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Maelle
1 critique
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0,5
Publiée le 20 juillet 2026
Le plus ironique avec Yannick, c'est que j'ai ressenti exactement ce que le personnage principal dénonce : je suis venue pour me divertir... et je me suis ennuyée du début à la fin.
Un OVNI cinématographique porté par un acteur phénoménal
Quentin Dupieux frappe encore avec "Yannick", un huis clos aussi absurde que brillant qui transforme une modeste salle de théâtre parisienne en une chambre d'échos des tensions sociales contemporaines . Le pitch est d'une simplicité déconcertante : lors d'une pièce de boulevard de piètre qualité, un spectateur, Yannick, se lève, exaspéré. Il a pris sa journée, effectué 45 minutes de transport et 15 minutes de marche pour se farcir cette daube, et il ne va pas se laisser faire . Armé d'un pistolet et d'une détermination farouche, il prend la salle en otage et exige de réécrire lui-même le spectacle . Mais là où le film aurait pu sombrer dans la simple provocation gratuite, il atteint une forme de grâce, portée par une performance d'acteur tout simplement inoubliable.
Car le véritable cœur battant de ce film, c'est Raphaël Quenard. Sa prestation est une révélation, un monologue savoureux où la folie du personnage côtoie une sincérité désarmante . Quenard incarne un personnage lunaire, en décalage, à la fois drôle et profondément touchant . Il parvient à balancer des vérités crues avec un phrasé populaire qui rend son personnage immédiatement attachant, malgré ses méthodes radicales . On sent une part d'improvisation qui rend le tout d'une honnêteté rare ; on croit à ce Yannick, gardien de banlieue débordé par une vie de merde, qui exprime avec une lucidité brutale une frustration longtemps contenue . Ce personnage, c'est le "mal d'amour" et le sentiment de ne pas être écouté qui s'expriment, et Quenard en fait un porte-parole tragiquement humain . On ne voit pas d'autre acteur capable de porter ce rôle avec autant de justesse et d'intensité .
Derrière ce portrait, Dupieux tisse une toile subtile et corrosive. "Yannick" n'est pas qu'une simple comédie absurde ; c'est une critique acerbe du lien entre les artistes et leur public, une réflexion sur la sincérité d'une œuvre, et un constat sans appel sur les fossés culturels et sociaux qui fracturent notre société . Le film dénonce avec une efficacité redoutable une forme de mépris de classe et le sentiment d'impuissance face à un système qui ne nous écoute pas . Dupieux prouve qu'il n'a pas besoin de deux heures pour raconter des choses essentielles ; ce film d'à peine une heure est d'une densité et d'une puissance rares . C'est un petit bijou subversif, un OVNI cinématographique qui marque les esprits bien après le générique. Et si le réalisateur signe une mise en scène maîtrisée, c'est bien Raphaël Quenard qui, par son talent brut et son intensité, élève "Yannick" au rang de chef-d'œuvre.
Franchement je ne m'attendais pas à ça mais ce film est vraiment bon et doit être vu par tout le monde !
C'est mon premier Dupieux et ça me donne envie d'en voir plus : c'est drôle et c'est touchant, la mise en scène est exceptionnelle et les dialogues sont très bons également.
Raphaël Quenard est un acteur hors normes, il n'y a que lui pour jouer ce rôle dont il est excellent. Pio Marmaï est également très bon.
Quentin Dupieux signe encore un ovni cinématographique, mais c'est véritablement Raphaël Quenard qui porte le film sur ses épaules. Ce qui frappe, c'est son incroyable capacité à incarner l'absurde avec un naturel désarmant et une intensité rare. Sans jamais forcer la comédie, il campe un personnage à la fois vulnérable et survolté, et sa voix unique – ce timbre grave et traînant – rend chaque réplique mémorable. Ses silences et ses regards perdus, typiques de son jeu, transforment des scènes banales en purs moments de génie. On sent qu'il a parfaitement saisi l'équilibre fragile cher à Dupieux, entre le grotesque et le poétique. Franchement, sans lui, le film perdrait de sa saveur. Chapeau bas à Raphaël Quenard !"
Du grand Dupieux : un huis clos cynique, hilarant et brillamment interprété !
Qu'est-ce qu'on rit devant cette prise de pouvoir théâtrale totalement improbable ! Tout bascule lorsque Yannick, un spectateur exaspéré par la médiocrité de la pièce, décide de se lever et d'interrompre les comédiens en plein milieu de la représentation. C'est à partir de cette idée géniale que Quentin Dupieux tisse une satire féroce et brillante sur le monde du spectacle et le public.
On retrouve ici tout l'ADN du réalisateur : un humour absurde, un sens du rythme unique et, surtout, ce brin de cynisme bien placé qui vient piquer là où ça fait du bien. En transformant ce vaudeville en un huis clos surréaliste où un simple spectateur prend les commandes, le film bascule rapidement dans une délicieuse tension comique.
La force du long-métrage repose également sur sa direction d'acteurs. Si la distribution globale est irréprochable de bout en bout chacun incarnant son rôle avec une justesse remarquable , c'est véritablement Raphaël Quenard qui crève l'écran. Magistral, imprévisible et totalement habité par son personnage, sa performance à la fois touchante et agaçante est tout simplement incroyable. Il porte le film sur ses épaules et lui donne toute sa saveur.
En bref, un huis clos minimaliste, percutant et ultra-efficace. Une pépite de plus à ajouter à la filmographie déjà bien riche du réalisateur. À voir absolument !
Dupieux réussit encore à faire quelque chose de totalement absurde mais vraiment drôle. Le film tient sur un mélange très réussi entre malaise, tension et humour. Raphaël Quenard est excellent du début à la fin. En à peine une heure, Yannick arrive à être drôle, étrange et mine de rien assez malin.
Le film se déroule dans un théâtre parisien et prend la forme d’un huis clos. Au cours de la représentation, un spectateur se lève et exprime son mécontentement face à ce qu’il considère comme une pièce médiocre. Quentin Dupieux, expert du cinéma absurde, aborde cette fois des questions profondes et pertinentes. À l’ère des réseaux sociaux et des avis instantanés, peut-on vraiment tout se permettre en tant que public ?
Il soulève également une problématique paradoxale : alors même que les comédiens jouent un vaudeville censé divertir le grand public, ils se montrent incapables de recevoir la critique d’un spectateur ordinaire. Le film demande alors : l’art populaire appartient-il encore au peuple, ou est-il devenu un produit snob et déconnecté ? Avec cette réalisation, Dupieux s’aventure un peu hors de sa zone de confort. Sous un humour qui pourrait déstabiliser, se cache une humanité touchante et une mélancolie qui ne laissent pas indifférent. Ce film nous pousse à réfléchir sur notre rapport à l’art tout en nous divertissant, un équilibre délicat mais réussi. 7/10
Film assez court, comme tous les films de Quentin Dupieux. Beaucoup de situations amusantes, et c'est aussi bien joué par Raphael Quenard, fait pour le role, avec sa npn-chalance. Film qui n'a que pour but de vous divertir, ce qui de nos jours n'est pas si courant, et en plus comme c'est réussi, ça match.
Film vraiment pas terrible. Le scénario est pauvre, voir inexistant. On ne croit pas 1 seul instant au jeu des spectateurs et des 3 acteurs. Le personnage joué par Raphael Quenard est mal écrit et pas crédible.
Un film médiocre qui ne peut briller que dans le microcosme bobo parisien.
Un petit bijou et là Dupieux nous présente finalement du Classique: unité de lieu, de temps et d'action en à peine plus d'une heure. Raphaël Quenard illuminé, révolté, drôle et bouleversant.
Un Raphaël Quenard excellent, sous la caméra toujours acerbe de Quentin Dupieux. Quenard est tout à tour, drôle, touchant et sérieux. Un scénario simple et prenant, des textes ciselés. Rien à jeter. Encore une excellente surprise.
On se dit qu'avec Q. Dupieux, ça passe ou ça casse. Mais en fait c'est souvent entre les deux. Bien que la plupart de ses films soient clivants. Et celui-ci n'y échappe pas je trouve; C'est un huis-clos, au théâtre, une pièce est en cours, lorsqu'un des rares spectateurs l'interrompt. C'est ensuite une sorte de prise d'otage. Le spectateur va prendre en otage non seulement, les spectateurs, mais aussi les acteurs et la pièce elle-même puisqu'il va la réécrire. Il va surtout en écrire une sur le champ, ce qui semble illusoire mais passons. Le film repose sur le talent de R. Quenard et P. Marmaï. C'est une critique du théâtre et de ses codes. Un film chaleureux et humain j'ai trouvé. Un peu spécial mais attendrissant.