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Franck J P
7 abonnés
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4,5
Publiée le 30 juillet 2024
Comme personnages de ce conte de sagesse orientale, le moine et le fusil portent leur innocence jusqu'au bout d'un parcours entre initiation et traffic.
Le discours du film est un peu ambigu (il y a effectivement des gens qui meurent pour la démocratie, laquelle est ici confondue avec la cupidité) mais on rit pas mal. Pendant tout le film on se demande ce que le vieux Lama va faire de ce fusil et comment il entend "redresser la situation".
Ce film dit tout de la haute valeur des valeurs bhoutanaises qui ne sont définitivement pas celles de l'Occident.
Pawo Choyning Dorji nous présente un Bhoutan dont le "Bonheur Intérieur Brut" est célèbre. Il mène l'intrigue pour les Occidentaux et offre aux spectateurs des rebondissements ou situations qu'aucun d'eux n'imagine. Et quand ils rient, c'est un peu c'est d'eux-mêmes qu'ils rient.
Le rythme du film est, j'imagine, à l'image du Bhoutan, calme et serein mais loin d'être lent ou ennuyeux.
The Monk and the Gun est, à mes yeux, une petite perle et, à la fois, un élixir de sérénité dont j'ai profité encore quelques heures après avoir quitté la salle. Je le recommande chaudement.
Original, inattendu, cocasse. Un film rafraîchissant et surtout pas stupide ! Tout public. Et en plus d'une belle histoire, il y a les paysages superbes...
Un film fin et charmant sur les risques de bouleverser les modes de vie au nom du progrès démocratique. Les gens n’y comprennent rien sont apparement très contents de leur roi et non pas envie de changer. Les moines résistent et le lama local trouvant le moment propice pour rappeler les fondamentaux aura recours à un procédé étonnant. A voir donc pour la découverte de ce petit pays bouddhiste qui n’a rien à envier aux grands et qui devrait même s’en méfier. La culture occidentale a conquis le monde et rien ne peut s’opposer à la déferlante. Il doit quand même y avoir des avantages…
107 minutes de plongée au Bouthan ? Ça ne se refuse pas. Surtout quand elles sont filmées par l’indo-japonais Pawo Choyning Dorji qui, il y a deux ans, nous avait enchantés avec son Ecole du bout du monde. Nouvel émerveillement devant la splendeur des paysages et l’art de vivre tout en douceur de ce peuple pas comme les autres. 2006. Le Bhoutan s’ouvre à la modernisation et découvre Internet, la télévision... et la démocratie. Pour apprendre à son peuple à voter, le gouvernement organise des « élections blanches ». Mais dans le pays du Bonheur National Brut, où la religion et le Roi importent plus que la politique, les habitants semblent peu motivés. Cependant, dans une province montagneuse reculée, un moine décide d’organiser une mystérieuse cérémonie le jour du vote et charge l’un de ses disciples de trouver un fusil... Grâce à ce film, le pays du bonheur national brut dévoile un peu plus certains de ses secrets. Une pépite venue d’ailleurs. Conte, fable, parabole ? Oui, il y a de tout cela dans cette comédie mais il ne faut jamais oublier que les événements relatés sont réels. La démocratie, ça s’apprend et tout est encore plus compliqué dans un pays qui a vécu pendant des siècles et des siècles éloigné des vicissitudes et des contraintes du reste du monde. On voit bien, - hélas, oserais-je dire -, la pénétration du monde moderne et surtout ses conséquences délétères, dans les quelques plans tournés dans la capitale Thimphu, fort de ses 115 000 habitants dont le mode vie semble à des années lumières du reste du pays. Loin de cette agitation, la vie des villageois s’organisent tranquillement entre élevage, tradition et religion. On voit qu’une bonne partie de l’histoire qui nous est racontée est centrée autour d’un stupa bouddique. L’affrontement – très feutré – entre la capitale et les campagnes nous montre que là, comme partout ailleurs, l’opposition entre les élites et le peuple. Ce qui aurait pu donner un film sévère donne ici une comédie tendrement drôle d’un pays qui adopte par nécessité des fonctionnements qui lui sont étrangers, sans révolte, mais en y intégrant ses propres codes, ses propres rituels, sa propre culture. Réjouissant. Je ne m’attarderais pas sur les noms présents au casting, les Tandin Wangchuk, Kelsang Choejay, Deki Lhamo, que vous oublierez très vite. Ce ne sont pas des professionnels et sont souvent maladroits à jouer la comédie. Mais on leur pardonne bien volontiers tant ils nous font passer un moment délicieux, même s’il est sans doute un peu longuet et répétitif. Je ne regrette qu’une chose, c’est cette fin digne de Disney où tout le monde est content, car la démocratie a du bon et les torts sont oubliés pour peu que l’on ait bon cœur… Un peu réducteur par rapport au message délivré par cette belle histoire.
Un film qui m'a fait du bien, une plongée dans un ailleurs avec des valeurs communes. La ville propose déjà un regard bien différent... l'occident est une fenetre ouverte pour bien des pays sur leur mode de vie. Si le progrès apporte son lot de bien être, il est bon de nuancer ce développement infernal.
Flm sympathique et surprenant comme son précèdent film au Bouthan. Même si celui-ci emprunte certains clichés de comédie de boulevard. La fin vaut le coup.
Un très bon film sur l'idée de paix et de sagesse, avec la représentation de la démocratie qui n'est finalement peut être pas la solution du bonheur. Et puis le film est bien mis en scène, avec de beaux plans et paysages et un bon scénario.
En 2006, le roi du Bhoutan décide d'abdiquer pour faire de son pays une démocratie, convaincu que c'est le sens de la modernité. Une campagne nationale d'élections blanches est lancée pour éduquer la population au droit de vote. Interpelé par ce changement, le lama d'un village demande à un moine de lui fournir des armes, sans plus de détails. Il se lance dans une quête et trouve un fusil. En salle le 26 juin.
spoiler: “le moine et le fusil” est une fiction assez saisissante qui m'a beaucoup étonné. L'intrigue est fine et aborde de nombreux sujets politiques, sociologiques et spirituels, tout en maintenant une forme de suspens : à quoi va servir ce fusil ? Loin d'être juste un joli film sur le Bhoutan, cette oeuvre nous questionne sur notre posture d'occidentaux et sur la valeur que l'on donne aux objets. Tout porte à croire que le lama souhaite défendre la monarchie et souhaite des armes pour défendre ses idées. La fin nous permet de comprendre que c'est une vision qui ne correspond pas à ce petit pays qui a su construire une idéologie de paix avec des réflexes différents.
Le Bhoutan contemporain est traité comme un conte. Altruisme, détachement matériel, fidélité, compassion sont plus forts que l’argent et l’agressivité. Bain de culture spirituel, respect des traditions, observance des rituels sont mis en avant pour introduire la démocratie avec modération. D’ailleurs le peuple préfèrerait garder son souverain. Une société qui privilégie le bonheur en respectant ses racines. On est loin des canons habituels du progressisme révolutionnaire. Les gauchistes pourront ne pas apprécier.
Comédie dramatique bhoutanaise. En 2006, le Roi abdique et organise des élections blanches pour expliquer la démocratie à son peuple. Celles-ci vont créer des tensions entre les habitants devant choisir entre plusieurs candidats fictifs, partagés entre leurs valeurs ancestrales et la modernité. Dans le même temps, un moine aide un Lama à posséder un fusil. De la sérénité, un peu d’humour et de superbes paysages. Un 2ème film, après « L’Ecole du bout du monde » qui questionne sur la démocratie et sur notre monde occidental. Ont-ils raison ou tort de s’ouvrir au monde? A voir pour ce pays méconnu et pour la rareté d’un film bhoutanais !
Le petit royaume du Bhoutan est un État indépendant quasiment coupé du monde, situé sur les contreforts de l’Himalaya. Son souverain abdique en 2006 pour en faire une démocratie parlementaire. Mais la décision n’est pas du goût de tous les Bhoutanais, confrontés à un saut dans l’inconnu.
Qu’on ne s’y trompe pas : "Le Moine et le Fusil" n’est pas un documentaire mais une fiction qui prend pour toile de fond la préparation des élections générales de 2008. C’est un film choral qui met en scène plusieurs personnages : un moine dont le lama lui demande de trouver deux armes, un guide touristique qui va chercher à l’aéroport un mystérieux Américain recherché par la police, une villageoise qui accompagne pendant quelques jours la directrice des élections venue de la capitale constater sur le terrain l’avancée des préparatifs, son mari en butte à l’hostilité des autres villageois parce qu’il prend parti pour un candidat….
Le film est tendu par un double suspense : d’une part le résultat des élections blanches organisées entre trois partis fictifs, bleu, rouge et jaune, d’autre part la rencontre qu’on sait inéluctable entre tous les protagonistes dont les trajectoires se croisent et se recroisent pendant tout le film. Les deux conclusions nous réserveront l’une et l’autre deux jolies surprises pleines d’ironie.
Mais, comme on pouvait hélas le craindre, le propos du film est trop gentillet et son rythme trop lâche pour susciter l’intérêt.
Très bon film , propice à la réflexion politique et sociétale. Pas un grand moment de distraction, il faut être au clair sur ce que l’on recherche jour J lors de la sortie ciné … Je ne regrette pas d’être allée le voir , je pense beaucoup au message délivré, depuis une semaine ….