témoigne d'une grande malice et d'une ironie grinçante qui parleront nécessairement aux amateurs d'humour pince-sans-rire, qui sait être fort cruel, à l'occasion. Si le film en dit long sur la frustration dans les relations familiales, il fustige aussi les nouvelles communautés (pour ne pas dire sectes) qui fleurissent partout au Japon, aux méthodes et aux objectifs plus que douteux. La réalisatrice épingle les comportements et les modes de pensée de l'ensemble de ses personnages, tout en leur gardant leur humanité. Avec sa lenteur étudiée, qui ne suscite nul ennui car le Diable se cache dans moult détails, Le jardin zen est moins paisible que son titre semble indiquer et c'est bien son côté piquant (subversif) qui lui donne toute sa saveur et son alacrité.