je n 'ai pas aimé ce sentiment d'avoir perdu mon temps pourtant j'adore la fraicheur de Raphael Quesnard, dans chien de la casse , cash ou son petit rôle dans je verrai toujours vos visages C'est pour lui que je regarde ce film mais définitivement tout comme son role dans le film, moi aussi j'ai envie de me lever et dire aux acteurs à quel point je m'ennuie profondément
C'est lent, c'est ennuyeux, je me sens comme Yannick, prise en otage dans un truc qui m'em***de, alors que je venais pour me changer les idées... Le personnage même de Yannick part d'un point de vue très "bobo parisien", où les provinciaux sont des idiots, incultes, illettrés, etc...
Je ne suis pas fan du cinéma de Dupieux en général, mais ce film est différent. Il est décalé et absurde dans son début pour au final nous faire dériver vers un côté sérieux avec une vrai morale et un attachement particulier au personnage principale interprété ici par Raphaël Quenard qui, une nouvelle fois, livre une interprétation que je trouve remarquable. C’est ce genre d’acteur qui joue et où l’on a pas l’impression qu’il joue, je trouve cela grandiose. C’est un bon film dans l’ensemble !
de vraies questions sur l'accessibilité de l'art - est-ce un monde clos, réservé à une élite ? ou existe-t-il une culture populaire de qualité ? par contre je n'aime pas du tout la forme, même si elle est très métaphorique
J'ai adoré ce film, à la fois drôle, émouvant et captivant ! Et que dire de Raphaël Quenard... tout simplement parfait dans ce rôle ! Une interprétation d'une justesse remarquable.
Décidément j'ai du mal avec les films de Dupieux, ce n'est pas le pire, mais pour moi ça principal qualité était qu'il soit très court car je n'attendais qu'une chose c'est que ça se finisse tellement c'est lent et lourd!
Excellent ! Yannick surprend par sa simplicité. Il ne se passe pas grand chose, juste un homme qui pète un cable dans un théâtre. Mais c'est assez car ça ne dure pas longtemps, les acteurs sont agréables, les discussions sympathiques, l'absurde un peu présent. A deux doigts de déraper quelques fois mais non. Bravo
Quentin Dupieux et son amour de l'absurde nous livre cette fois Yannick. Bien que le format très court du film permette au scénario de ne pas trop s'enliser, il faut lui reconnaître une certaine baisse de régime, à la demi-heure et la prise d'otages effectuée. Yannick passé ce point, perd en intérêt et n'a de toute façon plus grand chose à raconter et tourne en rond. Le public quand à lui n'es vraiment pas exploité ce qui rajoute une couche de frustration. Y' à l'idée, mais comme souvent avec Dupieux, c'est pas toujours bien mené de A à Z.
Plus de 15 ans. Voilà plus de 15 ans que le père Dupieux, avec son style bien à lui, trace sa petite route dans le milieu d'un cinéma français qui a perdu sa paire de couilles depuis bien longtemps. Les années passant, et l'absurdité demeurant, le pépère s'est tout doucement fait un nom et v'là que, depuis quelques temps, les premiers et seconds rôles en vue frappent à la porte pour venir poser leurs grolles dans son univers flingué au white spirit, histoire de connaître autre chose que les rôles bien propres et bien lisses qu'on leur offre le reste du temps. Pour ce qui est de ce "Yannick", vous allez rire (ou pas), mais aurez clairement à faire au film le moins absurde, le moins inventif et le moins pété de la tête de Mr. Oizo et qui est pourtant, selon moi, ce qu'il a fait de mieux depuis "Au poste". Comme toujours, le gonze n'a qu'une seule et unique idée et l'étire sur 70 minutes, mais ça fonctionne. D'habitude, chez Dupieux, ce sont les acteurs qui servent le film. Ici, et c'est la première fois, c'est l'inverse. C'est flagrant tout à été pensé pour permettre à Raphaël Quenard de se lancer avec plaisir (et pour lui, et pour nous) dans un quasi monologue. Gardin et Marmaï sont de purs faire-valoirs
Je trouve que c'est bien rythmé et Quenard a un charisme et une éloquence qui accroche. Mention spéciale a la daronne qui avait en effet des lunettes bien digba
On sent bien l'embarras latent lorsqu'il interrompt, la détente de la pression quand il parle au public et la tension intense quand il se fait prendre son gun. Un petit rodéo d'émotions condensées en 1 heure. Bon quand il est super ému parce qu'il voit des acteurs jouer sa pièce mid et pas drôle, ca fait tiep.
C'est pas du grand cinéma, c'est une sorte de pièce de théâtre filmé, mais pour 1 heure c'est un bon divertissement.
C'est drôle, c'est très drôle. En fait je pense que soit on adore ou soit on accroche pas. Pour ma part j'ai été conquis !! On ne s'ennuie pas une seconde, les dialogues sont géniaux, je suis admiratif de l'ecriture. Et puis c'est divinement bien joué. C'est même plutôt émouvant en fin de compte. J'ai beaucoup aimé.
Le désir d’accomplir, au moyen du cinéma, un geste d’anti-cinéma tourné vers la restitution d’une performance pure n’a certainement jamais été aussi présente, chez Quentin Dupieux, que dans ce Yannick, éloge de la simplicité comme caractère où se rencontrent la naïveté risible et l’esprit avisé, où s’exhibent les rouages d’une pièce qu’il faut réécrire en direct, où se dit à voix haute l’inconscient d’un spectateur qui, le temps du spectacle, suspend son jugement mais refuse de quitter le confort rassurant de son fauteuil. Nous pourrions parler de film performatif, dans ce sens où il semble s’accomplir devant une caméra témoin davantage que directrice ; le refus de tout subterfuge de mise en scène dépouille les séquences et nous donne accès au corps et au cœur des comédiens dépassés par des situations qui les touchent pleinement, et non pas engagés dans la répétition du même. Le long métrage recourt à l’antithèse : il s’empare d’une pièce de théâtre médiocre pour la corriger et susciter le rire par des grossièretés pires encore mais délicieuses parce qu’immédiates ; il choisit la thématique de l’adultère, stéréotype cher aux pièces de boulevard mais aussi à la grande tradition antique puis italienne, pour s’engager dans un hors-piste tonal et générique ; il renvoie une impression d’improvisation alors même que son scénario est parfaitement écrit et suivi, ce qui n’est pas sans évoquer la pratique des canevas dans la commedia dell’arte. Le terme d’improvisation touche peut-être moins juste que celui de variation, plus musical et porteur de la sensibilité de Quentin Dupieux, de son souci de concevoir un anti-film cohérent et autonome, un microcosme musical où l’essentiel est que le texte sonne. Cette originalité folle, pirate par le sabordage artistique qu’elle suppose, s’apprécie par l’intelligence mais non par les sens ; en cela, Yannick demeure enfermé dans un dispositif qui le contraint à la liberté, qui le bloque dans un chronotope où tout est possible mais où, par la conscience de cette omnipotence, rien n’advient vraiment.