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J. Le Sommier
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3,5
Publiée le 9 février 2026
Après « Un fils », « Aïcha » nouvelle réussite du scénariste et réalisateur Mehdi M. Barsaoui. C’est une vie sans perspectives qui attend Aya, jeune tunisienne dont les ambitions ont été sacrifiées par ses parents et qui fait partie du petit personnel d’un hôtel dans le Sud, tout en étant la maîtresse de son supérieur marié. Lorsque le minibus qui l’accompagne tous les jours à l’hôtel s’écrase en route en ne laissant aucun survivant, Aya saisit la chance qui s’offre à elle de disparaître pour se construire une nouvelle vie à Tunis sous une autre identité. Témoin en boîte de nuit d’une agression mortelle qui implique des policiers, sa fragile liberté se trouve menacée. « Aïcha », film tendu et prenant qui emprunte au polar et dont le titre garde longtemps son mystère, suit une femme dans son chemin (semé d’embûches) vers l’émancipation dans une société qui, si elle a connu une révolution il y a une quinzaine d’années, reste marquée par le poids des traditions, la domination masculine et la corruption des institutions. Critique sans être manichéen (l'héroïne fait aussi des rencontres salutaires), le film se veut porteur d’espoir pour la libération des femmes et l'évolution des mentalités.
Aicha, jeune adulte, est coincée dans une petite vie étriquée à Tozeur (Tunisie). Fille unique de parents qu’elle entretient, elle est femme de ménage dans un hôtel où elle a une relation avec le directeur qui la laisse espérer une vie commune depuis des années. Côté parents, ses parents essaient de la caser et prévoient déjà un mariage. Un accident de la circulation dans lequel elle est déclarée morte, lui laisse espérer un nouveau départ. Elle va sur Tunis et démarre une nouvelle vie avec une nouvelle identité, mais ce soulagement sera de courte durée. Elle est mal préparée à cette vie citadine, la faune nocturne ; elle se fera abuser par de fausses amitiés. Sous une dimension sociale très présente dans la première demi-heure, ce film tournera très vite au thriller avec une jeune héroïne prise au piège d’une mécanique la dépassant. Elle devra apprendre très vite. Ce début de film axé sur l’émancipation d’une femme dans une société patriarcale augurait du meilleur ; mais la volonté d’en faire un polar à suspense le conduit à l’abondance de sous intrigues, à l’utilisation de personnages secondaires caricaturaux. Dès que l’on passe sur l’enquête criminelle paresseuse, le récit perde de sa force et de son intérêt. L’actrice Fatima Sfar parvient à nous tenir en haleine ; nous sommes préoccupés par le sort que le scénariste lui réserve et par sa force de conviction. Le final ingénieux, même si un poil télécommandé, nous révèle le mystère du titre. A voir sans déplaisir mais sans message fort sur la société tunisienne.
"Aïcha" est un film tunisien engagé qui n'hésite pas à dénoncer les injustices dans le pays. Aya, travaille comme femme de ménage dans un hôtel. Quand, lors de son trajet au travail elle est l'unique survivante d'un accident de car, elle va fuir sa région direction la capitale. Remarqué avec "Un fils", Mehdi M. Barsaoui signe un superbe portrait de femme, parfois fragile mais combattante devant les épreuves. Sur fond de corruption de fonctionnaires de police, l'actrice Fatma Sfar impressionne, elle, la fille de la campagne au coeur d'une affaire d'Etat. Un thriller à couper le soufflespoiler: où il faut attendre la scène finale pour comprendre le titre du film . Haletant!
L'opportunisme d'Aya la voit saisir l'occasion de reprendre sa vie à zéro. Mais sa nouvelle colocataire et ses amis la pousse bientôt à marcher constamment sur un fil. Rythmé, Haletant, fluide, complexe !!!
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2,5
Publiée le 13 juillet 2025
Aya attend de changer de vie depuis plusieurs années, mais les promesses qu'on lui fait ne sont jamais tenues. À la suite d'un tragique événement, elle décide de profiter de l'occasion pour repartir à zéro à Tunis. Une nouvelle ville, une nouvelle identité et de nouvelles opportunités, mais l'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs... "Aïcha", c'est une quête de liberté et d'émancipation qui se transforme en une descente aux enfers à la suite d'un engrenage dans un environnement sexiste sur fond de corruption et de dilemmes moraux qui ne concernent pas que la jeune femme puisque d'autres personnes doivent faire le bon choix. La mise en place est réussie et montre bien comment Aya est utilisée par ceux qui l'entourent, mais une fois dans la capitale, on dirait que Mehdi Barsaoui ajoute des incidents au hasard. D'ailleurs, l'accident n'était même pas nécessaire pour raconter tout ce qui suit. Ça renforce le côté artificiel de l'histoire qui semble vouloir trop en faire. Bref, Fatma Sfarr est convaincante, mais tout le reste est moyen.
"Grace" a un accident une jeune femme dont l'horizon était limité a la maison de son père et son travail dans un complexe touristique peut quitter ce milieu. Elle monte sur Tunis et découvre et vit une autre vie très éloignée de celle qu'elle connaissait et se trouve mêlée a des affaires pas très claires.
A la fois un peu de suspens, des rapports humains, une vision de la société tunisienne.
Pas représentatif de la tunisie, vulgaire, histoire longue et sans intérêt et peu crédible( dialogues mieux vaut etre sourd que de comprendr le tunisien: argo et vocabulaire d’animaux. Exagéré , rempli de caricatures que ce soit pour la femme ou la police, victimisation sur une personne sans prendre en considération ses propres choix et erreurs Dommages, la corruption policière et politique auraient pu être dénoncer bien autrement et de meilleur façon
Que feriez-vous si un évènement survenait dans votre vie et vous permettez de tout recommencer à zéro ?
C'est le chemin de vie qui est proposé à Aya après un accident de bus. Elle fait le choix de se laisser déclarer décédée pour démarrer une nouvelle vie à Tunis, loin de ses parents qui veulent la marier à tout prix et de celui qu'elle aime mais qui ne veut pas quitter sa femme pour elle...
Elle sait ce qu'elle quitte mais elle ne sait pas ce qu'elle va retrouver...
C'est un film déroutant car il y a deux histoires en une. Outre sa quête de liberté, Aya assiste à une bavure policière en boîte de nuit et elle est partagée entre rétablir la vérité ou sauver sa peau...
Je ne veux pas spoiler mais tout ce que je peux dire c'est que le récit nous permet de se questionner sur nos propres réactions. Je me suis projeté sur ce que j'aurai fait à la place d'Aya et sur la liberté, oui mais à quel prix ?
Un film qui prend le temps de dérouler son récit et dont la tournure inattendue est intéressante. J'ai notamment été révoltée par le système policier qui se couvre quitte à détruire des vies.
Vu au festival du film politique de Carcassonne. L’histoire d’Aïcha s’étend sur 2h et j’avoue avoir durement maintenu mon attention tout le long. Il ne se passe finalement pas grand chose, et on peine à comprendre ce que le réalisateur a voulu dépeindre. Le scenario est assez incohérent, on ne comprend pas toujours pourquoi "Aïcha" agit comme elle le fait... Je suis passé à côté...
Un bon film, malgré les poncifs qu’il véhicule dans sa fastidieuse enquête socio politico policière : manifs contre le pouvoir, violence de la police, corruption de la classe dominante ou de des sbires. Mais les actrices sauvent la mise
Aya habite à Tozeur, une petite ville du Sud tunisien. Elle travaille dans un grand complexe touristique et ramène son salaire à ses parents qui désespèrent de la marier. Un drame imprévu lui donne l'occasion de changer de vie et d'aller s'installer incognito à Tunis. Elle y trouve une colocation et un emploi dans une boulangerie. Mais un nouveau drame attire sur elle l'attention de la police.
"Aïcha" est le deuxième film du réalisateur tunisien Mehdi Barsaoui. Son premier, "Un fils", sorti quelques jours avant le Covid en mars 2020, m'avait enthousiasmé. Malgré son peu d'audience, il avait valu à Sami Bouajila le César du meilleur acteur.
Barsaoui utilise les mêmes recettes pour faire le procès de la Tunisie contemporaine, de la corruption qui ronge son administration, de l'horizon bouché qui est offert à ses jeunes. Mais "Aïcha" n'est pas aussi réussi qu'"Un fils" pour deux raisons selon moi.
La première est son scénario qui, certes, ménage de nombreux rebondissements et tient le spectateur en haleine, mais qui souffre d'une construction bancale. L'action commence à Tozeur où lentement une histoire se met en place avec des personnages (Aya, ses parents, ses collègues de travail, le directeur de l'hôtel qui l'emploie...) autour d'un lieu (un palace situé au milieu du désert où le personnel d'entretien se plie aux moindres désirs de touristes invisibles). Brusquement, ce film-là s'interrompt et un autre film commence avec pour seul lien avec le premier, son héroïne, catapultée dans un autre univers.
La seconde est qu'on a vu beaucoup de films sur la Tunisie ces années dernières : "La Source", "Ashkal", "Sous les figues", "Harka", "Noura rêve", "Corps étranger", "Les Filles d’Olfa", "La Belle et la Meute", "Le Challat de Tunis"... Certains parmi eux, notamment les trois derniers cités, étaient si remarquables que, par comparaison, cet "Aïcha" passera inaperçu.
Aicha de Mehdi M. Barsaoui est un film tunisien qui m’a profondément touché. Le jeu d’acteur est remarquable, en particulier celui de Fatma Sfar, qui incarne son rôle avec une intensité rare. Le scénario, construit en couches successives de tension, nous tient en haleine du début à la fin.
À travers le parcours d’une jeune femme tiraillée entre sa quête de liberté et son attachement à sa famille, le film explore avec justesse les pressions sociales et les dilemmes moraux qui traversent la société tunisienne contemporaine. Une œuvre à la fois sobre, puissante et profondément humaine.