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Marc L.
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4,0
Publiée le 13 avril 2026
Je prends toujours énormément de plaisir à découvrir une cinématographie inédite et dans le cas du Bhoutan, il s’agit justement de la première production cinématographique à être parvenue à franchir les frontières d’un pays encore très reclus, qui a autorisé et introduit la télévision il y a seulement une vingtaine d’années. Jusqu’à présent, parmi les films vus en provenance de pays peu présents à l’international, comme les Philippines ou la Mongolie, la plupart étaient des drames sociaux assez standardisés, tout juste adaptés au contexte local, avec maman/enfant/conjoint malade, rêves inaccessibles et résilience partout. ‘Le moine et le fusil’ est différent, plus positif, parfois même drôle puisqu’on y observe l’arrivée de la démocratie dans ce pays (en même temps que la télévision) et l’envoi de fonctionnaires dans les vallées les plus reculées pour expliquer aux gens du coin, qui n’en avaient foncièrement pas grand chose à foutre, le concept de “voter pour ses représentants”. Parallèlement à cette toile de fond, on suit un moine à la recherche d’un fusil pour son vieux maître, qui souhaite organiser une mystérieuse cérémonie à l’occasion de l’arrivée des fonctionnaires gouvernementaux, et les péripéties d’un riche américain associé à un petit malfrat pour trouver un fusil très ancien pour sa collection personnelle. C’est de ces dernières séquences que naissent la plupart des touches humoristiques, l’Américain estimant qu’il suffit d’y mettre le prix pour obtenir quelque chose mais se retrouve face à des Bouthanais qui n’ont pas vraiment de notions des grosses sommes, ni énormément d’attrait envers la richesse matérielle. Les trames se croisent et se recroisent avec fluidité, leur résolution a un petit côté naïf mais foncièrement feel-good…et puis, les paysages sont magnifiques et découvrir, fut-ce par la fiction, ce peuple qui semble vivre paisiblement dans sa propre et paisible réalité alternative et se montre donc assez circonspect quant à la possibilité que s’engueuler entre voisins pour choisir ses représentants puisse foncièrement améliorer son quotidien, est une expérience extrêmement enrichissante.
J'ai tout simplement adoré. De très belles images. La chute est superbe, j'ai été amusée et surprise. Dans le rôle de l'étranger j'aurais bien vu le regretté Michel Blanc. Je ne sais pas pourquoi mais c'est lui que je voyais. Je le recommande vivement, c'est une invitation au voyage, à la découverte du Bhoutan et de ses coutumes et croyances. A voir absolument!
Belle surprise et belle leçon de vie que ce film, ici le pays de la gentillesse et de la bienveillance résistant encore (mais pour combien de temps ?) au pouvoir de l'argent , à la cupidité et l'individualisme... Très belle photographie également...Moment de grâce vraiment...On en a franchement besoin face à toutes les horreurs et laideurs de nos mondes siut disant modernes.
L’école du bout du monde était autrement plus passionnant. Ici le temps ne passe pas très vite. On s’ennuie souvent avec cette fable un peu naïve. Décevant au final comme objet cinématographique.
J’avais bien aimé « L’École du bout du monde », mon premier film bouthanais vu. Le gouvernement bhoutanais s’engageait à ce qu’aucun village ne soit privé d’enseignement. Un jeune apprentis avait été muté dans un village reculé du monde sans aucun moyen mis à sa disposition, comme un tableau par exemple.
Ici, le roi décide d’initier son peuple à la démocratie ; des représentants sont amenés à parcourir le pays pour inviter les habitants à s’entraîner à voter. « Des élections blanches » sont organisées. Une sorte de répétition avant le grand jour officiel. Ainsi, dans un petit village reculé du monde, spoiler: on divise les villageois en deux partis politiques, avec deux couleurs différentes, on incite les villageois-futurs-électeurs à manifester leurs mécontentements devant les discours naïfs des candidats déclarés . Une vieille dame s’étonnera de tout ce tintouin : pourquoi vouloir diviser les habitants ? Cette démocratie semble apporter de l’hystérie selon cette vieille dame. Son innocence est touchante.
Comme dans son premier film « L’École du bout du monde », on y retrouve une certaine et sincère notion du bonheur, un bonheur simple dépouillé de toute exigence, de tout modernisme. Et cette élection qui oppose ville-campagne paraît être plus perturbatrice que tranquillité d’esprit.
En marge de ces « élections blanches », un vieux moine bouddhiste charge un jeune apprenti moine de dégoter un fusil pour se connecter à cet évènement civique. S’ensuit un quiproquo amusant spoiler: avec un amateur d'armes venu des Etats-Unis.
Le titre est suffisamment intriguant pour m’accrocher à cette fable moderne parsemée d’un humour des plus agréables. Et comme toute fable, « Le Moine et le fusil » se conclut par une morale simple mais pleine de bon sens… A voir en V.O… si vous voulez pour écouter le bouthanais…
C’est un beau film sur l’ouverture en 2006 d’un pays, le Bhoutan, à la démocratie et à la modernisation. La beauté de ce film est que tout en étant situé dans un cadre exotique, il questionne notre culture occidentale. Un réjouissant conte politique, d'un humanisme bon à prendre par les temps qui courent, et qui devrait satisfaire tous les publics. les acteurs son plutôt de très bon niveaux , tous sans exception. Les paysage comme pour l'école du bout du monde sont magnifique . Ce genre de film donne envie de découvrir plus en profondeur ce pays et ses coutume . La realisation est bonne aussi , Le scénario est quand a lui un peux léger trop parfois , et puis aussi c'est vraie que mon suis plusieurs personnage autour de ce film il sont très bon sans aucun soucis mais c'est tout , nous n'avons aucune envie de s'intéresser aux personnage qui sont pour certians pas assez développer ou mal écrit. mais sinon tout le reste est très bon c'est du gros niveau.
Le Bhoutan, seul pays a mesurer le Bonheur national brut, et en regardant ce film, on comprend pourquoi. Jusqu'en 2006, les Bhoutanais vivaient quasi coupés du monde, ne se préoccupant que de leur famille (tel les hobbits de la comté) et du bouddhisme, sous le joug d'un roi discret et aimé depuis plus de 1000 ans. Quand soudain, ledit roi abdique et souhaite que son pays se modernise, avec notamment l'instauration d'élections, concept totalement inconnus des habitants.
Autre conséquence, le Lama du village, plus haute autorité religieuse, donc autorité tout court, demande à son disciple de trouver un fusil... ce que ce dernier s'empresse de faire sans se poser de question ! Au même moment, un américain collectionneur d'armes arrive.
Ce film prend des airs de comte, avec une conclusion satirique et moralisatrice sur les armes à feu. Ce qu'on retiendra surtout, c'est l'insouciance enfantine et la simplicité de la vie rafraîchissante qui habitait le Bhoutan.
Je n’avais déjà pas trop aimé ´l’école du bout du monde’ et ca n’a pas mieux fonctionné cette fois ci. Certes c’est plutôt sympathique, mais c’est vraiment très gentillet et le rythme assez lent devient assez vite soporifique. En dépit des bonnes critiques, ce genre de cinéma n’est pas vraiment pour moi .
En 2006, un pays ne connaissait ni Internet, ni les téléphones portables, ni même les élections démocratiques. Les dirigeants ne ressentaient nullement le besoin de calculer un Produit Intérieur Brut puisqu’en lieu et place ils utilisaient un indice unique au monde, le Bonheur Intérieur Brut. Vous l’avez deviné, Le moine et le fusil, le dernier film de Pawo Choyning Dorji (auteur du remarquable film : L’école du bout du monde) nous transporte au Bhoutan ! Un dépaysement total. D’abord par les paysages, magnifiquement filmés avec une qualité photographique hors du commun, mais surtout un voyage spirituel, car l’âme bhoutanaise flotte gaiement au-dessus de notre monde contemporain mercantile. Le scénario est habile, faussement naïf, il nous plonge directement dans les coutumes et les modes de vie locaux, mais l’introduction d’une énigme, fil rouge du film, va nous intriguer jusqu’à la merveilleuse scène finale : pourquoi un moine bouddhiste veut-il se procurer un fusil ? L’intrigue divulguera progressivement des pistes au gré de scènes pleines de suspense et d’ironie. Mais assurément sous ses airs de film candide, un autre niveau de lecture du film renvoie à des thématiques intemporelles et universelles : comment accepter l’imposition de valeurs venues d’en haut quand elles s’opposent aux traditions locales ? Est-ce que les campagnes doivent accepter les modes de vie des villes ? Est-ce que les élites des capitales sont à même de diriger le peuple des provinces ? Ce conte ironique et tendre, cet ode à la paix, est à conseiller à nos plus jeunes, à nos plus anciens, et … à tous les autres ! Les valeurs qu’il véhicule et la vision du monde qu’il déploie réchauffent les cœurs et peuvent nous rendre meilleurs.
Magnifique Film qui fait réfléchir sur la nécessité de la modernité, de l'occidentalisation et pourquoi vouloir absolument qu'un pays soit une démocratie si le peuple ne le veut pas ? Le film fait voir la capitale Thimphou très occidantalisé et le village d'Ura en cours d'occidentalisation ce film montre que l'argent n'est pas le plus important. Je pense que de nombreux jeunes devraient voir ce film car seul eux pourront faire peut-être quelque-chose pour que le monde ne soit pas uniforme et préserver l'identité culturelle et la nature.
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3,5
Publiée le 12 décembre 2024
"The Monk and the Gun" prend place à l'aube des premières élections démocratiques au Bhoutan. Alors que le pays s'ouvre peu à peu et que certaines technologies comme la télévision ou internet commencent à peine à se répandre, la nouvelle d'une élection est accueillie avec méfiance. Est-ce qu'ils ont besoin de ça ? C'est ce qu'ils se demandent, car ils sont heureux comme ils sont, mais les militants de la démocratie leur font notamment savoir que certaines personnes meurent pour avoir ce droit dans d'autres pays... Ce second long-métrage de Pawo Choyning Dorji est comme un film choral. On suit une famille confrontée pour la première fois à des idées politiques différentes, des employés du gouvernement envoyés pour préparer la population à la démocratie, et un étranger venu au pays pour acheter un fusil rare... Le réalisateur capte avec justesse cette peur du changement tout en s'interrogeant sur le besoin de cette évolution. Le plus étonnant, c'est l'humour qu'il injecte à travers des situations subtilement absurdes. Si l'on ne rit pas à gorge déployée, son film est aussi amusant qu'intéressant. En somme, un bon film qui nous ouvre sur un pays assez méconnu notamment sur le plan cinématographique.
J'ai adoré ce film qui est à la fois une comédie, on rit beaucoup et porteur de sens politiquement. Vraiment on rit de nos sociétés qui se croit si supérieur avec leurs grands principes qui sont en réalité bien souvent pas appliqué mais de l'ordre du récit. Très bien jusqu'à la fin où on ne s'attend vraiment pas à la chute !