641 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
87 critiques spectateurs
5
13 critiques
4
45 critiques
3
19 critiques
2
8 critiques
1
1 critique
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Stéphanie L
28 abonnés
31 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 10 juillet 2024
Très bon film , propice à la réflexion politique et sociétale. Pas un grand moment de distraction, il faut être au clair sur ce que l’on recherche jour J lors de la sortie ciné … Je ne regrette pas d’être allée le voir , je pense beaucoup au message délivré, depuis une semaine ….
Grâce à un scénario malin, le cinéaste bhoutanais Pawo Choyning Dorji retrace avec humour le chemin singulier de son pays vers la démocratie et son ouverture à la mondialisation. Mêlant personnages insolites, paysages magnifiques et situations burlesques dans une contrée lointaine perdue au pied de l’Himalaya, il nous parle aussi de nous, de notre rapport au monde et de la cupidité de nos sociétés occidentales. Le moine et le fusil est une comédie aussi curieuse que savoureuse qui, l’air de rien, démolit joyeusement notre complexe de supériorité !
Au Bhoutan, le seul pays qui a instauré le Bonheur National Brut, l’année 2006 a apporté plusieurs chamboulements dans cette société paysanne et féodale : l’arrivée conjointe d’internet, de la télévision et de la démocratie. Le film se focalise autour d’un fusil commandé par un bonze en vue des élections, transporté par un moine et désiré par un collectionneur d’arme américain. Un joli film « feel good » sur un peuple paisible à qui on impose de nouvelles règles politiques….et si c’était mieux avant?
j'ai trouvé que le film prend un peu de temps pour démarrer puis une fois lancé une histoire originale et inattendue se déroule. beaucoup de de sourires et de rires ensuite de cette histoire fraîche et exotique bousculant nos codes et nos repères de pays occidentaux...
Le passage au système "démocratique", un moment charnière dans l'histoire du Bhoutan, ce petit pays méconnu coincé entre les mastodontes que sont l'Inde et la Chine, raconté par les Bhoutanais eux-mêmes. Au delà de la chance que nous avons de pouvoir profiter de cette histoire, et de la vision qu'en ont les intéressés, "Le moine et le fusil" repose sur cette question centrale : Que compte faire le Lama avec une arme ? Nul ne le sait avant la toute fin. Entre temps, toutes les hypothèses sont bonnes à détourner de l'essentiel. Si la tension constante entre "modernité" et "tradition" qui traverse tout le métrage va de pair avec une société en pleine évolution - politique et culturelle - on ne peut qu'être frappé par la leçon de vie que nous prodiguent ces gens de l'autre bout du monde. La simplicité qui est la leur est inspirante. Ce n'est pas qu'elle donne envie de vivre dans le dénuement qui, comme il est souligné au cours du récit, touche une fraction importante du peuple bhoutanais - quoi que, se détacher du matériel superflu ne peut faire de mal ! -. Non, c'est cette sagesse sur la vie et les relations humaines qui est marquante. Le pays du Bonheur National Brut a ses difficultés et ses défis à relever, il est vrai. Mais par ce métrage, il transmet un magnifique message au monde entier : Il engage tous les peuples de tous les pays à cohabiter le plus fraternellement possible, les uns avec les autres.
En 2006, le roi du Bhoutan décide d'abdiquer pour faire de son pays une démocratie, convaincu que c'est le sens de la modernité. Une campagne nationale d'élections blanches est lancée pour éduquer la population au droit de vote. Interpelé par ce changement, le lama d'un village demande à un moine de lui fournir des armes, sans plus de détails. Il se lance dans une quête et trouve un fusil. En salle le 26 juin.
spoiler: “le moine et le fusil” est une fiction assez saisissante qui m'a beaucoup étonné. L'intrigue est fine et aborde de nombreux sujets politiques, sociologiques et spirituels, tout en maintenant une forme de suspens : à quoi va servir ce fusil ? Loin d'être juste un joli film sur le Bhoutan, cette oeuvre nous questionne sur notre posture d'occidentaux et sur la valeur que l'on donne aux objets. Tout porte à croire que le lama souhaite défendre la monarchie et souhaite des armes pour défendre ses idées. La fin nous permet de comprendre que c'est une vision qui ne correspond pas à ce petit pays qui a su construire une idéologie de paix avec des réflexes différents.
Le Bhoutan contemporain est traité comme un conte. Altruisme, détachement matériel, fidélité, compassion sont plus forts que l’argent et l’agressivité. Bain de culture spirituel, respect des traditions, observance des rituels sont mis en avant pour introduire la démocratie avec modération. D’ailleurs le peuple préfèrerait garder son souverain. Une société qui privilégie le bonheur en respectant ses racines. On est loin des canons habituels du progressisme révolutionnaire. Les gauchistes pourront ne pas apprécier.
Un très beau film plein d’amour, d’humour et de rires. Cette histoire humaniste est serte souvent explorée mais tous ses personnages de ce petit pays donne une leçon au monde et au mauvaise vie occidentale. Les paysages sont somptueux Allez vous régaler de ce film
Comédie dramatique bhoutanaise. En 2006, le Roi abdique et organise des élections blanches pour expliquer la démocratie à son peuple. Celles-ci vont créer des tensions entre les habitants devant choisir entre plusieurs candidats fictifs, partagés entre leurs valeurs ancestrales et la modernité. Dans le même temps, un moine aide un Lama à posséder un fusil. De la sérénité, un peu d’humour et de superbes paysages. Un 2ème film, après « L’Ecole du bout du monde » qui questionne sur la démocratie et sur notre monde occidental. Ont-ils raison ou tort de s’ouvrir au monde? A voir pour ce pays méconnu et pour la rareté d’un film bhoutanais !
Belle surprise et belle leçon de vie que ce film, ici le pays de la gentillesse et de la bienveillance résistant encore (mais pour combien de temps ?) au pouvoir de l'argent , à la cupidité et l'individualisme... Très belle photographie également...Moment de grâce vraiment...On en a franchement besoin face à toutes les horreurs et laideurs de nos mondes siut disant modernes.
Petit film un brin moralisateur qui au-delà du rejet de la violence (ou de ce qui la représente, l'arme à feu), pose le problème de la place de l'occident et de son totem, la démocratie représentative. L'apprentissage de la phase électorale est clairement représentée comme un affrontement risquant de mettre en péril l'harmonie des villageois au détriment du pouvoir monarchique traditionnel. Comme le dit un des personnages "pourquoi changer de système alors que le peuple ne s'est pas battu pour cette transformation". On restera sur notre faim, le récit n'allant pas plus loin reprenant sa gentille allure de conte mais le pays à l'indice de "bonheur national brut" le plus élevé en prend quand même pour son grade révélant au passage des fractures sociales bien ancrées.